Voici la suite! Vous allez enfin en apprendre plus sur Isabelle.

Bonne lecture,

Thirteen

PS: Yaplus2pseudo: merci infiniment pour ta review et, ravie que mon histoire te plaise!


Et le grand Inquisiteur succombe de nouveau à l'archange du Mal

Aro avait murmuré cette phrase tout en regardant Isabelle qui était toujours inconsciente dans ses bras. Tout le monde s'était regroupé autour d'Alice et Carlisle tenait toujours Bella. Tous attendaient qu'Aro dise quelque chose mais le vieux vampire se contentait de regarder la rouquine. Un sourire illuminait son visage et Aro regagna son véhicule suivi par Jane qui avait montré de l'indifférence face aux derniers évènements. D'un signe nonchalant de la main, il salua les vampires et la voiture démarra.

Une fois Aro parti, Carlisle relâcha Bella qui, accompagnée d'Alice, allèrent voir Emilie. Esmée se tourna vers son mari et dit, d'une voix empreinte de colère:

- Pourquoi tu n'as rien fait? Pourquoi tu n'as pas empêché Aro de prendre Isabelle? Qu'est ce qui se passe entre eux?

- Je vous le dirai quand Emilie sera avec nous.

- Pourquoi pas maintenant? Répliqua Esmée.

- Par ce que c'est comme ça. Dit il d'un ton sec.

Pendant ce temps, Alice et Bella arrivèrent près d'un séquoïa abattu et virent leur amie, allongée sur le sol, les yeux fermés et le visage en sang. Alice se pencha sur la brune et regarda si elle était blessée quelque part.

- Plus de peur que de mal. Dit Alice à sa femme.

Bella lâcha un soupir de soulagement et Emilie ouvrit les yeux.

- Isa... murmura la brune.

- Tout va bien. Mentit Alice pour ne pas l'inquiéter.

- Comment va t'elle? Demanda Emilie en se mettant péniblement debout. Ben putain, il a de la force l'animal...

Alice et Bella ne savaient pas quoi répondre et, devant leur manque de réaction, Emilie dit, d'une voix sèche:

- Ou est Isabelle? Bordel de merde, dites moi ou est ma femme!

- Aro l'a emmenée. Répondit doucement Alice.

- Où?

Alice ne répondit pas et une odeur parvint à leurs narines. Sans attendre ses amies, Emilie suivit l'odeur et vit Rosalie, adossée contre un arbre, totalement surprise de la voir.

- T'es pas morte? Lâcha la blonde en la dévisageant.

- Je suis toujours là blondie. Rétorqua Emilie en s'avançant vers elle. Vu que tu passes ton temps à espionner, tu vas pouvoir répondre à mes questions...

La française se rapprochait de Rosalie et la blonde envisageait une option, la fuite mais elle eut à peine le temps d'esquisser un geste que la main droite de la brune la saisit à la gorge.

- Où est ma femme? Demanda Emilie tout en la soulevant du sol.

- Ou sont passées tes bonnes manières? Ironisa Rosalie.

- Dans ton cul connasse. Répondit la brune avec un léger sourire. Ou ce vieux pervers l'a emmenée?

Isabelle est sa création? M'étonnes pas qu'il ne voulait pas m'aider...

- C'est toi qui est à l'origine de tout ce foutoir. Tu as été voir Aro et tu lui as tout raconté... Je vais te...

Emilie ne put rien dire d'autre car Bella s'était jetée sur elle, l'empêchant de commettre l'irréparable. Alice dévisagea sa soeur et dit, d'une voix froide:

- Tu te casses et tu vas vite fait aller voir Aro pour lui dire qu'on ne donne pas cher de sa peau.

- Et pourquoi je le ferai? Répondit Rosalie en se massant le cou.

- Parce que si tu ne le fait pas, je t'expédie en petits morceaux chez ton pote! Hurla Emilie qui se débattait dans les bras de Bella. Qu'il touche à un seul de ses cheveux et je jure qu'il aura sa tête d'encastrée dans un mur.

Rosalie sembla peser le pour et le contre et détala sans demander son reste.

- Je te lâche que si tu me jure de ne pas courir après elle. Dit Bella à Emilie une fois que la blonde fut partie.

- C'est elle qui a envoyé l'autre pervers ici. Répliqua Emilie.

- Non. Dit Alice en venant vers elles. Aro ne vient jamais s'interposer dans nos affaires. Il ne se déplace que si c'est important à ses yeux.

- Alors, pourquoi ce connard a prit Isa?

- J'en sais rien. Avoua Alice. J'en sais strictement rien.

Bella relâcha son étreinte et Emilie se passa une main dans les cheveux, désemparée.


Carlisle attendait le retour du trio dans le salon ou la fratrie avait prit place. Le vampire était plongé dans ses pensées. Pensées qu'il avait bloquées par rapport à Edward qui ne comprenait pas pourquoi son père lui en interdisait l'accès. Le trio fini par faire son apparition et Alice dit à Carlisle:

- Un léger contre temps.

- Blonde à forte poitrine. Ironisa Emilie. Rosalie a fait son come back. (regarde Carlisle) Vous n'avez pas l'air surpris.

- En effet. Répondit Carlisle. Je ne le suis pas et le fait que vous ayez vu Rosalie renforce mon hypothèse. (à Emilie) Est ce que tu connait Aro?

- Inconnu au bataillon. Et je vous rappelle qu'avec Bella, nous sommes les plus jeunes...

- Isabelle ne t'en a jamais parlé?

- Pourquoi m'aurai t'elle parlé de cette tête de con? Dit elle, énervée. (le dévisageant) Ah non, vous n'allez pas vous la jouer Père Castor en plus... J'en ai ras le cul! Ma rouquine est avec un vieux con qui s'apparente à Dark Vador et vous, au lieu de mettre en place une expédition commando pour aller récupérer ma femme, vous allez encore faire de la théorie! Y'en à marre!

Sans rien dire de plus, Emilie alla dans la chambre qu'elle partageait avec Isabelle. Alice et Bella se demandèrent s'il fallait aller rejoindre leur amie et Emmett dit, à la surprise générale:

- Alice, va la voir. Carlisle, sa femme vient de se faire kidnappée par Aro. Tu crois qu'elle est en état de t'écouter?


Quelques minutes plus tard, Alice était devant la porte de la chambre des deux françaises et entra sans frapper. Emilie était étendue sur le lit, serrant dans ses bras l'oreiller d'Isabelle. La belle vampire s'assit sur le lit, non sans avoir posé sur la table de chevet quelques bouteilles de vodka qu'elle avaient prises avant de venir.

- On va la retrouver. Murmura Alice.

- Sans elle, je ne suis rien. C'est comme si on m'arrachait une partie de moi... Et ça fait mal. Alice, si on ne retrouve pas ma belle rouquine...

- On la retrouvera en un seul morceau. Répondit la belle vampire en lui caressant les cheveux. Et l'autre folle tordue, on lui règlera son compte, je te le promets.

Alice l'embrassa doucement sur le front et s'en alla. Avisant les bouteilles de vodka, Emilie en prit une, l'ouvrit et la bu.


Allemagne, 1900

Comme à son habitude, Isabelle Bergman, beauté rousse de dix-neuf ans, faisait sa promenade matinale à cheval dans l'immense propriété de ses parents. La jeune femme, unique héritière d'une longue lignée d'aristocrates qui avaient donné plusieurs officiers et diplomates à son pays, dépensait sans compter son héritage et avait une vie privée des plus dissolues, au plus grand désespoir de sa mère qui aimerait que sa fille unique se marie. Mais son père, libéral et très ouvert d'esprit pour l'époque, fermait les yeux sur les frasques de sa fille et en était même heureux.

Isabelle était née en France, de père allemand et de mère française mais avait toujours vécu en Allemagne. Son enfance et son adolescence, elle les avaient passés auprès de différents précepteurs. A dix ans à peine, la jeune Isabelle parlait couramment anglais et savait suivre une conversation en espagnol. Concernant le français, elle le parlait avec sa mère mais, de temps en temps, Hans utilisait cette langue bien qu'il lui parlât le plus souvent en allemand.

A quinze ans, Isabelle connu ses premiers émois avec une jeune femme venue lui enseigner les arts. Cette passion durera deux ans. Deux ans au cours desquels, une transformation s'opéra chez l'adolescente. Elle ne supportait plus l'éducation d'Agathe qui veillait à lui transmettre les valeurs qu'elle tenait de sa mère: respect et obéissance aux hommes, le fameux KKK (Kinder, Kirche, Küche), autrement dit: « enfants, église, cuisine ». La rouquine se rapprochait de plus en plus de son père qui était plus qu'heureux de passer du temps avec sa fille.

- Il est dommage que tu ne soit pas née garçon. Avait il dit un jour à sa fille tandis qu'ils prenaient leur petit déjeuner ensemble, dans l'immense salle à manger familliale.

- Pourquoi me dites vous cela? Fit Isabelle, étonnée.

- Parce que tu n'aurais pas besoin de te cacher. Répondit Hans avec un léger sourire. Si la nature t'aurai faite homme, tes amours ne seraient pas cachés.

- Mais ce n'est pas le cas et je ne ressent pas le désir d'être avec un homme.

- Te font ils peur? Demanda Hans, d'une voix douce.

- Non mais ils ne m'attirent pas. Dit Isabelle avec une très grande franchise.

- Tu es libre de tes choix ma très chère fille. Je ne te laisserai jamais t'enfermer dans quelque chose qui n'est pas toi.

- Que voulez vous dire?

- Que tu ne dois pas écouter ta mère quand elle te parle de te trouver un mari et de faire des enfants. Ça ne sert à rien de cacher ce que l'on est. (sourit) Ne te méprend pas Isabelle. J'aime infiniment ta mère mais comme un frère aime une soeur. Que veux tu... Il faut sauvegarder les apparences. Conclut le diplomate en allumant une cigarette et en souriant à sa fille.

Isabelle sourit à son tour.

Bientôt, la réputation de l'héritière de l'illustre famille Bergman fut sulfureuse. Dans tout le Länd, chacun savait que la rouquine couchait avec des femmes et qu'elle avait des maîtresses un peu partout. Réputation qui faisait bien rire la principale concernée ainsi que son père.

Réputation qui parvint très vite aux oreilles d'un voyageur italien qui était de passage. Aro faisait le tour de l'Europe afin de mieux connaître la nature humaine.

La première rencontre entre Aro et Isabelle eu lieu alors que cette dernière rentrait à l'aube. Isabelle revenait d'une de ses amantes et Aro venait de boire le sang d'un adolescent. La rousse rentrait chez elle à pied et croisa le vampire. Aro la salua et Isabelle fut frappée par son regard rouge. Couleur qu'elle mit sur le fait qu'elle avait pas mal bu.


Jane va avoir une nouvelle compagne de jeux...songeait Aro en contemplant Isabelle qui n'avait toujours pas reprit connaissance.

Tout en conduisant, Jane jetait de fréquents coups d'œil dans le rétroviseur.

- Tu te demandes ce que je lui trouve. Fit Aro d'une voix douce.

- Oui. Je vous connait assez pour savoir que vous ne ramenez pas n'importe qui chez nous.

- Voici la raison. Dit le vieux vampire en montrant Isabelle.

- Elle n'a rien de particulier hormis sa beauté. Concéda Jane. Pourquoi elle?

- C'est ma Création.

- Tout comme je suis la vôtre. Fit remarquer la blonde tout en se concentrant sur la route.

- Peut être mais c'est mon Archange du mal...


Aro avait été littéralement fasciné par ce bref contact avec la rousse. Il sentait qu'il pouvait en faire quelque chose de surréaliste et qu'elle serait la plus belle de ses créations. Aro décida de l'espionner discrètement.

Isabelle jouait sur son physique androgyne et Aro était surpris de toujours la voir arriver à ses fins tout comme il fut surpris de la voir manipuler son monde avec une facilité déconcertante.

L'observation devient quotidienne et, un jour, Aro décida qu'il était temps d'en faire une vampire. Il l'aborda peu avant l'aube. Isabelle sortait d'une de ses amantes, habillée en homme et elle fumait une cigarette.

- Bonjour. Fit le vieux vampire quand Isabelle passa devant lui.

La rousse ne prit pas la peine de répondre et répondit au salut par un signe de la main.

- Vous pourriez au moins répondre frauleïn Bergman.

Isabelle s'arrêta et fit volte face au vampire qui sourit en la voyant.

- Le mari cocu veut régler ses comptes? Dit elle sans sourire et d'un ton froid.

- Absolument pas. Répondit Aro, un fin sourire sur ses lèvres. Je ne marche pas sur vos plates-bandes. Quand bien même ce serai le cas, je ne m'abaisserai pas à chercher querelle à une femme, aussi charmante soit elle.

- Mais ça ne me dit pas ce que vous me voulez. Rétorqua la rousse en haussant les épaules. Et puis, j'ai une sainte horreur qu'un inconnu m'adresse la parole pour me sortir des inepties...

Isabelle commença à partir mais une main glaciale se posa sur son avant bras.

- Lâchez-moi.

- Seulement si je le désire. Répondit il en esquissant un sourire cruel. Ne cherchez pas à vous dégager, je suis capable de briser votre avant bras d'une simple pression de la main.

- Qu'est ce que vous voulez de moi? Fit Isabelle d'une voix blanche.

Aro respira profondément son parfum et répondit, tout en approchant ses dents de son cou:

- Mais tout ce qui fait vous très chère amie...


- Tu dois trouver mon bavardage insipide et sans raison. Dit Aro à Jane.

- Je ne comprend toujours pas pourquoi vous l'avez transformée. Pardonnez moi l'expression mais... Pourquoi avoir prit la traînée du coin?

Aro haussa un sourcil et fit signe à Jane de s'arrêter. La voiture s'immobilisa sur la bas-côté et Aro en sortit avec Isabelle qu'il déposa doucement sur le sol. Le vieux vampire retroussa sa manche et, d'un geste vif, s'entailla l'avant bras.

- Ma chère amie, votre sieste a assez duré...murmura Aro en pressant sa plaie contre les lèvres d'Isabelle.

Au contact du sang sur ses lèvres, la rousse s'agita et commença à se réveiller. Aro avait les yeux mi-clos et Jane ne pouvait pas détacher le regard de son maître qui se faisait boire.

- Cela suffit. Dit le vampire au bout de quelques secondes.

Jane vit Aro lécher sa plaie et les deux vampires regardèrent Isabelle qui se réveillait. La rousse ouvrit les yeux et Jane constata qu'au lieu de voir le regard ocre typique des végétariens, des prunelles rouges sang la fixaient, dénuées de toute expression.

- Bonjour Isabelle. Dit Aro en souriant. Comment vous sentez vous?

- Divinement bien. Répondit Isabelle d'une voix rauque. (observe Aro) Vous n'avez pas changé.

- Le contraire aurait été étonnant. Fit remarquer Jane.

Isabelle dévisagea Jane et se passa la langue sur les lèvres.

- Tu es qui? Ma nouvelle compagne de jeu? Si c'est le cas, je suis ravie de te rencontrer.

- Compagne de jeu? Fit Jane, surprise. Et puis quoi encore? T'espère me convertir?

Avec un sourire éclatant, Isabelle se releva, saisit Jane et la gorge et murmura:

- Personne ne m'a jamais résisté. Personne. Et ce n'est pas toi, jeunette, qui va commencer.

- Cela suffit. Intervint le vieux vampire. Isabelle, lâchez Jane. N'allez pas me la tuer de sang froid. (sourit) Nous allons reprendre la route pour aller chez nous.

- Je me disais bien qu'on était pas au bon endroit. Ironisa la rousse en lâchant Jane.

Jane se massa le cou et devait bien s'avouer qu'Isabelle était dangereuse.

- Tu auras les réponses plus tard. Fit Aro à Jane. En attendant, reprend ta place au volant et essaie de ne pas lui chercher des noises.


Villa

Carlisle arrêta de parler et chacun le regardait, un peu effrayé par le récit qu'il avait fait.

- Pourquoi avoir prit Isabelle? Demanda Alice tout en caressant les mains d'une Bella silencieuse. En quoi Isabelle l'intéressait?

- Son éducation, son côté libertin, le fait qu'elle soit polyglotte sans oublier qu'elle venait d'une excellente famille. Et il ne faut pas oublier qu'à l'époque, Isabelle était âgée de dix-neuf ans et que l'être humain est encore influençable à cet âge là. (se masse les tempes) Je ne vais pas rentrer dans les détails pour la suite mais le surnom qu'Aro lui a donné résume assez bien ce qu'elle a fait par la suite.

- Je crois que je n'ai pas envie de savoir... murmura Emmett.

- Isabelle a massacré de sang-froid toute sa famille. Poussée par Aro, elle les a torturés et tués. Elle a également tué tout ceux qui avaient eu une relation proche ou lointaine avec elle...

Le bruit d'une bouteille se fracassant sur le sol les fit tous se tourner vers la source du bruit et ils virent Emilie qui regardait Carlisle avec stupéfaction, une expression de douleur dans le regard. Elle mit ses mains dans ses poches mais pas assez rapidement car Alice constata qu'elles tremblaient.

- Ma rouquine pourrait être Satan en personne , je m'en tamponne comme de l'an quarante. Fit Emilie d'une voix sourde. Je suis avec elle pour le meilleur et pour le pire et ce n'est pas quatorze ans de sa vie que je ne connait pas qui vont me faire cesser de l'aimer.

- Je ne dit pas le contraire. Répondit Carlisle en la regardant.

- Alors vous comprendrez aisément que j'en ai ras le cul que vous vous la jouiez Père Castor! Ma femme est avec Aro. Elle n'est pas avec n'importe qui puisque cette folasse est son Créateur! On attend quoi pour faire une expédition commando? Le déluge? Le but de la manip', c'est de la retrouver, pas de me faire veuve!

- Bien dit. Fit Emmett à son amie. Assez de parlotte et place à l'action.


Prochaine mise à jour dans le week end. Alors, vous en avez pensé quoi?

A bientôt,

13