Helloooo ! Merci pour va reviews, maintenant, je répondrais (moui, j'ai mis du temps avant de comprendre que je devais répondre, désolée, je suis aussi cruche que mes personnages).

Bon, voilà, encore une. J'espère que vous aimerez bien mon excentrique fashionista que j'apprécie beaucoup, et qui me fait toujours marrer. Très spéciale, oui. Mais je l'adore littéralement ma petite Eden ! J'ai un peu galeré pour écrire sur elle, mais actuellement, c'est Justice qui me pose le plus de problèmes (parce qu'elle est un cas particulier).

Au début, Eden a été créée juste comme ça, parce que j'aimais bien la sonorité du mot. Mais elle a prit de plus en plus d'importance, de plus en plus de place, et finalement, elle est devenue très importante pour moi. La preuve, vous la retrouverez dans une autre de mes fictions.

Bonne lecture !


No way out of Garden Eden
No way sore wa shi ni itaru yamai
rakuen no shūmatsu ni hebi wa sasou
naderu yoni tashikame au kono yubi de
tsumi toru tsumi no mi

Out of Eden, Valshe


Eden

L'enfant marche dans la grande serre. Jardin construit, paradis artificiel, elle est prisonnière de ce faux monde. La petite a environ cinq ans. Peut-être un peu plus. Elle ne compte pas les années. Ses longs cheveux blancs neige entremêlés de mèches vert pâle et rouge flottent avec le vent qui filtre de l'extérieur. Elle tient une pomme dans sa main, pomme qu'elle croque à intervalles réguliers, tandis qu'elle déambule dans sa prison dorée. Elle sait que cet univers dans lequel elle est née n'est pas le vrai, qu'il s'agit d'une serre gigantesque dans laquelle on a construit une ville-forêt juste pour elle. Elle est très intelligente pour son âge. Assez intelligente pour comprendre où elle se trouve. Comment sortir ? Elle s'est baladée pendant longtemps dans son faux monde pour trouver une échappatoire, elle a échoué. Ses parents – des faux, elle pense – la surveillent bien et elle a aperçu des caméras un peu partout. Alors elle joue la comédie, et ses prétendus parents ne se doutent de rien. Ils partent tous les jours pendant deux heures faire leur rapport et l'étudier. Un jour, elle les a suivis. Mais elle n'a pas pu partir, car elle a failli se faire repérer. Elle sait à présent qu'elle est quelque part en Suisse, dans un faux endroit, construit pour des besoins scientifiques illégaux.

Mais ils sont peut-être en réalité des scientifiques qui étudient ses réactions et son mode de vie dans ce paradis artificiel, ils n'ont jamais pu empêcher son côté fashionista excentrique de se développer. Elle est extravagante, stylée, élégante, fan de mode, et même si cela leur a déplut, elle le sait, ils n'ont rien pu faire contre.

Non pas qu'elle est folle, mais elle adore être bizarre et différente, étonner les autres. Et pour elle, être décalée, extravagante, c'est naturel, c'est dans sa personnalité. Elle ne peut pas faire autrement. Mais c'est une malicieuse, un peu manipulatrice même, une maligne bien plus fine qu'elle ne se plait à le faire penser.

Elza Derèze, voilà comment s'appelle cette petite excentrique intelligente. Une orpheline que des scientifiques ont trouvée bébé, et ont décidé d'utiliser pour leur expérience secrète. Une orpheline qui se fiche de ses vrais parents, une enfant qui rêve d'être libre, une fillette spéciale, une petite brillante, une fashionista extravagante. Une solitaire qui ne connaît personne d'autre que ses parents et qui pourtant est bien plus altruiste et sympathique, bien plus extravertie et extériorisée qu'on aurait pu le croire.

-Elza ! l'appelle son père.

Elle ne se retourne pas, se contente de s'arrêter et de croquer dans sa pomme, une manie contre laquelle elle ne peut rien. C'est comme les bijoux en forme de serpents, elle en a toujours un peu partout sur elle, elle n'arrive pas à les enlever, sauf pour dormir et se laver, il faut qu'elle en ait toujours un sur elle. C'est comme vital. Une armure, une protection, un lien avec la réalité et la vraie vie.

-Il fait beau, dit-elle simplement.

-Oui, répond son père, il fait beau.

S'adapter à ses réponses étranges, ses réactions bizarres et ses comportements inattendus exaspère ses parents, mais ils ne peuvent pas faire autrement. Ils savent que s'ils s'en débarrassent, elle est assez intelligente pour les dénoncer, et la tuer, ils n'en auraient pas le courage. Donc, ils supportent, et ça la fait bien rigoler intérieurement.

-Non, en fait, je préfère le poulet, continue Elza.

Elle se tourne enfin vers son père.

-Pourquoi est-ce que tu m'as appelée ? Tu veux savoir ma couleur préférée ? C'est le blanc. J'aime le blanc. Et le vert aussi, avec le rouge, comme mes cheveux.

-Elza ! s'agace son père.

-Gâteau ? fait-elle en guise de « oui ? ».

-Nous devons partir. Maman est en train de faire les bagages.

La fin est proche, songe la petite fille. S'ils doivent partir, c'est qu'ils vont bientôt être découverts. Ça va être amusant.

-Pourquoi ? demande-t-elle.

-Pourquoi quoi ?

-Parce que nous devons partir ?

Son père bat des paupières, et saisit enfin qu'elle demande juste pourquoi ils partent. Elle aurait très bien pu demander autre chose, comme « pourquoi le ciel est bleu ? » donc, même s'il s'en doutait, il a préféré vérifier.

-Parce que nous avons envie de changer de maison.

-Vraiment ? C'est bizarre, pourquoi on ne m'a pas prévenue ?

Il est gêné, ça se voit. Il le cache bien, mais à force de mentir, elle sait détecter les mensonges.

-Nous voulions… te faire une surprise, improvise-t-il.

Elle hausse un sourcil sceptique. De toute façon, elle doit gagner du temps. Il ne peut pas abandonner sa couverture, il doit donc jouer le jeu avec elle, pour tenter de la convaincre de venir avec lui.

-Une surprise ? J'adore les surprises, autant que les chips et les pommes. D'ailleurs, maman devrait des tartes aux pommes plus souvent ! C'est bon les pommes. Plus que les chips. Ah, mais je préfère la mode. Quoi que, ça ne se mange pas. On parlait bien de ce qui se mange, en goût ? Oui, mais les surprises ne se mangent pas non plus ! Oh, c'est vrai, tu vas me dire, ça dépend desquelles…

Elle monologue tranquillement, en le regardant trépigner d'impatience du coin de l'œil. Finalement, il le prend le bras.

-Elza, on doit y aller ! dit-il, gentiment mais fermement.

-D'accord ! rit-elle.

Elle lit le soulagement sur son visage, puis la surprise, lorsqu'elle se dégage et part dans la direction opposée à la maison. Le temps qu'il se reprenne, elle est assez loin.

-Elza, crie son père, où vas-tu ?

-Ben, tu m'as dit qu'on devait y aller, j'y vais !

Elle s'éloigne encore plus et se met à courir.

-Je vais cueillir des pommes !

-Elza ! rugit l'homme en se ruant derrière elle.

Mais l'enfant est déjà loin. Elle s'est tenue hors de vue, et a filé entre deux buissons. Feu follet vivant, elle passe, glisse, cours, danse presque, semant son faux père dans le paradis artificiel. Elle s'amuse, s'empêchant de rire aux éclats pour ne pas se faire repérer, et bien qu'elle sache que son père à une oreillette qui permet aux autres scientifiques de l'extérieur de le guider vers elle, elle se sait complètement hors de danger. C'est comme gravé en elle, une vérité qu'on ne peut démentir : il ne l'attrapera jamais. Elle file comme le vent, agile et rapide, et qu'importe le nombre de fois où il s'approche d'elle, il ne fait que la frôler. Le temps qu'il referme sa main, elle est déjà partie.

-Elza ! crie-t-il.

-Reviens ! hurle sa mère qui la course à présent aussi. Elza !

Elle s'en fiche. Elle n'est pas fatiguée non plus. Elle entend le chant de la liberté qui se rapproche, elle sait qu'elle pourra bientôt sortir, elle vole dans son univers, elle s'évade de sa prison, elle se libère. Elle ne leur appartient plus, elle n'est plus un cobaye, elle n'est plus enchaînée, elle est un petit oiseau qui vient de prendre son envol.

Maintenant, elle est libre.

Et soudain, tout explose. La petite est assise sur un arbre, contemplant l'énorme trou fait dans la serre. La fin était là. Elle se laisse glisser à terre pendant que de nombreuses voitures se garent devant la faille béante, et que des policiers en sortent pour venir arrêter ses parents et les autres.

Elle regarde l'extérieur. Enfin. Il fait froid, mais le froid ne l'atteint pas. La serre était en pleine montagne enneigée, globe de verre opaque dans un endroit caché. C'est beau, dehors. C'est beau parce que c'est dehors. Elle ne sera plus jamais prisonnière.

Lentement, elle s'éclipse, elle se balade une dernière fois dans le paradis artificiel, elle veut se souvenir de sa première maison. Peu importe l'orphelinat où elle ira ensuite, elle demandera à ce qu'on lui apporte ses nombreuses tenues, tout les vêtements et accessoires qu'elle possède. Ces choses là sont sacrées.

Elle s'arrête devant un grand arbre qui lui a si souvent servi de refuge. Pas de caméras, pas de parents, un vrai « jardin secret ». Il mourra à cause du froid, comme toutes les plantes, elle veut lui dire au revoir. Elle pose son front contre l'écorce dure, elle se laisse aller à écouter les battements de son cœur.

-Au revoir, chuchote-t-elle. Ou plutôt, adieu. Farewell, my brother tree.

Ses parents lui ont appris à parler anglais pour voir en combien de temps elle apprendrait cette langue, qu'elle parle presque parfaitement à présent. Elle se sent à l'aise, avec. Elle a commencé à seulement trois ans, elle en a sans doute cinq à présent, et elle se débrouille aussi bien qu'un bachelier.

Soudain, une main se pose en douceur sur son épaule. Elle sursaute, se retourne, et fait face à un étrange adolescent qui la regarde, intrigué. Il est assez grand, voûté, très maigre et très pâle, avec des cernes aussi noires que ses cheveux en pétard. Ses doigts longs osseux effleurent son bras et reviennent se placer le longs des cuisses.

-Tu devrais mieux t'habiller, commente Elza d'un ton critique.

Il est pied nu dans ses tennis et il ne porte qu'un jean bleu délavé et un pull blanc ! Pour une reine de la mode comme elle, c'est vraiment une faute de goût essentielle.

-Pardon ? dit le garçon.

-Qui es-tu ? demande la petite, devinant très bien qu'il ne connaît rien à la mode.

-Je suis L.

-L ?

-Oui. Je suis un détective de renommée mondiale. D'habitude, je ne me montre jamais.

Il a bien compris comment elle fonctionnait. S'il veut avoir un dialogue correct avec elle, il faut qu'il largue des informations n'importe comment, comme il veut.

-Je m'appelle Elza Derèze, j'ai six ans, j'aime les pommes, les bijoux serpents, la mode et je suis excentrique, se présente la fillette.

-Tu es le cobaye des scientifiques ?

-J'étais, please, puisque tu es venu.

-Oui, tu as raison. Si je suis venu, c'est aussi pour toi.

-Moi ? Pourquoi ?

-Tu es orpheline, non ?

-Aussi orpheline qu'une nouille dans un plat de riz.

-Apparemment tu es très intelligente, et ça se confirme.

-Je préfère les surprises.

-Du genre ?

-Tu n'iras pas dans un orphelinat, quelqu'un t'adopte.

-Désolé, je ne pensais pas à ça. Je pensais t'envoyer dans un orphelinat spécial, fait pour former les génies dans ton genre.

-Ça existe ?

Elle est contente. Les orphelinats normaux, cela ne lui disait rien. Elle sait beaucoup de choses grâce à internet, et ce qu'elle avait vu ne lui avait pas plus.

-Oui, continue L. Ça s'appelle la Wammy's house, c'est à Winchester en Angleterre. Créée par mon… majordome qui est comme un père pour moi, Watari.

-Il n'est pas critique en matière de vêtements.

Le regard de L se fait interrogatif et elle secoue la tête.

-Non, il ne l'est pas et toi non plus, pas plus qu'une banane aplatie, même si ce que je dis est clair comme de l'eau de roche. Mais en quoi cette… Wammy's house est-elle différente des autres orphelinats ?

L raconte. Il explique, il donne des exemples. Finalement, cela lui plait, elle a envie d'y aller. C'est tentant. Et puis, c'est mieux que des parents qui ne la comprendraient pas.

-D'accord, dit-elle. Mais je veux récupérer mes vêtements et accessoires.

Le détective hausses les épaules. Ces choses là lui importent peu.

-Comme tu veux.

Elza, tout contente de pouvoir garder son dressing aussi grand que sa chambre, lui saute au cou.

-Merci le garçon bizarre !

Il attend, gêné, qu'elle le lâche, avant de reprendre :

-Il faut que tu saches que là-bas, ton vrai nom est secret, interdit, comme – dans une certaine mesure – tu seras formée pour être mon successeur. Tu ne le diras à personne, à part peut-être à tes meilleurs amis.

-D'accord.

De toute façon, son nom n'est sans doute pas son vrai nom : ce n'est que celui donné par des scientifiques qui ne sont pas ses parents. Au moment où il ouvre la bouche pour parler, elle le prend de vitesse :

-Dis, là-bas, ils seront comme moi ?

-Ils auront des manies, des tics, comme toi. Ils sont tous un peu spéciaux, un peu étranges, un peu bizarres.

-C'est vrai ? Tu ne mens pas ? C'est vraiment comme ça là-bas ?

Ses yeux vert pomme pétillent. Elle sait qu'il va lui donner son surnom, elle sait, elle attend, elle a envie de savoir, elle est heureuse. L éclate de rire.

-Bienvenue à la Wammy's, house, Eden.


Et voilà ! Pas trop dérangés par le caractère, euh... space d'Eden ? C'était drôle à écrire pour moi, en tout cas.

Eden adore Linda car elle lui dessine des design de vêtements, et elles partagent d'ailleurs la même chambre. Elle s'entend bien avec tout le monde, et même avec Mello (la mode, ça rapproche) qui ne fait pas son dictateur quand elle est là (surtout parce qu'il ne sait pas comment réagir avec elle). Elle adore embêter Near en le déguisant (Mello l'aime bien aussi pour cette raison). Near la craint car elle lui fait un peu peur. Dès qu'elle est dans les parages, il se fait discret. Elle est très souriante, et son caractère extravagant cache une personnalité un peu manipulatrice et sournoise, cependant, elle ne fera jamais de mal et ne mentira jamais à ceux qu'elle apprécie (et elle ne fait pas exprès d'être bizarre). Elle est très intelligente, d'ailleurs, elle est sixième dans le classement, juste derrière Ash, et devant Mystia.

Merci d'avoir lu ! La prochaine est une fanatique d'armes à feu !

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