Salut à tout le monde, aujourd'hui je ne pourrais pas faire de long discours, sorry L.

J'ai demandée à ma petite sœur de cœur MissJenny34 de poster ce chapitre à ma place. Je n'ai plus d'internet pour une durée encore indéterminée donc tous mes futurs chapitres ne seront pas postés par moi-même.

Je recevrais tout de même vos reviews sur mon portable et je pourrais vous y répondre.

Bonne lecture.

Petite info pour Lyly7 : ne t'inquiète pas pour les prochains chapitres à corriger je demanderai à MissJenny34 de te les envoyer via mon adresse mail.

Chapitre IV : flamme et remémorations

En refermant la porte de ses nouveaux appartements derrière lui, Drago sentit les ténèbres s'insinuer en lui. Chaque jour, à la nuit tombée, cette étrange impression de redevenir le garçon d'antan froid et sadique refaisait surface. Comme si la noirceur de la nuit rappelait à son âme sa raison d'être, la raison pour laquelle il avait été conçu. À partir de ce moment là jusqu'au crépuscule, une lutte sans merci se jouait en son fort intérieur. Des fois, l'envie d'abandonner lui tenaillait les entrailles mais comment le pourrait-il ? Abandonner signifiait être lâche et malgré qu'il soit bien des choses, la lâcheté ne faisait pas et ne ferait jamais partie de sa vie.

Le souvenir de nombres de ses camarades de classe ayant fait preuve de lâcheté durant les derniers instants de la bataille finale lui revint en mémoire. Se succédèrent alors les souvenirs de leurs morts, de leurs yeux sans vie et du rire froid et glacial de celui qui leur avait infligé le sortilège de mort.

Ils avaient tous fini au même endroit, en l'occurrence aux pieds de Voldemort, en train de lui servir de paillasson pour essuyer le sang des traîtres à leur race ou encore celui des Sangs-de-Bourbes.

Un instant, il songea à cette guerre sans merci, celle où le bien est le mal s'était volontairement détruit, celle où camarade de classe et membres de familles s'étaient affrontés. L'enivrement que procure le pouvoir avait été tel que le monde magique s'était divisé en deux pour ne jamais se ressouder.

Malgré tous les efforts déployés, une barrière invisible s'était instaurée à jamais, renvoyant à chacun une image différente de la guerre. « Chacun son fardeau », songea-t-il. Le sien était certes lourd mais il se devait de le porter, ne serait-ce que pour alléger la culpabilité de sa mère. Il avait ce sentiment omniprésent que durant les derniers mois où le Seigneur avait régné, elle avait vu et fait des choses qu'elle-même ne se pardonnerait jamais. Maintes et maintes fois il l'avait questionnée sur les raisons de son tourment et de ses cauchemars mais en bonne maîtresse de maison qu'elle était, elle n'avait jamais cillé. Une fois, elle s'était volontairement laissée aller à un commentaire, « Tu ne comprendrais pas, mon fils. Je ne veux pas que mes démons deviennent les tiens, tu ne le supporterais pas. Tu serais aveuglé par la haine et elle mènerait tes actes ». Ce jour-là, il avait compris qu'il ignorait bien des choses sur le passé de sa mère, de son père et même des Mangemorts.

Le bruit d'un objet brisé résonna à ses oreilles et le tira de sa torpeur passagère. Dans une pièce avoisinant la sienne, la Gryffondor jetait tous les objets qui lui passaient sous la main. Sa colère depuis l'instant où elle avait claqué sa porte n'avait pas faibli, elle n'avait fait que s'accroître.

Elle en voulait à Dumbledore pour sa façon de percevoir les choses, aux instigateurs de sa souffrance, à Ron, à Harry, mais aussi à Ginny pour n'avoir rien su déceler. Elle s'en voulait à elle-même de ne pas être assez courageuse pour mettre fin à ses jours et ainsi abréger considérablement la douleur qu'elle ressentait dans tout son corps à chacune de ses respirations.

Par Merlin, elle était une Gryffondor et se devait d'être courageuse mais elle avait faillit et continuer à faillir en refoulant la dure vérité.

Chaque jour, elle perdait un peu plus de sa part d'humanité. À chaque heure qui défilait, une part de l'ancienne Hermione était remplacée par la nouvelle, destructrice et malveillante à souhait.

Indéniablement, elle savait qu'elle allait causer sa propre perte mais cela lui été futile, tout comme le monde qui l'entourait. Ses gestes brusques devenaient haineux, elle imagina ses bourreaux en face d'elle et en eut le cœur au bord des lèvres. Aveuglée par les larmes qui jaillissaient tels des torrents sur ses joues, elle ouvrit une lourde porte en bois et s'engouffra dans la pièce sans même prêter attention à l'environnement.

Elle s'affaira à tout jeter à terre, à briser en mille morceaux le moindre objet pour qu'il ressemble à son cœur, écrasé et réduit à néant, impossible à raccommoder.

Cependant, une voix calme provenant de l'autre bout de la pièce interrompit sa passion destructrice. Le bras en l'air, une coupe en cristal dans la main, elle darda un regard haineux sur son colocataire.

- Je te serais gré de ne pas détruire notre pièce commune, dit calmement le blond, assis sur un fauteuil et tenant un verre rempli d'un liquide marron foncé.

Les yeux d'Hermione passèrent rapidement de la coupe à Drago.

- Tss, tss, tss, Granger, n'y pense même pas, pose cette coupe.

- Je n'ai que faire des ordres d'un Mangemort, cracha-t-elle.

- Être venimeuse ne te sied guerre.

- Parce que noyer ses peines dans l'alcool, c'est sûrement mieux, rétorqua-t-elle.

- Je ne fais que trinquer à notre colocation, railla-t-il en lui tendant un verre identique au sien.

Sans une seconde d'hésitation, Hermione fit voleter le verre à travers la pièce et lorsque Drago se retourna pour se resservir, elle en profita.

Silencieusement, un « Incendio » s'échappa de ses lèvres rosies et le contenu du verre s'enflamma. D'un coup de baguette, elle le dirigea vers Drago et fit demi-tour pour regagner ses appartements. Elle ne tenait pas spécialement à assister au spectacle, elle désirait juste lui rendre la monnaie de sa pièce.

Lorsqu'elle arriva à quelques centimètres de la porte, celle-ci claqua bruyamment et Hermione eut un léger hoquet de surprise. Les yeux menaçants, elle se retourna vivement et se rendit compte que le verre n'avait pas atteint la cible comme elle le souhaitait.

- Pensais-tu sincèrement que ce serait si simple, Granger ? questionna Malefoy, le verre brûlant à la main. Je ne suis pas fils de Mangemort pour rien, la méfiance fait partie intégrale de mon quotidien. Cependant, je ne te pensais pas aussi sournoise.

- Laisse-moi sortir, vicieux serpent.

- Courageuse mais pas téméraire, dit-il en s'approchant à pas de loup.

- Ne t'avise pas de porter un quelconque jugement sur ma personne.

En le voyant s'approcher de la sorte, Hermione sentit la peur s'insinuer dans chacune des parcelles de son corps. Doucement, elle recula d'un pas puis de deux, mais elle fut stoppée brutalement par la porte.

- Pourquoi recules-tu? Suffirait-il d'un Mangemort pour t'effrayer ? Pourtant, dans le train, tu ne semblais pas avoir peur de moi Granger. Ou peut-être est-ce le fait que nous soyons seuls qui t'effraie? murmure-t-il en posant chacun de ses bras autour d'elle.

Prise au piège comme un lion en cage, encerclée par ses bras puissants qui frôlaient sa taille, son front se perla d'une fine couche de sueur. Cette sensation d'être à la merci de son assaillant, voilà presque trois mois qu'elle ne l'avait pas ressentie aussi profondément, comme si l'histoire se répétait.

- Laisse-moi sortir, haleta-t-elle.

- Pour quelles raisons ? lui demanda-t-il, pas convaincu.

- Parce que je te l'ordonne !

- On n'ordonne pas à un Malefoy, tu devrais pourtant le savoir. On demande ou on supplie, tonna-t-il. Ta requête est rejetée.

Bientôt, elle le sentait, ses jambes allaient céder sous son poids. Elle ne devait pas, il ne fallait pas qu'elle s'effondre devant lui.

- Alors dis moi, qu'as-tu fais de tout l'été? A ce que j'ai compris, aucun de tes amis ne savaient où te joindre.

- Rien…rien qui ne puisse t'intéresser, répondit-elle, la voix remplie de tremblements.

- Te serais-tu trouvé un Don Juan ?

- …

Drago sentait imperceptiblement la tension présente dans l'air. Tous les pores de la jeune femme suintaient la peur et il se demandait depuis quand elle était dans cet état. Il voulait la pousser à bout, la faire plier pour qu'elle lui raconte ses secrets les plus douloureux, et à cet instant, il sentait qu'avec ses histoires de Don Juan, il touchait un point sensible.

Sa main droite glissa alors sur la porte en bois pour atterrir sur la cuisse de la Gryffondor. Il la sentit se raidir, ses respirations devinrent difficiles et son regard fuyant. Doucement, il remonta sa main ainsi que la cuisse d'Hermione et s'appuya sur elle. Les yeux grands ouverts et révulsés, elle semblait être partie ailleurs.

- Pas ça, s'il te plaît, je t'en supplie, pas encore! Épargne mes parents! Je ferais tout ce que tu souhaites.

Notre Serpentard reçut ces mots comme une claque en pleine figure. Que voulait-elle dire par « Pas encore »? subitement, il lâcha prise et se rendit compte qu'il était peut être allé trop loi, que sa curiosité l'avait aveuglé.

En l'espace d'une seconde, il fut pris de nausées face à ses agissements. Comment avait-il pu redevenir comme son père? Retrouver son caractère d'antan en si peu de temps? Peut être que les gens avaient raison, les habitudes ne se perdent pas en un claquement de doigts. Il avait voulu y croire mais il s'était simplement bercé d'illusions. Il ne changerait jamais, sa nature de Mangemort viendrait le hanter pour le restant de ses jours.

Aussi furtivement qu'à son arrivée dans la pièce, il s'éloigna d'elle. Elle restait là, adossée à la porte, les mains et les jambes tremblantes, le teint plus pâle que jamais et les yeux révulsés. Il se sentait à nouveau comme un bourreau sans cœur face à sa victime terrifiée

Ne sachant pas quoi faire, il retourna dans sa chambre et s'y enferma à double tour. Assis sur son lit, il songea aux évènements et aux paroles qu'il avait eues quelques instants auparavant. Ne trouvant ni queue ni tête à toute cette litanie, il s'endormit d'un sommeil léger peuplé de cauchemars.

Des minutes, des heures voire des jours, Hermione ne savait plus depuis combien de temps exactement elle était allongée sur le sol froid et sans vie de cette pièce. L'odeur de la pierre lui chatouilla les narines et elle se releva péniblement, faisant craquer chacune de ses articulations. L'effort était pour elle insupportable et pourtant, au bout d'une longue minute, ses jambes retrouvèrent leurs appuis et les tremblements cessèrent.

Son sang palpitait tellement fort contre ses tempes que l'envie de se cogner la tête contre le premier mur à sa portée lui traversa l'esprit. Laissant son regard d'un marron fade parcourir la pièce, un détail attira son attention: la lumière.

Cette lumière douce et diffuse bien que trop forte à son goût pour ses yeux devenus fragiles avec le temps, une lumière d'un jaune doré qui passait à travers les épais rideaux couleur taupe.

Péniblement, les membres tout endoloris, elle marcha vers cette lumière qui baignait la pièce d'une lueur irréelle et tira sur les rideaux d'un coup sec.

Le jour l'aveugla, la faisant par la même occasion reculer de plusieurs centimètres. Elle se cogna alors contre l'accoudoir d'un fauteuil et se laissa lourdement tomber dedans. La tête sur le côté, elle aperçut du coin de l'œil un plateau posé sur la table. C'était sans aucun doute son petit-déjeuner.

Un chocolat chaud encore fumant, un croissant, un grand verre de jus de citrouille et différentes sortes de fruits étaient disposés de manière élégante sur le plateau en porcelaine. Il y a de cela un an, elle aurait sans aucun doute tout englouti. Mais aujourd'hui, l'appétit avait disparu, emporté avec le décès de ses parents.

Assise la tête entre les mains, les souvenirs de la soirée précédente lui revinrent en mémoire: le whisky, la porte qui claque, leur affrontement et enfin ses mains sales sur son corps. Ensuite, c'est le trou noir, plus aucun souvenir à part le fait de s'être réveillée au même endroit. Prise d'un haut-le-cœur, elle courut jusqu'à la salle de bain et vomit sa bile dans le lavabo, lui laissant un goût amer et acide dans la bouche.

Elle qui s'était promis de ne plus être faible, de ne plus laisser un garçon ou même un homme la toucher, elle s'était effondrée face aux remarques d'un autre Serpentard. Pour la peine, elle décida de s'infliger une punition, de marquer d'un autre trait la faiblesse et la lâcheté dont elle avait fait preuve.

Elle remonta la manche gauche de son pull et constata avec dégoût qu'il n'y avait plus de place sur ce bras. Elle devrait donc à l'avenir se rabattre sur l'autre. Découvrant son bras droit, elle se prépara à recevoir le châtiment qu'elle s'infligeait depuis un an.

Voilà voilà fin du chapitre, j'espère qu'il vous à plu.

Bisous à tout le monde !

Et j'attend vos reviews.