Chapitre un peu plus gai que les précédents avec (roulement de tambour)... Un lemon! Et oui, j'ai pensé aux obsédées^^

Bonne lecture et on se retrouve en bas,

Enjoy ;)

Thirteen


Aro regardait la silhouette familière et un sourire flottait sur ses lèvres fines. Le plan qu'il avait imaginé se déroulait à la perfection et il savait que son ancien disciple ne tenterai rien avant l'hiver.

Dans la bibliothèque, le vieux vampire écoutait les joutes verbales entre la sulfureuse rouquine et Jane et il trouvait que cela ne manquait pas de piquant.

Tôt ou tard, Isabelle t'aura.

- Allons, allons, jeune fille. Ce n'est pas la peine de t'énerver comme ça. Tu finiras dans mon lit, que tu le veuilles ou non. Fit Isabelle, d'une voix doucereuse.

- Quand il neigera au Sahara, c'est à dire jamais! Répliqua Jane, acerbe.

- Fait pas ta vierge effarouchée ma mignonne. Répondit la rousse. Ce que je vais te faire n'est pas désagréable...

- Merde. Dit Jane en lui faisant un geste équivoque du majeur. (à Aro) Dites à votre cougar que je ne fait pas chez les vieux et encore moins chez les vieilles peaux comme elle!

Aro haussa les épaules et fit signe à Jane de sortir. La vampire obéit et il se rapprocha d'Isabelle. Le vieux vampire lui sourit et la rousse, observant son Créateur, dit:

- Je connais ce regard. Vous avez quelque chose pour moi.

- Oui. Venez avec moi ma très chère amie. Mon présent devrait beaucoup vous plaire.


- Il en est hors de question! Dit Carlisle à Emilie et Emmett.

- Et pourquoi? Répliqua la française, agacée par ce refus.

- Avec la saison, ce n'est même pas la peine d'y songer. Répondit Edward tout en désignant discrètement à Carlisle les mains de son amie qui tremblaient. Autant te trimballer en plein soleil avec une pancarte indiquant que tu es une vampire!

Curieusement, Emilie ne répondit pas et préféra s'en aller sous les regards inquiets de tout le monde, excepté Alice.

- Tu sais ou elle va? Demanda Carlisle à Alice.

- Chez elle. Répondit la belle vampire. Emi a besoin d'être toute seule.

- Tu as vu ses mains?

- Oui. Elle ne va pas faire quelque chose d'inconsidéré ou de dangereux. Pas quand elle est au bord de la crise de nerfs. Cela indique juste qu'il faut la laisser toute seule. Il faut juste qu'elle garde son calme.

- Calme qu'elle ne garde pas quand elle dort. Fit remarquer Carlisle.

- Ça, je suis à même de le gérer. Il n'y pas qu'Isa qui sache la calmer. Répondit posément la belle vampire.

- En parlant d'Isabelle, essaie d'avoir une vision de ce qu'elle fait.

- J'essaierai. Promis Alice en regardant sa femme.


Dans l'appartement que les deux françaises occupaient quand elles venaient à Forks, le plus grand silence régnait. Assise dans un fauteuil, la brune avait le regard fixé sur une photo prise le jour de leur mariage. L'un des moments les plus heureux de sa longue vie. Emilie s'étira,s e leva et alla s'allonger sur son lit. Les yeux rivés au plafond, la française ne cessait de revoir Aro emmener Isabelle. Image qui était gravé au fer rouge en elle. Image dont elle ne se débarrassait pas. Elle alluma une cigarette et, sans s'en rendre compte, des larmes coulèrent sur ses joues. Larmes de douleur... Un son franchit ses lèvres. Celui du désespoir.

En entendant ce cri, Alice et Bella qui étaient entrées chez Emilie sans qu'elle ne s'en aperçoive, allèrent dans la chambre. Sans rien dire, la belle vampire s'allongea près de son amie et la prit dans ses bras. Alice sentait qu'Emilie avait besoin d'être réconfortée et c'est ce qu'elle faisait par le simple fait de la tenir dans ses bras et de lui caresser les cheveux. Bella laissa les deux amies seules et alla dans le salon. Dans la chambre, Emilie avait fini par s'endormir et Alice rejoignit son épouse qui regardait une photo des deux françaises.

- Comment va t'elle?

- Elle dort. Murmura Alice en posant ses mains sur ses hanches. Nous pouvons la laisser sans crainte.

- Si tu le dit. Répondit Bella sans vraiment y croire.

- Rentrons chez nous. Murmura de nouveau Alice en prenant la main de sa femme. Ne t'inquiètes pas pour Emi. Tu sais aussi bien que moi qu'elle ne voudra pas en parler et nous déranger. C'est sa façon à elle de se protéger. De nous protéger...


Les mains glissent sur la peau immaculée tandis que les lèvres sont scellées l'une à l'autre. Des doux soupirs viennent mourir dans le creux de l'oreille et les corps se mouvent dans la pénombre. Alice est partout et nulle part à la fois, tel un courant d'air. Pourtant, elle sens les mains de Bella se poser sur le bas de son dos. La main droite d'Alice se promène sur l'une de ses cuisses, lascive. La belle vampire sens l'essence de Bella mouiller ses doigts quand elle effleure la vulve de cette dernière. Tout comme elle sent que Bella n'en peut plus qu'elle la fasse languir.

Tout en l'embrassant, son index massa le bouton de chair et Bella laissa échapper un râle de plaisir. Alice lui sourit et, tout doucement, introduisit un doigt sans cesser son massage. Les yeux rivés sur le visage de on épouse, Alice suivait la lente montée du plaisir. Le corps de Bella ondulait sous sa main et Alice sentait qu'elle allait venir. Elle bougeait son entrejambe contre la cuisse de Bella au même rythme que sa main et gémit quand l'orgasme la saisit.

- Amour, je vais... murmura Bella d'une voix rauque.

Rapidement, Alice remplaça sa main par sa langue et Bella posa ses mains sur la tête nichée entre ses jambes. La langue d'Alice faisait défiler monts et merveilles derrière les paupières closes de Bella qui n'ouvrit les yeux qu'au moment ou une onde de plaisir la traversa. Ses mains quittèrent la tête d'Alice et empoignèrent les draps. Alice fini par remonter, un fin sourire sur les lèvres et s'allongea délicatement contre Bella, la tête entre ses seins. De sa main libre, Bella lui caressa le dos et fini par inverser les positions pour se retrouver au dessus d'Alice qui avait deviné les intentions de son épouse...


- Nous arrivons dans votre chambre ma chère amie. Dit Aro en ouvrant la porte. Cela vous plaît?

Sur un lit qu'Isabelle n'avait jamais vu, une humaine y était apparemment endormie. La sulfureuse rouquine se passa la langue sur les lèvres et huma l'air.

- Absolument. Et son parfum est exquis.

- Ravi qu'elle vous plaise. Répondit Aro. Elle est toute à vous. Faites en ce que vous voulez. (sourit) Amusez vous bien.

Aro parti, Isabelle alla s'asseoir près de l'humaine et l'observa. Son visage lui disait quelque chose. La rousse resta pensive quelques secondes avant de réaliser que la jeune femme sur le lit était une connaissance de sa femme. Isabelle secoua légèrement l'humaine qui sursauta en voyant un regard rouge la fixer.

- Je suis où?

- Calmez vous. Dit Isabelle d'une voix douce. Vous êtes en Italie, vous vous souvenez?

- Qu'est ce que je fait ici? Vous aller me tuer? Dit la jeune femme, inquiète.

Isabelle eut un sourire neutre, prit la télécommande de la chaîne hifi et de la musique classique se fit entendre.

- Super. J'ai toujours rêvé de mourir en entendant du Wagner... ironisa l'humaine.

- Ne dites pas d'âneries. Répondit Isabelle en prenant une enveloppe.

- Vous allez me faire quoi?

- Vous donner l'occasion de partir en un seul morceau.

- Hein?

- Je suis sensée vous tuer mais je ne le ferai pas. Contrairement à d'autres, j'ai une part d'humanité. (sourit) Et il se trouve que nous avons une connaissance en commun et que j'aimerai beaucoup que vous lui rendiez visite.

- Je ne vous suis pas du tout. Je suis sensée connaître qui?

- Ma femme. Répondit Isabelle. Allons miss W, vous ne connaissez pas Emi? La française littéralement obsédée par sa rouquine?

La jeune femme sourit et se détendit en entendant le surnom que la rouquine avait dit.

- La fameuse pelirroja de la française. Enchantée.

- De même. Répondit Isabelle avec un sourire en coin.

- Pourquoi vous voulez que j'aille voir Emi? Il y a un problème entre vous?

- On peut dire ça.

- L'ex qui sort du placard?

- Si on veut. Dit la rousse avec un sourire en coin. Telle que je connais Emi, elle va être suspicieuse car mon odeur est partout sur vous. Vous lui donnerez cette enveloppe et vous lui direz certains détails qui ne sont connus que de nous deux. Vous aller sûrement voir Alice et vous lui direz que le régime alimentaire italien ne me réussit pas et qu'il faut que j'en change. Vous pouvez faire ça pour moi? (Miss W hoche la tête) Très bien. Ne vous laissez pas distraire par la musique et écoutez moi attentivement...


Deux jours plus tard

Emilie était chez elle, assise devant son piano. La française jouait plusieurs morceaux de musique classique et pensait à sa femme.

- Tu as l'air fatiguée. Dit Alice en la rejoignant.

Emilie arrêta de jouer, alluma une cigarette et répondit:

- Cauchemars. Bella n'est pas avec toi?

- Elle fait les magasins de déco avec Esmée. Contrairement à ce que tu pourrai croire, j'ai horreur d'aller dans ce genre de magasin.

- Vous vous décidez enfin à décorer votre appart?

- Ouais. Ça occupe l'esprit.

- Si tu le dit. Marmonna la brune en écrasant sa cigarette.

Alice ébouriffa les cheveux de son amie et sourit en entendant quelqu'un frapper à la porte d'entrée.

- Tu attends de la visite?

- Non. Répondit la française en se levant.

Emilie alla ouvrir et fut surprise de voir une jeune femme devant sa porte. La vampire fronça les sourcils en sentant l'odeur de son épouse sur l'humaine qui eut un soupir de soulagement en la voyant.

- Entre. Dit la vampire en la laissant passer.

- Merci

Emilie conduisit la jeune femme dans le salon et Alice sentit à son tour l'odeur de la rouquine sur l'humaine.

- Je vais sur le balcon. Dit la belle vampire.

Alice partie, Emilie dévisagea la nouvelle venue et dit:

- Qu'est ce que tu fait là? T'es pas sensée être chez toi avec ta femme?

- Si mais...

- Pourquoi je sens l'odeur d'Isabelle sur toi?

- Ne t'énerve pas. J'étais en Italie à faire la touriste et je me suis retrouvée dans le lit de ta femme.

- Et qu'est ce que vous y avez fait? Fit Emilie, soupçonneuse.

Miss W leva les yeux au ciel et répondit, d'un ton neutre:

- Rien du tout. Je ne touche pas aux femmes mariées et tu le sais. J'ai vu Isa et j'ai une enveloppe pour toi. Elle m'a parlé certaines choses connues de vous deux. Isa avait raison en disant que tu était soupçonneuse.

Emilie la dévisagea, n'arrivant pas à deviner si son amie était manipulée par Aro ou si elle disait la vérité.

- Je t'écoute. Dit la française en s'asseyant dans un fauteuil et en allumant une cigarette. Mais t'es prévenue. Si jamais tu me racontes des conneries, j'te fait bouffer tes ovaires et tout ce qui va avec.

- Lors de votre première rencontre, tu l'as envoyée bouler parce que tu voulais être toute seule. Isa m'a aussi dit que tu es capable de citer tout les peintres de l'école flamande ainsi que les Impressionnistes. Tu connaît par coeur « Heureux qui comme Ulysse ». Ton livre de chevet est « l'Ecume des Jours » de Boris Vian. Quand tu es agacée par quelque chose, tu joues avec ton alliance... Tu lui a également dit qu'en la voyant, c'est comme si elle était une éternelle redécouverte...

D'un geste de la main, Emilie fit signe à son amie d'arrêter. La vampire était soulagée qu'Isabelle ne l'ai pas oubliée et que miss W ne soit pas un émissaire d'Aro. Elle sourit à son amie qui lui donna une enveloppe. Alice revint et constata que son amie avait le sourire.

- Vous êtes Alice?

Oui.

- Isa m'a chargée de vous dire que le régime italien ne lui convient pas et qu'il est urgent qu'elle en change.

- J'en prend note. On va lui expédier quelques douceurs de chez nous. Répondit Alice avec un sourire plus qu'éloquent. (à Emilie) Je file chez mon père. Pas d'âneries.

- Alice, elle est francophone...

Alice sourit, s'en alla et Emilie éclata de rire.

- Qui y'a t'il de si drôle? S'enquit miss W.

- Si tu savais... Il se trouve qu'Isa a toujours eu du mal avec la bouffe étrangère... (sourit) Je vais te refiler quelques adresses sympas à Paname. T'auras qu'à y aller avec ta moitié.

- Je ne peut pas accepter.

- Si, au contraire. Tu vas me faire plaisir en acceptant. C'est ma façon à moi de te remercier de m'avoir donné de bonnes nouvelles. (sourit) Et défense de faire des choses pas très nettes...

- Et c'est toi qui me dit ça? Rétorqua la jeune femme, amusée.

- Touchée! Admis la française en riant. Allez la Wallonne, pose tes sacs dans un coin et enfile une veste, je t'emmène dîner...

- Et défense de reluquer mon cul obsédée.

- Je ne reluque que celui de ma rouquine et tu le sais. (sourit) Allez, dépêche!


Tête renversée en arrière, Isabelle écoutait de la musique classique tout en se demandant si l'amie d'Emilie avait bien rempli sa mission.

J'espère bien que oui. J'espère qu'Emi va bien et qu'elle essaie de dormir sinon, c'est la catastrophe assurée pour tout le monde...

La rousse se raidit en sentant la présence de Jane dans sa chambre.

- On t'a jamais dit qu'écouter aux portes, ce n'était pas bien? Demanda Isabelle en se levant. La curiosité est un vilain défaut. Aro ne te l'a pas dit?

- L'humaine n'est plus là? S'enquit Jane en fixant la française.

- Comme tu peux le constater, elle n'est plus là. Répondit la rousse d'un ton dédaigneux. Pourquoi? Tu voulais être à sa place?

- Surtout pas.

- Et bien casse-toi. (se rapproche de Jane et pose une main sur son épaule) J'ai surtout pas besoin qu'une gamine vienne voir ce que je fait. Fout moi le camp avant que je ne décide de faire de toi ma prochaine victime...

Jane tourna les talons et s'en alla.

Dépêchez vous, je ne tiendrai pas longtemps à me faire passer pour ce que je ne suis plus...


Je vous rassure, le contenu de l'enveloppe sera expliqué dans le prochain chapitre.

ça vous a plu? Si oui, reviews!

a bientôt,

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