Hello ! Me revoici, me revoilou, avec un nouveau chapitre ! Le cinquième, déjà tant que ça...

Cette fois-ci, c'est Justice. La pauvre cocotte a eu son nom assez tardivement. Effectivement, au début, je l'ai appelée Writer. Oui, je voulais qu'on puisse s'identifier à elle, que les lectrices se disent : je suis elle (et moi même je me suis prise au jeu et je vous ai fait une frayeur en disant qu'elle était ma self-insert. Oui, elle me ressemble au niveau caractère parce que je l'ai créée en dernier avec peu d'inspiration, mais de toute façon, comme on ne voit pas vraiment sa personnalité, ça ne change rien). C'était Writer, elle avait l'écriture comme passion, et elle aimait L.

Oui, parce qu'en relisant Death Note, comme toute bonne fangirl de L, je me suis dit : et si en fait il avait réellement eu une amoureuse ? Quelqu'un de la Wammy's... et comme vous savez sans doute qu'un de mes couples préférés est celui où le garçon à une dix ans de plus que la fille qui n'est pas encore adulte, ben je me suis dit que j'allait faire de cette "amoureuse" une de mes Wammy's girl.
Voilà ce que je savais de "Writer" : elle n'était pas décrite (je me suis pas ennuyée à faire ça), son caractère non plus, mais si je dois développer, elle me ressemble un peu (auteur qui se fait pas chier...), elle est amoureuse de L, elle a comme passion l'écriture, et son amour pour L a été réciproque.
Bon, ben, avec ça, j'étais pas bien partie... mais je me suis vite rendue compte que majoritairement, les noms de mes Wammy's girls se référaient à leur passion ou leur origine. Et je me suis dit que je devais changer, et lui donner un nom normal. Donc, elle est devenue Eva, pour evanescence (j'aime bien ce groupe, oui !), mais comme ça ne me plaisait plus trop (ça me faisait bizarre), je l'ai changé, et elle est passée de Eva à Imagine. Mais quand je pensais Imagine, j'avais la chanson de John Lennon dans la tête, et cela ne lui convenait pas vraiment...

C'est là qu'en faisant un test sur Death Note, je suis tombée sur la question : en anglais, qu'elle est la phrase fétiche de L ? Justice will prevail.
Et là, déclic. Mais oui, si c'est réciproque, si c'est en plus lui qui lui a donné son nom, ben il va l'appeler avec sa plus grande valeur... Justice !
Et elle a été baptisée !
Elle non plus n'a pas de prénom. Disons que je n'avais pas pensé à un prénom en particulier, et puis si je veux qu'on puisse s'identifier, autant ne pas lui en donner, n'est-ce pas ?

Dédicace : À PtitSaumonBleu, my dear kokoro no dokusha, qui m'a donné le titre de la chanson "thème" de Justice ! La cocotte en à deux, mais dans celle que je lui avais assigné, le mot Justice n'apparaissait pas, et j'étais bien embêtée. Mais j'ai demandé à ma sauveuse, qui m'a donné la bonne chanson ! Daisuki, merci beaucoup !

WARNING, MIEUX VAUT LIRE : Ah, et petite chose : en fait, je dis que les surnoms sont donnés par L et Watari, mais Roger en donne aussi, lorsque les enfants arrivent à l'orphelinat, et qu'on a pas été les chercher. En fait, une minorité à son surnom donné par L ou Watari. J'vous ai fait peur avec mon WARNING, hein ? Désolée, moi et mes blagues pourries...

Je vous conseille de lire ça avec Spirale de Yui Makino, premier thème de Justice !

Allez, bonne lecture !


Love…it's in my justice
Ibara no shiro fukaku tozasareta
Shinkou no hana rin to sakihokoru
Kakusenai kimi wo sagashiteru

Justice to believe, Nana Mizuki


Justice

Dans une minuscule bourgade française, si on s'assoit sur le muret de pierre, on a une vue superbe de la rivière qui coule dix mètres plus bas et de la forêt qui l'entoure.

L, justement, est accroupi sur ce muret, calme, invisible aux yeux de la foule qui s'agite sur la petite place. Il observe l'eau descendre rapidement. Le courant à l'air fort. Son esprit de jeune génie à seulement seize ans calcule déjà – il n'y pense même pas, en fait – la vitesse de la rivière, son débit. Il a bien mérité un peu de repos après avoir résolu une affaire éprouvante et particulièrement sanglante, et Beyond lui a justement conseillé cet endroit, disant que la vue était superbe. Malgré sa malice, le jeune garçon qui lui ressemble tellement n'a pas menti. De toute façon, Abyss a hoché la tête avec vigueur, une légère vague de rouge sur les joues. Les sentiments comme l'amour ne sont pas dans les cordes de L, qui a tout de même bien compris que les deux amoureux y sont allés ensemble.

Penchant la tête sur le côté, le détective s'arrache à la contemplation reposante de l'eau, et se tourne vers les passants, qui courent, marchent, se promènent. En tout, il doit y avoir environ deux milles habitants, ce qui est très peu. C'est bel et bien une minuscule bourgade, discrète et effacée, parfaite pour se reposer sans craindre d'être vu. Même si L sait se faire invisible – d'ailleurs, personne ne le remarque, si singulier qu'il soit, assis bizarrement sur le muret – il a tout de même peur qu'on le découvre, qu'on le prenne en photo, qu'on le pointe du doigt. Il n'aime pas la foule, il n'aime pas lorsqu'il y a trop de gens autour de lui. Ici, la plus grosse foule serait constituée d'une centaine de personne, et c'est très exagéré.

Il lit les conversations sur les lèvres, s'amuse à espionner et observer les passants, son jeu préféré. Il apprécie le français, une langue complexe à la syntaxe barbare, qu'il comprend et parle parfaitement. Le jeune garçon promène son regard sur le monde, déchiffrant les paroles de ceux qui l'entourent.

-Je t'assure, disait une femme, je reviens du magasin de vêtements, et leur robe est sublime !

-Je ne te crois pas, rétorquait son amie, j'y suis allée hier et je n'ai pas vu la moindre robe.

Sujet inintéressant. L se détourne. Trois hommes débattent activement.

-Et je savais que je la tenais ! raconte l'un d'entre eux, les yeux brillants. Elle me regardait l'air de dire : qu'il est beau…

-Et ? raille celui à sa droite.

-Lorsqu'il lui a demandé si elle voulait sortir avec lui, ricane le dernier, elle lui a dit qu'elle préférait les hommes plus jeunes qu'elle…

Sujet inintéressant. Passant de conversation en conversation, le détective lit, écoute et surprend diverses paroles, des secrets, des histoires… rien qui le passionne assez pour qu'il continue à s'intéresser.

Tout à coup, une exclamation assez près de lui le fait sursauter.

-Alleeeez ! se plaint une petite fille. Je t'en prie ! Chante !

Trois enfants font face à une fillette qui a environ une dizaine d'années de moins que lui, assise également sur le muret, un grand sourire aux lèvres. Ses grands yeux parcourent la foule, s'arrêtent sur lui l'espace d'un instant, et se reposent finalement sur ses trois amis.

-Non, proteste-t-elle en riant, tu n'as qu'à chanter, toi !

-Je ne chante pas aussi bien que toi, réplique l'enfant en faisant la moue.

-Mais si !

-Tu es trop modeste, soupire un garçon. Allez ! Tu as promis !

-S'il te plait, ajoute une grande gamine.

Finalement, la petite pèse le pour et le contre et hoche la tête.

-Mais une seule ! prévient-elle. Sinon, il va pleuvoir.

Les trois autres rient, amusés et pas dupes, et attendent. La fillette, elle, prend une inspiration et se met à chanter. L s'apprête à passer à autre chose, s'attendant à quelque chose comme « Frère Jacques », avec un ton aigue et criard, lorsqu'il s'interrompt.

Ce n'est pas une comptine d'enfant. Elle ne chante pas n'importe comment.

Elle chante une vraie chanson, en japonais d'ailleurs, d'une voix forte, douce et mélodieuse. Son timbre porte encore les marques de l'enfance, mais elle le maîtrise, sait le doser, le module à volonté.

Les paroles emportent L, qui oublie le reste. Fini, la mission. Fini, la foule. Elle chante, et le monde vient de s'effacer pour laisser place à cette petite fille passionnée. Lorsqu'elle s'arrête, un peu gênée, les trois autres applaudissent, et lui, il reste à la contempler, fasciné. Comment une si petite créature peut-elle être si… envoûtante ? Si attirante ?

-Je n'ai rien compris, grogne le garçon en souriant.

-C'était du japonais, réplique la chanteuse en remettant en place ses longs cheveux, Spirale de Yui Makino.

-Hein ?

-Non, laisse tomber !

Ils éclatent de rire, et se dispersent. Seule reste la fillette, qui se lève, s'agenouille, prend un morceau de caillou et se met à écrire. Enchantée, oubliant tout le reste, elle gratte le sol de son stylo improvisé, rédigeant des phrases à une vitesse folle, comme si elle s'en était privé depuis longtemps, comme si sa vie en dépendait.

Les yeux de L sondent le texte, et il esquisse un sourire. Ce n'est pas un petit paragraphe enfantin… cette petite pourrait très bien entrer à la Wammy's house.

Lorsque le vent s'était levé, Ana avait décidé de partir. Il était temps. Elle n'avait pas envie de rester une seconde de plus enfermée dans cette bâtisse, ne profitant que d'un rayon de soleil par semaine. La petite fille quitta la grande chambre vide pour aller se détendre dans l'herbe, et, dès que le regard de la vieille matrone la quitta, elle déploya ses ailes, et s'envola. Elle quittait son passé, sa vie d'avant, prisonnière de la mégère, elle laissait le secret des ailes qui l'effrayaient autrefois tellement, elle partait vers la liberté.

Ana avait toujours vécu dans la « chambre vide », petite maison pour elle et sa geôlière, et elle ne sortait à l'air libre qu'une fois par semaine, sous la surveillance de la vieille. Surveillance de plus en plus souple, car la bonne femme prenait du temps pour elle, pour regarder les environs et se reposer un peu. Mais Ana avait peur de partir. De s'en aller loin de son seul repère. Elle ignorait la raison pour laquelle elle avait atterrit ici, pourquoi à cinq ans, quand ses parents l'avaient laissé là, ils n'étaient jamais revenus la chercher. Maintenant, elle savait que c'était à cause des ailes qui lui avaient fait si peur en poussant, qu'on l'avait emprisonné, non, gardée. Comme un petit trésor qu'on ne partage pas, une perle qu'on possède jalousement. Ana, ce prénom donné par la matrone, était lui aussi une marque de possession, la vieille s'appelait Anna-Lisa. Mais Ana avait oublié son vrai prénom, et elle…

Tout à coup, la petite relève la tête, alerte, et s'arrête d'écrire. Sa main tremble, et la pierre se brise.

L, surpris, sent dans l'air une odeur de poudre, et de brûlé. Sur ses gardes, il passe son regard sur la foule qui s'étonne du parfum de la ville, et découvre au loin, très loin, si loin et si petite que seul son regard aiguisé et entraîné peut la voir, une petite tache rougeoyante qui danse.

Des tirs retentissent, les gens, crient, regardent autour d'eux, s'éparpillent, fuient. Ils ne savent pas qui a tiré, si quelqu'un a été touché, ni même si le tir provient de la ville, mais ils ont peur, ils s'effrayent, et courent dans tout les sens à la recherche d'une voie de sortie, parmi la masse dense, pour rentrer chez eux.

Une petite forme percute L, et le fait basculer dans le vide. La gamine ! Il l'a oubliée, et ne l'a pas vue venir. Une partie de son esprit se demande comment elle a fait pour disparaître de sa mémoire et de sa vue, mais l'autre, plus rationnelle, la remercie : une balle siffle et se perd dans le ciel, passant à l'endroit exact où se trouvait L auparavant.

Les deux corps accrochés l'un à l'autre chutent dans l'eau et disparaissent dans la rivière rugissante, pendant que la ville explose et part en flammes juste au dessus d'eux.


L ressort rapidement la tête de l'eau et prend une grande goulée d'air. La courant est fort, il doit lutter pour respirer. Tout à coup, il prend conscience que la petite a disparue. D'un côté, il se dit que « L », ne doit pas mourir et qu'elle a dû se noyer, mais d'un autre côté, il ne peut l'abandonner. Et pas seulement parce qu'elle est une enfant, et qu'elle lui sauvé la vie…

Il regarde partout autour de lui et découvre une main fine engloutie par l'eau. Rapidement, il nage et attrape le poignet frêle, pourtant d'une étonnante robustesse. Il tire l'enfant crachotante de l'eau, et la serre contre lui. Elle semble savoir nager, et bat des pieds pour garder la tête hors de l'eau, mais le choc l'a étourdie, et elle se cramponne désespérément au jeune détective pour ne pas couler.

Non. Pas pour ne pas couler.

Pour rester avec lui.

Et il prend conscience que quelqu'un tient réellement à lui, dépend de lui, qu'il a la vie de cette petite entre ses mains, et surtout, qu'elle l'a choisi lui pour rester en vie. Peu de gens de la ville ont dû survivre, et vu sa réaction, elle a dû comprendre ce qui se tramait. De plus, Beyond lui a dit que le maire et certains d'habitants ont des comptes avec la mafia, qui mèneront à une vengeance. Donc, cette gamine, intelligente et vive, a su que quelque chose allait arriver. Elle aurait pu crier qu'on les attaquait, fuir, partir de la ville, prévenir sa famille, ses amis. Mais non, elle a préféré s'approcher de lui et le sauver plutôt que de garder en vie ceux qu'elle aime. Lui, un inconnu, un étranger, un égoïste, qui ne mérite en aucun cas ce sauvetage ! Elle n'a aucune raison de le faire, et pourtant, elle l'a fait. Il a encore du mal à le croire, mais cela le touche. Dans son cœur, quelque chose d'ancien, d'oublié, d'inconnu remonte. De la gratitude ? Un peu. De la gentillesse ? Sans doute. De la culpabilité ? Beaucoup. Mais ce qui domine est un sentiment plus fort, bien plus fort, qu'il ne connaît pas, qu'il ne comprend pas. Comme s'il n'est plus à lui, mais qu'il existe, encore plus qu'avant. Comme si rien n'importe plus que la petite fille serrée contre lui, qu'il trouve mystérieuse et intrigante. Comme s'il n'a pas cessé de se perdre et qu'il s'est à présent retrouvé. Comme si une flamme vient de s'allumer dans sa poitrine, et que son cœur s'affole pour un rien, d'habitude si régulier.

Une branche le tire de ses pensées en lui cinglant le visage. Ce n'est pas la première, mais sans doute la plus violente. Il fait attention à la fillette concentrée, fiévreuse, mais forte et volontaire, qui l'aide de son mieux, et se rapproche le plus possible du bord, sans lutter contre le courant. Il se prend une grosse racine en plein ventre, lui coupant le souffle, mais qui a au moins le mérite de l'arrêter. Lentement, il se reprend, et dépose la petite sur la berge, s'y hissant à son tour.

Les deux restent longtemps allongés au sol, haletants, souffrants, des traits de feu, marques des branches comme des fouets, parcourant leurs corps.

-Tu… tu… tu vas… b… bien ? demande l'enfant, inquiète.

Elle peine à aligner deux mots correctement. La petite serre les poings, et ferme les yeux. Elle tremble, tout tourne autour d'elle, elle a froid, elle a chaud, mais la réponse de l'étranger est tout ce qu'elle attend.

-Je… oui, souffle L, je vais bien.

La voix le trouble profondément ainsi le regard doux et le visage mutin. Tout en elle cause un vacillement de la flamme dans le cœur du détective, le brasier s'intensifie, bouge, et son rythme cardiaque s'affole. Le jeune garçon reprend difficilement son calme et sa respiration, puis se redresse, et sort son portable de sa poche.

Amphibie, évidemment. Les dernier-cris le sont toujours.

Il compose fébrilement le numéro, tout en regardant avec une inquiétude grandissante le corps maigre à côté de lui, la gamine presque évanouie, blessée et souffrante.

-A… allô… Watari ?

-L ? Tu vas bien ?

-Je... vais bien… tu peux me repérer ?

-Oui, mais que c'est-il passé ? J'ai appris l'explosion de la vi…

-Viens vite avec un hélicoptère et un nécessaire de soin, j'ai quelqu'un avec moi, elle est presque inconsciente, et je suis épuisé.

-Elle ?

Dire la phrase entière lui a coûté de l'énergie, et il fait une pause avant de reprendre :

-Dépêche toi, s'il te plait.

La voix est pressante, et il raccroche rapidement. Watari a compris le message, il l'espère, du moins, et ne tardera pas trop.

-Du secours arrive, chuchote-t-il à l'enfant.

Elle hoche péniblement la tête.

L est le plus grand détective du monde, toujours attentif, contrôlé et maître de lui. Pourtant, il lui faut bien cinq minutes pour qu'il réalise qu'il est en train de la serrer contre lui.


Une fois dans l'hélicoptère, Watari s'occupe de L, tandis que l'infirmière de la Wammy's prend l'enfant en charge.

-L, que s'est-il passé ? demande le vieil homme. Et qui est cette petite fille ?

-Je ne sais pas, baille le détective qui tombe de sommeil, éprouvé par les évènements. Je ne connais pas son nom.

-Et… qu'est-il arrivé pour que…

L baille à nouveau, le coupant, et raconte, d'une voix lasse et fatiguée, donnant tout de même le plus de détails possibles. Il omet toutefois volontairement les sentiments qui sont nés en lui, et qu'il ne comprend pas. Il à l'intuition que son sommeil si désiré va être encore retardé s'il en parle, et il demandera à Beyond, qui se vante d'être un professionnel des émotions indésirables et incompréhensibles, de lui expliquer ce qui se passe.


-Tu ne veux toujours pas sortir et nous dire ton nom ? essaye Watari pour la centième fois au moins.

Ils sont dans une petite maison tranquille, non loin de Winchester, à l'abri des regards. La petite ira sans doute à la Wammy's house, mais en attendant, elle refuse de sortir de sa chambre. Elle s'y est barricadée il y a une semaine, et Watari n'a pas réussit à l'en faire sortir, lui passant ses repas par la porte. Elle ne veut pas donner son nom également, et reste presque muette, silencieuse aux appels du vieux majordome. L n'a pas essayé. Il a… peur ? Oui, peur d'être rejeté. Il n'en a pas encore parlé à Beyond, attendant de se ressaisir.

La petite qu'ils appellent la Fillette, comme elle ne leur a pas donné de nom, a été mise au courant de la situation, de ce qui s'est passé, de la mort de ses proches, et que le jeune garçon auquel elle a sauvé la vie est L. Mais elle paraît s'en ficher, cela n'a pas d'importance pour elle, et elle n'a pas réagit, toujours aussi silencieuse. Par contre, elle sanglote chaque nuit, pensant qu'on ne l'entend pas. Mais ces pleurs sont audibles pour quelqu'un d'insomniaque comme L, et lui déchirent le cœur. Il n'aime pas qu'elle pleure. Mais pas parce que c'est une marque de faiblesse, non, parce que… parce qu'il ne veut pas qu'elle soit triste.

-L, s'il te plait, soupire l'inventeur, fais la sortir. Cette situation commence à m'énerver.

L hausse les épaules. Il se lève toutefois de son fauteuil dans lequel il regardait la scène à présent quotidienne, part dans un bureau où il prend un carnet et un stylo, et va toquer à la porte.

-Hum… excuse moi… je peux entrer ?

-…

Pas de réponse, mais la Fillette l'a entendu.

-Je…

La voix de L faiblit, mais il se reprend vite.

-Je sais que tu aimes écrire. Je t'ai apporté un carnet et un stylo.

Il attend, patient, confiant. Il manque de se décourager, devant l'absence de réaction de l'autre côté, mais lentement, doucement, la porte s'ouvre, et le petit minois de la gamine se découpe.

Le cœur du détective fait un bond. Cela le gêne, et, agacé, il repousse sa joie.

L'enfant le regarde, le contemple, puis remarque ce qu'il tient.

-Entre, dit-elle de sa voix fluette.

Elle le laisse passer et referme soigneusement la porte, puis ils s'assoient sur le lit, face à face.

-Comment t'appelles-tu ? demande L d'une voix douce.

-Je… je n'ai plus de nom.

-Pourquoi ?

-Mes parents ont provoqué la vengeance, ils ont tués des centaines de personnes. Leur mort… m'attriste, mais… ils sont responsables de ce qui s'est passé. Je ne… veux plus être celle que j'étais avant. Je ne suis plus l'enfant innocente…

-Comment doit-on t'appeler, alors ?

-Vous voulez que j'aille à cette… Wammy's house sous un surnom, c'est ça ? élude-t-elle.

-Oui, confirme le détective, mais il nous faut ton nom, et de toute façon, je n'ai pas encore trouvé de surnom.

-Appelle moi J, tranche-t-elle.

-J ?

-Oui, juste la lettre. Comme Joke, la blague, celle qui est née à cause d'un pari.

Son ton est triste, sa voix comme brisée. L voit la douleur dans son regard, et décide de changer de sujet.

-Tu aimes bien écrire, n'est-ce pas ?

Gagné, le visage de l'enfant s'éclaire.

-Oui ! J'adore écrire et m'inventer des histoires. C'est comme… une obligation.

Elle rougit un peu, contente de parler de se qu'elle aime. Elle est d'un naturel discret et silencieux, mais une fois lancée, elle peut parler pendant des heures. Son regard s'anime, un petit sourire vient se dessiner sur ses lèvres fines. Pendant qu'elle parle, L la contemple, fasciné. Comment un si petit être, une créature aussi insignifiante peut l'envoûter autant ?

-J, reprend-il une fois qu'elle s'arrête, pourquoi m'as tu sauvé ? Je… je ne le méritais pas, pourquoi…

-Je ne sais pas, fait-elle après une longue réflexion, je ne sais vraiment pas. Je crois que je n'ai pas réfléchi.

L hausse les épaules, et demande ce qui lui tiens à cœur :

-Pourquoi ne pas sortir de ta chambre ? Tu y restes enfermée pendant toute la journée. Te distraire et oublier, être heureuse, te ferais le plus grand bien.

L'enfant avale difficilement sa salive, sa voix se coince dans sa gorge. Pourtant, elle fait un effort pour parler.

-Je… non, je… je ne peux pas… je n'y arrive pas. J'ai tout perdu, L, mes parents sont morts, ils ont provoqué la mort de centaines de personnes, je ne veux pas… je ne veux pas être heureuse ! Je suis liée à eux, je suis leur fille, je suis responsable de la mort de mes amis !

-Tes parents ne sont pas toi, la coupe tranquillement L.

Elle secoue la tête, les larmes aux yeux.

-Je ne veux pas. Je ne peux pas. Je ne veux pas être heureuse alors que j'ai privé tant de gens de leur bonheur, je ne peux pas !

Sa voix déraille, monte dans des aigus improbables.

-Je n'arrive plus à rire, je suis enchaînée, L, enchaînée ! Comment veux-tu que je sorte, que j'oublie, alors que ceux qui ont perdu des proches n'oublieront jamais ? Je suis liée à mes parents, car ce sont mes parents ! Je ne suis pas libre ! Je…

Elle baisse la tête, les épaules secouées de sanglots silencieux. Des larmes roulent sur ses joues, et ses poings sont si serrés qu'elle en a mal. Mais ce n'est rien, comparé à la douleur qui la hante, qui dévore son cœur, qui l'empêche de dormir.

-Va t'en, souffle-t-elle. Va t'en, s'il te plait.

L hésite, mais se lève finalement.

-Tu… tu devrais couper ce lien qui te retiens à tes parents, dit-il maladroitement.

Puis il sort, refermant soigneusement la porte derrière lui. Il a mal, son cœur le fait souffrir tellement qu'il voudrait mourir.

-Alors ? demande Watari.

-Elle souffre, murmure L. Il faut lui laisser du temps.

Il s'en va, tête basse, dans sa chambre, s'y enferme. Le vieil inventeur le regarde et soupire. C'est bien ce qu'il pense, son petit L ne lui appartient déjà plus.


J, elle, écris sans s'arrêter. Depuis que L est parti, elle n'a pas cessé d'écrire. Le cahier se noirci d'encre, de ligne, de ratures, de mots. De souffrances, de peines, de larmes. De rage, aussi, de colère. La moitié du cahier est pleine, et l'autre se rempli sans cesse. J écris, parce qu'elle ne peut pas faire autrement. Parce que l'écriture est le seul moyen pour elle d'échapper à cette douleur, de la déverser, de s'enfuir loin de sa peine. Elle retire sa souffrance, posant les aiguilles qui lui traversent le cœur une à une sur le papier.

Elle s'arrête, pour reposer sa main brûlante, puis reprend. Elle pense à L. L, le détective, le génie, le jeune garçon. L. Pourquoi l'a-t-elle sauvé ?

L.

Ce n'est pas de l'amitié, de la gratitude, de la reconnaissance ou même de l'affection qu'elle ressent pour lui.

C'est de l'amour.

Voilà pourquoi elle l'a sauvé. Parce que dès qu'elle l'a vu, elle a compris que son cœur ne lui appartient plus, qu'elle a trouvé l'être qui lui est le plus cher. Il dégageait une telle lumière qu'elle en a eu envie de pleurer. Et elle a pressenti le danger au fond de son âme, et elle l'a sauvé, parce que sans lui, elle ne pouvait pas vivre. Elle n'est plus elle, elle n'est plus une enfant. Le regard qu'elle lui porte n'est pas celui d'une fillette sur son grand frère. C'est celui d'une femme sur l'homme qu'elle aime.

Les pages s'envolent, l'encre défile sous ses doigts fins, la lettre L est réécrite sans cesse, comme si elle a peur de l'oublier. Son poignet fait des allers retours sur le cahier, elle écrit, elle écrit, comme si sa vie en dépendait, comme si elle allait mourir. Elle accélère, allant de plus en plus vite, de manière de plus en plus passionnée.

Puis, enfin, elle cesse son manège. Parce que le cahier est fini.

Haletante, elle souffle longuement, et se lève, posant avec délicatesse le carnet sur le petit bureau. Elle ne peut plus écrire, comment faire pour…

« Tu… tu devrais couper ce lien qui te retiens à tes parents »

Elle marche et se stoppe devant la coiffeuse, ouvrant le tiroir et en prenant une paire de ciseau. Puis, elle tourne le dos au miroir, et porte les lames derrière sa tête, sur sa nuque, empoignant une grande mèche de cheveux. C'est le plus dur. Ses parents adoraient ses cheveux, elle…

L. Elle l'aime. Elle l'aime passionnément, elle l'aime trop.

D'un geste précis et définitif, elle coupe une première mèche de cheveux.


Clic, clic, clic.

L'oreille fine de L entend ces petits bruits, et il se lève prudemment de sa chaise, marchant sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Watari. Il colle son oreille contre la porte de la chambre de J.

Clic, clic, clic, clic.

Doucement, il tourne la poignée et entre dans la chambre sans bruit.

J est agenouillée au sol, un ciseau dans une main, des longues mèches de cheveux étalés autour d'elle. Elle a les yeux fermés, et coupe sans relâche sa chevelure. Elle a maintenant un carré inégal plutôt court, et approche les lames des mèches de devant.

L retient sa main au moment où elle va trancher la première. Surprise, elle ouvre les yeux, sursaute en le voyant, lâche les ciseaux.

-Que fais-tu ? demande le détective, étonné.

-Je…

Elle rougit, embarrassée, mais soutient son regard.

-Je me coupe les cheveux. Mes parents adoraient mes cheveux longs, ils disaient que c'était mon héritage… et tu m'as conseillé de couper mes liens avec eux, alors…

Il hoche la tête.

-Je comprends mieux. Mais tu ne dois pas renier ce que tes parents t'ont légué de bien. Tu les as connu, au moins.

-Pas toi ?

-Non. Je pense que tu devrais laisser comme ça tes mèches de devant.

-Tu crois ?

-Oui.

Elle passe la main dans sa tignasse inégale, et sourit.

-Merci, L.

Ce sourire fait chavirer le cœur du jeune garçon, qui détourne son regard, gêné.

-Je… je… bafouille J, ça me va cette coupe ?

-Moui… je… tu es mignonne.

Elle émet un petit rire content qui la surprend elle même, et le serre dans ses bras.

-Merci !

L déglutit difficilement. Son cœur ne cesse de battre à toute vitesse, il a envie que le temps s'arrête. Pourquoi ne peut-il pas comprendre ce qui lui arrive ?

-J'ai terminé le cahier, fait-elle. Je… je pourrais en avoir un autre, s'il te plait ?

-Déjà ?

-J'avais besoin d'écrire.

-Tu aimerais écrire sur ordinateur ?

-Oui, pourquoi pas ? Tu peux m'apprendre ?

Il est soulagé que cette conversation lui donne une échappatoire. Il a l'impression que sa poitrine va exploser.

-Je vais en chercher un.

Elle le lâche, et il sort rapidement chercher un ordinateur. Entre temps, il a décidé d'appeler Beyond : il a besoin de savoir !

Il prend son téléphone et compose rapidement le numéro de son ami, qui répond presque instantanément. C'est normal, s'il se balade dans les couloirs de la Wammy's avant d'aller rejoindre Abyss, il est forcément réveillé.

-Oui, L ?

-Beyond, j'ai un problème.

-Ouiiiii, j'écoute ?

L'autre se fiche franchement de lui et il n'aime pas ça. Il lui raconte son problème, ce qui lui arrive à côté de J, ce qu'il ressent. Beyond reste un long moment silencieux avant de dire :

-QUOI ? PARDON ? JE SUIS BIEN RÉVEILLÉ ?

-Beyond, tu viens de me briser les tympans.

-C'est… c'est juste que… mon dieu, quelle surprise ! Hou, et tu dis qu'elle a environ dix ans de moins que toi ? Eh beh… si j'avais su ça…

-Explique !

-J'adore cette gamine, dès qu'elle entre à la Wammy's, je lui demande un autographe.

-Beyond !

-Eeerrmm, pardon. Tu vois Lawly, tu es complètement dingue d'elle.

-Euh… traduction ?

-Tu es amoureux d'elle.

-Pardon ?

-Rhoo, mais tu deviens sourd ou quoi ?

-C'est impossible.

-Que tu deviennes sourd ?

-Non, que je… sois…

-Que tu sois ?

-Amoureux d'elle.

-Ben pourquoi pas ?

-Elle a dix ans de moins que moi, je ne la connais que depuis une semaine, et…

-Tu as déjà entendu parler des coups de foudre ?

-Je ne… je ne peux pas aimer.

-Bah pourquoi ?

-Les sentiments sont inutiles, ils rendent faibles !

-Ah bon. Parce que j'ai l'air faible, moi ?

-Tu… non.

-Biiien.

L complètement troublé, soupire. Il sait que son ami a raison, mais il a peur.

-Après tout, reprend Beyond, tu peux attendre qu'elle grandisse un peu avant de lui dire que tu l'aimes. Tu n'es pas obligé de lui faire ta déclaration tout de suite, tu sais. Je ne l'ai pas tout de suite dit à Abyss, moi.

-Je… ok, merci, B.

-De rien Lawly !

-Ah, et motus.

-Je vais juste le dire à Abyss, Vesta, Crimson, Wayne et Drac.

-B !

-Salut mon Lawly !

L raccroche avec un soupir énervé. Se souvenant que J doit l'attendre, il se dépêche de revenir dans la chambre.

Elle l'attend, sage, en train de ramasser les mèches de cheveux qui s'éparpillent sur le sol, calme, à nouveau sereine.

Le jeune garçon pose délicatement l'ordinateur sur le lit, et s'accroupit à côté d'elle. Elle se tourne vers lui, et lui sourit. Ses yeux s'éclairent. Elle passe une main dans ses cheveux tout courts, en bataille, et rougit légèrement de se voir tant contemplée.

L lutte encore un peu. Il n'aime pas l'idée d'être tombé amoureux d'une gamine, une enfant de dix ans de moins que lui, en plus, et l'amour, ce n'est vraiment pas son truc.

-Tu te souviens, dit-elle timidement, quand tu m'as demandé pourquoi je t'avais sauvé la vie ?

Il hoche la tête, sans voir où elle veut en venir. Elle ouvre la bouche, hésite, puis secoue la tête.

-Un jour, je t'expliquerais. Pas maintenant. Mais je sais pourquoi, et… un jour, je te le dirais, c'est promis.

Le cœur du détective fait un bond dans sa poitrine, un sentiment étrange qu'il repousse violemment.

Résister encore face au flux de sentiments c'est toute sa fierté qui le lui commande, son devoir en tant que « L ».

Mais elle est là, près de lui, à lui sourire. Elle est près de lui, elle est… à lui. Son sourire, son aura, son âme, tout est vague, tout est tsunami, qui emporte l'orgueil du détective et balaye ses doutes.

Il est amoureux d'elle. Maintenant qu'il le sait, cela lui paraît évident. La voir agenouillée au sol, les yeux doux, son visage angélique empreint de gentillesse, il n'a plus aucun doute. Son cœur bondit dans sa poitrine dès qu'il l'approche, comment a-t-il fait pour se leurrer si longtemps ? Croire que les sentiments rendent faibles est une illusion. Un mensonge, créé par ceux qui n'ont personne.

Jamais il ne s'est senti plus fort qu'à présent. Si elle est avec lui, si elle croit en lui, il sera capable de tout faire.

Et sans y penser, comme si c'est la chose la plus naturelle au monde, il la serre dans ses bras.


-Eh bien, nous y voici enfin, J, déclare paisiblement L.

Ils sont devant les portes de la Wammy's house, à attendre que le haut portail s'ouvre, à la portée de tout les regards.

Côte à côte, ils se tiennent droit, contemplant la grande cour devant eux. Les quelques orphelins sortis connaissent L, et ils le regardent, un sourire amusé aux lèvres. Il y en a six, bien en évidence, que l'on remarque tout de suite, qui attire la petite, qui la force presque à les regarder, eux, juste eux, et uniquement eux.

Un brun aux yeux rouges qui ressemble étrangement au détective tient la main d'une jolie blonde au regard azur.

Une grande fille aux cheveux cramoisis chuchote à l'oreille d'un impressionnant slave dont les épis pâles partent dans tout les sens.

Un asiatique remonte ses lunettes et tourne la page d'un livre qu'il ne regarde pas, échangeant un sourire avec une brune envoûtante dont la crinière courte est retenue par un serre-tête, son captivant regard métallique fixé sur eux.

Ils sont les plus voyants, ceux qui se démarque le plus. Dans le fond, deux autres groupes discutent, mais ceux sont eux, les six premiers que l'on remarque d'abord.

La grille s'ouvre, L et J entrent, le premier un peu gêné, la seconde très intimidée. Ils font quelques pas hésitants dans la cour, et finalement, le jeune garçon s'arrête, et se tourne vers elle. Elle lui fait face, embarrassée, peu habituée à être à la portée de tant de regards, mais dès que leurs yeux se croisent, elle ne voit plus que lui, elle oublie le reste du monde.

L s'accroupit pour se mettre à sa hauteur. Lui aussi a oublié que Beyond et son groupe le regardent, qu'il est vu par tout ceux présent dans la cour. Il s'en fiche, son univers s'est réduit à lui et J. C'est tout.

Il se penche vers elle, et lui souffle à l'oreille de façon à être entendu d'elle seule :

-J'ai trouvé ton surnom.

Il l'a vite trouvé. C'est la valeur qu'il défend, cette cause qui n'a pas de prix, la raison de « L », sa vie, son objectif.

Elle est comme cette valeur, il veut la protéger, elle est plus importante que n'importe quoi et il se battra pour qu'elle vive, quoi qu'il arrive.

-Comment t'appelais-tu, J ? Comment t'appelais-tu vraiment ?

Hésitante, rougissante, elle tergiverse avant de se rendre. Elle lui fait confiance. Elle l'aime. Elle lui chuchote doucement ce nom qu'elle a abandonné, qu'elle laisse entre ses mains, pour revêtir le surnom qu'il lui donnera. Son nouveau nom qu'il lui tarde d'entendre, prisonnier des lèvres du jeune garçon.

-Je m'appelle L. Lawliet, murmure-t-il.

Lawliet. Loi et Droit. Elle a envie de pleurer de joie. Il lui fait confiance, il vient de lui confier son bien le plus secret, le plus précieux.

Elle l'aime. Quand elle sera en âge de lui dire, elle le lui dira. Et ce jour là, elle l'attend avec impatience.

Il se relève, mais le monde n'est pas réapparu. Ils sont dans leur univers à eux, dans leur paradis.

Ensemble. Juste eux deux.

L et J.

Leur regard emprisonne celui de l'autre, le retient par des chaînes invisibles.

Le monde n'existe plus. Il est détruit. Un autre vient de se créer.

Un monde pour deux.

Elle le contemple de tout l'amour dont son cœur d'enfant est capable, et il lui rend le même sentiment.

Lawliet lui sourit, et simplement, lui ouvre son cœur.

-Bienvenue à la Wammy's house, Justice.


Merci d'avoir lu, j'espère que ça vous a plus !

Justice s'entend très bien avec tout le monde, un peu comme toutes, en gros... ah, et Beyond l'aime bien, évidemment. Et tout le monde a deviné qu'elle est amoureuse de L (par tout le monde j'entends ses amis proches). Elle dort avec Scythe, avec qui elle est proche.

J'en ai fait une chanteuse aussi, oui, parce que je me suis dit que c'était le seul moyen de garder l'attention de L. C'est qu'il se désintéresse vite, notre petit ange. Et j'aime quand les personnages chantent. J'ai dû être inspirée par Matt dans the Storm de la magnifique Mauguine, et de son côté je-m'en-foutiste que j'aime beaucoup.

Quand un personnage coupe ses cheveux, en particulier une fille, c'est symbolique pour moi. C'est la coupure d'un lien matériel important. On tient à ses cheveux en général, on a honte si on a une coupe ratée. Alors couper ses cheveux n'importe comment au ciseau, et plus particulièrement pour se libérer (je n'étais pas une grande fan de Naruto, avant de lire certaines fictions, et maintenant j'apprécie le manga, mais la scène où Sakura coupe ses cheveux m'a bluffée. J'ai vu une autre scène d'un autre manga où le personnage coupe ses cheveux et j'ai a-do-ré), c'est un acte de grand courage et de sacrifice. Je risque de remettre cette scène dans d'autres fictions, alors attention !

J'adore mon "gang de Beyond", et mon Beyond. Littéralement. Vous pouvez vous amuser à tenter de reconnaitre qui est qui. Beyond dit qu'il va prévenir Abyss, Vesta, Crimson, Wayne et Drac, et je les décris dans la dernière scène, alors vous pouvez tenter d'associer les noms aux descriptions. C'est assez simple, surtout que j'évoque Crimson dans le One-shot de Ash.

Et si vous voulez savoir, oui, j'appelle l'histoire de Justice un one-shot.

Voilà ! Ensuite, vous avez Linda, que vous connaissez déjà ! Je l'aime bien, Linda, même si j'ai tendance à la zapper quand je recompte mes Wammy's girl, sans doute parce que ce n'est pas un OC (j'ai honte...).

Des reviews, s'il vous plait ?