Trouvant le temps trop long et ayant écrit cette suite, je vous la met.
Je fait une référence à la pièce de Shakespeare, "romeo & juliet". Un passage a été rédigé pour une wallonne^^
Bonne lecture!
Thirteen
Regard fixé sur le plafond, Emilie n'arrivait plus à dormir. La vampire songeait à son père, à cet homme froid et distant qui, par une belle journée de printemps, lui avait dit qu'elle n'était plus sa fille. La brune soupira et s'assit dans son lit, un drap remontant jusqu'à sa taille. Elle observa ses mains qui tremblaient légèrement et songea que ces tremblements dataient de bien avant Rosalie.
Emilie se prit la tête entre les mains en entendant la conversation téléphonique entre Alice et Isabelle. La brune avait bien remarqué que quelque chose clochait mais elle avait mit ça sur le compte du double mariage. Finalement, Emilie se leva, en tenue d'Eve, et ouvrit doucement la porte. Isabelle était de dos et semblait songeuse. La sulfureuse rouquine soupira de contentement quand elle sentit Emilie contre elle, ses mains posées sur sa taille et ses lèvres contre sa nuque.
- Tu ne dors plus?
- Je n'y arrive pas. Avoua la vampire en l'embrassant dans le cou. Je vous ai entendues toi et Alice…
- Alors tu sais que… fit la rouquine en posant ses mains sur celles de son épouse.
- Je sais. (soupire) Je devrai être en colère contre Alice pour m'avoir caché ça ainsi que toi mais je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Vous n'avez rien dit dans le seul but de me protéger et cela, je vous en remercie. Tout comme je comprend très bien qu'Emmett n'ai pas pu finir… Moi-même, s'il m'arrivait ce genre de chose, je ne sais pas si je serai capable de le faire… D'aller jusqu'au bout…
La rouquine esquissa un sourire et se retourna, ses mains autour du cou de son épouse. La brune sourit, posa ses mains sur la taille d'Isabelle et continua:
- N'aie pas peur de la vision d'Alice. Elle ne se réalisera probablement pas. J'ai survécu à pire quand j'était humaine. Et si jamais c'était le cas, je partirai en me disant que j'ai eu une « belle vie » avec toi à mes côtés…
- J'espère seulement que j'aurai un choix dans la date. Murmura Isabelle en souriant.
- Charmante contrepèterie madame Dupont. Plaisanta la brune. Pelirroja, pour l'instant, je suis toujours là alors profitons de l'instant présent… Du temps qu'il nous reste…
Sans rien ajouter de plus, Emilie l'embrassa tandis que ses mains exploraient chaque courbe du corps de la rouquine.
Elle sait qu'elle va mourir… songea Isabelle tandis qu'elle s'abandonnait sous les mains expertes de sa femme.
S'il y avait bien une chose que Bella haïssait le plus au monde, c'était quand Alice l'abandonnait dans un état proche de la frustration. La jeune vampire grogna et décida de prendre un bain brûlant. Une fois son bain prêt, Bella se glissa dans la baignoire remplie de mousse. Quelques minutes plus tard, Alice fini par rejoindre Bella. La belle vampire sourit en voyant son épouse dans la baignoire et dit, d'une voix rauque:
- Est-ce une invitation à la luxure?
- Absolument… sauf si tu m'abandonnes encore une fois. Répondit Bella, les yeux mi-clos.
- Mon portable est éteint et j'ai eu une vision pas très catholique de nos deux amies… Visiblement, leur nuit va être très torride! (Alice se glisse derrière Bella) Avant que tu me poses la question, j'ai un plan pour éviter que ma vision ne se réalise. Je metrtai Carlisle au courant dès demain.
- Pourquoi?
- Il est médecin. Dit la belle vampire en entrelaçant ses doigts aux siens. (sourit) Madame Swan-Cullen, assez de parlote et place à l'action… Je m'en voudrai de vous frustrer encore plus….
Allongée sur le côté, Isabelle entendait la respiration calme et régulière de sa femme. Celle-ci était endormie, son dos exposé au regard de la rouquine qui ne pouvait pas s'empêcher de frémir en voyant la grande cicatrice qui barrait son dos. Isabelle hésitait à toucher cette partie de l'anatomie de la brune car elle savait qu'Emilie était réfractaire à tout attouchement dorsal mais la rouquine décida de transgresser cet interdit.
Elle effleura du bout des doigts celles qui étaient plus anciennes et qu'elle connaissait par cœur, attentive aux réactions de la dormeuse. La rouquine évitait délibérément la plus récente et sursauta quand elle entendit la voix rauque de sa femme.
- Elle ne me fait pas mal.
- Tu veux que j'arrête? Répondit la rouquine en enlevant sa main.
- Non. Ta main me fait du bien. Repose là s'il te plaît.
Isabelle reposa sa main sur le dos de sa compagne et reprit l'exploration des plus anciennes pour aller vers celle qui l'intéressait. Du bout des doigts, la rouquine suivait les contours, soucieuse de ne pas faire mal.
- ça va?
- Oui, ne t'inquiètes pas. Je te le dirai si j'ai mal. (se met sur le côté, toujours dos à Isabelle) Prend moi dans tes bras Pelirroja.
Isabelle se colla contre Emilie qui soupira de bonheur en sentant le corps de la rouquine contre le sien.
- Comme ça, je me sens bien. Murmura la brune.
- Tu vas te rendormir. Constata Isabelle en serrant doucement la brune dans ses bras. Ça m'a manqué de ne plus te prendre ainsi.
- Il ne tient qu'à toi de m'empêcher de dormir. Répondit Emilie en posant une main de sa femme sur son bas ventre.
Villa des Cullen
Le lendemain, après avoir eu Alice au téléphone, Carlisle s'enferma dans son bureau avec Edward et Jasper.
Dans le salon, Emmett trompait son ennui en regardant la rediffusion d'un match de football, en l'occurrence le match OL/ Real de Madrid. Ces derniers temps, le géant avait essayé de ne pas penser à la probable résurrection de Rosalie en passant le plus de temps possible à l'extérieur mais il y avait également une autre raison. Emmett avait beaucoup de mal à rester en compagnie des deux couples car elles lui rappelaient sa lâcheté.
Le géant était tellement absorbé dans ses pensées qu'il n'entendit pas Isabelle, Alice, Bella et Emilie arriver dans le salon. Comme à son habitude, la française s'installa dans un canapé pour regarder le match tandis que les trois autres vampires allèrent dans l'ancienne chambre d'Alice. Les yeux rivés à l'écran, la brune suivait le match avec attention tandis qu'Emmett se demandait s'il devait parler ou non.
- Bel arrêt. Commenta le géant.
La française opina de la tête et sortit son paquet de cigarettes. Emmett, dont la patience n'était pas une vertu, fini par dire:
- Tu sais, je ne mord pas. Tu peux parler. (nouveau silence d'Emilie) Je comprend que tu ne veuilles pas me parler après tout ce qui s'est passé mais…
- Il n'y a rien à dire. Dit la française en l'interrompant d'un signe de la main. Tu n'a pu te résoudre à brûler le corps de ta femme et je le comprend.
- Je suis pourtant responsable. Si j'avais fait ce qu'il fallait, tout irait pour le mieux.
- Tu n'es pas responsable des agissements de ta femme. Dit sèchement la brune.
- Pourquoi tu ne m'en veux pas?
- Parce que tu es mon ami et j'insiste bien sur ce mot là. Tu es mon ami Emmett et, au risque de me répéter, je n'en ai pas après toi. C'est la blondasse que je veux étriper, pas toi. Tu n'as jamais su et tu n'aurai probablement pas été au courant de cette histoire s'il n'y avait pas eu cet échange scolaire.
- Rose ne m'avais jamais rien dit sur toi et Isa.
- Et pour cause. Dit elle, ironique. Tu irai dire à la personne qui partage ta vie que tu as laissé pour morte une humaine parce qu'une vampire n'a jamais voulu passer à la casserole?
- Non. Je préférerai garder ça pour moi. Admis le géant. (sourit) Et puis, ta femme, c'est une perle.
- Je sais, je sais. (se lève) Allez, ramène ton cul de pucelle dehors. Besoin de me défouler…
- Moi, j'ai un cul de pucelle? Dit il en se levant.
- Ouais et je vais même t'en faire un deuxième. Répondit la vampire en éclatant de rire.
Emmett et Emilie sortirent en courant tout en éclatant de rire comme des gamins.
Du côté des trois vampires, l'ambiance était joyeuse. Pour passer le temps, Alice avait fait une caricature de tout le monde et Isabelle était morte de rire en voyant la sienne tandis que Bella ne savait pas quoi penser du costume de soubrette qu'Alice avait griffonné. La rouquine entendit le rire de sa compagne et un sourire rêveur passa sur ses lèvres.
- Que ce rire m'a manqué. Soupira Isabelle.
- A ce point là? Demanda Bella en s'asseyant sur le lit.
- Y'a pas que ça. Pouffa Alice en prenant Bella dans ses bras.
- Toi, tu as eu une vision. Dit la rouquine en pliant soigneusement le dessin.
- Moi? Dit Alice d'un ton innocent. Absolument pas.
- Tu veux que je demande à Bella? Non, j'ai bien mieux. Termina Isabelle en se tournant vers Bella qui ne savait pas quoi dire.
- Isa, fait pas ça…
- Je vais me gêner! Jeune Padawan, ouvre en grand tes oreilles et écoute ce que la maîtresse Jedi va te raconter sur Alice et…
- C'est bon! Coupa la belle vampire. J'ai eu une vision de toi et d'Emilie en train de faire des choses pas très très catholiques…
- J'avais raison…. Fanfaronna Isabelle.
- Gnégnégné… fit Alice en tirant la langue.
- Alice, ou sont tes bonnes manières? S'offusqua Isabelle
- Dans ton… commença Alice.
- Stop! Dit Bella en riant. Isa, c'est quoi l'histoire?
- Tu tiens vraiment à le savoir? Plaisanta la rouquine.
- Isa, si jamais tu fait ça… gronda faussement Alice.
- Tu ne me feras rien du tout mangeuse de hot dog.
- Tu me fait bien marrer buveuse de bière.
- Suppôt de Satan. Rétorqua Isabelle en souriant.
- Ah non, Satan c'est ta femme.
- C'est bien ce que je dit. Toi ou Emilie, quand vous vous y mettez avec vos vannes pourries, c'est l'enfer! (à Bella) C'est simplement qu'Alice vivait une histoire d'amour très particulière avec des toilettes…
- Des toilettes? Répéta Bella sans voir ou Isabelle voulait en venir.
- Oui, des toilettes. A une certaine époque, Alice aimait beaucoup faire….
- J'ai compris… dit la jeune vampire en souriant. En ce moment, c'est la salle de bain.
- Ben voyons! Plaisanta Isabelle. Cette soudaine addiction à l'élément aquatique me fait penser à une nana qu'Emi connait. Elle aussi éprouve une certaine fascination pour l'eau.
- Attends, je viens d'y penser. Il n'y a pas que moi qui vouait un « culte » aux toilettes. Coupa Alice. A une époque, c'était vous deux…
- Allez, pan dans tes dents! Pouffa Bella.
Les trois amies éclatèrent de rire.
Pendant ce temps, Carlisle avait terminé ce qu'il faisait. Laissant Jasper et Edward rejoindre Emmett et Emilie, le médecin regardait avec une certaine appréhension la fiole qui était sur son bureau.
Et si ça marche pas? songea-t-il avec horreur.
Carlisle se massa longuement les tempes et fini par appeler Alice qui arriva dans la foulée.
- C'est prêt? Demanda la belle vampire d'un ton impatient.
- Oui. Répondit le médecin en lui donnant la fiole. Mais je ne suis pas sûr du résultat.
Alice renifla la fiole et, esquissant une grimace de dégoût, dit:
- On peut pas dire que ça sente la rose…
- ça a le gout et l'odeur de la vodka. Tu m'as bien dit qu'Emilie en buvait assez souvent?
- Oui.
- Arrange toi pour lui faire boire juste avant que la confrontation ai lieu.
- Combien de temps avant que ta mixture agisse?
- Une demi-heure. En théorie, notre amie paraîtra sans vie. Cela permettra de berner Rosalie et de faire ce que vous avez à faire.
- D'accord. Bon, j'ai plus qu'a prévenir Bella et Isa.
- Oui. J'oubliais. L'état de notre amie sera temporaire. Deux heures tout au plus.
- Merci! Dit la belle vampire en posant sa main sur l'épaule de son père adoptif.
Auteur qui a un sourire sadique sur les lèvres: vous voulez la suite? Alors, à vos claviers!
