Désolée pour le retard... Suite assez "chiante" à écrire. Plusieurs versions mais aucune ne me plaisaient mais bon... Voilà le résultat!
Des nouvelles de la ff de Kousto: pour l'instant, elle est suspendue. K n'a plus d'idées et ajoutez à ça un emploi du temps assez chargé.. Mais ce n'est pas grave, je vais la houspiller pour qu'elle nous mette la suite tant attendue^^
Bonne lecture,
Thirteen
PS: Bella Swan, je suis déçue^^ tu as même pas mis de review à mon histoire en deux parties... Serait tu trop occupée? ^^ ;p
Alice était sur la terrasse de la villa et scrutait l'horizon. Au fond de sa poche se trouvait la fiole que Carlisle avait faite.
- Tout va bien? Demanda Emilie en s'approchant de son amie.
- C'est plutôt à moi de te demander si tout va bien. Répliqua doucement Alice.
La française esquissa un sourire, alluma une cigarette et dit:
- Si on enlève le fait que Blondie a fait son come-back avec mon père, je dirai que tout va bien. Alice, je préfère en rire… Et tu me connait assez pour savoir ce que ça cache, non?
- Je sais. Ton dos te fait toujours mal?
- De ce côté-là, ça va. Marmonna la française. Mes mains aussi. Elles ne tremblent pas quand je suis occupée…
- Occupée à faire des choses pas très catholiques avec ta moitié! Plaisanta la belle vampire.
- Merde, je suis démasquée! Rétorqua Emilie en souriant.
- Comment fais tu…
- Pour? Alice, je suis pas en sucre.
- Tu as toujours le sourire, tu as toujours une connerie à dire ou à faire… Comment fait tu pour ne rien montrer?
Emilie resta silencieuse quelques secondes et regarda son amie.
- Parce que j'ai toujours eu ce côté-là qui a été réprimé depuis des années. Je suis fille d'officier. Je suis militaire et en tant que telle, je ne dois rien montrer. Je dois cacher mes états d'âme, mes doutes, mes souffrances et mes interrogations. Je ne suis pas forte Alice. Je suis simplement désabusée par certaines choses que je t'ai dites. Ta vie a été beaucoup plus simple que la mienne. Oui, beaucoup plus simple… Je passe mon temps à faire le bien autour de moi, à ne montrer que mon côté bon samaritain… Là, tu me vois sans masque. Alice, je ne vais pas te mentir, je suis morte de trouille. (soupire) Quand je reverrai le colonel, vous serez là et vous allez entendre des choses qui ne seront pas à votre goût, des choses que j'ai soigneusement enfouies sous un masque d'éternelle boute en train. (sourit) Au fait, quid de la soubrette?
- Je déteste quand tu fait ça. Maugréa Alice.
- Fait quoi?
- Quand tu passes du coq à l'âne. Comment tu es au courant pour le dessin de la soubrette?
- Parce que je te connait bien ma chère… Et que tu as envie d'un truc nécessitant ma participation et celle de ma rouquine… Chose que ma sulfureuse moitié est en train d'expliquer à ta femme…
- Dans ce cas, allons vite les rejoindre avant que Bella ne change d'avis.
Assis en tailleur, les yeux fermés, Charles méditait. Non loin de lui, dans une pièce soigneusement fermée, Rosalie écrivait encore. Le vampire pouvait entendre la plume crisser sur le papier et, curieusement, ce bruit le détendait et lui rappelait une passion de sa fille. Passion qu'il lui avait interdite. Charles pouvait encore revoir sous ses paupières closes le visage sans émotion qu'Emilie lui fit quand il lui interdit toute activité ne nécessitant pas qu'une signature en bas, à droite.
Je crois bien que c'est à ce moment là que j'ai commencé à la perdre. C'est vrai qu'elle avait un certain talent pour l'écriture mais ce n'était pas ça que j'avais imaginé pour ma fille. Ma fille que j'ai élevée comme un garçon…
Flashback Charles
Assis dans un confortable fauteuil de son appartement cossu du 6° arrondissement de Paris, Charles buvait un café en attendant que sa fille unique se réveille. Sur une table basse, plusieurs exemplaires des différents journaux qui paraissaient encore. Tous titraient sur la guerre, sur l'armistice.
Le militaire avait parcouru d'un œil rapide les différents titres et était ravi que ce soit le Maréchal Pétain qui le « signe ». Charles vouait une admiration sans bornes pour le maréchal depuis la Der des Der. C'est une chose qu'il avait essayé d'enseigner à Emilie mais celle-ci s'en foutait royalement.
Charles alluma une cigarette et sa fille apparu dans le salon, un sac à dos à côté de la porte.
- Bonjour. Dit le militaire en remplissant une tasse.
Emilie hocha de la tête et s'assit en face de son père. La jeune femme jeta un regard dégoûté sur les journaux, prit sa tasse et alluma une cigarette sous le regard désapprobateur de son père.
- Tu part en voyage? Demanda Charles après avoir vu le sac à dos.
- Loin de tout ça. Répondit Emilie.
- Pour aller ou?
- Là ou vous ne risquez pas d'aller car vous êtes un lâche.
Comme tout le monde, Charles avait été soulagé de la signature de l'armistice. Pour lui, cela signifiait le retour à une vie normale mais pour Emilie, qui avait entendu et lu l'appel du général de Gaulle, ce n'était que le début de la guerre.
- Je ne suis pas lâche. J'ai fait Verdun.
- Vous êtes soldat avant tout et votre devoir, c'est de défendre la France, pas de la laisser aux mains des Allemands. Rétorqua la jeune femme en regardant son père.
- Qu'Est-ce que tu connaît de la guerre toi?
- Je ne connaît pas celle que vous avez faite il y a vingt ans mais ce que j'ai vu me conforte dans mon idée. Vous m'avez élevée avec un idéal, celle d'une France libre. Pas d'une France qui va être entravée, privée de liberté…
Le colonel resta stupéfait en entendant la réponse de sa fille. Devant lui, se tenait non pas la petite fille qu'il avait élevé avec rigueur, discipline et sévérité mais une jeune femme qui n'acceptait pas la défaite. Charles en fut secrètement ravi mais l'officier reprit vite le dessus sur sa fierté.
- Tu n'iras pas rejoindre ce pseudo-général.
- Vous n'avez pas d'ordre à me donner. Dit elle sèchement tout en se levant.
- Je suis ton supérieur.
- Non. Ou étiez vous pendant qu'on se faisait canarder sur les routes? Vous étiez en train de prendre un thé avec tout vos camarades de droite…
- Tu n'as pas à me parler comme ça, je suis ton père!
- Mon père ne m'empêcherai pas de partir rejoindre un homme qui s'élève contre tous.
- Si tu quittes cette pièce… fit Charles, menaçant.
- Vous me déshéritez? Ironisa la jeune femme. Je vais vous dire ce qui va se passer… Moi, je part en Angleterre, rejoindre ceux qui ont les mêmes idéaux que moi. Tant pis pour les conséquences.
- Et tu quitterai sans regrets ceux qui t'aiment?
- J'ai déjà perdu quelqu'un sur les routes. Une amie qui m'était chère.
- Ne parle jamais ici de ce que tu fait avec ceux de ton espèce! Cria Charles. Tous ceux qui ont des amitiés honteuses ne font jamais carrière, c'est ça que tu veux? Tant que tu vivras sous mon toit…
- Rassurez vous mon colonel, je m'en vais. Je vous laisse à votre confort bourgeois et à vos idées reçues. Je vous laisse vénérer un vieillard qui a un comportement honteux…
Charles se leva et se mit en face de sa fille. La regardant droit dans les yeux, le militaire dit:
- Plus jamais tu ne mettra un pied ici, plus jamais. Je ne veux plus entendre parler de toi ni de ceux de ton espèce. Va au diable…
- Au contraire, je le quitte. Rétorqua Emilie en ravalant ses larmes.
La jeune femme mit son sac sur ses épaules et s'en alla en claquant la porte. Charles se prit la tête entre les mains et pleura.
- Je n'arrive pas à le croire… murmura Bella dans les bras d'Alice. C'était…
- Divin?
- Je n'arrive pas à trouver les mots justes. Répondit la jeune vampire.
- C'est la première et dernière fois. Dit Alice en embrassant une main de Bella.
- Je comprend mieux pourquoi tu disais qu'il faudrait être frigide pour résister à 13. Emi aussi…
- Je sais. Je te le répète, c'est la première et dernière fois. Maintenant que tu as vu ce qui m'avait fait craquer chez nos amies…
Bella sourit et se mit sur Alice.
- Pourquoi ce sourire? Demanda la belle vampire en promenant ses mains sur le dos de sa femme.
- Disons que… Après avoir exploré trois corps féminins, je n'en vois qu'un seul qui me fascine encore et encore… murmura Bella en l'embrassant. Et que je vais passer un sacré bout de temps à lui rendre hommage comme il se doit…
Emilie fumait une cigarette, fenêtre ouverte tandis qu'Isabelle, assise en tailleur sur le sol, l'observait.
- Tu es bien silencieuse. Fit remarquer la rouquine.
- Je pense.
- A ce qu'on a fait avec Alice et Bella?
- Non. Ça, ça ne se reproduira plus. (soupire) J'était en train de me dire qu'il y a des choses que tu ignores de moi parce que je ne te les ai pas dites.
- Tu as eu une vie avant moi. Murmura la rouquine en rejoignant son épouse. Et, pour l'instant, je ne veux pas connaître les détails. Tu me raconteras quand tu seras prête.
- Quoique tu entendes sur moi, n'en tiens pas compte. (l'embrasse) Je t'aime Isabelle, ne l'oublie pas.
Emilie regarda la rouquine quelques secondes, lui caressa la joue et sortit par la fenêtre.
Au même moment, Alice sursauta, se détacha de l'étreinte de Bella et alla à la fenêtre. La belle vampire vit Emilie partir en courant vers la forêt et elle dit:
- Habille toi, préviens Isa et rejoignez moi le plus rapidement possible.
La grande bataille arrive enfin! Promis, la suite viendra plus vite!
A bientôt,
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