Voici le chapitre tant attendu. De ce que j'ai pu constater, vous n'aimez vraiment pas Elisabeth. Tant mieux, moi non plus^^

Bonne lecutre et on se retrouve en bas,

Enjoy ;)

Thirteen

K: deux mini-K qui vont bientôt courir dans nos pattes. Tu en trouves pas cela génial? Ild chaton


- De quoi as-tu envie ?

- De toi… répondit Emilie en l'embrassant. Juste de toi et de tes mains….

La vampire ne put qu'accéder à la demande muette de sa compagne.

Dans un Londres dévasté par la guerre, un couple se retrouvait, se redécouvrait et s'aimait. Nouvelles découvertes et nouvelles sensations. Celle d'une main trop froide sur des cicatrices bouillantes et douloureuses. Celle d'une langue explorant les moindres recoins d'un corps que l'on avait pensé perdu à jamais. Celle d'une voix qui murmure, supplie, implore et qui devient rauque. Celle d'un corps qui a changé. Celle d'un corps chaud contre un corps froid. Celle d'une respiration. Celle d'un battement de cœur provenant d'un être humain…

Isabelle avait cru perdre tout cela. Sa belle humaine dormait dans ses bras, apaisée et la sulfureuse rouquine songeait aux cicatrices que ses mains avaient parcourues. Cicatrices qui correspondaient aux endroits ou elle avait eu mal pendant trois jours.

Le regard marron vert accrocha le regard ocre et une voix rauque dit :

- Je n'aime pas me sentir observée.

- Désolée. Répondit la vampire qui soupira en sentant que sa compagne se détachait de son étreinte pour se mettre sur le côté, dos à elle. Pourquoi me fuis-tu ?


- Carlisle ! Gronda Alice en arrivant à la villa. Ou est Emi ?

- Avec moi. Répondit la voix du médecin en provenance de l'étage.

En moins de deux secondes, la belle vampire était rendue au premier étage et trouva son père adoptif au chevet de son amie.

- Que se passe t'il ? demanda t'elle en désignant la Française qui était inconsciente.

- Il ne vaut mieux pas que tu le saches. Dit Carlisle d'un ton sec. Bella n'est pas avec toi ?

- Non, elle est restée avec Charlie. Qu'est il arrivé à Emi ? On dirait l'œuvre de Rosalie.

- Sauf que ce n'est pas ta sœur qui a fait ça. Fit le médecin en enlevant le drap qui recouvrait la Française. Ça ressemble à Rose mais ce n'est pas Rose. A ton avis, qui a bien pu faire ça ? Termina-t-il en montrant les plaies à vif du ventre.

- Une personne de son passé. Murmura sombrement Alice.

- Tu peux être plus explicite ?

- Non. Je ne veux pas m'avancer sur des suppositions. (Murmure) Bordel…

- Isa. Murmura Emilie en s'agitant sur son lit. Non, non…

- Et merde, elle fait un cauchemar. Carlisle, sort s'il te plaît.

- Pourquoi ?

- S'il te plaît. Insista Alice. Ils peuvent devenir violents et ce n'est pas le genre de choses qu'Emi voudrait que tu voies.

- Je suis médecin.

- Mais tu es également un ami proche et il y a certaines choses qu'elle ne veut pas montrer.

Finalement, Carlisle obtempéra et Alice s'assit aux côtés de son amie qui se débattait, en proie à un cauchemar.

Je suis persuadée que c'est cette pourriture d'Elisabeth qui t'a fait ça. Pourquoi ?


Perchée en haut d'un arbre donnant sur le jardin de la maison de Charlie, Rosalie observait attentivement les environs. Elle savait que Bella était avec son père et n'était pas assez stupide pour tenter quoique ce soit tant que la jeune vampire était dans les parages.

Tu ne sors pas de chez ton père ? Et bien, je vais attendre que tu te décides à sortir pour chasser…


Sourire narquois aux lèvres, Elisabeth se rendait à bord d'une luxueuse voiture de sport chez les Cullen. Comme elle s'y attendait, tout le monde était dans la maison sauf Bella. Elle ne s'en préoccupait pas puisque sa Création devait sûrement s'amuser avec la jeune vampire et son père.

Une bonne chose de faite. Avec Bella en moins dans les pattes et Emi hors service, je peux foutre le bordel à ma guise.

La demie-vampire coupa le contact et s'extirpa du véhicule.

- T'es venue contempler ton œuvre ? dit sèchement Alice en apparaissant devant elle.

- De quoi tu me parles ? Mentit Elisabeth en mettant les mains dans ses poches.

- Ne fait pas comme si tu ne savais pas.

- Je ne vois pas de quoi tu me parles. Répondit elle, hautaine.

- Mais bien sûr…. Ironisa Alice en lui prenant le bras. Oses me dire que tu n'as rien fait à Emilie.

- C'est l'œuvre de Rosalie.

- Mensonge ! Tonna la belle vampire. Je n'ai jamais mentionné Rose et tu viens de te trahir.

Si tu veux gagner, n'hésite jamais à sacrifier tes alliés.

- Ah oui ? Si j'étais toi, je m'inquiéterais pour Isabella… Seule avec son père avec Rose traînant dans les parages…

- Mensonges ! hurla de nouveau Alice.

- Va vérifier par toi-même.

- Pour que tu foutes la merde ? Pour que tu achèves mon amie ? Je ne te le dirai pas deux fois Elisabeth. Retournes dans le trou à rat qui te sert de maison et fait toi oublier.

- Sinon quoi ? rétorqua la rousse en la toisant. Tu crois que toi et ta ridicule famille êtes de taille à me barrer la route ? Fini de jouer Alice. Le temps vous est compté…


Isabelle faisait les 100 pas sous le regard goguenard de Jane qui jouait du Chopin.

- Mon petit sucre d'orge se fait du mouron pour sa femme ? Susurra Jane, pernicieuse.

- Occupe-toi de ton cul pucelle. Rétorqua vertement la rousse. Tu m'emmerde à jouer cette merde.

- Moi qui pensais te faire plaisir…

- Peut être que si tu te décidais enfin à coucher avec moi…

- Et tu tromperais ta femme ? Ce n'est pas bien Isabelle.

- Qu'est ce que ça peut te foutre ? reprit la sulfureuse rouquine en venant à ses côtés. A part lire de la littérature érotique de bas étage ou te rincer l'œil en matant le Maître s'envoyer en l'air avec tout ce que Volterra compte de gigolos, tu ne fais pas grand-chose…

- Ça suffit. Dit Aro en rejoignant les deux vampires. Vos prises de têtes continuelles me fatiguent.

- Maître… commença la blonde.

- Stop Jane. (se tourne vers Isabelle) Que diriez vous de voyager ma chère amie ?

- Seule ou accompagnée ? répondit la Française en regardant son Maître.

- Seule. C'est un voyage que vous ne pouvez pas refuser.

- Vous m'intéressez.

- Dans ce cas là, écoutez moi attentivement…


- Comment ça, le temps nous est compté ? demanda sèchement Carlisle. C'est quoi cette histoire ?

- Elisabeth est une fouille-merde et une emmerdeuse de la pire espèce. Si elle veut faire ami-ami avec nous, c'est pour mieux nous foutre en l'air pour le compte d'Aro. Dit Alice en regardant son père.

- Aro ne la connaît pas. Objecta le médecin. Pour lui, c'est avec Isabelle qu'il arrivera à assoir sa suprématie sur les vampires.

- Sauf que sa sœur va faire tout le contraire. Si elle arrive à sa mettre Aro et Jane dans la poche, nous serons dans la merde la plus complète.

- Il faut trouver un plan et vite… Retournes auprès de Bella et ramenez Charlie ici. Ordonna Carlisle en faisant signe à la belle vampire de partir. (Alice part) Mon dieu… Mais dans quelle merde nous sommes ?


Le silence l'entourait et la chambre était plongée dans les ténèbres de la nuit. Elle ne bougeait pas. Elle était simplement allongée sur le ventre et ne pensait à rien sauf à la douleur qui irradiait chacun de ses membres. Combien de temps était elle là ? Elle l'ignorait. Elle sentait différentes odeurs et les associaient sans problème à ses amis mais elle ne désirait qu'une seule personne, sa femme.

Pourquoi n'était elle pas là, à ses côtés ?

Elle reconnaissait le pas lourd d'Emmett qui passait du temps avec elle, lui disant les derniers résultats sportifs. Elle sentait les présences silencieuses d'Edward et Jasper et la présence rassurante de Carlisle mais pas celles d'Alice et Bella.

Un gémissement s'échappa de ses lèvres et Emilie se mit sur le côté, le regard rivé à la fenêtre entrouverte. Un regard ancré au sien. Prunelles rouges contre prunelles ocres. Un sourire se dessine sur les lèvres mais la brune songe que ce doit être une hallucination. Sa femme ne peut pas être ici, sur le rebord de la fenêtre. Elle tend l'oreille.

Battements de cœur.

Ce n'est pas Isabelle.

Elle fixe son bourreau qui lui sourit avant de pénétrer dans la chambre et de se pencher sur elle…


Le prochain chapitre est enc ours d'écriture.

A bientôt pour de nouvelles aventures!

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