Nouveau chapitre et je doit avouer qu'il est peu plus noir que les précédents.
Bonne lecture et on se retrouve en bas!
Thirteen
Un drap d'une blancheur immaculée, cachant juste ce qu'il fallait, recouvrait les deux françaises. Allongée sur Isabelle qui regardait fixement le plafond, Emilie dormait.
Elle revoyait le visage énergique de son père et celui, plus doux, de sa mère.
Pourquoi faut il que je pense à eux maintenant? Songeait la rousse en resserrant son étreinte.
Elle se revoyait enfant, dans les bras de son père qui la faisait tournoyer dans les airs et sa mère qui les regardaient avec bienveillance.
Pourquoi?
Isabelle embrassa la tête de sa femme, se leva, s'habilla et sortit par la fenêtre sans qu'Emilie ne s'en aperçoive.
Des yeux rouges... songeait la rousse tout en marchant. Rouges comme du sang... Et cette voix... Froide, glaciale mais énergique...
- Merde! Cria Isabelle en se laissant tomber près d'un arbre.
La jeune femme n'arrivait pas à comprendre pourquoi elle désirait connaître son créateur mais, inconsciemment, elle le savait. Isabelle voulait savoir pourquoi elle ne se souvenait pas de 14 ans de sa vie.
Carlisle avait consulté les mails envoyés des quatre coins de l'Europe par ses différents contacts. Le médecin n'avait jamais enquêté sur les fréquentations de « ses » enfants mais la demande d'Isabelle l'avait intrigué. Surtout depuis qu'il savait qu'elle ne se rappelait plus de la période s'étalant entre 1900 et 1914.
Carlisle avait toujours été très à l'aise avec Isabelle et éprouvait toujours un grand plaisir à parler en sa compagnie de sa période italienne. Langue qu'elle maîtrisait parfaitement mais Isabelle était incapable de se rappeler ou elle l'avait apprise.
« Sûrement avec un précepteur. Mes parents tenaient à ce que je parle couramment d'autres langues que l'allemand » avait elle dit la première fois qu'ils avaient parlé ensemble dans ce bureau.
Flashback
Forks, an 2000
Alice ne tenait plus en place depuis quelques jours. Tous étaient habitués à l'exubérance de la jeune femme et la fratrie Cullen, à l'exception de Rosalie, était impatiente de connaître les deux amies de la jeune femme.
- Vous allez les adorer! Emmett, je pense que tu vas bien t'entendre avec Emilie. Vous avez le même sens de l'humour.
- Si tu le dit. Marmonna le géant.
- Rosalie est partie pour combien de temps? Dit Jasper à Emmett.
- Un bon mois. Tout ça pour acheter des modèles exclusifs... Saloperie de Fashion Week...
- Ah, les femmes. Fit Jasper d'un ton moqueur. Heureusement qu'Edward n'en est pas une...
- Je te signale qu'en dehors de Rose, Edward m'accompagne assez souvent pour faire les magasins et que c'est lui qui t'habille. Répliqua Alice.
Jasper éclata de rire et Alice rajouta, à l'attention d'Emmett:
- Quand à toi, une seule remarque sur ce que je peux bien faire avec Isa et Emi, une seule allusion et je te garanti que tu n'approchera pas Rosalie pendant un bon mois.
- Et si vous faites un plan à trois, je pourrait regarder? Répliqua Emmett en riant.
- Crétin... fit Alice en lui tapant sur la tête.
- Oui et évite de nous parler de tes fantasmes... renchérit Jasper. (entend une voiture) Elles sont arrivées.
Quelques secondes plus tard, la famille Cullen était sur le perron de la villa et Alice alla à la rencontre de ses amies.
- Vous avez fait bon voyage? Demanda Alice à ses amies.
- Un très bon voyage. Répondit Isabelle en français. N'est ce pas Emi?
La brune se contenta de sourire et Alice éclata de rire.
- J'en déduis donc que la chasse était bonne.
- Ouais... Sont plutôt petites les toile...
- Je sais. Coupa Alice. Evitons de trop parler en français. Carlisle le parle et le comprend très bien. (en anglais) Venez, je vais vous présenter à ma famille.
Les présentations furent rapides car chacun se connaissait via les lettres d'Alice et sa famille était contente de pouvoir enfin mettre un visage sur les fameuses françaises.
- Il paraît que tu as le même humour que moi? Dit Emmett à Emilie.
- Plaît il? Fit la brune, faussement dédaigneuse. Celui qui arrivera à ma cheville n'est pas encore né très cher...
- Ca sent la démonstration fillette.
- Si tu veux jouer à ça... répliqua Emilie, amusée. Allez, viens voir tata pour t'en prendre plein la gueule...
Isabelle haussa les épaules en voyant les deux amis aller à l'intérieur.
Le séjour des françaises se passa relativement bien pour le plus grand bonheur d'Alice. Tout le monde s'entendait bien et, pas une seule fois,Emmett ne lança des piques sur le fait que les trois jeunes femmes étaient dans la même chambre.
Carlisle aimait beaucoup parler avec Isabelle et la culture de la rousse l'étonnait beaucoup. Ils commençaient à parler en anglais pour virer au français pour terminer en italien. Les deux vampires pouvaient parler pendant des heures des cultures italiennes et françaises et, à chaque fois, Carlisle était bluffé par les connaissances en matière d'histoire italienne d'Isabelle. Il lui avait donc demandé si elle avait déjà été dans ce pays mais Isabelle lui répondit par la négative et affirmait qu'elle ne savait pas pourquoi elle en connaissait un rayon sur ce pays.
Carlisle se massa les tempes et sourit en repensant à la première fois ou il avait vu les deux françaises.
Emilie et son sens de l'humour si particulier... Isabelle et son côté inaccessible, froid mais si semblable à Aro...
Le médecin songea à une hypothèse et se précipita sur son ordinateur.
Et pour avoir le coeur net, merci internet! Si jamais Aro est le créateur d'Isabelle, il doit y avoir des meurtres inexpliqués.. Et si jamais c'est le cas et que je parviens à savoir si Isabelle était présente, je saurai enfin pourquoi elle ne rappelle pas de certaines choses...
Alice retenait par les bras une Bella visiblement bien remontée contre Emilie. En effet, depuis qu'elle avait croisé la jeune vampire, la française l'asticotait.
- Alice, lâche moi! Je vais lui faire un ravalement de façade!
La belle vampire regarda son amie qui lui fit discrètement signe de ne pas relâcher sa femme. Emilie alluma une cigarette, s'approcha de Bella et lui souffla de la fumée au visage.
- Pauvre petite chose... T'es comme un roquet. Tu aboies plus que tu ne mords. (sourit) Décidément, tu ne peux rien faire quand Alice est là...
Brusquement, Bella se rua sur Emilie et enchaîna les coups de pieds et les coups de poings. La franaçse avait du mal à les esquiver et fut surprise par un crochet du droit qui l'atteignit à la tempe. La brune tomba à genoux et tapa trois fois du plat de la main sur le sol sous le regard abasourdi de Bella.
- Enfin! S'exclama Emilie en regardant son amie. Enfin!
- Tu m'expliques? Fit Bella, décontenancée devant la réaction de la brune.
- Tu as enfin réussi à m'avoir sans penser à Alice.
- Parce que tu m'a laissée faire.
- Pas du tout. Dit elle en se relevant. (grimace) Et je peux t'assurer que ta droite m'a fait mal. Maintenant que je t'ai amenée là ou je le voulais, j'arrête de faire ma pute. On va perfectionner ta technique en compagnie d'Alice.
- Pourquoi moi? Dit Alice, surprise qu'on l'incluse dans le projet.
- Pour t'assurer que je ne la chambre pas et que tu constates de tes propres yeux les progrès qu'elle a fait. (serre Bella dans ses bras) Je ne pensais pas tout ce que je te disais. C'était uniquement pour te faire réagir. Je suis fière de toi.
- Et tu es un excellent professeur. Avoua Bella.
Emilie rompit l'étreinte et mit une main dans le bas de son dos.
- En tout cas Alice, ne songe pas à mettre Bella en pétard.
Alice opina de la tête et Emilie s'en alla. La jeune vampire remarqua que son amie semblait souffrir du dos et allait en aprler à Alice mais celle ci la prit de court.
- Son dos la fait souffrir. Murmura Alice en attirant Bella dans ses bras. J'espère que Carlisle trouvera quelque chose pour faire passer la douleur...
Emilie avait rejoint Isabelle qui se trouvait dans leur chambre, assise près de la fenêtre. La rousse cessa d'écrire dans son carnet quand elle vit son épouse arriver, le visage tuméfié mais souriante.
- Bella est prête?
- Oui. Dit la brune en s'asseyant sur le lit.
- Tu veux que je nettoie ton visage?
- Pas nécessaire. Dans quelques minutes, il n'y aura plus de traces. (sourit) Tu était en train d'écrire. Tu veux que je m'en ailles? Demanda Emilie car elle savait que sa femme aimait être seule quand elle écrivait.
- Tu peux rester, j'ai fini. Dit la rouquine en venant près d'elle. (observe son visage) Tu as raison, il n'y a plus rien.
Isabelle caressa lentement le visage tant aimé et l'embrassa délicatement sur les lèvres.
- J'aime tout ce qui fait toi... murmura Isabelle. Tout. Ton corps, tes jambes, ton dos, tes seins, ton cou, ton visage... J'aime cette adorable fossette que tu as à la joue gauche quand tu souris... J'aime ton rire qui me donne des frissons... J'aime quand ton regard se pose sur moi et qu'il me dit que je suis la chose la plus précieuse que tu aie au monde... J'aime la femme que tu es. Je t'aime tout simplement...
Emue par cette déclaration, Emilie lui prit les mains et les embrassa. Isabelle s'allongea sur le lit, entraînant sa femme sur elle qui ne put s'empêcher de gémir lorsque les mains impatientes de la rouquine se glissèrent sous sa chemise...
Jane s'efforçait de respecter les limitations de vitesses tandis qu'Aro, installé à l'arrière, était perdu dans ses pensées. Les yeux clos, le vieux vampire essayait de voir ce que faisait Sa créature. Dans le rétroviseur, Jane vit un sourire épanoui sur les lèvres de son maître. Elle haussa les épaules et reporta son attention sur la route.
Quel crétin... Doublé d'un pervers en plus...
- Attention Jane, je t'entend. Répondit Aro sans ouvrir les yeux. A crétin, crétin et demi. Concentre toi sur la route et ne pense plus que je suis un pervers.
Isabelle roula sur le côté et Emilie s'allongea sur le ventre. La rousse caressa le dos de sa femme qui tourna la tête vers elle.
- Tu es tellement belle. Murmura Emilie.
Isabelle remarqua que sa femme grimaçait et retira la main de son dos.
- Tu as mal?
- Ce sont les cicatrices. Ne t'inquiètes pas, ça va passer.
- Tu ne devais pas les remontrer à Carlisle? Dit Isabelle, inquiète.
- Si mais comme les douleurs s'espaçaient, je n'ai pas jugé utile de retourner le voir. Ça ne revient que quand je suis avec Bella.
- T'es incorrigible. Soupira Isabelle.
- Que veux tu, on ne se refait pas. Murmura la brune en prenant Isabelle dans ses bras.
Une jambe d'Emilie se glissa entre les siennes et elle sentit ses lèvres se poser sur sa nuque. Isabelle sourit et Emilie murmura:
- Je t'aime Pelirroja...
Dans le salon, Carlisle, Esmée, Jasper, Emmett, Alice et Bella écoutaient Edward qui jouait du piano. L'ambiance était détendue mais Emmett, qui ne pouvait pas s'empêcher de lancer des piques, dit:
- C'est moi ou nos françaises font du sport? (hausse le ton) Besoin d'un coup de main?
- Va te faire foutre! Dit une voix provenant de l'étage que tout le monde reconnu comme étant celle d'Emilie. Va te mater un porno et ne fait plus chier!
- Y'a pas photo, Emi sait me remettre à ma place. Commenta Emmett alors que tout le monde riait.
- Je le fait tout le temps. Rétorqua la française en arrivant dans le salon en compagnie d'Isabelle. Et à titre d'info mon cher Emmett, nous ne passons pas tout notre temps à faire du sport de chambre. (Isabelle lui donne un coup de coude) Quoi?
- Tant de mauvaise foi me laisse sans voix. Répondit Isabelle sous le regard furibond de son épouse.
- Ça sent l'abstinence! S'exclama Bella.
- Continue sur ta lancée et c'est une semaine. Fit Isabelle à Emilie.
- Hé! dit cette dernière, outrée.
- Y'a rien de mieux que l'abstinence. Continua Emmett, ravi de la tournure des évènements.
- Tu vas pas t'y mettre toi aussi? Dit la brune à Bella.
- Je vais me gêner. Répliqua la jeune vampire.
-Isabella Swan-Cullen, si tu continues, tu auras la même punition. Dit Alice en mettant sa main sur la bouche de sa femme.
Jasper allait en rajouter une couche quand Edward dit, d'une voix ferme:
- N'y songe même pas sinon, même punition.
Les trois « punis » se tournèrent vers Emmett qui, en les voyant, se demanda si sa dernière heure n'était pas arrivée.
- Quoi? Dit le géant. C'est quand même pas de ma faute si...
- La ferme! S'exclamèrent les trois « punis » sous les rires de leurs compagnons.
Un bruit inhabituel parvint à leurs oreilles et tous allèrent dehors. Le groupe vit une Ford Mustang arrêtée devant la villa et chacun pensa que c'était Rosalie. Aussitôt, Alice se mit devant Bella et Emilie serra très fort la main d'Isabelle. La portière s'ouvrit et Aro fit son apparition avec Jane.
- Bien le bonsoir. Dit Aro sans sourire.
- Qu'est ce que tu fait là? Fit Carlisle, surpris.
Aro dévisagea tout le monde et fini par sourire en voyant Isabelle. Emilie s'en rendit compte et dit:
- C'est qui ce vieux pervers? (à Aro) T'es un vieux pote à Blondie et tu viens foutre le bordel?
Aro ne répondit pas de suite, tout à sa contemplation de la rouquine.
- Bonsoir Carlisle. Dit il au bout de quelques secondes. (à Isabelle) Ma très chère amie, pouvez vous dire à votre charmante épouse qui je suis? (rit) Ou avais-je la tête, vous ne vous souvenez plus de moi... (à Emilie) Aro pour vous servir lieutenant Dupont.
- Tu connais ce vieux pervers? Murmura Emilie à Isabelle. Mais d'ou il me connait celui là?
- Non. Répondit la rouquine qui n'arrivait pas à détacher son regard des yeux rouges d'Aro.
- Aro, qu'est ce que tu fait ici? Répéta Carlisle tout en regardant son ancien mentor.
- Voir une amie qui m'est chère. Répondit calmement Aro.
Les pires craintes de Carlisle étaient fondées. Aro était bel et bien le Créateur d'Isabelle et il constatai avec effroi que la rousse était incapable de détacher son regard d'Aro.
Venez avec moi ma très chère amie...
Non.
Venez avec moi et je vous révèlerai la partie cachée de votre histoire... Venez avec moi avant que je n'utilise un autre moyen...
Non.
Non? Vous l'aurez voulu...
Aro ferma les yeux et Isabelle tomba sur le sol, inanimée. Emilie le dévisagea et dit, d'une voix sourde:
- Qu'a tu fait à ma femme espèce de salopard?
- Rien de bien méchant... J'ai ôté le voile de ses souvenirs...
- Je vais te... cria la brune en se précipitant sur Aro.
Aro fit un geste de la main et la française se retrouva projetée contre un arbre. Le vieux vampire eu un sourire satisfait et alla en direction d'Isabelle. Carlisle, comprenant qu'Aro n'hésiterai pas à faire usage de sa force, dit:
- On recule.
- On peut pas laisser Isabelle comme ça. Objecta Bella en voulant aller mettre la rousse en sûreté mais Carlisle la retint. Lâche moi!
- Traite moi de vieux con, d'abruti sans cervelle et je ne sais quoi d'autre mais nous ne devons pas intervenir...
Aro s'agenouilla près d'Isabelle et effleura la chevelure rousse.
- Une vieille histoire va bientôt se terminer... murmura le vieux vampire en prenant Isabelle dans ses bras. Une autre renait de ses cendres... Et le grand inquisiteur succombe de nouveau à l'archange du mal...
Je suis la Reine des sadiques! Si vous voulez la suite d'ici peu, je veux des reviews! (et j'attends celle de la wallonne qui se reconnaitra^^)
A bientôt,
13
