Salut à tous! Comme j'ai pu le dire à certains d'entre vous, voici la fin revisitée de Kuroko no Weed avec le AoKagaKuro que j'avais laissé miroiter! J'espère que ça vous plaira et on se voit plus tard!
Merci beaucoup à tous ceux qui ont lu cette fiction, vous êtes des amours.
PS: VIVE WAKAMATSU ET HANAMIYA! *^* supportez-les s'il vous plait mU_Um
« Aomine-kun? Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? » demanda Kuroko commel'As entrait dans la chambre
« Ton imbécile de pote m'a balancé dans la fontaine dehors! » répondit-il avec dépit.
Il fallut quelques secondes à Tetsuya pour deviner que l'imbécile en question devait être Kagami. Il ne demanda pas ce qu'il avaient bien pu aller faire dehors car ses pensées étaient ailleurs.
Il fallait dire que voir le grand Aomine Daiki en mode serviette détrempée avait de quoi surprendre. Mais bon sang, ce qu'il était beau!
« C'est la chambre de Kagami ici, non? Il doit bien avoir des fringues à me prêter ct'abrutit. »
Jetant son t-shirt et son jean au loin, Daiki fouilla dans l'armoire la plus proche sans voir qu'à côté de lui, son ancien coéquipier frissonnait. Comme hypnotisés, les yeux de Testuya suivaient les muscles fermes qui se mouvaient sous sa peau.
« Ça devrait faire l'affaire. T'en penses quoi Testu ? » Il s'était retourné pur faire face à son ami.
« A croquer... »
Les yeux grand ouverts, la panthère se retourna pour lui faire face.
« A... à quoi? Tu commences à parler comme une fille! Momoi à trop d'influence sur toi on dirait. »
« Je... heu... pardon. »
« Au fait, Tetsu, pourquoi t'es à poil ? » interrogeât Aomine.
Réalisant qu'en effet il ne s'était pas rhabillé, Kuroko se cacha du mieux qu'il put.
« Oh allez, fais pas ta pudique, je l'ai vu cent fois sous les douches ton petit oiseau! ». Son ton était plus rieur que moqueur mais Tetsuya piqua tout de même un fard.
« Il est pas petit, d'abord! »
Les mains sur les hanches, Testuya montra fièrement son sexe. Terminé la pudeur, il fallait se défendre. Sa détermination fit éclater de rire le bronzé qui s'approcha finalement de lui.
« Et bah mon vieux, je sais pas avec qui t'étais au pieux, mais il t'a sacrément débridé! »
L'hilarité de son ami agaçait de plus en plus Kuroko qui se jeta sur lui pour le faire taire de ses lèvres. Sans un mot, Daiki le poussa contre le bureau et approfondit le baiser.
Il n'avait pas pu aller aussi loin qu'il aurait voulu avec Kagami à cause de cette chiotte de fontaine, alors il n'avait qu'à se défouler sur Tetsu !
A chaque fois que la langue du plus petit touchait la sienne, il en retirait un drôle de goût. Ca le rendait tout chose, comme s'il commençait à planer très haut.
Kuroko se détacha de lui, ses yeux fixement ancrés dans ceux de la panthère.
« Oi Tetsu… on interrompt pas un baiser comme ça. Sauvage… » gronda-t-il, rapprochant déjà ses lèvres.
« Pardon mais, ta bouche a un drôle de goût. »
Cette fois-ci, Aomine le regarda d'un air dépité. « Après l'interruption inopinée d'un baiser très sensuel, nous y voilà pour le 'tu pues un peu de la gueule'… Testsu, t'es un tue l'amour, sérieux. »
L'as de Touou s'éloigna d'un pas mais Kuroko le ramena bien vite à lui, l'embrassant de son propre chef.
« Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, s'il te plait. C'est juste bizarre, pas désagréable. » Il inspira, fermant les yeux pour se concentrer. « Ca a la même odeur que le petit sachet que tu m'as fait tenir tout à l'heure » expliqua-t-il.
Il fallut quelques secondes à Daiki pour comprendre. Le pochon de weed !
D'ailleurs...
« Oh put… » rapide comme l'éclair, Aomine alla chercher son jean qu'il avait envoyé valdinguer pour fouiller dans ses poches. D'une, il en extirpa ledit pochon. Il souffla de soulagement après l'avoir examiné.
« Béni soit l'inventeur des poches hermétiques… » Il se tourna alors vers Tetsu avant de lui lancer le paquet. « Sens. »
A peine le petit bleu l'eut il fait que l'odeur âpre assiégea ses narines.
« C'est ça ? » demanda le plus grand.
Kuroko hocha la tête en se pinça le nez, les yeux fermés. « Ca pique ! »
«Avec le temps on s'y habitue.» S'approchant à nouveau de lui, Aomine reprit le pochon. « Je vais te montrer à quoi ça sert. »
Intrigué, Kuroko le regarda s'affairer à construire un petit tube de papier dans lequel l'As avait mis un sacré mélange d'herbes aromatiques selon Kuroko.
« Et voilà ! » Aominele lui présenta fièrement.
« Et qu'est-ce que c'est, concrètement ? »
« Ca, mon ami, c'est un accès direct à un autre monde ». Le sourire en coin de la panthère inquiéta Kuroko. Ce sourire-là ne menait à rien de reluisant en général. Aomine tenta d'actionner son briquet mais après trois tentatives il dû se résigner. Son ami l'avait quitté pour un monde meilleur.
« Rah, enfoiré de Kagami ! Assassin de briquet ! » maugréât le bleu. Alors qu'il fixait l'objet, essayant sûrement de le faire marcher par la force de la pensée, une flamme vint danser devant lui, embrasant la pointe de la roulée qui trônait entre ses lèvres.
« Ca va comme ça, je suis pardonné ? » susurra la voix grave de Kagami.
« Oi ! » Aomine sursauta. « Tetsu ! »
« J'ai voulu te prévenir mais tu ne m'as pas entendu. » se défendit le petit. «Kagami-kun, c'est vrai que tu l'as jeté dans la fontaine ? »
« On a ripé, c'est pas pareil ! » s'empressa de corriger le rouge.
« Et vous faisiez quoi dehors ? » questionna le passeur.
Alors qu'il l'observait tirer sur la roulée, Kagami passa le bras qui avait tenu le briquet autour des épaules d'Aomine avant de caresser son cou de ses lèvres « Des trucs.»
Tous deux sourirent alors qu'Aomine laissait filer une longue volute, blanche et épaisse tout en lui tendant le tube informe.
« Mais je crois qu'on était pas les seuls. » Kagami fit un signe de tête en direction de son ombre, son rictus prenant un air moqueur. « Je connais pas trente raisons qui poussent quelqu'un à se mettre nu dans une chambre.»
Se rendant compte de la situation, Kuroko attrapa la veste qui trônait sur la chaise de bureau.
« J'étais avec Kise-kun. » éluda-t-il.
Kagami posa un regard inquiet sur son lit en bien piètre état avant de soupirer, une main fumante passant sur sa nuque « Je comptais pas faire de cet appart un baisodrome, mais bon, entre Midorima et Takao que même les murs n'ont pas couverts, les deux nanas qui se sont rabattues l'une sur l'autre du coup, Kuroko et le play-boy, toi et moi qui étions en bon chemin… »
Son esprit divagua, repensant aux baisers qu'ils avaient échangés dehors, à leurs corps qui s'étaient serrés avant qu'Aomine ne tombent dans la fontaine. Il frissona.
« Oublie pas ta coach et le gars à lunettes, quand je suis rentré, ils étaient plus là. Et on sait bien ce que ça veut dire. » ajouta la panthère qui attrapa le poignet de Kagami pour tirer une nouvelle latte.
Finalement, le rouge délaissa Aomine pour se diriger vers Kuroko à qui il tendit la roulée, évoquant l'esprit d'équipe et le partage. D'abord hésitant, Tetsuya fit ce qu'il les avaient vu faire. Maladroitement, il tira sur le peu qu'il restait avant de recracher le tout. Sa gorge lui piquait ainsi que ces yeux et le goût ne lui plaisait pas.
« Question d'habitude, Tetsu. » fit la voix d'Aomine qui s'était posé sur le lit. Alors le plus petit reprit une autre bouffée sous les regards amusés de ses amis. Mais c'était toujours aussi mauvais.
« Je vais aller jeter le mégot. Soyez sages… » Kagami partit après avoir ouvert la fenêtre pour faire partir cette odeur qui commençait à faire tourner la tête du passeur. Tendant le bras alors que la silhouette du dunker disparaissait, Aomine attrapa le poignet du petit homme pour le tirer jusqu'à lui. A genoux entre les cuisses musclées, Testuya se laissa aller contre lui.
Front contre front, Aomine susurra de sa voix grave et moqueuse « Mah, comment veux-t-il que je reste sage face à ça… tu es un véritable appel à la débauche, Tetsu. » après quoi il écrasa ses lèvres contre les siennes, ses mains envoyant valser la veste qu'il avait enfilé. Tetsuya se demanda pourquoi tout ce qui n'était pas Aomine n'était que brouillard autour d'eux. Ses bras ne semblaient plus lui appartenir lorsqu'ils s'enroulèrent autour du cou de l'As ni même son corps entier quand il se retrouva écrasé sur le matelas.
Allongé de tout son long sur lui, Aomine ne cherchait pas à cacher son excitation, mordant avec ferveur la gorge, griffant les flancs, immobilisant les jambes. Tout hallucinant qu'il était, Tetsuya se sentait prit au piège, violemment assaillit par cette panthère dont la masse imposante lui coupait le souffle.
Seulement, il n'était pas ici question de fuir, de sauver sa peau, mais bien de se laisser consumer par ce feu ardent qui s'échappait de par les doigts et la bouche d'Aomine.
« Dévore-moi… » gémit le passeur, les mots ne pouvant que s'échapper d'entre ces lèvres qui ne lui obéissaient plus.
Aomine se redressa sur les coudes, ses yeux sombres plantés dans ceux de son vis-à-vis, lesquels, bien qu'entrouverts, ne semblaient plus rien y voir. Alors qu'il se penchait à nouveau pour ravir ses lèvres en murmurant « Tout ce que tu voudras.», un hoquet de surprise s'échappa d'entre les siennes quand un bras puissant encercla son ventre et le tira en arrière.
« Je vous avais pourtant demandé de rester sages… » La voix de Kagami était rauque contre son oreille si bien qu'elle ne fit que l'exciter davantage et qu'il se cambra pour aller lécher sa mâchoire.
Autoritaire, Kagami attrapa son menton et l'embrassa avec ferveur, son autre main qui le retenait prisonnier glissant jusqu'à son entre-jambe, la pressant violemment avant de remonter pour tirer sur le bord du t-shirt.
Kuroko se redressa tant bien que mal, sa tête tournant encore. Était-ce ce qu'il avait fumé, était-ce Aomine ? Cela importait peu. Le plus important pour l'instant était de retrouver une vue correcte car ce qui était en train de se passer devant lui avait tout bonnement l'air magnifique. Magnifique et excitant.
L'air avait du mal à arriver jusqu'à ses poumons, ses paumes étaient moites contre le drap, ses jambes peinèrent à se replier. Mais il arrivait à mieux voir, toute son énergie se concentrait sur la rééducation de ses yeux. Les formes jusqu'alors floues devinrent plus nettes et il put parfaitement reconnaître sa lumière lorsqu'il tira vers le haut pour ôter son propre t-shirt de sur Aomine.
Lentement, il suivit le trajet qu'emprunta le vêtement et il n'en revint pas. C'était un véritable spectacle de luxure qui se jouait devant lui. Le corps rejeté en arrière et les bras levés et sa tête tournée vers Kagami, jamais il n'avait vu Daiki Aomine s'abandonner ainsi. Sa peau dorée était peu à peu découverte et c'était comme s'il la voyait pour la première fois, parfaite quel que soit l'endroit, ses yeux la léchant sur leur passage.
Et il lui sembla qu'il pouvait sentir un goût de chocolat emplir sa bouche.
Son corps était trop groggy pour qu'il ne puisse s'approcher à son tour, alors il se laissa tomber contre la tête de lit et observa, se délecta. Il était réputé pour passer inaperçu mais à cet instant, il était persuadé que ce n'était pas sa faculté qui l'avait fait disparaître de l'esprit de ses amis.
Aomine faisait maintenant face à Kagami et ils s'embrassaient d'une manière que Kuroko ne croyait pas possible. C'était si passionné, si charnel qu'on aurait dit qu'ils se faisaient l'amour avec leurs simples bouches.
Soudain, l'As de Touou plaqua l'autre contre le mur, un bras barrant son torse pour le maintenir, une main fourrée dans ses cheveux couleur de feu pour étirer ce cou qui n'avait pas encore subit l'assaut de ses dents. Kuroko ne put retenir une plainte lorsque Kagami grimaça de douleur. Autant Aomine avait été violent avec lui, autant avec sa lumière il était agressif. Agressif et déterminé.
Mais déterminé à quoi ? A prendre le dessus sur la situation, visiblement. Car quand Kagami le renversa à son tour, manquant de peu de heurter le passeur, Kuroko retrouva cette même agressivité dans son comportement.
Ils bataillèrent encore un moment, usant de leurs dents, de leurs mains, de leurs corps tout entier pour prouver leur supériorité. Kuroko ne savait plus où se mettre. Reculant encore plus contre la tête de lit, il lui sembla que celui-ci était comme une cage dans laquelle deux fauves se livraient un combat sans pitié.
Mais c'était un combat si excitant.
Assit de tout son poids sur les hanches d'Aomine, Kagami maintenait ses épaules de ses mains. Puis, quand la panthère grogna, signe qu'elle se rendait, qu'elle ne bougerait pas, Kagami le relâcha et attrapa le bord de son t-shirt.
Alors qu'à son tour le tissu remontait, découvrant le torse du dunker, Kuroko ne put empêcher ses mains de caresser son propre corps, de ses cuisses jusqu'à ses lèvres, ses dents mordillant ses doigts.
Kagami était rayonnant de luxure, dominant, surpuissant.
Les mains d'Aomine jusqu'alors lâches contre le matelas allèrent serpenter contre le ventre musclé de son amant qui posa sur lui un regard impérieux. Puis il caressa ses pectoraux, ses épaules et sa nuque qu'il pressa pour le faire venir à lui. Maintenant que le combat était terminé, leurs baisers étaient plus tendre, presque amoureux. Parfois, le torse de Kagami frôlait celui d'Aomine et cela les faisait frissonner.
Ils n'avaient même pas encore atteint le stade du sexuel mais c'était déjà tellement bon. Si ça avait dû s'arrêter comme ça, ils auraient quand même été satisfaits.
De là où il était, Kuroko pouvait voir le dos de sa lumière danser au-dessus d'Aomine. C'était si beau que Tetsuya en gémit de frustration. Lui qui était si seul au bout du lit. Son corps lui appartenait de nouveau et il se décida à bouger. Passant une main dans les cheveux de Kagami, il détacha celui-ci de son amant pour ravir ses lèvres.
C'était humide et chaud et Kuroko se délectait de ce moment. Il avait adoré embrasser son ami tout à l'heure, avant que tout le monde n'arrive, mais là, tout de suite, c'était ce qu'il avait connu de mieux.
Sous eux, Aomine grognait. Il avait totalement oublié Kuroko l'espace de cet instant et s'en voulait de l'avoir laissé ainsi. S'écartant de sous Kagami qui ouvrit un œil pour voir ce qui le faisait bouger. Lentement, la panthère se glissa hors du lit pour aller fermer la fenêtre encore ouverte. Le clac du loquet sortit Kuroko de son activité et maintenant, plus personne ne bougeait.
« On risque de faire un peu de bruit… » s'expliqua Aomine, un sourire taquin sinon coquin étirant ses lèvres. Lorsqu'il revint vers eux, Kagami entoura sa taille de son bras et baisa son ventre, mordant parfois. Kuroko avait du mal à croire qu'ils ne soient amants que depuis quelques heures, ça semblait si naturel pour eux de s'aimer. Ou tout du moins de se désirer.
Alors que Kagami s'étirait pour embrasser à nouveau Aomine, Tetsuya, lui, se faufila entre leurs corps, baissant sans gêne le pantalon de l'As qui ne s'en plaignit même pas. Seul un grognement sourd se fit entendre quand Kuroko se saisit de son membre.
Les bruits mouillés de baisers et de succion emplissaient la pièce, la baignant d'un érotisme fou. Aomine était assaillit par le plaisir. Entre les lèvres et la langue de Kagami contre les siennes, ses doigts qui brûlaient ses reins et son torse qui frottait contre le sien et la bouche de Kuroko qui le happait et ses mains qui pétrissaient ses cuisses, tout était fait pour lui faire tourner la tête.
Autant Kuroko était quelqu'un d'honnête, autant sa langue était une vicieuse qui poussa Aomine à ne plus rien contrôler. Glissant au sol, l'As de Touou prit le temps de regagner un souffle correct. Kagami jeta un regard à son ombre qui essuyait ses lèvres d'un revers de la main. Il avait pu découvrir que Kuroko n'était pas aussi prude qu'il en avait l'air et, tout à coup, alors que son esprit projetait quelques images d'une possible étreinte, il se souvint que Kise avait déjà pris possession de son corps.
Et la jalousie le prit.
Sans douceur, il attrapa les cuisses du bleuté et le tira à lui jusqu'à ce que sa virilité frotte contre le ventre plat du plus petit. Bien que secoué par la surprise, Kuroko passa ses bras autour de son cou, presque machinalement. Il connaissait le grand sourire qui étirait les lèvres de son ami, c'était celui qu'il arborait quand un match l'excitait. Une main puissante vint agripper la nuque du passeur pour l'approcher.
« On va continuer ce qu'on avait commencé tout à l'heure, ok ? » murmura Kagami à son oreille «Et puis on va y aller direct puisque Kise t'as déjà préparé… »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Ses mains glissèrent sur le dos pâle pour aller écarter les deux globes de chair et son sexe alla pousser contre son intimité. Sans cérémonie, celui-ci se glissa à l'intérieur de Kuroko qui, bien que prêt, étouffa un gémissement douloureux, ses yeux rivés vers ceux de Kagami. Il sentait que le sexe avec sa lumière surpasserait celui avec Kise.
« Ne me regarde pas comme ça, ça me donne envie de te faire mal. » souffla Taiga. Et son ombre se redressa pour s'empaler tout aussi vite. « Je te mets au défi d'y arriver, Kagami-kun»
Un véritable combat s'engagea entre les deux amants qui redoublaient de prouesses physiques pour faire atteindre les sommets à l'autre. Les dents mordaient, les ongles griffaient, les hanches frappaient et les torses cognaient. Mais jamais leurs yeux ne s'étaient faits si doux.
Ce fut Kuroko qui lâcha prise le premier. Si Kagami ne le tenait pas si serré contre lui, il se serait certainement écroulé sur le lit tellement son corps s'était cambré sous le coup de l'émotion. Kagami qui, lui, n'avait pas encore atteint le point de non-retour, entama une autre série de vas-et-viens mais fut très vite stoppé par les bras d'Aomine qui vinrent enserrer sa taille. Il avait finalement récupéré et il en redemandait.
« Tu permets que je termine, Tetsu ? » demanda-t-il de sa voix rauque et moqueuse. Bien sûr, Kuroko comprit qu'il n'attendait aucune réponse et se contenta de sourire en se retirant, restant tout de même sur les cuisses de sa lumière qui gémit de frustration. « Tu m'aides ? » ajouta la panthère en tendant la main vers la bouche du bleuté. Ce dernier s'appliqua alors à enduire de salive les longs doigts de l'As qui s'occupait de son côté à cajoler la poitrine musclée de son amant.
Quand il récupéra sa main, un fil humide décorant le menton de Kuroko, Aomine la dirigea vers l'entrejambe du dunker.
« Alors Tiger, ça se passe comme tu veux ? » ricana Aomine qui savait très bien que Kagami aurait préféré être le dominant dans leur relation. Sauf que lui aussi, alors ça serait au plus fourbe au meilleur moment. Et la ruse, Aomine en était rempli.
« Ferme-là, et fais ce que t'as à faire. » Son ton était… suppliant ? Oui, il l'était, et Aomine laissa échapper un long ricanement. Renversant Kuroko sur le lit en se mettant à genoux, Kagami signala à Aomine qu'il était prêt. Alors Aomine s'insinua en lui.
Pas aussi lentement qu'il aurait dû car, sous lui, Kuroko pouvait voir toute la douleur que ressentait sa lumière marquer son visage rougit. Passant ses jambes contre les hanches des deux garçons, ses mains prirent le visage de Kagami en coupe pour le forcer à l'embrasser. Le baiser fut chaotique à cause des assauts toujours plus violents et profonds qu'assenait Aomine, mais il fit son effet et détendit Kagami qui se mit à apprécier les deux échanges et gémit.
Lorsqu'il eut besoin de plus d'air, il rompit le contact avec les lèvres pour simplement poser sa tête contre l'épaule de son ombre. Celui-ci posa son regard sur son ancien coéquipier. Son corps était entièrement dans l'effort, son dos courbé au-dessus de celui du rouge et ses mains ancrées à ses hanches pour donner du mouvement.
« T'en veux aussi ? » avait-il demandé quand ses yeux avaient accroché ceux de Kuroko. A nouveau il enserra la taille de Kagami pour le coller à lui, son autre main attrapant celle que lui tendait le petit fantôme. Tetsuya s'étonna de la force dont pouvait encore faire preuve Aomine malgré une telle situation. N'était-il donc jamais épuisé quel que soit l'effort fournit ?
Kagami lui ne réfléchissait plus depuis un moment. Il y avait encore quelques secondes il était à genoux, pilonné avec force, et maintenant, il était assis sur un sexe toujours aussi fort mais lent et tendre, prit en sandwich par deux corps en feu qui s'embrassaient.
Mais quand le baiser se rompit et que le rythme sauvage reprit et que la main de Kuroko vint se poser sur son sexe laissé en solitaire, il sut qu'il ne tiendrait plus longtemps. Comment pouvait-on rester de glace face à telle situation ? On ne pouvait tout bonnement pas, et il le prouva, laissant un liquide poisseux se déverser sur la main qui le massait.
Kuroko eut le souffle coupé quand les deux fauves tombèrent sur lui. Leurs corps étaient tremblants, moites et chaud. S'écartant de chaque côté du plus petit, Aomine et Kagami semblaient jouer à celui qui haletait le plus fort. Pas de vainqueur, c'était indéniable.
Sans dire un mot et quand leur souffle fut revenu, les deux plus grands serrèrent le corps de Kuroko qui se retrouva collé au torse de Kagami, son front se posant contre celui d'Aomine qui avait entremêlé ses doigts à ceux du rouge.
Ils étaient tous trois presque endormis quand un poids fit s'affaisser le lit du côté d'Aomine. Lentement, Kuroko ouvrit un œil juste à temps pour reconnaître le visage de Kise qui se penchait à lui, ravissant ses lèvres.
« Quel débauché tu fais ! » souffla-t-il à son attention « Je me demande si Murasacchi et Akashicchi sont au courant… » l'ombre lui offrit un coup de langue sur les lèvres pour réponse avant que Kise ne se retrouve couché de force entre Aomine et Kuroko.
« La ferme, blondinet. On verra ça plus tard… » la panthère était devenue un gros chat fatigué, grognant dans son coussin. Riant, Kise tourna la tête et embrassa sa joue.
« Comme vous voudrez. » susurra-t-il, ses yeux se fermant, marquant la fin de cette soirée ou passion et charme n'avaient eu de cesse de se rencontrer.
Alors ? Elle va mieux, cette fin là ?
Plein de bisous, bande de loulous des îles! (oui, écrire ce chapitre m'a épuisé...)
