Comme je ne suis pas sûre d'avoir le temps la semaine prochaine (je retourne en Allemagne), je poste ma suite.
En espérant qu'elle vous plaise,
13
Elle contemplait ce visage dont elle rêvait depuis tant d'années. Un visage qui hantait ses cauchemars. Un visage ou Emilie retrouvait certaines de ses expressions.
- Vous ne pouvez pas être mon père. Dit la française en mettant ses mains dans ses poches. Mon père est mort il y a des années.
Le vampire sourit, exactement de la même manière qu'Emilie , et dit:
- Ote tes mains de tes poches. Est-ce de cette manière qu'un officier s'adresse à un autre?
- Vous n'êtes pas mon père. Rétorqua Emilie.
- Je suis ton père et cela fait un bout de temps que je te cherche.
- Sans déconner! Vous allez aussi me dire que vous êtes au courant de ma vie privée?
- Que tu es à présent mariée avec une Prussienne… Pardon, une allemande, que les trois quart du temps, tu vis en France ou, inlassablement, tu refait le même métier, que tu fait des cauchemars et que tu picoles sans être bourrée.
- Allez vous faire foutre. J'ignore qui vous êtes mais vous n'êtes pas mon père. Il est mort! Hurla la française.
Sans rien ajouter de plus, Emilie tourna les talons et s'en alla. De son côté, le vampire regardait sans rien dire sa fille partir et ne réagit pas quand Rosalie le rejoignit.
- Alors? Demanda la blonde.
- Tu n'as pas écouté?
- Pas du tout Charles. C'était encore trop tôt pour que tu interviennes.
- Tu allais m'empêcher de la voir pendant combien de temps encore?
- Jusqu'à ce que je le décide. Répondit sèchement la blonde.
Charles allait répondre quelque chose quand Rosalie lui fit signe de se taire.
- Laisse du temps à ta fille pour admettre que son paternel est toujours là. Joue le jeu jusqu'au bout et tu auras ta vengeance. Rappelle toi que c'est à cause d'elle que tu es un vampire… Que c'est à cause d'elle que tu erres depuis tellement longtemps…
Sans rien dire, Charles suivit sa créatrice qui partait.
Flashback Rosalie
Paris, 1945
Depuis que Rosalie savait que la vampire rousse était en couple avec une humaine, elle n'avait qu'une seule envie, lui faire du mal en s'attaquant à sa compagne. La première partie de son plan consistait à supprimer la française et, pour faire bonne mesure, Rosalie s'était dit qu'elle allait aussi supprimer le père de cette dernière.
La vampire blonde attendait que le père d'Emilie sorte de chez lui pour passer à l'acte. Un homme fini par sortir de l'immeuble et Rosalie l'accosta.
- Colonel Dupont Charles? Dit elle dans un français parfait.
- Moi-même. Répondit sèchement Charles. Vous êtes?
- Une amie de votre fille. Mentit la blonde.
- Je n'ai pas de fille. Rétorqua le colonel.
- Vous n'êtes pas le père de la lieutenant Dupont? Pourtant, Emilie m'a beaucoup parlé de vous.
- Cela m'étonnerai fort que… commença Charles. (soupire et ouvre la porte) Si vous voulez bien entrer, nous allons en parler à l'intérieur.
Rosalie suivit Charles à l'intérieur de l'immeuble et montèrent au dernier étage. Le colonel se servit un verre de whisky et dit:
- Vous venez me parler de ma fille qui est une contre nature?
- Contre-nature? Je ne comprend pas ce que vous voulez dire. Mentit Rosalie.
- Il faut que je vous fasse un dessin? Laissez moi deviner… Ma fille se trouve dans une merde absolue et elle envoie une de ses « amies » pour que je fasse jouer de mes relations…
- Pas du tout monsieur. Je vient simplement vous apporter de ses nouvelles.
- ah oui? Et elle est ou cette dépravée?
- Monsieur, votre fille se trouve en Allemagne.
- Grand bien lui fasse. Répondit Charles.
La réaction de Charles confirmait les informations que Rosalie avaient sur les relations que l'humaine entretenait avec son père. Sans rien dire, Rosalie saisit l'officier au cou, le serrant avec force. L'officier bascula sur le sol et Rosalie se mit à califourchon sur lui.
- On ne m'avait pas mentit sur vos relations… murmura la vampire. Tu ne peux vraiment pas encadrer ses fréquentations… T'ai-je dit que ta fille couchait avec une prussienne? Merde, j'ai gaffé… Vraiment désolée Charles.
Lentement, Rosalie cassa un part un les doigts de Charles qui hurla. La vampire trouvait la situation assez amusante et murmura:
- Tu ne souhaites qu'une chose, c'est que j'abrège tes souffrances… Je vais le faire, au nom de ta fille qui ne souhaite qu'une seule chose: que son père soit mort…
Les yeux de Charles se remplirent de larmes quand il entendit la fin de la phrase. Rosalie esquissa un sourire cruel et dit:
- Cependant, je ne le ferai pas totalement…
Quelques minutes plus tard, Emilie refit son apparition sur le balcon et vit avec horreur que ses mains tremblaient de nouveau. Les mains au fond des poches, la brune pénétra dans l'appartement ou elle surprit le regard d'Alice posée sur elle.
- Quoi? Dit la française en se mettant près de sa femme.
- Je me demandais juste ou tu était passée. Fit Alice en désignant discrètement ses mains.
- J'était dehors. Rétorqua sèchement Emilie.
- Tu es encore plus blanche que d'habitude. Dit Bella. On dirai que tu as vu un fantôme.
- J'ai sentit une odeur qui m'était vaguement familière. Expliqua la vampire.
- Chérie, je t'ai déjà dit de ne pas suivre des odeurs que tu ne connaît pas. Plaisanta Isabelle. Viens t'asseoir à côté de moi.
Emilie rejoignit son épouse et Isabelle entoura ses épaules de son bras.
- Tu es sérieuse pour l'odeur? Demanda la rouquine d'un ton inquiet.
- Oui. Isabelle, c'était l'odeur de mon père… dit la brune en enfouissant sa tête contre l'épaule de sa femme.
Isabelle la sera dans ses bras et Alice et Bella se levèrent.
- Vous n'êtes pas obligées de partir. Dit la rousse tout en caressant les cheveux de son épouse.
- On va vous laisser. Je pense qu'Emilie a besoin de calme. Fit Bella en prenant la main d'Alice.
- Comme vous voulez.
- On passe demain. Assura Alice. Bonne nuit et Satan, pas trop de folies de ton corps…
- Alice!
- Ne soyez pas jalouse madame Swan-Cullen… Allez, bonne soirée les filles!
Le couple parti, Isabelle embrassa tendrement Emilie tout en lui caressant les cheveux. La rouquine fut surprise de ne pas sentir les mains de la brune contre elle et la regarda d'un air interrogateur. Sans rien dire, Emilie montra ses mains et Isabelle murmura:
- ça fait depuis combien de temps qu'elles tremblent comme ça?
- Un moment.
- Rosalie?
Emilie opina de la tête et soupira. La rouquine prit les mains entre les siennes et lui sourit.
- Isa, je ne suis pas folle, j'ai bien senti l'odeur de mon père. J'ai suivi l'odeur et, dans un parc, je suis tombée sur un vampire qui, non seulement sentait comme lui mais il lui ressemblait de manière frappante.
- Mais ton père est mort quand nous étions à Nuremberg. Souviens toi, tu avais reçu un télégramme mentionnant son décès.
- Et si c'était lui? Murmura la française. Parce que le vampire lui ressemblait énormément. Putain, j'en sais foutrement rien… Je suis tellement crevée que, si ça se trouve, ce n'était qu'une illusion… Faut que ça s'arrête Isa, faut que ça s'arrête, j'en peux plus…
Isabelle ne dit rien et se contenta de la serrer dans ses bras tout en regardant ses mains. Mains qui ne tremblaient plus et qui étaient sagement posées sur sa taille.
- Tout ira bien mon amour, tout ira bien… Viens te coucher… murmura finalement la rouquine.
Emilie suivit docilement sa compagne jusqu'à leur chambre, se déshabilla en silence et s'allongea sous la couette. Isabelle l'enlaça et la brune posa la tête contre sa poitrine.
- Est-ce que ce vampire t'a dit quelque chose de particulier? Murmura Isabelle.
- Je ne sais plus… Enfin si. Quelque chose m'a frappée. Il a parlé de ma vie privée et t'as appelée « Prussienne » avant de rectifier…Laisse tomber, c'est sûrement mon imagination qui me joue des tours. Dit la vampire en fermant les yeux.
Isabelle attendit que sa femme s'endorme avant de sortir silencieusement de la chambre.
Bella prenait une douche accompagnée d'Alice. Le jet d'eau coulait sans discontinuer sur les deux corps nus pressés l'un contre l'autre. Alice s'apprêtait à faire sienne Bella pour la troisième fois quand son portable sonna pour la énième fois.
- Ne décroche pas… murmura Bella.
- Je vais répondre. Dit la belle vampire en l'embrassant. Pour que mon portable sonne sans arrêt, c'est que c'est important. (sourit) Mais ne vous inquiétez pas madame Swan-Cullen, je vous promet de revenir au plus vite.
- Et vous avez plutôt intérêt. Dit Bella en souriant.
Se détachant de l'étreinte de Bella, Alice revêtit un peignoir, prit son portable et décrocha:
- Qui que ce soit, vous devez avoir une bonne raison pour m'avoir dérangée…
- C'est Isa. Navrée de vous avoir interrompues.
- Tu peux le dire… Je m'apprêtait à faire l'amour à ma femme… Que se passe t'il? Ce n'est pas dans tes habitudes d'appeler à des heures aussi tardives…
- Emilie.
- Quoi Emilie? Elle va bien?
- Oui, oui, ne t'inquiètes pas. Elle dort. Enfin je crois…
- Allez, accouche ma grande.
- C'est à propos de l'odeur qu'elle a senti et suivie. Emi m'a raconté ce qu'il s'était passée et, apparemment, celui qu'elle a vue connaissait notre vie privée.
- Merde.
- Oui et elle a également dit qu'il m'avait qualifiée de Prussienne avant de rectifier. Alice, qui me disait que j'était Prussienne?
- Putain, c'est pas vrai…
- Il n'y a que Rosalie qui m'appelle comme ça. Si ce vampire est bien le père d'Emilie, cela signifie qu'il n'est jamais mort comme cela lui avait été annoncé et que Rosalie se cache derrière tout ça. Alice, il faut lui dire…
- Je sais qu'il faut lui dire, je sais mais il y autre chose que je doit te dire.
- Alice, ne tourne pas autour du pot s'il te plaît.
- ça a un rapport avec la carte que Rosalie t'a envoyée. Peu de temps avant que nos mariages, j'ai eu une vision.
- Et quel rapport y'a-t-il avec Emilie.
- Isa, promet moi de rester calme et de ne pas paniquer. Tu sais que mon don n'est pas une science exacte et que je peux parfaitement me tromper…
- Alice!
- Dans ma vision, tu perdais Emilie et tu jurais de tuer Rosalie. Isabelle, du calme, ce n'est qu'une vision. Elle ne se réalisera pas. Nous allons la tuer avant même qu'elle pose ses sales pattes sur ta femme.
- Et tu comptais me le dire quand? Quand j'aurai contemplé un cadavre dans mes bras?
- Isa, je t'en prie, je ne savais pas comment te l'annoncer… Mais je te l'ai dit, cette vision ne signifie probablement rien.
- Je ne t'en veux pas Alice. Répondit Isabelle après quelques secondes de silence. Je n'ai plus qu'à mettre Emi au courant du retour de Dark Rosalie… Je vais raccrocher, elle commence à faire un cauchemar. Embrasse Bella de ma part et navrée de vous avoir interrompues. A demain.
- A demain.
Alice raccrocha, pensive. Posant son portable sur un meuble, la belle vampire rejoignit Bella qui était toujours sous la douche.
- Tout va bien? Demanda Bella en voyant la mine inquiète de sa femme.
- ça pourrait aller mieux. Répondit la belle vampire en prenant Bella dans ses bras.
- Tu m'expliques? Je ne vous ai pas écoutées.
- Pour faire court, l'odeur qu'à suivi Emilie est bien celle de son père qui a du être transformé par Rosalie.
- Normalement, il est mort. Emilie nous l'a dit. Objecta Bella.
- Venant de celle que je considérait comme ma sœur, rien ne m'étonne. Dit froidement Alice.
Sans rien dire, Bella embrassa Alice.
Merci à toutes pour vos reviews et, vraiment navrée de ne pas voir mit de lemon, ce sera au prochain chapitre!
A bientôt,
Thirteen
