Chapitre dédié à ma belle amoureuse qui m'a fait le plus beau des cadeaux. Ild.

Bonne lecture,

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Le lendemain, Alice et Bella rejoignirent les françaises à leur appartement. Ce fut Isabelle qui leur ouvrit, un sourire radieux sur le visage.

- Bonjour les filles!

- Salut! Répondirent elles en même temps.

- Entrez.

Le trio alla jusqu'au salon et s'assirent.

- Tu es radieuse. Commenta Alice en observant son amie.

- Oui.

- Laisse moi deviner…. Tu as eu une folle nuit de sexe torride avec ta brune favorite. D'ailleurs… Satan, tu te caches ou?

- Elle est partie faire un tour. Dit Isabelle en regardant ses deux amies. On a fait l'amour toute la nuit mais Emilie refuse que je touche son dos.

Alice posa une main réconfortante sur l'épaule de son amie et Bella dit, après avoir vu le bouquet de Rosalie posé en évidence:

- Toi aussi tu as eu ce bouquet?

- Avec une carte signée de Rosalie. Dit la rousse en opinant de la tête.

- Tu en a parlé à Emi?

- Non. Putain… Comment cette connasse a fait pour survivre? Emmett n'a pas brûlé son corps?

- Isa, tu crois sincèrement qu'Emmett en était capable? Met toi à sa place, ça ne doit pas être évident pour lui de faire ça à la femme qu'il aime.

Isabelle ne répondit rien, prit son portefeuille et vit voir la carte au couple.

- Il est hors de question qu'Emi apprenne quoi que ce soit concernant le retour de Dark Rosalie. Tout comme il est hors de question que cette pouffiasse me prenne la femme de ma vie.

- Elle ne te la prendra pas. Assura Alice. Les filles, je vais filer voir Emilie. Pas de bêtises pendant mon absence.

- Comme si nous allions en faire! Répliqua Bella en souriant.

- ça se voit que tu ne connais pas la rouquine! Rétorqua Alice en embrassant rapidement sa femme.


Vêtue d'un bas de survêtement, d'une paire de crampons et d'un maillot de l'équipe de France floqué au nom de Zidane, Emilie faisait des jongles avec un ballon. La vampire les faisaient à vitesse humaine et quelques jeunes s'étaient arrêté, par simple curiosité, pour voir ce que faisait la française, notamment quelques filles qui jouaient au soccer (NDA: nom du football aux USA. Corrigez moi si je me trompe). Emilie leur adressa un sourire et se crispa en sentant l'odeur d'Alice qui venait d'arriver. Marmonnant dans sa barbe, la française continua ses jongles et les arrêta quand Alice la rejoignit.

- Salut. Dit la belle vampire en l'observant.

- 'Abend. Marmonna Emilie en allemand.

- Tu es de mauvais poil. Remarqua Alice.

- Es zeigt, dass viel? Ironisa la brune en fixant le sol. (ça se voit tant que ça?)

- Oui. Et arrête de parler en allemand, je n'ai pas le même niveau que toi.

Emilie haussa les épaules et reporta son attention sur le ballon, reprenant ses jongles.

- Je suis passée à l'appart. Continua Alice tout en fixant son amie.

- Et?

- Pourquoi tu n'était pas là?

- Qu'Est-ce que ça peut te foutre? Répondit la française tout en réprimant un gémissement de douleur.

- Je suis inquiète pour toi. Avoua la belle vampire en posant une main sur l'épaule de son amie.

- Ne me touche pas. Siffla Emilie. Je n'ai pas besoin qu'on…

Emilie s'arrêta brusquement et se mit à genoux sur le sol, espérant que cette position lui permettrait de soulager son dos extrêmement douloureux. Alice se mit à sa hauteur et, de nouveau, posa ses mains sur les épaules de son amie.

- Putain, Alice, faut que je te le dise en quelle langue? Ne-me-touche-pas.

- Pourquoi?

- Faut que je te fasse un dessin? Marmonna la française.

- T'as tes règles? Plaisanta Alice.

- Bien sûr et aussi une sacrée gueule de bois puisque je n'arrête pas de boire. Dit elle sèchement. A ton avis?

- Ton dos.

- Oui. Et j'ai encore plus mal quand vous me touchez alors, enlève tes mains de mes épaules s'il te plaît.

- Je t'emmène voir Carlisle. Dit la belle vampire en enlevant ses mains.

- Hors de question que ton père m'examine. Rétorqua la française en se mettant péniblement debout. Ça va passer comme toutes…

- Comme toutes les autres. Compléta Alice à sa place. (l'observe et constate que ses mains tremblent) Et ça, tu comptait nous le dire quand?

- De quoi?

- Du tremblement de tes mains. Ça date de quand?

- Alice… souffla la française. Laisse moi.

- Non. La militaire sans peurs et sans reproches va gentiment aller poser son cul dans ma voiture et aller se faire ausculter par mon père.

- Sinon quoi?

- Je préviens ta femme et à mon avis, ta rouquine ne risquerai pas d'apprécier de savoir que tu lui cache tout ça.


Villa des Cullen

- Allonge toi sur le ventre. Ordonna Carlisle tout en désignant sa table d'auscultation.

- N'en profitez pas pour vous rincer l'œil. Ironisa Emilie en s'allongea à plat ventre, dos nu.

- Tu as un humour déplorable. Constata le médecin non sans se départir d'un sourire amusé.

La française ne dit rien et Carlisle examina soigneusement son dos, surpris de constater qu'une grande cicatrice, celle faite par Rosalie, était violette et prenait une couleur rouge quand il appuyait dessus. Le médecin sentit qu'Emilie se retenait de ne pas hurler.

- Douloureux?

- A votre avis? J'ai des penchants sado-maso et j'adore qu'on me fasse mal.

- Tu ne peux pas rester sérieuse cinq minutes?

- Oui, j'ai extrêmement mal. Ça vous va?

Carlisle opina de la tête et fit signe à la vampire d'enfiler son maillot.

- Et pour mes mains?

- Alice m'en a parlé. C'est toujours quand tu as mal au dos qu'elles tremblent?

- Pas toujours. Répondit Emilie en enfilant son maillot. Ça dépend de ce que je ressens.

- Et dans le cadre de ton boulot, ça t'arrive souvent?

- J'arrive à peu près à les contrôler.

Carlisle se massa les tempes et dit:

- Tu retournes avec ta femme et tu ne dit rien au sujet de tes tremblements jusqu'à ce que j'en trouve l'origine. Emilie, aie confiance en Alice. Ça fait des années que vous vous connaissez et elle ne dira rien.

La vampire sourit et s'éclipsa. De nouveau, Carlisle se massa les tempes et du regard, parcouru les titres des livres de sa bibliothèque.


- Et c'est là que, surgissant de nulle part, Emilie vola à mon secours et dit gentiment à l'homme de me laisser tranquille car toutes les prochaines danses lui étaient réservées. (Isabelle rit) Vous auriez du voir la tête de l'anglais! Pouffa la rouquine. Il s'attendait à voir un homme alors, se faire rembarrer par une femme, il a pas spécialement apprécié!

Alice et Bella éclatèrent de rire et Emilie arriva à ce moment là, douchée et habillée d'un jean et d'une chemise. La brune dit:

- Que se passe t'il?

- Je racontait à Alice et Bella la soirée ou tu m'a sauvée des griffes d'un anglais pendant la guerre.

- Celui qui essayait désespérément d'attirer ton attention? Dit Emilie en s'asseyant près de sa femme.

- Et que tu as gentiment rembarré.

- Tu était déjà vampire? Demanda Bella.

- Non. Cela faisait quelque chose comme… un an qu'on étaient ensemble. Répondit la vampire d'un ton rêveur et en embrassant sa rouquine.

- Je vais être jalouse. Plaisanta Bella tout en regardant sa femme.

- Bande de mauvaises langues. Dit Emilie en tirant la langue.

- Ma chérie, arrête avec tes doubles sens.

- Habituellement, tu adores ça…

- Putain, Emilie, tu peux pas te retenir? fit Isabelle en souriant.

- De quoi?

- Alice, je crois qu'il est temps de laisser cette perverse. Isabelle, je te plaint! Plaisanta Bella.

- Ma douce peut me faire toutes les perversités qu'elle veux, je ne m'en plaint pas, bien au contraire.

- Pelirroja, je ne suis pas une perverse.

- Nan, t'es juste Satan. Rétorqua Alice.

- Ah non, toi, tu es Satan pour ta belle mère. En plus, pour elle, tu es une perverse.

- Que veux tu, belle maman m'adore.

- Je vais aller fumer une cigarette. Contrairement à ce que vous pensez, ma belle rouquine ne me laisse pas fumer dans le salon. Et non, ce n'est pas elle qui tient la culotte!

La française embrassa son épouse et sortit sur le balcon. Une fois dehors, Emilie sortit son paquet et, d'une main tremblante, alluma une cigarette. Une pluie fine commençait à tomber mais Emilie ne s'en rendait même pas compte. Son dos lui faisait de nouveau mal et, malgré la pluie qui s'intensifiait, une odeur lointaine et vaguement familière parvint à son nez. Humant profondément l'air, la vampire se pencha et, sans hésiter, sauta dans le vide. Elle se réceptionna sur ses deux pieds et, de nouveau, se concentra sur l'odeur. Sans réfléchir, Emilie suivit la trace et arriva dans un parc. La française passa une main dans ses cheveux courts et alluma une nouvelle cigarette. Tout en observant les alentours du parc, elle remarqua un homme se tenant debout, vêtu d'un costume cravate gris. La vampire éprouva une sensation de déjà vu en voyant l'homme s'avancer vers elle d'une démarche un peu raide. Emilie se figea, incapable de dire un seul mot et de partir. Elle contempla ce visage qui la hantait depuis tellement d'années. L'homme était assez grand, des cheveux noirs coupés court et des traits asiatiques. Son regard était caché par des lunettes de vue fumées.

- Non, ce n'est pas possible… murmura la vampire. Vous ne pouvez pas….

- Etre quoi?

- Etre mon père. Acheva la vampire d'une petite voix.


Alors, qu'en pensez vous? Je vous met la suite si j'ai plein de review!

Vilou, tu peux faire parti(e) du club des obsédées présidé par Bella Swan et Kousto.

A bientôt,

Thirteen