Hola tout le monde!

Comme vous pouvez le voir, voici un nouveau chapitre, un peu plus centré sur les françaises.

Sinon... ça y est, je suis enfin mariée à mon courant d'air, j'ai nommée K! *éxécute une danse de la joie* Deux semaines déjà mais c'est comme si c'était hier.

Bonne lecture et on se retrouve en bas,

Enjoy ;)

Thirteen

PS: K, Oui, j'ai osé parlé de l'énormissime merde qui trône sous un meuble et que ta mère a lu. Tu me diras, plutôt que de le jeter, il est très bien comme cale. Ild chaton


- Dehors et qu'on ne t'y reprenne plus ! dit Henry d'une voix forte à l'attention d'un vieil homme passablement éméché qui titubait sur le trottoir.

Le vieillard fit un geste éloquent du majeur, récupéra sa canne qui était sur le sol et caressa la barbe grise qui ornait le bas de son visage.

- A ton âge, je bottais déjà des culs !

- Chose que tu me sors à chaque fois Gaby. Fit calmement le videur. Et ici, c'est une boîte de strip-tease, pas une maison close. Rentre chez toi et cuves ton vin.

- Et mes couilles sur ton nez, ça te fera des lunettes. Marmonna Gaby en s'éloignant.

Le vieillard marmonna dans sa barbe et, d'un pas ferme, se rendit dans une église ou il fut accueillit par un jeune prêtre qui soupira en le voyant.

- Gaby…

- Bonjour mon père.

- Vous venez encore débattre sur le Divin ?

- Non.

- Alors ?

- Je viens absoudre mes péchés.

Le prêtre haussa les sourcils, surpris et dévisagea Gaby.

- Absoudre vos péchés ? Vous n'êtes pas en mesure de le faire.

- Que nenni mon lapin. Je viens absoudre mes péchés. Bouge ton cul.

- Il vous en aura fallu du temps mon ami. Dit une voix provenant du confessionnal.

- Que voulez vous votre Sainteté, je suis long à la détente. Répondit Gaby avec un sourire en coin.

- C'est ce que j'ai pu constater. Répondit l'homme en sortant de sa cachette.

Le prêtre sursauta en reconnaissant le Pape et faillit tourner de l'œil.

- Sa Sainteté… Dans mon église… murmura l'ecclésiastique en le dévisageant. Je…

- Ne posez pas de questions. (Se tourne vers Gaby) Vous avez vu la lumière.

- Oui.

- Et vous en connaissez la signification.

- Absolument. Il est temps de revenir à la Lumière.

- Et de terminer ce que vous avez commencé. N'êtes-vous pas trop vieux ?

- J'ai un vieux compte à régler. Répondit Gaby en souriant. Ce mécréant va payer et je vais me faire un malin plaisir à lui rendre la monnaie de sa pièce. Plus de quatre cent ans que j'attends ça…

Le bruit d'un corps tombant sur le sol fit tourner les deux hommes qui constatèrent que le prêtre s'était évanoui.

- Pas vraiment vaillant votre bonhomme.

- Le personnel n'est plus ce qu'il était. Confia le Pape, amusé. Que voulez-vous mon cher Gabriel, c'est la crise.

- Crise de mon cul. Y'a que les putes qui ne la connaissent pas.

- Je commence à comprendre pourquoi mes prédécesseurs avaient du mal avec vous.

- J'aimais bien bavarder avec Jean-Paul. Une bouteille dans le gosier et hop, il me racontait sa Pologne natale. Dommage qu'il ai passé l'arme à gauche… Autre chose que cette lopette de Benoît. (Sourit) Un jour, si vous êtes sage, j'vous raconterai les histoires salaces de Pierrot.

- Pour cela, il faudrait que vous veniez me voir.

- Cela risquerai d'offenser vos oreilles délicates et celles de vos ouailles.

- Je suis Argentin. Mes oreilles ne sont pas aussi délicates que vous le prétendez.

- A d'autres. Rétorqua Gabriel en s'inclinant.

- Que Dieu soit avec vous. Murmura François en bénissant Gabriel.


Carlisle se tenait devant la porte de la chambre des françaises, ignorant s'il devait rentrer ou non.

Comme tout le monde, il avait été aveuglé un court instant par la lumière blanche et avait deviné que cela avait un rapport avec Isabelle.

Il finit par se décider à enter et sourit en voyant la brune endormie dans les bras de la rousse. Quelques vêtements traînaient sur le sol et le médecin eu la confirmation de ce qu'il pensait.

Isabelle vit son ami et lui fit signe de sortir pour le rejoindre quelques secondes plus tard dans son bureau.

- Je suis content de te voir. Avoua Carlisle en souriant.

- Moi aussi.

- Comment ça se passe à Volterra ?

- Je donne le change à Aro et j'asticote Jane la Pucelle. Je suis sensée être dans les fins fonds de la Forêt Noire pour fouiller ce qu'il reste du domaine de ma famille.

- Pourquoi ?

- Je ne sais pas.

- Il se peut que j'en aie une vague idée. Pourquoi est tu ici ?

- J'ai senti que ma femme n'allait pas bien. Qu'on lui avait fait du mal. C'est une sensation que j'ai déjà connue en 1942 quand elle est revenue à Londres.

- Elle a été torturée. Dit Carlisle d'une voix sourde.

- Par qui ?

- Je l'ignore. Mentit-il. Comment va-t-elle ?

- Elle dort.

- Hier soir, est ce que tu as été aveuglée par une lumière blanche ?

- Non. On va dire que j'ai été occupée donc, je n'ai pas fait attention.

- Bien, bien… Isabelle, connaît tu l'histoire de Gabriel van Helsing ?

- Une légende que mon père me racontait quand j'étais enfant. C'est quoi le rapport ?

- Toute légende a un fond de vérité.

- Je sais. Coupa la rousse. Pourquoi me parlez-vous de ce conte à dormir debout ?

- L'histoire n'a retenu que la victoire de van Helsing sur Dracula mais ne mentionne pas tout. Dracula était le bras droit d'Aro. Sa première Création. Toi, tu es la seconde.

- On parle d'une histoire qui s'est passée il y a très très longtemps. Quel est le rapport entre moi, Aro et van Helsing ? Les deux derniers, je comprends mais moi… Qu'est ce que je viens faire là dedans ?

- Aux yeux d'Aro, Gabriel est mort. Leur dernière rencontre fut un échec cuisant pour le Soldat de Dieu. Avant de disparaître, il a juré à Aro qu'un de ses descendants le tuerai de ses propres mains.

- Et ?

- Tu es l'une de ses descendantes.

- Impossible. Répondit la rousse. Il n'y a pas de van Helsing parmi mes ancêtres. Cela se saurai.

- Il est facile de changer de nom. Fit remarquer Carlisle. Et en l'occurrence, le nom d'emprunt de ton ancêtre faisait référence à l'endroit ou il a tué Dracula. Bergman. L'homme de la montagne.

- Dans ce cas là, pourquoi Aro m'a transformée ?

- Tu as la réponse.

Isabelle ferma les yeux et se plongea quelques secondes dans ses souvenirs.

- « Mais tout ce qui fait vous ma chère. »

- Contrôler un membre de la famille Bergman est pour Aro le moyen d'assoir sa domination sur notre monde.

- Mais ?

- Mais il s'est trompé de sœur. Pourquoi n'a tu pas tué Elisabeth alors que tu avais massacré toute ta famille ?

- Elle n'était qu'un bébé. Un simple bébé. Quand je l'ai vue dans son berceau, je n'ai pas pu me résoudre à lui ôter la vie.

- Quelque chose t'a retenue ?


De ses grands yeux verts, Elisabeth la regardait. Isabelle regarda ses mains, couvertes du sang de ses parents et une voix résonna dans sa tête.

« Assez de morts. Tu ne la tueras pas car elle porte en elle les germes de la Fin. »

La vampire secoua la tête et avança ses mains pour la saisir mais la voix résonna de nouveau.

« Elle est mon Instrument, au même titre de que toi. »

Isabelle lâcha un grondement et, s'emparant de sa sœur, bondit par la fenêtre.


- Une voix. Murmura la sulfureuse rouquine. Une voix dans ma tête qui m'ordonnait de ne pas le faire.

- La Sienne. Elle ne se manifeste qu'aux Soldats de Dieu.

- C'est quoi ces conneries ? N'allez pas foutre vos bondieuseries là dedans !

La rouquine s'en alla et Carlisle se massa les tempes. Le vampire entendit distinctement le bruit caractéristique d'une canne qui tapait le sol.

- Et merde. Lâcha le médecin, dépité.

- Je t'entends graine d'abruti ! Tonna Gabriel depuis le rez de chaussé. Descend ton cul, j'ai à te causer !


Emilie ouvrit brusquement les yeux et se redressa sur ses coudes, persuadée que la nuit dernière était une hallucination. La Française fut surprise de ne ressentir aucune douleur et se redressa complètement.

- Bonjour mon ange. Dit Isabelle en entrant dans la pièce.

- C'est bien toi ? Je n'ai pas rêvé hier ?

- Non.

La sulfureuse rouquine s'assit aux côtés de sa femme qui gronda de bonheur.

- Tu a mal quelque part ?

- Non. Pourtant, hier, j'étais encore… Je ne comprends pas.

Le couple s'allongea dans le lit, la brune dans les bras de sa femme qui lui caressait distraitement les cheveux.

- Il est possible que ce soit moi qui sois à l'origine de ta guérison.

- Tu as un don. Comme Ed et Alice.

- Il ne s'est déclenché qu'hier soir et je ne sais pas s'il marche uniquement sur toi ou si je peux l'étendre à tout le monde.

- C'est nickel. Lors de ma prochaine rencontre avec Blondie, si je me vautre, j'aurai droit à mon infirmière perso. Avec les portes jarretelles et tout le bastringue…

- Soit sérieuse cinq minutes. S'il te plaît.

- J't'écoute.

- Qui t'a torturée ? Car il s'agit bien de cela, n'est ce pas ? J'ai ressenti les mêmes douleurs qu'en 42.

- C'est l'œuvre d'Elisabeth. Ta sœur n'est pas un parangon de vertu.

- C'est-à-dire ?

- J'ai fait sa connaissance en 42 et mon dos s'en souviens encore. Et, plus récemment, elle est revenue dans les parages grâce au Père Castor. Ma très chère belle sœur ferait fureur dans le milieu BDSM.

- Je crois que je commence à comprendre. Murmura la rousse en se mettant sur la brune.

- Tu m'expliques ?

- Mieux que ça. Je vais te montrer…. Termina Isabelle en l'embrassant.


Carlisle arriva dans le salon ou Gabriel était assis dans un confortable fauteuil, sa canne à ses côtés.

- Quand même. Dit-il en souriant.

- De quoi voulez vous parler ? Je suis médecin, pas curé.

- De ta famille. Et d'Aro.

Carlisle le dévisagea, surpris et Gabriel éclata de rire.

- Tu verrai ta tête ! La même que celle du curé quand je taillais une bavette avec François y'a même pas une heure.

- D'où connaissez-vous Aro ?

- Je connaît très bien cette andouille. Pas bibliquement mais presque. Ça, c'était plus du domaine de Vlad… 'Fin bref, il me croit mort mais j'ai le cuir solide.

- Vous n'êtes quand même pas…

- Gabriel van Helsing, Soldat de Dieu mais plus connu dans ce bled comme Gaby le soudard de service.

- Moi qui pensait que niveau surnaturel, j'en connaissais un rayon…

- T'as tout dans le cul. Et pas qu'un peu mon lapin. Ça fait plus de quatre cent ans que j'attend de pouvoir claquer la gueule d'Aro. (Sourit) Ouvre en grand tes esgourdes, j'ai une histoire à te raconter.


- Quarante ans que je suis dans ce bled paumé. Heureusement que ta fille a pensé à ouvrir une boîte de strip tease parce que sinon, il y a belle lurette que j'aurai prit un abonnement à Playboy.

- Pourquoi tu ne t'es pas manifesté plus tôt ? Cela aurai changé les choses.

- C'est à Lui qu'il faut demander. Et puis, j'étais pas en odeur de sainteté là-bas… Y'a qu'à partir de Jean-Paul que ça a commencé à s'améliorer.

- Jean-Paul ?

- Le Pape polonais. Un saint homme. Toujours prêt à se foutre une vodka dans le gosier. Ils ne boivent pas toujours du vin de messe… Toi, par contre, t'a fait une sacrée boulette.

- J'ai tendance à les accumuler.

- T'a remit Satan en jupette sur les traces d'Aro et c'est pas l'Ange en culottes courtes qui risque de l'arrêter. Oui, je parle de mes deux descendantes. Y'en a un qui s'est planté de frangine. Ricana Gabriel.

Carlisle esquissa un sourire et regarda le Soldat de Dieu qui se caressait la barbe, signe d'une intense réflexion.

- Alors ?

- Au final, nous ne sommes pas si dans la merde que ça. Carlisle, c'est toujours la même guerre. Le Bien contre le Mal. Ta famille contre Aro… Avec mon aide et celle de l'Ange en culottes courtes, les têtes vont tomber.

- Je vais aller prévenir Isabelle.

- Pas la peine. Elle va tarder à arriver. Va plutôt chercher à boire, j'ai la goule sèche depuis ce matin.


Le prochain chapitre est en cours d'écriture.

Bonne lecture et à bientôt!

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