Voici la suite postée depuis ce beau pays qu'est l'Allemagne! Et non, il n'y a pas de concombres espagnols... (private joke).
Bonne lecture (et je tâcherai de mettre une suite avant dimanche... Enfin, si mademoiselle K me laisse faire, ce qui est vite dit XD)
Enjoy ;)
Thirteen
- Comment va Emilie? Demanda Emmett en voyant Isabelle venir dans le salon.
La rouquine ne répondit pas et s'assit sur un des canapés du salon de la villa. Les quatre vampires étaient revenues quelques heures plus tôt et, dès leur arrivée, Carlisle avait examiné Emilie. Celle-ci n'avait opposé aucune résistance et avait même lâché un soupir de soulagement en suivant le médecin.
- Elle ne dit rien. Répondit Alice à l'attention de son frère. Elle regarde fixement le plafond.
- Il y a quelque chose qu'on peut faire… commença Emmett.
- Y'a rien à faire. Dit froidement Isabelle tout en se levant.
Sentant son amie en colère, Alice décida de la rejoindre. La rousse était sur la terrasse et regardait le paysage devant elle.
- Ou est Bella? Dit elle sans se retourner.
- Elle passe la nuit chez son père.
- Pourquoi tu n'es pas avec elle?
- Parce que ce n'est pas ma place. Répondit la belle vampire en se rapprochant de son amie. C'est un moment qu'elle désire passer avec son père.
- Est-ce que tu était au courant?
- Au courant de quoi? Demanda Alice tout en sachant qu'elle parlait d'Emilie.
Isabelle lâcha un grondement de frustration et dit d'une voix basse:
- Putain… Depuis que nous sommes ensemble, j'ai toujours été là pour elle… Toujours… Et là, j'apprend quoi? Qu'elle m'a cachée certaines choses? Mais je suis quoi pour elle? Un agréable passe-temps?
- Tu te calme rouquine et tu m'écoute. Répondit sèchement Alice. C'est Ta femme, c'est pas celle de la première nana qui passe. Elle t'aime et tu le sais. Si Emi ne t'en a pas parlé, c'est parce que c'est douloureux pour elle. Ce soir, ça été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Tu réagirai comment si ton père, que tu croyais mort depuis des années, refaisait surface? Que tu t'en prendrai plein la gueule pour de vieilles rancœurs? (se radoucit) Je crois surtout qu'Emi ne t'a rien dit pour ne pas t'affoler… Elle l'a toujours fait…
- Pourquoi? Demanda Isabelle en regardant son amie. Pourquoi ne m'a-t-elle jamais rien dit?
- Un seul mot: éducation. Tu sais de quel milieu elle vient et tu sais quelle carrière elle a choisi de faire.
- Oh… fit la rouquine en se cachant derrière ses mains.
Alice eut un sourire tendre et prit son amie dans ses bras.
- Je crois surtout qu'elle a besoin de toi… Isa, ne soit pas jalouse d'un fantôme de son passé. Crois moi, elle souffre beaucoup plus que nous…
Allongée sur le dos , Emilie regardait fixement le plafond, perdue dans ses pensées. Pensées qui avaient deux prénoms: Charles et Marie. Deux êtres qu'elle avait passionnément aimés mais qui étaient tout les deux morts par sa faute. La française émit un gémissement de douleur, se leva et se mit à la fenêtre tout en allumant une cigarette. Elle regardait l'étrange ballet de la fumée de sa cigarette quand elle se raidit en sentant l'odeur de sa femme.
- J'veux voir personne. Grogna Emilie.
- Je suis ta femme. Dit doucement Isabelle en s'approchant d'elle. Désolée mais tu m'a définitivement sur le dos maintenant.
- M'approche pas. Fit sèchement la brune.
- Cesse de jouer au brave petit soldat qui affronte la tempête sans rien dire. Fini par dire la rouquine en s'asseyant sur le lit. Je suis là. Tu peux me parler.
- Te parler de quoi? Dit la française avec une mauvaise foi évidente.
- Parle moi d'elle.
- Elle est morte, ça s'arrête là.
- Emi…
- Je ne t'en parlerai pas. Dit la vampire en regardant fixement son épouse. Je n'ai pas envie de t'en parler. Cela ne te concerne pas.
- Si, ça me concerne. Tout ce qui te touche me concerne. Répliqua Isabelle.
- Je ne veux pas t'en parler. Répéta Emilie en détachant chaque mot.
- Pourquoi?
- Parce que c'est comme ça! Hurla la française tout en ouvrant la fenêtre.
- Tu vas ou?
- Je me casse! Ras le cul qu'on me demande sans arrêt de parler! Je n'ai rien à vous dire, je n'ai rien à te dire!
Sans rien comprendre à l'attitude de sa femme, Isabelle la regarda partir par la fenêtre.
La brune ne revint que le lendemain à la villa ou Isabelle, Bella et Alice l'attendait. La rousse renifla l'air et esquissa une grimace de dégoût en sentant une autre odeur que la sienne sur sa femme.
- Tu me donneras des explications plus tard. Dit elle froidement.
- Y'a rien à dire. Répliqua la brune. Je ne sais pas comment elle s'appelle et je m'en fout.
- Emi…
- Putain, Isa, fout moi la paix! Je n'ai rien à te dire!
Alice et Bella assistaient, médusées, à la dispute des françaises qui se poursuivit très vite en allemand. Alice comprenait le sens général des phrases échangées et compris, qu'apparemment, ce n'était pas la première incartade de la brune.
- Und ich sage Ihnen, ficken gehen Sie selbst! (Et moi, je te dit d'aller te faire foutre!) cria la brune, visiblement hors d'elle.
- Dies ist weder das erste noch das letzte Mal sagte mir, dass ... Auch sie erzählte ihr ihn zu ficken gehen selbst? Nicht verschütten Ihr Zorn auf mich, weil Sie nicht wollen, um mir zu sagen. ( Ce n'est ni la première ni la dernière fois que tu me dit ça... Elle aussi, tu lui a dit d'aller se faire foutre? Ne déverse pas ta colère sur moi parce que tu ne veux rien me dire.) répondit posément la rouquine.
- Und zu sagen, was?( Et pour te dire quoi?)
- Wir werden dieses Gespräch fortsetzen später. Ich hasse es, meine Gefühle vor allen Leuten zu verbreiten. (On reprendra cette conversation plus tard. J'ai horreur d'étaler mes états d'âme devant tout le monde.)
- Das war's. Nicht auf mich zählen. (C'est ça. Compte pas sur moi. ) fit Emilie en faisant un geste équivoque d'un doigt. Merde à la fin!
- ça y est, vous êtes calmées? Dit Alice aux deux vampires.
- De quoi…
- J'me mêle, je sais. Continua Alice en toisant Emilie. Maintenant, tu poses gentiment ton cul sur le canapé et tu te la fermes.
Emilie obéit et Isabelle dit:
- Tu as un plan?
- Oui, j'en ai un mais pour ça, il me faut la collaboration de la miss qui préfère prendre la fuite plutôt que de parler.
- Ta…
- Gueule, je sais. Continua Alice, imperturbable. Comme vous le savez, notre miss monde croit qu'Emi est morte et que Bella est toujours incapable de faire quoique ce soit en ma présence. Donc mon plan est simple… Continuer de faire croire qu'Emi est morte et Bella va prendre des cours de combat avec notre amie.
- ça me va. Dit la rouquine en souriant. Va falloir qu'on en parle à Carlisle.
- C'est fait d'hier soir. Dit la belle vampire. (à Bella) Tu était avec Charlie hier soir. Bref, nous avons juste à assurer la protection de Charlie et de laisser Bella et Emilie tranquilles. Avant que j'oublie… Emilie, tu n'as pas ton mot à dire là-dessus. Plutôt que de continuer à te torturer avec fantômes, je t'offre de quoi t'occuper. Et défense de passer tes nerfs sur ma femme. Termina Alice en souriant.
- Comme si c'était mon genre. Bougonna la française.
- Parce que c'est tout à fait ton genre. Souligna Isabelle d'un ton amusé.
- Toi…
- Emi, ne recommence pas. Avertit Alice. Sinon, je vais être obligée de te museler… Isa, tu viens? On va aller établir les tours de garde pour Charlie.
La rouquine suivit Alice et Bella resta seule avec Emilie.
- Comment tu te sens? Demanda la plus jeune.
- Tu ne vas t'y mettre toi aussi… maugréa la vampire.
- Mais non, c'est juste que je m'inquiète pour toi.
- Faut pas.
- Je te l'ai déjà dit, je t'aime bien. Blague à part, tu as couché avec qui?
- Personne. Avoua la française en baissant la tête. J'ai été picoler hier soir et une nana s'est frottée contre moi.
- Pourtant, Isabelle semble croire le contraire. Objecta Bella.
- Je n'ai pas cherché non plus à la contredire. (sourit) T'es pas là pour discuter de mes états d'âme, t'es là pour que je t'apprenne un ou deux trucs.
- On commence par quoi?
- Déjà, on va aller se foutre sur la gueule dehors parce que je crois pas qu'Esmée apprécierait qu'on refasse la déco de son salon. Une fois que j'aurai vu ton niveau, on passera à des choses plus sérieuses. (se lève) Une dernière chose Bella. Vis-à-vis de toi, je vais avoir la même attitude que quand je travaille.
- Qui est?
- Quand je m'y met, je peut être une vraie pute. Dit la française en souriant. Alors, ma biche, si ce soir, tu veux voir le cul de ta femme, va falloir que tu me donnes satisfaction. Allez, bouge ton boule! Termina Emilie en entraînant Bella dehors.
Alors, qu'en pensez vous?
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