Un nouveau chapitre qui est un peu plus sombre que les précédents. Que voulez vous, j'adore vous torturer^^
Bonne lecture et on se retrouve en bas.
Enjoy ;)
Thirteen
Edward fut le premier à pénétrer chez les Françaises. Il voulait prendre des nouvelles de son amie et fut intrigué par l'oppressant silence qui y régnait.
Habituellement, Emi joue du piano pour tromper son ennui.
Le vampire renifla prudemment l'air et fut surpris de sentir l'odeur de Rosalie qui planait dans l'air.
- Jasper ! hurla t'il tout en se précipitant dans le salon ou il trouva la Française solidement entravée au canapé et, surtout, incapable de bouger.
Son compagnon arriva quelques secondes plus tard et trouva le vampire à la chevelure cuivrée occupé à défaire leur amie des entraves qui la rendaient prisonnière.
- C'est quoi…. Demanda le vampire blond qui fit une grimace de dégoût en voyant l'état de la brune. Bordel, qui a fait ça ?
- Renifle.
- Ça sent Rose mais ce n'est pas elle. Dit Jasper quelques secondes plus tard. Il y a une autre odeur. Indéfinissable.
- Si ce n'est pas Rose, qui cela peut il bien être ?
- J'en sais rien mais le plus important, c'est de savoir comment va Emi.
Jasper se pencha sur son amie et fut surpris de ne voir aucune réaction chez elle. Les blessures et ecchymoses sur son corps étaient toujours présentes et la Française semblait être ailleurs.
- Emi… murmura Edward.
- Pelirroja. Articula difficilement la brune en ouvrant les yeux.
- Qui t'a fait ça ?
- Er… Ersatz. Murmura t'elle avant de fermer les yeux.
- Emilie, ne ferme pas les yeux et reste avec nous. Dit Edward, paniqué.
- Carlisle. Il faut appeler Carlisle. Fit Jasper en prenant son téléphone portable.
La douleur irradiait le corps de la sulfureuse rouquine et celle-ci se demandait si c'était normal. Isabelle avait la curieuse impression que sa femme n'allait pas bien et fini par s'assoir sur son lit.
Aro n'avait pas insisté en voyant que sa création ne sentait vraiment pas bien et le vieux vampire avait décidé d'aller s'offrir un peu de bon temps en attirant un ou deux éphèbes dans son lit.
Bon sang, mais que m'arrive t'il ?
Isabelle s'étira mais la douleur persistait. Comme si on l'avait battue et la seule fois ou elle avait eu ce genre de sensation remontait à plus de 60 ans.
Carlisle pénétra dans le salon des Françaises, armé de sa sacoche de premier secours. Le médecin alla au chevet de la brune et resta silencieux à la vue du corps étendu.
- Laissez nous. Demanda Carlisle au couple.
Edward et Jasper obtempérèrent et le médecin se prit la tête entre les mains.
- Mais qui t'a fait ça…
Elle oscille entre la douleur et la peur. Entre les souvenirs et la réalité. Elle sent à peine les mains de Carlisle essayant de soulager sa douleur mais sent encore les mains d'Elisabeth sur son corps.
Elle se revoit entrer la tête haute, menottée, encerclée par des gestapistes français, dans l'immeuble de l'avenue Henri-Martin. Haut lieu de la torture. Elle rentre d'un pas ferme et décidé, sourire méprisant sur les lèvres. Elle ne voit pas le poing partir et lui éclater l'arcade sourcilière. Elle ne bronche pas et ne montre pas qu'elle a mal.
- Frapper une femme sans défense. Belle mentalité. Dit calmement Emilie.
- Ta gueule terroriste. Répondit un de ses gardes en la poussant violemment dans une pièce qui servait manifestement de bureau. Pose ton cul sur la chaise.
Emilie obtempéra et son garde en profita pour lui menotter les poignets contre le dossier de la chaise. La jeune femme regarda l'homme qui était à présent devant elle et, posément, lui cracha dessus. Il s'essuya la figure et, avec un rictus mauvais, lui asséna une claque retentissante. Voyant que la brune ne réagissait pas, le garde s'apprêtait à lui en mettre une deuxième quand une voix féminine avec un fort accent germanique se fit entendre.
- Il suffit.
- Elle m'a craché dessus. Répliqua l'homme en allemand.
- Laisse nous.
Vexé d'avoir été remis à sa place, l'homme sortit de la pièce non sans grogner. La porte fermée, la nouvelle arrivante observa la prisonnière et s'assit sur le bureau.
- Savez vous pourquoi on vous a arrêtée ?
- Marché noir ? Parce que j'ai voulu passer la ligne de démarcation sans ausweis ?
- Vous ne voyez vraiment pas lieutenant Dupont ? dit Elisabeth en croisant les jambes. Ou devrai-je dire « Marie ».
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
- Il est si facile de faire parler quelqu'un. Il faut juste trouver le bon levier…
- En lui promettant la lune ? Ou en vendant son cul à la vulgaire pute que vous êtes…
- Que de vilains mots dans une aussi belle bouche. Susurra Elisabeth en se penchant vers elle.
- Tu veux quoi ? Me lécher la gueule ou me proposer tes services ?
- Je veux simplement des noms.
- Des noms ? (crie) Vive de Gaulle !
Elisabeth perdit son sang froid et donna un coup de poing sur le nez de la Française qui ne broncha pas, en dépit de la douleur fulgurante.
- J'ai des penchants sado maso. C'est pas marqué dans ton putain de dossier ?
- Dans ce cas là, je vais vérifier jusqu'à quel point tu encaisses la douleur. Et tu crieras mon nom Liebchen.
- L'espoir fait vivre cocotte.
- Ah oui ? répondit Elisabeth avec un sourire cruel. Dans ce cas là… Que le jeu commence….
Pendant trois jours et trois nuits, Emilie fut torturée sans relâche par Elisabeth. En dépit des exhortations de la rousse, la brune ne parla pas même quand elle subit le supplice de la baignoire et des électrodes sur son corps.
Elisabeth regardait la jeune femme qui était suspendue, nue, par les pieds, la tête en bas. Elle écrasa le bout incandescent de sa cigarette sur le corps et fut surprise de n'obtenir aucune réaction.
- T'es morte ? s'enquit elle en s'accroupissant à sa hauteur.
- J'te ferai pas ce plaisir là. Articula péniblement la brune.
- Tu ne parleras pas ?
- Plutôt crever mais comme je ne suis pas décidée à mourir…
- Tu vas être déportée à l'est si tu ne parles pas. Dit Elisabeth en optant pour une approche plus douce.
- Ce sera toujours mieux que de voir ta sale gueule.
- Si tu parles, tu seras relâchée.
- Et en échange, je devrai travailler pour les Boches ? Je ne suis pas à vendre et je ne suis pas dans tes tarifs.
- Tant pis. Fit la rousse en se relevant. Tu salueras Satan de ma part.
- Bonjour. Dit Emilie en regardant Elisabeth. Un jour, je te retrouverai et je te fumerai la gueule…
- Alors ? demanda Bella à son père qui, épuisé, avait du mal à garder les yeux ouverts.
- Doucement petite. Je ne suis qu'un simple humain. Répondit Charlie d'un ton las. Ça y est, nous y voilà. Bon… Il y a plusieurs Elisabeth Bergman.
- A croire qu'elle ne casse pas le cul à changer d'identité à chaque fois. Dit Alice en regardant par-dessus l'épaule de son beau-père.
- Alors… Elle disparaît une première fois en 1919 de la grippe espagnole. Adhère au parti en 1923… Vient en France en Aout 1940 et disparaît la veille de la Libération de Paris. Condamnée à mort par contumace par un tribunal français pour tortures et compagnie… Disparaît pendant près d'un demi siècle pour « renaître » en 1985. Parents inconnus. Votre Elisabeth a l'air d'être un sacré numéro.
- Attendez… Elle était en France pendant la guerre ? Merde ! Bella, tu restes avec ton père. Je file voir Emi.
La sulfureuse rouquine constata avec soulagement que les douleurs ressenties étaient endormies. Elle s'étira avec précaution et pensa à sa femme.
Comme il me tarde de te revoir… Joues-tu Chopin comme je te l'ai demandé ?
Londres, Janvier 1943
Londres pansait ses plaies après les bombardements intensifs de la nuit. Par sa fenêtre, Isabelle regardait les civils qui erraient dans les quartiers, à la recherche d'un abri ou tout simplement d'un bol de soupe. Chopin tournait sur un phonographe et la sulfureuse rouquine pensait à sa compagne dont elle n'avait pas de nouvelles depuis le mois de septembre, date à laquelle elle avait ressenti des terribles douleurs dans le corps, à un tel point qu'elle n'avait pas pu chasser pendant trois jours.
La vampire ne désirait qu'une seule chose, avoir des nouvelles de sa compagne. Juste savoir comment elle allait. Isabelle allait quitter sa fenêtre quand une silhouette attira son attention. Une démarche un peu raide et des cheveux noirs qui volaient dans tout les sens. Une main gantée qui serrait le pommeau d'une canne et la fumée d'une cigarette anglaise. Une sacoche qui se balançait. Un regard caché par des lunettes de soleil.
Au premier coup de sonnette, Isabelle était déjà au rez de chaussé. Au second, elle ouvrit la porte et sourit.
- Je t'avais dit que je reviendrais. Dit Emilie d'une voix rauque.
- Tu…
- Je suis là. Assura la Française en souriant.
- Viens. Fit la rouquine en l'entraînant chez elle à vitesse vampirique.
A l'étage, Isabelle marqua un temps d'arrêt en voyant l'état de sa compagne. Le teint pâle et considérablement amaigrie. L'uniforme qui semblait trop grand pour elle.
- Je vais te faire couler un bain.
- Non. Je ne veux pas de bain. Répondit doucement la jeune femme en regardant sa compagne. Tu écoutais Chopin ?
- Oui.
Emilie enleva sa sacoche, ses gants et ses lunettes et resta debout, contemplant le visage sans défauts d'Isabelle.
- Tu m'as manquée. Murmura la brune en caressant la joue d'Isabelle.
- Pourquoi tu ne m'as pas donné de nouvelles ?
- Parce que là ou j'étais, je ne pouvais pas. Pardon…
Sans répondre, Isabelle la prit dans ses bras et inspira le parfum famillier.
- Tu es blessée ? demanda la sulfureuse rouquine qui avait remarqué la canne.
- J'ai fait connaissance avec les méthodes nazies mais je ne veut pas en parler.
- De quoi as-tu envie ?
- De toi…. Dit Emilie en l'embrassant. Juste de toi et de tes mains….
- Alors, tu as réussi ? demanda Rosalie à Elisabeth qui était venue dans l'appartement ou la blonde se terrait.
La rousse opina de la tête et regarda sa Création.
- Ce fut même trop facile.
- Répercussions de son petit séjour entre mes mains en Allemagne. Tu comptes toujours être amie avec Alice et sa chose ?
- Oui. Toi et moi allons signer la perte des Cullen.
- Laisse moi l'aberration.
- Si tu veux. Céda Elisabeth. Rose, que dirai tu de t'amuser un peu ?
- Ça dépend avec quoi.
- Ce n'est pas un quoi mais un qui. Dit la rousse avec un sourire en coin. Portant un uniforme pour être plus précise…
Rosalie se lécha les canines d'anticipation.
La suite est en cours d'écriture.
A bientôt,
13
