Salut à tous, je suis une amie de l'auteur et je suis chargé de poster ses chapitres en attendant qu'elle recupère sa ligne internet, et je suis impardonnable je n'ai pas tenu le délai qu'elle m'avait fixé à savoir, poster le vendredi. Je suis sincèrement désolé pour l'attente que je vous ai imposé et je vous laisse à votre lecture maintenant. A Bientôt.
Comme promis voici un nouveau chapitre qui j'espère vous plaira.
Je ne ma-tarderais pas sur de long discours aujourd'hui. J'ai déjà répondue à toutes les reviews ainsi qu'à ceux qui m'ont ajouté en « favorite story, alert et tout le reste » .
Néanmoins je vous remercie encore et toujours milles fois.
Comme la semaine précédente ce n'est pas moi qui poste ce chapitre mais MissJenny34.
Une pensée aussi pour Lyly7celle qui à la patiente de me corriger mais qui a aussi l'honneur de lire les chapitres en avant première !
Chapitre V : Une part de noirceur
En sortant de sa chambre quelques minutes après, la Gryffondor prit un soin particulier à cacher son bandage mais aussi ses poignets qui étaient tout deux pourvu d'une cicatrice bien distincte et identifiable.
La douleur, elle ne la sentait même plus, seuls quelques chatouillis lui rappelaient ses agissements.
D'un pas décidé, elle enchaina les rangées de marches jusqu'à se trouver au dernier étage, dans un couloir surplombé d'une gargouille. Là, elle se plaça devant la statue et prononça le mot de passe.
Une à une, les marches apparurent et elle se hissa dessus. L'affrontement - si l'on puit dire - qu'elle avait eu avec le Serpentard la veille avait relancé sa colère envers son directeur et elle était bien décidée à lui cracher tout le venin qu'elle avait accumulé depuis douze mois.
Sans prendre le temps de toquer, elle pénétra dans la pièce qui auparavant était pour elle un signe de sécurité et de bons souvenirs. Aujourd'hui, même les souvenirs heureux s'étaient effacés de sa mémoire pour n'y laisser qu'une traînée de poussière noire.
- Miss Granger, que me vaut cet honneur ? J'ose espérer que vos nouveaux quartiers vous conviennent.
Quand ses yeux rencontrèrent le bleu limpide de ceux du Directeur, sa haine diminua quelque peu, mais pas assez pour lui faire prononcer des paroles douces et gentilles.
- Non justement, cela ne me convient pas.
Dumbledore eut un soupir et proposa à Hermione de s'assoir pour en discuter calmement.
- Non merci, refusa-t-elle.
- Ce n'était pas une proposition, dit alors le Directeur d'une voix sans appel.
Sans bien comprendre pourquoi elle obéissait, Hermione alla s'assoir sur le fauteuil en face du sien.
- Bien ! Maintenant ma chère enfant, expliquez-moi en quoi puis-je vous aider ?
- Ce n'est pas de l'aideque je suis venue chercher, renchérit-elle en accentuant sur un mot qui la répugnait.
- Si je comprends bien, vos appartements ne vous conviennent pas. Pour quelles raisons exactement ?
La rouge et or se sentit bouillonner de l'intérieur, elle détestait qu'on se joue d'elle.
- Le rôle de vieux fou sénile ne prend pas avec moi, cracha-t-elle. Vous savez pertinemment les raisons qui m'amènent ici et je ne partirais pas tant que vous ne m'aurez pas donné ce que je veux.
- Et que voulez-vous alors ?
- Ça suffit, hurla-t-elle. Ne me poussez pas dans mes retranchements, Dumbledore, vous en seriez surpris.
- Je ne tolère pas les menaces dans mon bureau, tonna-t-il tout en se levant. La guerre est finie et vous devriez être avec vos amis en train de fêter cet évènement. Je conçois que la mort de vos parents vous a affligée, mais vous n'êtes pas la seule à avoir perdu des êtres chers. Votre peine vous a-t-elle à ce point détruite que vous ne vous êtes pas rendu compte de la mort de Seamus Finnigan, Lavande Brown, Cho Chang et bien d'autres encore?
Bien sûr qu'elle connaissait chaque personne morte durant cette guerre. Ses noms sonnaient à ses oreilles comme un supplice depuis la chute du Lord noir mais elle n'y prêtait que très peu d'attention.
- Je n'ai nullement besoin d'une piqûre de rappel. Tous ces noms, je les connais par cœur et aussi sûrement mieux que vous ! Comment avez-vous pu croire une seule seconde que ma douleur soit telle que j'en oublie le reste, mais surtout que j'accepte de vivre avec Drago Malefoy?
Les yeux du Directeur s'arrondirent tant la surprise fut grande. Elle qui auparavant prônait que personne ne devait être reconnu coupable sous prétexte d'être ce que l'on appelle « un suiveur » avait changé du tout au tout.
- Je n'aurais jamais pensé ça de vous, mon enfant. Drago Malefoy ainsi que sa mère ont été innocentés au cours de l'été.
Les paroles du Directeur mirent plusieurs minutes à arriver au cerveau de la jeune femme. Elle refusait d'entendre pareille calomnie. Comment « lui » pouvait-il croire aux idioties que le ministère, le Magenmagot et Rita Skeeter avait publiées? Leurs excuses, elle n'en doutait pas, n'étaient qu'un tissu de mensonges publié contre une somme d'argent colossale.
- Je ne suis plus une enfant et ce, depuis bientôt une année. La guerre vous a aveuglé à un tel point, Dumbledore, que vous n'avez rien vu et ne voyez toujours rien. La famille Malefoy est aussi coupable que Voldemort lui-même. Je refuse de partager ne serait-ce qu'une plume avec ce traître et je vous conjure de remédier à cette situation. Sinon, je m'en chargerais moi-même.
Avant même que la Gryffondor ait pu apercevoir un seul mouvement, le Directeur s'était levé et posté face à elle. Ses yeux bleus scindaient le visage de son élève.
Ses traits bien que ridés ne laissaient pas filtrer le moindre signe de son mécontentement.
- Tant que vous serez entre ses murs, Miss Granger, comprenez bien qu'aucun acte de violence ne sera toléré, et ce, venant de vous ou d'un autre élève. Ne vous estimez pas au dessus des autres pour transgresser les règles que j'ai établies. Est-ce bien clair ?
Horripilée par le comportement je-m'en-foutiste de son Directeur, elle se leva et arpenta la pièce de long en large. Son esprit était en ébullition, elle ne pouvait décemment pas tolérer de vivre durant une année en colocation avec lui.
D'un autre côté, trop honteuse de ses agissements mais surtout des conséquences qu'ils avaient eues, elle ne désirait pas révéler ne serait-ce qu'une once de vérité au vieux fou qui lui servait de Directeur.
Un léger coup frappé contre la porte la fit sortir de sa torpeur. Les yeux du Directeur étaient posés sur le battant de la porte. « Entrez, Severus, je vous en prie ».
Lorsque le professeur de potions pénétra dans la pièce et que ses yeux tombèrent sur la Gryffondor, il sut qu'une discussion houleuse venait d'être interrompue par sa personne.
- Souhaitez-vous que je repasse un peu plus tard, s'enquit-il de demandé.
- Ça ira, Severus, Miss Granger s'apprêtait à partir.
Choquée qu'il la mette à la porte comme un vulgaire objet, elle répliqua aussitôt.
- Subir la présence d'un Mangemort et traître me suffit amplement, je ne vais sûrement pas en supporter deux.
Puis, sans même un regard pour le susnommé, elle fit claquer la porte derrière elle.
Avançant en toute hâte dans le dédale de couloirs du Château, elle essaya en vain de mettre le plus de distance possible entre elle et lui, mais sans grande conviction. Chaque pore de son corps frêle était obstrué par son sentiment de haine. Auparavant, elle ne se serait jamais permis pareil comportement. Mais depuis ce fameux jour de Septembre il y a de cela un an jour pour jour, tout avait changé, absolument tout.
Le deux Septembre, sa vie avait pris un tournant important, bousculant et chavirant tout sur son passage. Au fil des jours, elle s'était vu changée, elle avait mis de côté la voix de la raison pour suivre celle de la peur, une peur qui, même une fois la Guerre terminée, n'avait pas totalement disparu.
Au détour d'un couloir, elle percuta une autre silhouette.
- Je te cherchais, lui dit Harry en lui tendant sa main pour l'aider à se relever.
Sans même prendre le temps de lever les yeux ou de s'attarder sur la voix suppliante de son ancien meilleur ami, elle repartit.
- Hermione, c'est moi, Harry. Te souviens-tu au moins de moi et de notre amitié? dit-il plus fort.
- Je n'ai pas encore perdu la mémoire, se contenta-t-elle de répondre.
- Alors que fais-tu à errer dans les couloirs au lieu d'être en cours de Défense ? répliqua-t-il, quelque peu sarcastique.
Pour la première fois depuis bien longtemps, leurs regards se croisèrent. Le vert émeraude du survivant plongea dans le marron fade de la martyre.
- Hermione, dit-il en posant une main délicate sur son épaule. Fais moi confiance, il faut que tu exprimes ton mal être.
Une série de frissons lui parcourut la colonne vertébrale et elle se libera de l'étreinte de son ami.
- Je n'ai rien à expliquer.
- Ne me prends pas pour un idiot, je sais reconnaitre quand tu ne vas pas bien.
- Que crois-tu réellement savoir sur mon mal être, Harry? Et surtout, depuis quand penses-tu que j'ai changé ?
- Depuis la mort de tes parents, rétorqua-t-il aussi sec.
- Faux ! Cela fait bien plus longtemps, mais Ron et toi étiez bien trop préoccupés par la chasse aux Horcruxes pour vous en apercevoir !
Le Gryffondor se sentit floué qu'elle puisse lui faire une telle remarque. Après tout, c'est elle qui n'avait pas souhaité s'y joindre.
- C'es toi qui n'a pas voulu nous accompagner, dois-je te le rappeler? s'emporta-t-il. Comment peux-tu me dire pareille chose, Hermione? Je t'ai toujours considérée comme ma sœur, même lorsque tu nous a avoué préférer rester ici pour que nous ayons toujours un espion fiable dans le château.
Un rire glacé lui fouetta les entrailles. Sur ses gardes, il se retourna vivement pour ensuite se rendre compte que ce son qui aurait pu concurrencer le rire de Voldemort lui-même provenait de la gorge d'Hermione.
Ses yeux s'allumèrent alors d'une lueur flamboyante et elle se rapprocha de lui.
- Tu es niais, Harry. Tu n'a jamais vu plus loin que le bout de ton nez. Tu oses prétendre me connaître alors que tu n'en connais pas la moitié. Tu aurais dû savoir que je n'avais pas un tempérament à rester en retrait. Et pourtant, Ronald et toi avez accepté ça comme si c'était normal.
- Explique-moi alors, hurlait-il.
Se saisissant fortement des poignets de la rouge et or, il la secoua, en vain, espérant qu'ainsi, elle redeviendrait son Hermione, celle d'avant.
Se voyant ballotée d'un côté et de l'autre par la poigne de son ami, Hermione ne savait plus quoi faire. Ses mains liées ne pouvaient pas atteindre sa baguette. Puis, une idée germa dans son esprit.
Bien qu'elle n'ait jamais pratiqué la magie sans baguette, elle avait vu faire de nombreuses fois et avait lu de nombreux ouvrages traitant de ce sujet.
Se concentrant de toutes ses forces, elle prononça la formule dans sa tête. Aussitôt, le corps d'Harry, encore sous le choc, fut projeté dans les airs et retourné, comme immobilisé à plusieurs mètres du sol, les pieds en l'air et la tête en bas.
Tout s'était passé très vite. Pour mieux se concentrer, la rouge et or avait fermé les yeux, et lorsqu'elle les avait rouverts, elle avait été stupéfaite par sa réussite.
Cependant, elle n'eut pas le temps de prendre la mesure de ses agissements qu'une voix tonna à l'autre bout du couloir.
- Miss Granger, j'enlève 40 points à votre maison et vous serez dans l'obligation de venir tous les soirs de la semaine dans mon bureau pour une retenue.
D'un coup de baguette, le professeur de potions et ex-Mangemort redescendit Potter de son perchoir, encore sous le choc que son amie ait pu faire une telle chose.
- Ne vous a-t-on jamais appris, Potter, à se méfier de ses propres amis? cracha Snape.
- Je me méfierais à l'avenir, Professeur, mais je n'étais pas censé savoir qu'elle pratiquait la magie sans baguette.
- Retournez donc en cours, je m'occupe de Miss Granger.
Silencieusement, Hermione fulminait. Elle trouvait déjà détestable de devoir participer aux cours du traître mais de là à se trouver enfermée tous les soirs de la semaine avec lui, elle en eut la nausée.
De son côté, le cerveau intellectuel de Snape fonctionnait à vive allure tout en se posant tout un tas de questions, qui pour le moment, resteraient sans réponse. Mais la plus importante était: où avait-elle appris pareille maîtrise ? La magie sans baguette n'était généralement pas courante, seul un nombre restreint de personnes maîtrisait cet art, et pour la plupart, ils faisaient partie du cercle de la magie noire.
Décidément notre Hermione à bien changée, que va-t-on faire d'elle ;)
Bref une seule et unique question : le chapitre était-il bien ?
Petite infos : à partir du chapitre sept, les suivants seront plus long que les six premiers.
Voilà voilà ! Alors ai-je droit à une review ? ( expression triste )
