Après une longue absence, voici la suite ma ff.

Bonne lecture,

Thirteen


Adossé contre un arbre, Charles fixait ses mains. Mains qui avaient blessé sa fille. Non loin de lui, Rosalie le regardait.

- Tu as fini de contempler tes mains? Demanda la blonde vampire en haussant les épaules. Charles, tu as fait ce qui était juste. Point barre. Ça s'arrête là.

- Et vous? Vous avez fait ce que vous voulez? Rétorqua froidement le vampire.

- Ma vengeance viendra plus tard. Ce n'est pas ta fille… C'est celle qui a souhaité ta mort plus qu'autre chose. (sent une odeur) Nous allons avoir de la compagnie.

Alice arriva au même moment et s'arrêta pas très loin des deux vampires.

- Rosalie.

- Alice. Dit la blonde en souriant. Tu es venue me faire un brin de causette?

- Certainement pas.

- La copine de Satan… maugréa Charles.

- Vous, fermez là. Sécha Alice. (à Rosalie) Quand Est-ce que tu va arrêter de faire du mal aux personnes qui m'entourent?

- Quand? J'en sais foutrement rien. Rétorqua la blonde en esquissant un sourire cruel. A dire vrai, c'est même plutôt jouissif de voir te démener comme une folle pour protéger ta femme et l'autre timbrée.

- Rosalie, c'est ta dernière chance avant qu'il ne t'arrives vraiment quelque chose.

- Et que va-t-il m'arriver? Tu es toute seule face à moi et à Charles.

- Laisse le en dehors de ça, ça ne le concerne pas.

- Bien sûr que si. C'est quand même lui le père de l'autre folle. (sourit) Si tu savais à quel point j'ai prit mon pied à la torturer aussi bien physiquement que mentalement… termina la blonde en fermant les yeux.

- Ce qui va être jouissif, ça va être de foutre ma main en travers de ta gueule de blondasse décolérée. Dit une voix rauque.

Alice leva les yeux au ciel en voyant Emilie venir vers eux, d'une démarche hésitante tout en serrant les poings.

Et comme d'habitude, elle ne m'écoute pas… j'aurais du m'en douter…

- T'es venue prendre une raclée? Celle de tout à l'heure ne t'as pas suffit? Rétorqua Rosalie.

- Nan. J'ai des penchants sado-maso, je te l'ai déjà dit Blondasse. Fit la française en souriant. Plus on me frappe, plus j'aime ça. Je doit tenir ça de mon père…

Charles sourit intérieurement en entendant les propos de sa fille mais alla se mettre devant Emilie tandis qu'Alice ne bougeait pas. Comme Rosalie d'ailleurs.

- Tu ne toucheras pas à ma Créatrice.

- Je vais me gêner. Rétorqua la brune. Pousse toi, tu me gâche la vue.

- Non. Ce que je t'ai fait tout à l'heure ne t'a pas suffit?

- J'ai survécu à pire et vous avez tendance à l'oublier mon colonel.

- Tu me vouvoies maintenant?

- Vous me l'avez dit, je doit le respect à un supérieur même si c'est un connard.

- Et depuis quand une contre-nature sait respecter les gens? Rétorqua Charles.

- Nous y voilà… C'est ça le problème pour vous. Je suis une contre nature… Je vous signale au passage que Rosalie a voulu se faire ma femme.

- Mensonges! Hurla le vampire. Ma Créatrice n'est pas comme toi!

- Elle est juste dérangée du ciboulot. Un peu comme vous d'ailleurs… (sourit) Pendant que vous vous cachiez en attendant la bonne occasion de me foutre une raclée, j'ai essayé de faire en sorte que le nom que m'a donné mon père ne soit plus signe d'infamie en France. Croyez moi ou non, porter votre nom n'était pas une mince affaire. C'est très sympa dans un dossier militaire… ironisa la française en allumant une cigarette.

Charles sourit, essuya ses lunettes et dit:

- Que tu le veuilles ou non, tu es ma fille.

- Nuance, vous êtes mon géniteur.

- C'est sûr. De mon côté, il n'y a pas de gens comme toi.

- C'est vrai. Vous aviez juste une sœur qui était complètement timbrée. (à Rosalie) Au lieu de t'en prendre à un collabo, tu aurai mieux faire de transformer sa sœur…

- Ne parles pas d'elle. Grogna Charles.

- Je vais me gêner! Dit calmement la française. Quelle partie de l'histoire vous préférez? Celle ou elle vous a gentiment parlé de ma vie sexuelle ou la partie ou elle m'a fait passée pour une détraquée?

- Je préfère celle que ma Créatrice m'a racontée. Rétorqua le vampire. La partie ou tu t'es mise à boire parce que tu n'a pas supporté ce que tu as vu.

Un grondement de colère s'échappa de la gorge de la française qui serra les poings. Ayant vu sa réaction, Charles continua:

- Tu as toujours été faible. Tu n'as jamais su te contrôler.

- Vous ignorez ce que j'ai vu. Rétorqua Emilie après quelques secondes de silence. Vous ignorez ce que j'ai fait pendant que vous, vous salissiez votre nom…

- Nom que tu portes d'ailleurs et que tu as déshonoré bien avant moi en couchant avec cette…

- Ne la mêlez pas à ça! Claqua sèchement la voix de la française tout en regardant Alice.

Dans le regard d'Emilie, Alice comprit que son amie allait bientôt craquer et la belle vampire se rappela d'une phrase que la française lui avait dite: Quand je reverrai le colonel, vous serez là et vous allez entendre des choses qui ne seront pas à votre goût, des choses que j'ai soigneusement enfouies sous un masque d'éternelle boute en train… La belle vampire comprit que le départ de son amie en Angleterre avait été aussi motivé pour d'autres raisons, beaucoup plus personnelles et que, de toute sa vie d'immortelle, elle aurait toujours un fantôme présent dans son esprit. Celle d'une jeune femme qu'elle n'avait pas su protéger et dont la brune avait soigneusement évité d'en parler à Isabelle.

- Cette détraquée…. Continua Charles. Elle était beaucoup plus que ta collègue… Quel effet ça t'a fait de la tenir dans tes bras pendant qu'elle se vidait de son sang?

La française serra les poings et Alice vit que les jointures étaient blanches. De son côté, Rosalie observait la scène avec beaucoup d'attention, ignorant tout de cette partie là de l'histoire d'Emilie. Et elle ne bougeait pas, laissant la française accomplir sa vengeance.

- Espèce de… hurla la vampire avant de se jeter sur son père en armant son poing.

Ce furent quelques minutes d'une intense bataille ou chacun des deux protagonistes rendaient coup pour coup. A la fin, Emilie fini par se mettre à califourchon sur Charles, bloquant ses bras avec ses jambes et ses deux mains posées sur son cou. La vampire ignorait les coups de genoux que son père lui mettait dans le dos et qui lui arrachaient des gémissements de douleur.

- Personne ne sait, à part moi, ce que j'ai enduré. Personne ne sait à quel point c'est dur de rester en vie… Personne ne sait ce que c'est que de vouloir être comme son père aurait voulu que je soit… Tu n'as jamais su tout cela… murmura Emilie à l'oreille de son père. Pendant longtemps, j'ai cru que tu était mort par ma faute… Que tu était mort à cause de moi, de ce que j'avais fait… Pardon mais je doit le faire…

Charles croisa le regard de sa fille et y vit de la tristesse et de la douleur. Alors, pour la première fois depuis tant d'années, le militaire regarda sa fille dans les yeux et murmura:

- Fait ce que tu as a faire… Pardon…

Lentement, les mains d'Emilie remontèrent jusqu'aux joues de son père et, les yeux fermés, fit claquer la tête. La vampire resta quelques secondes sur son père et fini par s'effondrer sur lui. De son côté, Alice constata avec soulagement que la potion préparée par Carlisle et que son amie avait recrachée faisait effet. La belle vampire se tourna vers Rosalie qui n'avait pas bougé et dit, d'une voix forte:

- Tu vois ou ton désir de vengeance nous a tous menés? Rosalie, arrête tes conneries et revient vers nous…

- Jamais. Dit elle froidement. J'ai un petit cadeau pour toi.

Rosalie eut un sourire cruel et revint quelques secondes plus tard avec Charlie. Alice eut un sursaut de surprise en voyant son beau-père.

- Ne t'en prend pas à lui! Hurla la belle vampire.

- Tu as le choix. Reprit la blonde. Soit tu essaie de me tuer et Charlie meurs, soit tu me laisse partir et Charlie a la vie sauve.

Rapidement, Alice pesa le pour et le contre.

- Assez de morts… murmura la belle vampire. Relâche Charlie et va t'en…

Avec un rire dément, Rosalie poussa violemment Charlie vers Alice et partit en courant. La belle vampire réceptionna l'humain, s'assura qu'il allait bien et alla du côté de son amie, toujours étendue sur son père. Alice dégagea doucement la française et émit un sifflement. Dans la foulée, Isabelle et Bella arrivèrent. Bella se dirigea vers son père tandis que la rouquine regardait fixement son épouse.

- Alice?

- …

- Alice!

La belle vampire regarda son amie et lui sourit.

- Tout va bien Isa, ne t'inquiètes pas. Prend ma place, je…

Alice se releva et rejoignit Bella, laissant Isabelle prendre place auprès d'Emilie.

- Tout va bien Charlie. Dit elle en posant une main rassurante sur son épaule.

- J'ai pas compris ce qu'il se passait. Avoua le chef de la police. J'était en train de dormir quand je me suis réveillé ici…

- Ce n'est rien papa. Tu n'es pas blessé?

- Ton vieux père a la tête dure. Plaisanta Charlie. Viens dans mes bras comme quand tu était petite…

Charlie ouvrit grand les bras et sa fille vint se nicher contre lui tout en faisant attention à ne pas lui faire mal. De son côté, Alice se demandait s'il fallait attendre le réveil d'Emilie pour faire brûler le corps de son père et chercha une réponse du côté d'Isabelle. La rouquine haussa les épaules, faisant signe qu'elle lui laissait le choix. La belle vampire rejoignit son amie, fouilla ses poches pour prendre son briquet et alla du côté de Charles. Toujours en silence, Alice mit du bois sur le corps étendu et l'alluma. Le bûcher commença à prendre et la rouquine serra plus fort la vampire étendue dans ses bras. Emilie s'agita un peu et tourna la tête. Ramenant ses mains à son visage, la française murmura un seul mot:

- Papa…


A K, même si en ce moment, je lui fait vivre un enfer.

Donc voilà, un vilain de moins mais la blondasse court toujours! Si vous voulez la suite, je veux des reviews!