Désolée de mon absence, mais avec la reprise des cours, j'ai été pas mal occupée !

Bonne nouvelle, Justice avance, normalement, je vous la poste bientôt. La semaine prochaine, au maximum.

Là, c'est ma petite fana des pistolets qui entre en scène (assez sombre, l'histoire, je le reconnais) ! J'avais peur qu'elle ne ressemble trop à Blaze, et un autre de mes OCs, Crimson, mais elle est plus désintéressée, orgueilleuse (moins que Blaze, tout de même), timide et rigolarde. Mais elle fait toujours semblant d'être fière et en bonne forme quand elle va mal. C'est quelqu'un de plutôt amical qui se fait vite des potes, un peu garçon manqué parfois, et qui est très vive. Sauf le matin, évidemment XD.

Bonne lecture, j'espère que vous aimerez !


Does the pain weigh out the pride ?
And you look for a place to hide ?
Did someone break your heart inside ?
You're in ruins

One, 21 guns,
Lay down your arms
Give up the fight
One, 21 guns,
Throw up your arms into the sky,
You and I

21 guns, Green Day


Gun

Son père est mort. Elle sait qu'il ne va pas bien depuis que sa mère l'a quitté, il y a deux ans. Elle savait bien qu'il craquerait un jour, qu'il se suiciderait.

Elle a appris sa mort en voyant la fenêtre de la chambre de son père ouverte. Elle n'a pas eu envie de se faire de faux espoirs, et elle a regardé. En bas, six étages plus bas, son père était écrasé au sol en plein dans la cour du petit immeuble. Elle n'a pas eu le courage d'en voir plus et elle s'est vivement rejetée en arrière pour vomir par terre. Avec la saleté ambiante, ça n'a fait que se sentir. Ils vivaient si misérablement ! Lui devait faire passer des armes pour gagner de l'argent et elle devait lui obéir au doigt et à l'œil, sinon elle était frappée et battue, leur argent passant en nourriture et alcool pour son père. Elle n'a pas regretté sa mort. Elle ne l'appréciait pas. La seule chose qu'elle aimait chez lui était le fait qu'il soit trafiquant d'armes. Dès qu'elle a eu un révolver dans les mains, elle n'a pas pu le lâcher. Elle aime les pistolets, elle les connaît pas cœur, sait tirer – très bien, même – alors qu'elle n'a que six ans, peut reconnaître un révolver d'un autre juste en regardant. Les pistolets, se sont sa passion, sa dépendance. Il lui en faut toujours, un, que ce soit un jouet, un pendentif ou un bijou qu'elle a volé, elle ne peut pas s'en séparer, sinon, elle est mal. C'est son armure, sa protection, la garde personnelle de son âme et de son cœur, le coffre qui protège son enfance et son innocence, la preuve qu'elle est vivante et qu'elle survivra. Qu'elle est assez forte et maligne pour survivre.

Elle est bien plus intelligente que les autres enfants. Elle n'a jamais été à l'école, mais elle sait lire, écrire, compter, et plus encore. Ce sont les commanditaires ou acheteurs qui passent par son père qui lui ont tout appris, se prenant de pitié pour elle. De cette façon, et sachant que son intelligence est déjà plus élevée que la moyenne, elle a acquis des connaissances qu'elle n'aurait dû avoir que bien plus tard, et une maturité qui impressionne.

Enfoncée dans le canapé de l'entrée dans lequel elle dort d'habitude, elle joue avec son arme. Le contact froid de l'acier la rassure. Ses cheveux blonds entrelacés de mèches noires, coupés n'importe comment par son père qui était ivre il y a deux jours, lui arrivent jusqu'aux omoplates. Ils sont la preuve de ce qu'elle a vécu. Son corps au teint mat et hâlé est couvert de bleus également. Son père détestait le fait qu'elle soit grande, et qu'elle ne soit pas pâle, signe qu'il était raciste. Elle n'a jamais compris en quoi être différent était une faute, et elle n'a pas envie de l'imiter. La couleur de peau, ce n'est pas important.

Elle ne sait pas non plus pourquoi quelqu'un d'aussi intolérant – donc aussi stupide – que son père a été s'installer en Afrique du Sud. Il a peut-être suivi sa mère, ça, elle n'en sait rien. Sa mère était gentille et adorable. Une bonne personne qui tolérait le trafique d'arme de son père. Mais elle en a eu marre, et elle est partie, la laissant seule. C'est pour ça que même si sa mère était douce, elle lui en veut.

Quelqu'un toque à la porte. Elle sursaute, hésite, et décide finalement de ne pas se lever. Elle est trop fatiguée, trop éprouvée, trop vidée pour ça.

-Entrez, dit-elle d'une voix rauque.

Des policiers entrent. Ils la découvrent, écarquillant les yeux en voyant cette fillette de six ans habillée en punk qui joue avec un pistolet.

-Tout va bien ? demande le chef.

Elle hoche maladroitement la tête. Pendant que les autres policiers se répartissent pour aller regarder l'endroit, une femme s'approche et s'assoit à côté d'elle.

-Tu es la fille du trafiquant d'arme ? questionne-t-elle.

-Oui, répond la petite.

-Je m'appelle Laurence Walsh. Et toi ?

-Gwen Revolt.

-Revolt ? Ce n'est pas le nom qui nous a été indiqué. On nous a dit que le vrai nom de ton père était Yannick Sager. Et que le nom de ta mère était Lisa Orlan.

-Je n'aime pas mon père. J'en veux à ma mère d'être partie sans moi. Revolt, c'est le nom d'une personne que j'aime beaucoup. Qui m'a appris plein de choses. Mais par respect pour elle, je ne vous dirais pas qui c'était.

Walsh pince les lèvres et fronce les sourcils, mais elle hausse finalement les épaules.

-Comme tu veux. Quel âge as-tu ?

-J'ai six ans.

La femme pousse une exclamation surprise.

-Tu es jeune ! Je t'en aurais donné huit !

-Je suis grande pour mon âge, explique Gwen.

-Pas seulement, soupire Walsh. Tu es aussi très mature et très intelligente, cela trompe beaucoup. Tu t'exprimes parfaitement pour ton âge.

La petite hausse les épaules. Cela lui importe peu. Tout à coup, la policière tente de lui prendre doucement son pistolet. La fillette se rejette en arrière vivement, échappant aux mains voleuses.

-C'est dangereux, se justifie la femme d'un air penaud.

-Non, fait l'enfant en secouant la tête, pas pour moi. J'ai vécu avec, je ne peux pas m'en séparer. Il faut toujours que j'en ai un…

-Ça… ça fait depuis combien de temps que tu t'en sers comme… doudou ?

-Depuis que j'ai deux ans.

-Deux ans !

Walsh pousse un soupire désolé et se passe la main dans les cheveux.

-Tu sais où est ta mère ? demande-t-elle.

-Non.

-Ton père est…

-Mort. Écrasé dans la cour de l'immeuble. Il s'est suicidé.

-Tu… tu as vu ?

-Oui. C'est horrible. J'ai vomi.

Elle a l'air parfaitement sérieuse et calme en disant cela, mais elle n'en mène pas large. En vrai, au fond d'elle, elle crie au secours, elle appelle à l'aide. Repenser à cette vision d'horreur l'a fait faiblir. Elle est seule, à présent.

-Ton père… commence doucement Walsh, il te traitait bien ?

-Non. Je devais faire ce qu'il voulait où il me battait.

Elle montre sa tignasse mal coupée.

-Il me les a coupés il y a deux jours. Il était ivre, comme souvent. Ça l'a beaucoup fait rire, mais ensuite, il m'a frappée car il a dit qu'il voulait que je les aie longs.

-Il te frappait souvent ?

Gwen réfléchit un peu.

-À chaque fois que je désobéissais où qu'il était ivre, donc… oui, souvent, si je fais la moyenne des deux.

-Tu… tu n'as jamais pensé…

-À prévenir quelqu'un ? À me défendre ? Si, bien sûr. Mais je ne pouvais pas. Il me surveillait bien, et m'enfermait quand il partait. Je ne suis pas non plus allée à l'école. Je ne pouvais le dire à personne. J'ai bien tenté de me défendre, mais il était bien plus fort que moi.

-Est-ce qu'il a abusé de toi ? Est-ce qu'il t'a violée ?

La petite secoua la tête.

-Non. Il pensait encore trop à ma mère pour vouloir quelqu'un d'autre qu'elle. Et je lui aurais tiré une balle dans la tête si il avait voulu le faire. Je ne l'ai jamais frappé par respect pour lui, mais là, je l'aurais tué sans remord.

Son langage cru, dur et froid, frappe Walsh qui hoche la tête tristement. Cette enfant est une solitaire au cœur de pierre qui souffre. Cela se voit. Elle sait se battre, et elle veut survivre, préserver son innocence d'enfant. Elle est encore plus intelligente qu'on ne pourrait le penser.

Dans un élan d'affection, la policière tente de lui prendre le bras, mais l'enfant recule.

-Désolée, s'excuse-t-elle, mais je crois qu'il est cassé et ça me fait mal quand on le touche…

-Cassé ? réagit Walsh. Ma pauvre, tu dois être blessée de partout, je suis bête de ne pas y avoir pensé !

-Non, non !

Gwen essaye de bouger ses jambes pour se lever… et pousse un cri de douleur. La souffrance est atroce.

-Oh, je suis stupide ! Tai, emmène-la à l'hôpital, vite !

Cette fois, la petite ne peut pas protester, elle s'est évanouie.

Lorsque Gwen se réveille, elle est dans un lit, à l'hôpital, avec des bandages et des plâtres. Elle avait un bras et une jambe cassée, en plus d'une entorse. Les médecins qu'elle entend depuis sa chambre disent que c'est un exploit si elle pouvait marcher dans son état. Un petit fauteuil roulant est posé à côté de son lit avec un pistolet en collier qu'elle passe vite à son cou.

Ici, pense la fillette, ils sont gentils. Ils ne me font pas de mal, et ils prennent soin de moi.

Mais tout de même, elle a faim, et ils n'ont pas pensé à lui mettre de la nourriture. Sa voix est trop cassée pour qu'elle appelle quelqu'un, mais de toute façon, la première chose qu'elle fait est de se mettre sur son fauteuil roulant et de le faire avancer comme elle peut.

Evidemment, elle ne va pas vite, et sortir de sa chambre lui demande un effort qui la laisse épuisée. Et le temps qu'elle soit dans le couloir, les médecins sont déjà partis.

Sans se laisser décourager, Gwen avance petit à petit à la recherche de quelqu'un qui pourrait l'aider. Soudain, par une porte ouverte, elle entend des voix, et s'arrête pour écouter, une mauvaise habitude qu'elle ne peut pas effacer.

-Wolf, tu devrais être plus prudent, soupirait une voix de vieil homme.

-Désolé Watari, répond un jeune garçon. Je n'ai pas fait gaffe, il fallait que je sorte, j'ai sauté par la fenêtre, ça allait plus vite…

-Tout de même, tu étais au troisième étage !

-Oui, pardon ! Mais Yann était blessé, je devais le rejoindre au plus vite !

-Il était juste évanoui et Wanderer s'occupait de lui…

-Je ne l'avais pas vue, elle est trop discrète !

-C'est son principal point fort.

Intriguée par les drôles de noms cités par les deux personnes, Gwen s'approche difficilement… et chute juste à l'entrée.

-Outch ! grimace-t-elle.

Un vieil homme à l'air bienveillant s'approche d'elle et l'aide à se remette sur son fauteuil.

-Bonjour ! lance un jeune garçon dans un lit.

Il ressemble vraiment à un loup, avec ses yeux ambre, ses cheveux gris et son allure !

-Euh… bonjour, marmonne-t-elle.

-Tout va bien ? demande le vieil homme.

Elle hoche la tête, un peu honteuse. Le jeune garçon, lui, n'a pas cessé de sourire.

-C'est toi la fille du trafiquant d'arme ? questionne-t-il.

-Oui.

-Tu m'as l'air d'avoir faim !

Il lui tend un morceau de pain qu'elle dévore avec avidité.

-Merci !

-D'après Laurence Walsh, qui t'a emmenée ici, tu es très intelligente.

Elle hausse les épaules.

-Il faut croire.

-Et tu es une Wave.

-Pardon ?

-Désolé, une accro des armes. On… j'appelle ça les W.A.V.E, Weapon Addict Very Extrem.

-Euh… c'est ça, j'adore les pistolets.

-Tu es… orpheline, non ?

-Oui !

Elle n'a pas hésité. Il lui semble qu'elle est en train d'être testée, et que si elle réussit, ça vie changera considérablement. Le jeune garçon échange un regard entendu avec le vieil homme. Mais au moment où il va parler à nouveau, un médecin arrive.

-Ah, excusez-moi, Watari, elle est sortie de sa chambre… c'est dangereux, petite ! Tu es déjà en mauvais état, alors…

-J'avais faim, grommelle-t-elle.

-Pardon, pardon, rit le médecin. Bon, je te raccompagne et je t'apporte à manger.

Il prend son fauteuil roulant et la pousse jusque dans sa chambre.

Elle est déçue de ne pas avoir pu continuer à discuter avec le garçon et le vieil homme, mais elle n'a pas peur d'avoir raté sa chance. Elle sait que ce n'est pas terminé.

La journée est remplie de tests et d'examens. Le soir, elle est exténuée et s'endort presque immédiatement.

Le lendemain, peu après son petit déjeuner, le vieil homme, vient la voir.

-Bonjour, dit-elle, un peu intimidée.

-Bonjour ! sourit le vieil homme. Tu vas bien ?

Elle hoche la tête, déjà plus en confiance.

-Je m'appelle Watari et toi ?

-Gwen Revolt.

-Et bien, Gwen, que dirais-tu d'intégrer un orphelinat spécialisé pour les génies dans ton genre ?

-Pardon ?

Incrédule, elle bat plusieurs fois des paupières.

-Cela s'appelle la Wammy's house et ça se trouve à Winchester. C'est un institut qui forme les orphelins aussi doués que toi, qui leur donne une maison et un avenir. Voudrais-tu l'intégrer ?

La Wammy's house, elle en a entendu parler, et elle sait que c'est luxueux et grand, pas du tout ce à quoi elle est habituée.

-Moi ? Intégrer un endroit… aussi prestigieux ? Je… c'est… c'est trop d'honneur, je ne suis pas à la hauteur…

-Bien sûr que si ! Tu t'y plairas, j'en suis sûr. Tu n'y seras plus seule. C'est très différent des autres orphelinats.

Il lui raconte le fonctionnement, tandis qu'elle est de plus en plus subjuguée. C'est comme un rêve, elle n'ose pas y croire. Plus il parle, plus elle se met à penser que c'est la réalité, qu'elle a elle aussi sa chance.

-J'aimerais bien y aller, avoue-t-elle enfin. Mais, ajoute-t-elle ensuite, je n'en suis pas certaine.

Une façon détournée de dire qu'elle a envie d'y aller plus que tout.

-Il te faut un surnom, lui explique Watari sans tenir compte de sa remarque suivante. Ton vrai nom est un secret. Peut-être que tu le diras à ceux qui te sont très proches, mais il faut que tu le gardes pour toi.

Elle laisse tomber sa fierté qui l'empêche de dire qu'elle veut y aller, et répond impulsivement :

-D'accord !

Le vieil homme rit doucement.

-Dès que j'ai appris ton nom, j'ai pensé à un surnom, pour toi.

Son sourire est doux, tendre, et le cœur de la petite se serre. Elle n'a pas l'habitude de tant de gentillesse.

-Alors, demande Watari, tu viendras ?

Elle hoche vigoureusement la tête.

-Dans ce cas…

Il fait une petite pause tandis qu'elle retient son souffle.

-Bienvenue à la Wammy's house, Gun.

À présent, elle ne sera plus jamais seule.


Merci d'avoir lu !

J'adore Wanderer, Wolf et Yann. Yann est le Y qui s'est entredéchiré avec X et Z, quant à Wolf et Wanderer, ce sont des spécialistes de l'infiltration, le premier en mode gros bourrin (vous me comprenez, j'espère ? XD) et la seconde est quasi invisible, une espionne en puissance. Elle ne sera pas dans la génération de Wammy's girl de Beyond et L, parce que lorsque je l'ai créée, j'avais déjà créé les autres. Mais je l'aime bien quand même, et je la ferais sans doute apparaître dans Au delà des Abysses !

Gun dort avec Mystia, avec qui elle s'entend le mieux. Sinon, elle est une excellente amie de Mello, à qui elle a offert son premier pistolet, au grand dam des autres (elle était en manque d'inspi pour l'anniversaire de notre petit blondinet). J'aime bien son style de vêtements, et sa couleur de cheveux, blond et noir, c'est classe pour une punkette.

Ensuite, vous aurez Justice ! Le cas particulier qui m'a bien fait ch** mais dont je suis fière. Je n'ai pas terminé de l'écrire, mais j'aime bien le perso. C'est un petit cadeau à toutes les fangirls de L, je n'en dis pas plus, mais je l'ai décrite au minimum pour qu'on puisse facilement s'identifier à elle. Bon, j'avoue, je la considère comme ma self-insert, mais elle n'est ni Mary-Sue, ni moi exactement. En fait, c'est juste que je fais comme j'aurais envie que toute les fangirls de L fassent, c'est à dire que je m'identifie à elle, mais ne la voyez pas comme moi. Donc, oubliez, et prenez la comme si c'était vous, d'accord ? Elle deviendra votre propre Self-insert (l'auteur s'excuse pour vous avoir fait peur et s'être embrouillée avec les mots Self-Insert, elle s'est mélangée avec identification et mise de l'auteur dans une fanfic) !

Des petites reviews, please ? Je vous adore !