Salut tout le monde! Voilà le chapitre deux =). J'ai clairement mis plus de temps que prévu à le poster mais pour ma défense je peux dire que j'ai vraiment été très occupé. Enfin bref, une fois de plus je vous remercie pour votre lecture et pour tout éventuel commentaire.
Arkanes: Merci pour ton commentaire construit qui m'a vraiment fait plaisir. Tu me rassures quand tu me dis que c'est fluide, j'ai toujours peur que mon écriture soit trop "lourde". Quant à l'importance des relations des personnages, je dirais que c'est surement le centre même de la fic, d'où leur développement. Moi-même je dois reconnaître que je n'aime pas mon résumé. Le problème c'est qu'il parle de la trame de base qui est en-soi, la seule chose que je suis sure d'écrire. Le reste du temps je suis plus du genre à poser mes doigts sur le clavier et à laisser filer... Je referais peut-être un résumé dans quelques chapitres quand les choses seront plus "posées". Encore merci de ton commentaire, j'espère que tu aimeras la suite =)
Neku: Pas de faute et le texte se lit bien? Tant mieux =). Que va-t-il se passer? Ahah... Mystère! Je t'avouerais que dans une certaine mesure je ne le sais pas moi-même. :D Bon chapitre!
ginger25: Merci beaucoup pour ce gentil commentaire, voici la suite, bonne lecture!
Chapitre 2
Je n'ai jamais su m'y prendre avec toi. Irrévocablement, je n'ai fait qu'enchaîner conneries sur conneries. S.U
L'année de mes onze ans j'ai quitté l'école primaire pour entrer au collège. Changement relativement anodin expérimenté par tous ou, du moins, la plupart. Pour les gens comme moi qui habitent en campagne, c'est un changement géographique. Car si mon village contenait une école maternelle et primaire, il n'y avait ni collège, ni lycée. J'allais devoir me rendre en ville. Une grande nouveauté. Un pas vers l'inconnu. Finis d'aller à l'école à pied. Désormais, Sakura Haruno allait prendre le bus scolaire. Ça voulait dire se lever plus tôt. Ça voulait aussi dire se rendre dans un nouvel espace. La Ville. Plus grand. Et surtout, ça signifiait voir de nouvelles têtes. Quand on vient d'un village isolé on passe son enfance avec les mêmes personnes. À la récréation on joue avec les gosses de son quartier. Mais maintenant, tout allait être différent. Fini de jouer à chat au tour du lac. De toute façon, depuis cette fois-là je n'aimais plus aller au lac.
Aller au collège c'était aussi rejoindre Naruto. Pour une année seulement, puisqu'il était déjà en troisième. Mais pour une année quand même. J'avais mal digéré le fait d'être séparée de lui lorsqu'il était entré au collège avec Sasuke.
Par contre, je ne verrais pas Sasuke. Monsieur le prodige avait sauté une classe. Apparemment, on envisageait de lui en faire sauter une deuxième. Tout ça sans bosser bien sûr. Sa mère était folle de joie. Elle racontait à qui voulait l'entendre que ses deux fils étaient des surdoués. Que c'était dans les gènes de la famille. Lui, je crois qu'il s'en foutait. Et moi, j'étais contente. Moins je le voyais, mieux je me portais. Pas que notre trêve ne soit plus d'actualité. Mais c'était tout. En fait, c'était déjà assez difficile à maintenir comme ça. La plupart du temps, on ignorait la présence de l'autre. Ou du moins, on essayait. On faisait semblant de ne pas être agacé. Des fois bien sûr ça ne marchait pas. On avait régulièrement de bonnes grosses disputes. De celles où ça crie dans tous les coins. De celles dont on a oublié le sujet le lendemain. Parce qu'au fond le sujet n'est qu'une excuse pour s'engueuler.
Mais dans l'ensemble c'était mieux. Et Naruto était heureux. Pas qu'il se voile la face sur notre relation. Il savait bien qu'on rêvait toujours d'étriper l'autre. Mais il avait était touché par le geste. Naruto c'est le genre de personne à toujours donner et ne jamais rien prendre. Alors, quand on lui donne quelque chose, ça prend de suite une immense valeur à ses yeux. Il ne se rend pas compte qu'il le mérite. Il ne se rend pas compte qu'il mérite bien plus.
On est des profiteurs. Sasuke. Moi. Tout le monde. On profite de Naruto. Certains plus que d'autres. C'est pour ça que j'ai peur quand je le vois fréquenter des gens que je ne connais pas. Parce que je ne peux pas mettre le haut là dans ses relations quand elles me sont inconnues. Pourtant, des fois il faudrait. Ce n'est pas Naruto qui va le faire ça c'est sûr. Naruto lui, il va donner et donner. Jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus rien. Et là, il trouvera encore la force de sourire. Finalement, pour ça, et uniquement pour ça, peut-être bien que la seule personne sur qui je pouvais compter c'était Sasuke. Je l'ai déjà entendu dire à Naruto qu'il est trop gentil. Je sais qu'il est déjà allez voir des gens pour leur dire de lui foutre la paix. Non, il ne peut pas t'aider pour ton devoir. Non, il ne peut pas passer prendre ta sœur à l'école sous prétexte que tu dois voir ta copine. Non, il ne peut pas te prêter du fric, Naruto il en a besoin de son fric.
Parce que contrairement à ce que tout le monde semble croire, Naruto n'est pas Crésus. Au contraire. Ses parents ont dû prendre un crédit pour payer leur maison. Et depuis que son père a perdu son boulot, c'est pas la joie. Ça bien sûr, à part Sasuke et moi, personne ne le sait. Les autres, tout ce qu'ils savent c'est que Naruto est un type super-sympa avec qui on se marre bien. C'est le mec que tout le monde aime. C'est le genre de gars sur lequel on peut compter pour te dépanner. Mais, par contre, c'est pas vraiment le genre qu'on prend au sérieux. Au contraire de Sasuke.
Pour une raison que je n'explique pas, beaucoup de gens écoutent Sasuke. Ils le respectent. À l'adolescence, tout le monde doit faire ses preuves, prouver sa valeur. Tout le monde sauf Sasuke. Lui c'est instantané. Lui il n'a jamais rien eu à prouver à personne. C'est comme si sa simple présence démontrait sa valeur, son importance. Pfff. L'avantage au moins c'est qu'on l'écoutait quand il défendait Naruto.
Naruto disait que j'allais adorer le collège. Sasuke, que je me ferais bouffer. Au final, ça n'a été ni l'un ni l'autre. Je me rappelle que j'étais excitée comme une puce à mon arrivée. D'une manière assez surprenante et, miraculeuse pour ma mère, j'avais hâte de commencer les cours. Je voulais voir ce que ça faisait d'avoir un professeur diffèrent pour chaque matière. J'ai vite déchanté. Mes profs étaient… Tous plus incompétents les uns que les autres. Au moins, à l'école primaire, j'avais eu une maitresse qui aimait ce qu'elle faisait et qui se donnait à fond. Au collège j'avais une prof de français qui se faisait les ongles en cours et une de mathématiques qui passait plus de temps à râler après son ex-mari qu'à nous faire faire des calculs. Sans parler du prof d'EPS totalement despotique. Au final, on peut dire que le collège ne m'a pas apporté grand-chose. À part Ino, peut-être.
Ino. Une grande blonde dégingandée. Avec ses cheveux lisses comme des baguettes de tambour qui lui arrivaient aux fesses. Avec ses yeux hypnotiques. Je n'ai jamais été capable de dire s'ils étaient bleus ou gris. Parce que quand on plongeait dans son regard, on était trop fasciné pour en noter la couleur. Chez Ino ce n'était pas la couleur qui fascinait. C'était l'essence. On aurait dit qu'elle n'était pas faite comme nous, pauvres humains. Sa peau a toujours été trop lisse pour être juste de la peau. Ses traits trop harmonieux pour avoir été dessiné par une simple combinaison du hasard et de la nature. Partout où elle allait, Ino détonait.
Pourtant à l'époque, elle était un peu trop fine. Elle manquait de confiance en elle, aussi. Comme toute ado, elle se cherchait. Peut-être qu'elle était humaine après tout. Ah ! Si elle avait su quelle beauté fatale elle allait devenir ! Si elle avait su que tout le monde se tournerait pour la regarder. Hommes et femmes. Sans exception. Pas pour désirer non, juste pour regarder. Pour s'imbiber la rétine de cette apparition. Fascinés. Si elle l'avait su peut-être aurait-elle eu la tête davantage relevée, peut-être aurait-elle cessait de détourner les yeux à chaque fois qu'elle croisait un regard.
Je l'ai rencontré le jour de la rentrée. J'étais dans le hall, en train de chercher ma classe sur les grands panneaux blancs prévus à cet effet. Je commençais à m'énerver, impossible de trouver mon nom nulle part. C'est là que mes yeux sont tombés sur cette fille timide anormalement magnétique. L'espace d'un instant nos regards se sont croisés. Le monde s'est comme arrêté. Puis, elle a détourné les yeux. Une seconde plus tard je reprenais mes recherches. Finalement, j'étais en 6eme5. Je n'ai pas adressé la parole à Ino ou même, arrêtais l'espace d'un instant mes pensées sur elle avant l'année suivante.
J'ai passé toute ma sixième à fréquenter des garçons. Peut-être que c'est cette habitude que j'avais d'être tout le temps avec Naruto qui me poussait vers eux. Ou peut-être que j'étais juste ce genre de fille qui préférait passer du temps avec des garçons. Après tout, les garçons c'est moins prise de tête. Je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, les faits sont là.
Au début de l'année, j'ai naïvement cru que je passerais mes récrés avec Naruto. Parce que jusqu'à présent la différence d'âge n'avait jamais été un problème entre nous. Sauf que là, on était au collège. Le collège c'est un univers totalement à part. C'est peuplé de gamins qui se prennent pour des adultes. Et qui jugent. Alors trainer avec une gamine de 11 ans quand tu en as 14, c'est de suite discriminatoire. Pas que Naruto m'ait dit quoi que ce soit quand je venais le voir. Mais je l'ai tout de suite remarqué dans ses yeux. Alors, j'ai arrêté. Je l'ai laissé avec les gens de son âge. Des garçons et quelques filles qui le taquinaient en parlant de moi. Ils disaient tous qu'il avait une petite admiratrice. Ils croyaient que j'avais le béguin pour Naruto. Ils ne pouvaient pas être plus éloignés de la réalité.
J'ai continué à voir Naruto en dehors de l'école. En fait, nos relations ne se sont pas modifiés. Je ne lui ai pas tenu rancune de son éloignement au collège. Après tout, c'était plus que compréhensible. Et puis Naruto avait le droit d'avoir d'autres amis. Cependant, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer dans un coin de ma tête que, Naruto portait une préférence sur quelqu'un d'autre que moi. C'était la première fois qu'il me délaissait, en quelque sorte. J'espérais juste que ce serait la dernière. Bien évidemment, ce qu'on désire et la réalité sont deux choses complètement différentes.
Puisque je ne pouvais pas être avec Naruto, je me suis mise à fréquenter deux garçons de ma classe. Choji et Lee. Le premier était un gamin en surpoids, le deuxième un gosse bizarre qui s'habillait tout le temps en vert. Ils étaient décalés, étranges. Un peu comme moi, en fait. Dans l'ensemble on s'entendait bien. C'est pour ça que quand Sasuke a dit, seulement après les avoir vus de loin un jour où il passait au collège, que c'était des « nulosses », ça m'a énervé. Je n'aime pas les gens qui critiquent sans savoir, qui juge sur l'apparence. Et je n'aime pas Sasuke. Double raison de m'énerver. On était tous les trois chez Naruto quand il m'a balancé ça. À jouer à mariocarte sur sa vieille Nintendo 64. « Tu traines avec des nulosses », il a dit. Je lui ai balancé ma manette à la gueule. Heureusement, elle s'est débranchée et la console n'a pas suivi. C'était la première fois que nos disputes prenaient un ordre physique. Normalement, Sasuke aurait dû être furieux. Il aurait dû chercher à me cogner et Naruto l'aurait alors arrêté. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Au lieu de ça, Sasuke m'a regardé quelques secondes. Immobile. Surpris. Stoïque. Puis d'un coup, il s'est mis en mouvement. En un instant, il avait récupéré ses affaires et été parti en claquant la porte. Naruto aurait dû m'engueuler pour mon comportement. Il ne l'a pas fait. Il a soupiré, s'est gratté la tête comme il le fait à chaque fois que quelque chose l'ennuie. Puis, il m'a proposé de descendre en bas manger du gâteau. J'ai dit oui.
Je n'ai plus vu Sasuke pendant trois semaines. Je voyais simplement Naruto, comme d'habitude sauf que Sasuke n'était pas là. Naruto n'a pas donné d'explication. Alors moi je me suis dit que ça y était, j'avais tellement dégouté Sasuke qu'il abandonnait, il me laissait Naruto. Au début, ça m'a réjouie. Puis, je me suis sentie coupable. Au point de craquer et de demander à Naruto pourquoi son meilleur ami ne venait plus. Quand je lui ai fait part de ma théorie, il a éclatait de rire. « Il ne se souvient même plus de cette histoire, Sakura ».
Ah. Bon. Mais alors pourquoi il m'évite ?
En fait il ne m'évitait pas. Il était juste occupé ailleurs.
Occupé ailleurs. Ailleurs. Avec sa copine. Avec... Sa copine ?
« Fais pas cette tête-là, c'est pas si étonnant, il a beaucoup de succès ».
Ah d'accord.
Et on en a plus parlé. Pourtant, je n'ai pas cessé d'y penser. Ça m'a comme mis une boule à l'estomac. Une boule qui ne voulait pas partir.
Bon ba voilà... Je sais qu'il ne se passe pas grand-chose mais je suis plutôt du genre longue à mettre mon histoire en place. Reviews?
