Bonjour à tous !

Déjà le septième drabble de ce calendrier ! Et... et... On a dépassé les 100 ! *Sort le champagne* Youhou !

Aujourd'hui, un os (oui, OS, parce qu'il est long, cette fois) sur un perso que je n'avais JAMAIS utilisé jusqu'à présent ! ;) Merci à Nanoushka pour m'avoir proposé d'utiliser ce personnage ! Ca m'a inspiré !

Et bonne lecture !


Sira : Je vais demander une armure au père noel, hahahaha :)

Moufleyte : Il avait peut être un maillot de bain sous ses vêtements x)

DG: Vui, parfois je suis gentille avec mes persos ! Mais je ferai un os calendrier-TBC, sûr !

Secret Santa: Que dire à part un immense merci ? Et superbe idée, j'aime !

Amy: Excuse moi, je graverai un copyright sur tous tes paquets de mouchoirs hahahahaha !

Leou : Tout ça de reviews ! ARG ! Héhéhé, merci !

WJ: Maiiis Gibbs n'est jamais (trop) méchant avec notre Tony, n'est-ce-pas ?

Super Santa : Ravie de te revoir Super Santa ! Et merci beaucoup !

Sangoha : Aaah Tony et ses idées de génie ! On l'aime pour ça !

Ankou : Héhéhé, vive le Tiva amusant aussi ;)

Santa du coca : Muahahaha, les rimes version rhume, j'adore XD

Nanou' : Oooh merci Nanou' ! J'aime beaucoup ce petit calendrier, je m'amuse bien x)

Ptite Cacahuete : A mon avis, la tête du DiNozzo devait être épique muahahaha

Sssecret Sssanta : Je t'ai dit que j'avais adoré cet OS ? Il m'a beaucoup fait rire ! Comment je fais ? Vos fabuleuses reviews m'inspirent, évidemment ! ;)

MarionNCISLove: Thanks u ! A tout à l'heure muahaha ;)

Rose Eliade: Exactement, rien n'échappe à Abby :P


7 décembre

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Il faisait frais en ce sept décembre. Assise dans le sable, ses pieds nus plongés au milieu de milliards de grains dorés, ses longues mèches brunes voletant autour de son visage à chaque nouveau coup de vent, elle observait la mer déchaînée. Petite chose immobile au milieu de la force d'une nature qui se pouvait destructrice.

Un paysage qu'elle aimait pourtant particulièrement. Ainsi assise au milieu de ce déferlement de la mer, à la frontière entre cette immensité bleue qui pouvait happer une vie en quelques secondes, et cette ville dense et sombre qui, elle, se contentait de le faire en quelques mois, elle se sentait toujours bien. Elle se sentait à sa place, chez elle.

Pourtant, aujourd'hui, elle ne ressentait pas cet apaisement qui l'habitait toujours face à ce paysage. Peut-être à cause de la nouvelle que lui avait annoncée son père. Probablement, même. Cette même nouvelle qui l'avait poussée à courir ici, comme pour y retrouver un semblant de calme.

Oui, car elle préférait affronter la tempête réelle, plutôt que celle qui menaçait de déferler en elle.

Elle avait déposé un châle sur ses épaules. Une pièce cousue par l'arrière grand-mère de sa mère, et qui se transmettait depuis de mère en fille, comme un précieux trésor. Le châle sentait l'odeur des David, cette essence musquée qui se partageait à l'éternelle flagrance d'oranger qui les entouraient. Elle aimait enfouir son visage au creux de ce tissu pour la sentir, encore et encore.

C'était comme une dose de réconfort. Humer et s'évader.

Ce qu'elle faisait quand une main délicate se posa sur son épaule. La jeune fille haussa alors son fin visage vers la nouvelle arrivante. Et étira ses lèvres en un léger sourire.

-Shalom, Ziva, fit-elle alors que la seconde s'installait à sa gauche et passait un bras autour de ses genoux, ses deux iris chocolat allant à leur tour se poser sur la mer.

-Tali. Tu n'as que treize ans… Tu sais que Abba n'aime pas quand tu viens ici seule.

-Je ne suis jamais seule, Ziva, objecta Tali en hochant la tête de gauche à droite. Ari n'est jamais bien loin de sa petite sœur.

-Ari est actuellement en train de flirter avec notre voisine de palier.

-Vraiment ?

-Vraiment.

-Notre future belle sœur ?

-L'espace d'une nuit, peut-être, pouffa Ziva en repoussant une mèche brune derrière son oreille. Tali, il fait froid. Tu vas être malade.

La plus jeune haussa les épaules. Et redressa un pan de son châle pour indiquer à sa sœur de venir près d'elle. Quelques secondes plus tard, elles étaient épaules contre épaule, et le châle les entouraient à présent toutes deux.

-Tu sais, j'ai entendu dire que c'était bientôt Noël, glissa Tali dans un murmure. Tu connais des gens qui le fêtent ?

-Bien sûr.

Un court silence suivit la réponse de Ziva.

-Si je fêtais Noël, je demanderai une seule et unique chose.

-Un scooter ?

Tali accueillit cette réponse d'un léger rire, qui fit à son tour sourire son aînée.

-Pour que Ima m'interdise de sortir de la maison ? S'amusa l'adolescente. Non. Je demanderai… A ce que…

Elle ne termina pas sa phrase, penchant soudainement sa tête vers le bas, comme troublée. Ziva lui pressa tendrement le bras.

-Tali, tu sais que tu peux tout me dire, chuchota la grand sœur.

-Je voudrais vraiment que…

Un nouveau silence. La jeune fille cachait désormais son visage derrière un pan du châle.

-…Que tu ne partes pas là-bas, Ziva.

Ziva mordilla ses lèvres. Et déposa un léger baiser sur la joue enfantine.

-Tali…

Cette dernière était prostrée derrière son châle, faible barrière de protection contre la foule de sentiments qui menaçaient de déferler sur elle.

-Tali, reprit Ziva. Je vais peut-être aller à ce camp d'entraînement, mais je n'en serai pas moins loin de toi.

-Tu vas partir à des kilomètres d'ici, Ziva, rappela Tali d'un ton sec, alors qu'elle redressait enfin son visage vers sa sœur.

-Je serai peut-être loin de toi par la présence, mais….

Tali braqua son regard sur la gauche, incapable de l'écouter sans cacher les larmes qui lui montaient aux yeux. Ziva posa alors une main sur le menton de sa petite sœur. Et l'obligea d'un geste plus que délicat à vriller son regard vers elle.

-… Je serai toujours présente dans ton esprit, Tali, poursuivit Ziva d'une voix douce. Et tu seras toujours présente dans le mien. Chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Tu resteras toujours avec moi.

-Toujours ? Répéta Tali dans un faible murmure.

-Toujours. Tu fais partie de moi, Tali.

La plus jeune hocha le menton d'un geste un rien tremblant. Et posa sa tempe sur l'épaule de son aînée. Rassurée. Touchée.

Apaisée.


A demain !