Voilà enfin la suite avec un moment… Enfin bref, vous verrez bien.
Bonne lecture et on se retrouve en bas,
Enjoy )
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Elle ferma les yeux et fut surprise de plus entendre de battements de cœur.
Illusion de son esprit mais la main posée sur son ventre était tout ce qu'il y a de plus réel.
- Qui t'as fait ça ? demanda la rouquine d'une voix blanche en découvrant les plaies du ventre de sa femme. Mon dieu… termina t'elle en soulevant complètement le drap.
- Pelirroja… murmura Emilie en la regardant.
- Je suis là. Répondit Isabelle sur le même ton tout en se penchant vers sa femme pour lui caresser les cheveux.
- J'ai mal.
- Carlisle.
- Non. Je veux te voir.
Isabelle regardait sa femme qui ne la lâchait pas du regard et se sentit coupable. Elle avait l'impression d'être retournée plus de soixante ans en arrière, quand Emilie était revenue de France, dans un état moins grave que celui-là.
La brune ne disait rien, persuadée que le fait que son épouse soit à ses côtés était encore une illusion mais quelque chose lui disait que non.
Son parfum qui n'appartenait qu'à elle. La douceur et la pureté de ses traits. Son indomptable chevelure rousse.
- Qui t'a fait ça ?
- Viens. Dit la Française en tendant une main. Pelirroja…
Isabelle saisit la main tendue et, à ce simple contact, Emilie comprit que sa femme était à ses côtés. Par quel miracle ? Elle l'ignorait et ne voulait pas le savoir.
- Viens.
- Je vais te faire mal. Objecta la sulfureuse rouquine qui comprenait ce que sa femme voulait.
- Non.
Isabelle fini par obtempérer. Le besoin qu'elle avait de sentir son épouse contre elle était plus fort que la présence des marques sur son corps.
La vampire se déchaussa et s'allongea aux côtés de la brune, lui faisant face. La rouquine ferma les yeux et sentit qu'elle défaisait les boutons de sa chemise.
- Emi...
- Chut. Murmura t'elle en se collant de tout son long contre elle et en enfouissant sa tête contre sa poitrine. Ne dit rien.
- Je…
- Depuis que tu es partie, tout n'est que ténèbres autour de moi. Je tourne en rond car tu n'es pas là alors laisse moi profiter de toi.
- Je suis là maintenant. Murmura Isabelle en refermant ses bras sur elle.
- Pour combien de temps ?
- Au moins cette nuit.
La sulfureuse rouquine lâcha un gémissement et ferma les yeux en sentant les mains de la brune déboutonner son jean.
- Qu'est ce que…
Les mots moururent dans sa gorge en sentant les lèvres de sa femme taquiner les pointes dressées de ses seins. La main droite se glissa dans le jean, caressant les fesses. A ce contact, la rouquine frissonna.
- Emi...
- Ne dit rien. Fit la brune en venant poser ses lèvres sur les siennes.
- T'es pas en état.
- M'en fout. Murmura-t-elle en accentuant sa caresse de la main.
Main droite qui glissait dangereusement vers son intimité. Isabelle aurait très pu faire cesser ce qu'il se passait mais elle n'en avait pas envie. Elle laissa donc sa femme continuer. Que pouvait 'elle faire d'autre à part s'abandonner à ces mains qui la connaissait par cœur ? A cette femme qu'elle aimait de tout son être ?
Elle pouvait sentir la brune sourire contre ses lèvres. Isabelle savait qu'elle savait qu'elle ne l'arrêterai pas.
La main se posa, légère et aérienne, contre son sexe. Isabelle réprima un gémissement et Emilie, de sa main libre, lui caressa les seins. La rousse bougea légèrement contre ses mains, voulant faire cesser la tension qui s'était installée dans son bas ventre.
- Touche-moi. Murmura-t-elle d'une voix rauque.
Elle pensa avoir gagné en sentant deux doigts s'introduire doucement en elle mais grogna de frustration quand sa femme préféra opter pour un autre endroit.
- Sadique. Grogna la rousse avant de gémir en sentant un pouce titiller son clitoris et deux doigts en elle.
- Je sais.
Dès lors, toute pensée cohérente déserta le cerveau de la rousse. Elle était entièrement focalisée sur le plaisir que sa femme, blessée, lui donnait. Plus rien n'existait autour d'elle sauf le va et vient, lent et obsédant, qu'Emilie imprimait. Aro, Jane, Elisabeth… Plus rien n'existait. La rousse redécouvrait sa femme.
Au plus fort de leur étreinte, alors qu'Isabelle sentait son orgasme approcher, leurs deux corps s'illuminèrent et un flash blanc les éclaira un court instant. Les deux vampires ne s'en rendirent pas compte et la rousse se détendit dans les bras de la brune qui avait les yeux fermés.
- Reste avec moi…
Couvé du regard par Bella, Charlie dormait sur son canapé. La jeune vampire réfléchissait aux derniers évènements et se demandait ce qu'Elisabeth venait faire dans l'histoire. Une lumière blanche l'aveugla un instant et Bella se passa une main dans les cheveux, décontenancée.
Au même moment, Alice était devant la maison de son beau-père. A l'évidence, Elisabeth lui avait mentit puisqu'elle ne sentait pas l'odeur ni la présence de Rosalie. Comme sa femme, elle vit le flash blanc mais se contenta de sourire.
Enfin.
D'un geste nonchalant de la main, Aro congédia le vampire avec qui il venait de passer quelques heures fort agréables. Tout en enfilant sa chemise, il se dirigea vers le salon de Musique ou il trouva Jane occupée à jouer du violon. Le vieux vampire s'assit dans un fauteuil et ferma les yeux tandis qu'un rictus amusé se formait sur ses lèvres.
- Maître ? demanda Jane sans cesser de jouer. Que se passe t'il ?
- La descendante de Gabriel a enfin dévoilé son don…
Dans l'appartement de Rosalie, Elisabeth fulminait. Rien ne se déroulait selon son plan initial. Alice l'avait percée à jour et Rosalie était incapable de tuer les Swan. Sans compter l'hypothétique retour de sa sœur.
- Pourquoi t'es pas capable de faire une chose que tu m'a demandée ? hurla la rousse en venant à la rencontre de Rosalie. Pourquoi je m'obstine à te faire confiance ? J'aurai du te laisser crever dans ton trou à rat !
Rosalie ne pipa mot, sachant que la colère de Jane et ses reproches, aussi justifiés soient ils, ne dureraient qu'un moment. Néanmoins, la blonde eut la présence d'esprit de prendre un air désolé.
- Ne me regarde pas comme ça.
- Comme quoi ?
- Comme une chienne a qui j'aurai volé son os préféré.
- Comment puis-je me faire pardonner ?
- En me donnant ce que je veux. Sussura Elisabeth en plaquant son corps contre le sien et en glissant sa main gauche dans le pantalon de la blonde. Tu ne refuses rien à ta Créatrice, n'est ce pas ?
La suite est en cours d'écriture. TBC…
A bientôt,
Thirteen
