Un grand merci à celles qui m'ont laissée une review mais aussi aux autres qu ont enregistrés ma fiction comme favorite.

Petit à petit l'histoire se met en place, je vous rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à J.K Rowling.

els () : tout d'abord Merciii pour ta review, ça me fait plaisir que tu apprécie le côté torturée d'Hermione. Voilà la suite mais sache qu'Hermione ne revelera pas ses secrets tout de suite, néanmoins quelques indices sont glissés dans chaque chapitres pour vous aidez à comprendre.

Cryse : Et voilà la suite que tu attendais, en espérant qu'elle te plaise autant que le reste. Merci d'avoir pris le temps de me laisser une review :)

Sisika45 : Je te laisse lire la suite, en espérant que tu l'adore tout autant, milles merci à toi.

Un grand merci aussi à celles et ceux qui ne m'ont pas laissés de review mais qui on pris le temps de me lire.

Et comme toujours un petit mot gentil pour Lyly7 ma correctrice, tu es génial mai aussi à MissJenny34 qui me conseille !


Chapitre 2: Nouveau Rôle

Réveillé à l'approche du château, chaque élève enfila sa robe et se prépara. Les 1ere années, tous aussi petits les uns que les autres, tremblaient de tous leurs membres, stressés et impressionnés par ce qu''ils allaient découvrir tandis que les dernières années, habitués à tout ça, étaient calmes et sereins. Tout se déroulait de la même façon depuis des générations, ils connaissaient le mécanisme par cœur.

Les portes coulissèrent dans un léger grincement et ce fut la cohue et le brouhaha. En un rien de temps, le quai désert était noir de monde, enseveli sous les robes, les valises et les animaux en tout genre.

Le sifflet du train et un épais nuage de fumée se mêlaient aux conversations, tout aussi futiles soient-elles.

À présent, il était temps pour chacun des préfets et préfètes d'endosser son rôle. Ainsi, les uns derrières les autres, ils dirigèrent leurs nouveaux protégés vers le lieu indiqué où quelques mètres plus loin, Hagrid, toujours fidèle à son poste, se chargea de la relève.

Des hoquets de surprise et de peur retentirent dans les rangs, impressionnés par la taille du demi géant. Les nouveaux arrivants avaient brusquement cessé tout commérage ou toute rigolade.

Le regard amusé du demi-géant parcourut l'assemblée, faisant ainsi taire les plus téméraires. Puis il s'attarda sur celle qui durant de longues années avait été pour lui « une fille ». Aujourd'hui, il n'aurait pas su que dire face à son état, elle lui semblait lamentable.

- Tu ne devrais pas te laisser aller de la sorte. Non mais regarde toi, on dirait un sac d'os.

- J'essaie, lui murmura-t-elle, gênée qu'il ai remarqué la différence.

- Hmmm, je te verrais plus tard.

Les élèves se dispersaient sur le quai de la gare, remontant le chemin qui menait aux Sombrals. Il y a un an de ça, seul un nombre infime de personnes pouvait apercevoir les animaux mystérieux qui tiraient les calèches, et aujourd'hui, la plupart des élèves présents les voyaient, se penchant pour les admirer et caresser leur dos osseux d'un noir profond.

Cette couleur, le noir, était devenue la couleur préférée de notre jeune amie Gryffondor. Délaissant le rouge et or et bien d'autres teintes, elle choisissait ses habits seulement en fonction de leur couleur et non du reste, preuve que tout chez elle s'était assombri depuis la mort de ses parents mais aussi depuis cette fameuse nuit.

Ses parents, elle y repensait sans arrêt. Hantée par leurs visages la nuit, elle ne fermait quasiment pas les yeux. Le repos, elle ne le trouvait jamais. Au début, cela avait été difficile mais aujourd'hui, elle s'était habituée à sa condition, ça faisait partie de son quotidien.

Une voix qu'elle connaissait par cœur la héla. Ses amis l'avaient attendue patiemment, ils avaient l'air inquiet et leurs murmures se turent lorsqu'elle arriva à leur hauteur. La dernière calèche venait de partir, ils devaient donc rejoindre le château à pied.

Le chemin promettait d'être long.

Elle esquissa un sourire qui ressembla plus à une grimace qu'à autre chose et avança lentement en prenant bien soin de déposer ses pieds correctement sur le sol terreux à la surface irrégulière.

Depuis peu de temps, ses jambes avaient du mal à la soutenir malgré sa maigreur. Elle était constamment prise de tremblement et avait aussi d'affreuses migraines dues à sa « sous-alimentation ».

Sous-alimentation qui ne lui déplaisait pas, l'appétit n'était plus là, comme envolé avec son père et sa mère. Le simple fait de devoir avaler une bouchée lui donnait la nausée. Elle ne gardait plus rien sauf peut être de l'eau.

- Hermione ? S'il te plaît, parle nous, dit Ron, suppliant.

- …

- Parle nous, explique nous, nous pourrons t'aider ! Tu ne peux pas nous faire ça, nous sommes avec toi depuis le début, arrête de nous rejeter.

Elle osa enfin les regarder, la première fois depuis bientôt trois mois. Les traits ronds de Ron s'était affinés il paraissait plus Homme, mais malgré tout, son inquiétude se lisait sur son visage. Les traits tirés, il la fixait, espérant la faire réagir.

- Que veux-tu que je te dise, Ronald ?

- Je…j'en sais rien, répondit-il, maladroit.

- Où étais-tu pendant tout l'été, pourquoi ne pas nous avoir contactés ! Ce genre de choses, s'emporta Harry.

- Vous ne comprenez rien, comment le pourriez-vous !

- Moi, je peux te comprendre. Je sais ce que ça fait de ne plus avoir ses parents.

- Ne dis pas ça, hurla-t-elle, tu ne peux pas et ne pourra jamais savoir ce que je ressens. Tu ne les a pas connus, n'a pas vécu avec eux, tu ignores presque tout de ta famille alors que moi…moi, je sais tout.

- Et alors, c'était tout de même mes parents, et les tiens comme les miens ont étaient assassinés sur les ordres de la même personne.

- Tu n'étais qu'un enfant, Harry, tu n'as même pas de souvenirs de cette nuit-là. J'aurais pu empêcher ça si seulement je n'avais pas été aussi égoïste, rajouta-t-elle pour elle-même.

- Justement, s'énerva-t-il. Je préfèrerais savoir, me rappeler de la dernière chose qu'ils m'ont dites et tout le reste. Contrairement à moi, tu n'as pas besoin de photos pour imaginer les traits de leur visage. Tu n'es peut être pas chanceuse dans l'histoire mais estime que tu l'es tout de même plus que moi. Les souvenirs, voilà ce qu'il te reste, mais au moins tu en as et te morfondre ne te servira à rien. Durant des années, je me suis senti responsable de leur mort et puis j'ai fini par comprendre que je n'y pouvais rien, tout comme toi. Tu n'a commis aucun crime, Hermione.

Laissant tomber ses valises sur le chemin, Hermione partit en courant. Les paroles de Harry lui avait fait mal. Même si au fond d'elle, elle savait qu'il y avait une infime part de vérité, elle n'était pas prête à l'admettre. Qu'aurait-elle pu faire d'autre ? Peut-être continuer à endurer pour que la vengeance ne vienne pas.

Poudlard n'avait jamais resplendi de la sorte. Une douce musique s'élevait de l'enceinte du bâtiment, mais malgré tous les efforts déployés pour lui rendre son charme, la guerre avait laissé une trace indélébile sur les murs de pierre.

Une odeur de nourriture remplissait l'air environnant. Les elfes de maison avaient dû se donner beaucoup de mal pour le banquet, mais encore une fois, cela ne suffisait pas à combler le vide que ressentait la brune.

Grâce à son combat pour les droits des elfes de maison, nombres d'entre eux avaient obtenu un salaire, des vacances et d'autres avantages, et alors ? Cela devrait-il lui suffire à retrouver une vie « normale »?

Ernie, Luna et Drago patientaient depuis bientôt dix minutes quand ils virent enfin leur invitée d'honneur arriver.

- Tu viens ? dit Luna en entrainant la rouge et or par le bras. Tout le monde nous attend pour commencer.

Le simple fait d'avoir couru plusieurs mètres l'avait grandement affaiblie, c'est donc sans résistance qu'elle se laissa entraîner dans la Grande Salle.

En arrière, Drago Malefoy observait de ses yeux gris acier la silhouette frêle qui se déplaçait, les jambes tremblantes. Malgré l'épaisseur de la cape, il n'avait aucun mal à deviner les os de ses omoplates qui ressortaient sur le tissu noir.

Certes, lui aussi s'était bâti une prison depuis la mort de son père, mais la sienne ressemblait à une prison dorée tandis que celle de la Gryffondor était noire, remplie de désespoir, de peine et de colère qu'elle ne savait pas maîtriser.

Leur entrée dans la Grande Salle se fit dans le silence le plus total. Dumbledore, les mains posées sur la table devant lui, s'apprêtait à commencer son discours.

« L'année dernière a été une des années les plus sombres que ce château ai connue. Je suppose que vous vous êtes rendus compte par vous-mêmes que tous les signes du malheur qui s'est abattu sur nous il y a seulement trois mois n'ont pas été effacés. Cette erreur est volontaire. Ces marques resteront présentes à jamais, et ce, pour que chaque personnes qui souhaite prendre la mauvaise voie se rende compte du malheur qu'il engendrera en faisant ce choix.

Maintenant, il est temps pour moi de me retirer et de céder ma place au Choixpeau pour la répartition. »

Le Choixpeau laissa apparaitre les fentes destinées aux yeux et à la bouche et sa tirade annuelle débuta dans un silence d'outre tombe.

Quelle année sombre que celle de l'an passé,

L'ombre de la mort s'est enfin volatilisée,

Laissant dans son sillage des corps meurtris.

Les érudits se sont alors réunis,

Ont réfléchi,

Et de ce fait ont conquis.

Incommensurable est notre émoi,

De retrouver un monde comblé de joie.

Le courage des Gryffondors est devenu notre Roi,

La loyauté des Poufsouffles notre aloi,

La sagesse des Serdaigles notre choix,

Tandis que Serpentard nous a glacé d'effroi.

Aucune maison n'a été épargnée,

Dans ce combat cinglant,

Maintenant à vous de nous montrer,

Que les préjugés appartiennent au passé,

Et que Poudlard redevient fascinant et enchantant.

Sur ta tête pose moi un instant

Et n'aie pas peur, reste serein

Tu seras en de bonnes mains

Car je suis un chapeau pensant.

Des milliers de mains applaudirent en même temps, remerciant ainsi le Choixpeau du magnifique du discours qu'il venait de prononcer. Les différentes maisons, Poufsouffle, Serdaigle et Gryffondor, s'étaient levées tandis qu'à la table des Serpentards, la plupart des élèves avaient baissé le regard.

Nul n'avait oublié que les serpents, pour la majeure partie d'entre eux, s'étaient rangés du côté obscur, et tout le monde considérait donc qu'ils avaient l'ambition, la soif de pouvoir et la cruauté de Voldemort.

Tous les Serpentards étaient plus ou moins considérés comme imbus de leur personne et obnubilés par la pureté du sang. Et pourtant, même dans leur camp, les exceptions existaient.

Seulement un nombre infime d'élèves avait vu au delà des apparences, avait creusé sous la dure carapace pour enfin découvrir une tout autre vérité.

N'étant pas certains que leur découverte fasse l'unanimité, ils avaient donc gardé le silence. En effet, qui pourrait imaginer une seule seconde qu'une telle hypothèse puisse être plausible?

Et si contre toute attente, le sang pur ne faisait pas partie des priorités de certains, est-ce seulement l'éducation que certains parents s'étaient forcés à leur inculquer qui avait forgé leur répulsion envers les Nés-Moldus ? Cela ne faisait aucun doute. Mais néanmoins avaient-ils droit à la parole ou étaient-ils forcés de marcher dans les pas des leurs parents?

Le premier nom de la liste fût appelé et les répartitions pouvaient d'ores et déjà commencer. A chaque nouvel élève, des exclamations de joie et des applaudissements retentissaient dans les murs de Poudlard. La vie reprenait son cour normal, si l'on puit dire.

Des dizaines de minutes plus tard, chaque nouveau sorcier avait rejoint sa table et bavardait paisiblement en s'extasiant devant le monde qui s'offrait à lui ou à elle. Un claquement de mains discret de la part de Dumbledore et le banquet apparut.

Les tintements des couverts qui s'entrechoquaient et les bavardages incessants avec la bouche pleine emplirent vite la pièce. Concentrés sur leurs assiettes, personnes ne vit la silhouette décharnée qui franchit la porte pour s'isoler, personne sauf Harry et Ron.

Depuis le début de la cérémonie, ils avaient observés l'ombre de cette fille, celle qui autrefois était leur meilleure amie à tous les deux. Aujourd'hui, il furent obligés de constater qu'elle n'était que l'ombre d'elle-même.

Assise sur les marches de pierre froide, Hermione sentit une vague de fatigue l'assaillir. Elle ne pourrait plus tenir longtemps dans cette situation. Les moindres efforts de la vie quotidienne étaient pour elle une corvée. Monter les marches, s'habiller, réfléchir, toutes ces choses étaient au fil du temps devenues éreintantes.

Les secondes s'égrainèrent puis les minutes et enfin l'heure, tout ça semblait durer une éternité, une éternité durant laquelle elle était restée prostrée au même endroit, le regard vide de sens, le corps tremblant et froid. Soudain, des raclements sonores, et enfin elle se leva doucement, sa main posée sur la rampe d'escaliers.

À petits pas, elle regagna la salle immense et se faufila dans la foule afin de prendre en charge les élèves de Gryffondor. Certes, cette corvée forcée ne l'enchantait guerre mais elle était redevable en un sens. Lors de sa première année, elle avait grandement apprécié qu'on l'aide à se repérer dans ce dédale de couloirs, elle ne pouvait donc que faire de même.

Chaque nouveau préfet prit en charge ses élèves et se dirigea dans la salle commune de sa maison.

Drago Malefoy, de ce fait prenait, donc la direction des cachots. Ernie Macmillan, quant à lui, empruntait un couloir du rez-de-chaussée censé mener aux cuisines, Luna Lovegood partit vers la tour ouest au sixième étage et enfin Hermione Granger au septième étage en direction de la tour Sud.

Sur leur passage, les tableaux s'en donnaient à cœur joie, commentant telle ou telle personnes, passant d'une toile à l'autre, grimpant ainsi les étages pour suivre la progression de leurs nouveaux joujoux.

Dans un tohu-bohu de jacassements, les salles communes se remplirent, les chambres furent ensevelies sous les valises et les matelas martyrisés sous le poids de leurs assaillants qui sautaient.

Enfin, tous les préfets donnèrent leurs dernières consignes et purent donc rejoindre le bureau de Minerva.


Certes il ne se passe pas grand chose dans ce chapitre, je le reconnais, mais l'histoire doit se mettre en place avant toutes chose.

J'espère donc que cette suite vous à plu, et j'attend vos reviews avec impatience.