.
Bonsoir chères lectrices et chers lecteurs (-même si pour l'instant aucun d'entre eux ne sait manifesté, il y en a peut-être...-)
Un grand merci pour toutes vos reviews, mises en alerte ou en favoris sur le dernier chapitre ! Cela fait plaisir de se sentir soutenue !
Petit avertissement avant votre lecture (pour éviter que vous ne soyez déçu-e-s) : ce chapitre parle du mariage d'Edward et Bella, mais ne vous attendez pas à un passage ultra précis du mariage, avec le détail de la cérémonie, les vœux des mariés, le menu, les invités et leurs robes... D'une part, il y a déjà quantité de fictions Edella qui traitent fort bien ce thème-là (et j'aurai eu l'impression de ne faire que des redites), d'autre part ce n'est pas ce le thème qui me tenait le plus à cœur. La suite me semble bien plus importante...
Dernière chose : ce chapitre est un peu plus long que les précédents.
Bonne lecture !
.
.
Titre de la fiction : Sous X
.
Enjoy !
.
.
…
.
Chapitre VII – Mariage et Nuit de Noces
.
…
.
Bella était radieuse.
Elle se mariait aujourd'hui avec Edward.
Vêtue d'un corsage blanc brodé et de taffetas de soie vaporeux pour la jupe, coiffée d'un chignon tressé décoré de fleurs, de peignes argentés et de son gigantesque voile en tulle léger, chaussée d'escarpins à haut talon, elle rayonnait.
Son regard brun, certes mis en valeur par le maquillage d'une esthéticienne, était lumineux et n'avait plus rien à voir avec celui qu'elle avait encore au début de l'été.
Son fiancé l'aimait. Il ne l'avait pas rejetée lorsqu'elle lui avait confié le lourd secret de son passé, sa terrible faute.
La jeune fille en blanc rêvait alors de pouvoir lui rendre tout son amour, de crier partout qu'elle l'aimait elle aussi.
Son seul regret était la non participation à la cérémonie du mariage de son amie Alice.
Cette dernière s'était excusée en mettant en avant ses études et son entrée en Hypokhâgne où, depuis le premier septembre, elle était surchargée de travail. La Prépa lui semblait difficile.
Si cet argument était certes exact, Bella avait bien conscience qu'il n'était pas le seul.
Lors d'un thé pour dames et jeunes filles, organisé chez Madame Stanley à la fin du mois d'août, Alice lui avait clairement fait comprendre, à l'abri des oreilles maternelles, qu'elle était contre ce mariage arrangé avec la famille Cullen. Bella n'avait pas eu le temps de lui répondre qu'elle appréciait Edward et qu'elle était contente de l'épouser.
Alice regrettait que Bella et elle n'étudient pas ensemble la littérature et les langues anciennes.
Alice était une jeune fille trépidante, qui voulait vivre avec son temps : elle ne voulait pas se marier tant qu'elle n'aurait pas un métier qui lui plairait. Alice souhaitait faire partie des ces jeunes femmes modernes, qui travaillaient et gagnaient un salaire comme leur conjoint, qui passaient leur permis de conduire et possédaient leur voiture. Elle ne voulait pas se marier si jeune et dépendre financièrement d'un homme.
C'est pour cette raison qu'elle s'était excusée et avait refusé de venir au mariage de son amie, qui avait tant changé depuis son retour, son amie qu'elle ne reconnaissait plus parfois, son amie qui n'avait jamais manifesté le désir de la revoir loin de la vigilance de son démon de mère.
La musique de la marche nuptiale retentit.
Charlie tendit alors son bras à sa fille éblouissante en ce jour de fête.
Derrière Kate qui remplissait avec grâce son rôle de demoiselle d'honneur, ils remontèrent lentement l'allée de l'église, où les attendait près de l'autel le marié souriant et resplendissant dans son costume queue de pie, le haut de forme gris et les gants blancs à la main.
Lorsque Charlie déposa la main gantée de Bella sur celle d'Edward, il lui murmura au creux de l'oreille en remontant son voile derrière sa tête pour révéler au public et à son mari le visage lumineux de son enfant :
-Soit heureuse ma fille !
Charlie rejoignit alors le premier rang où l'attendait une Renée élégante et fière de voir enfin se réaliser le plus beau jour de sa vie.
Bella ne fut absolument pas attentive au déroulement de la cérémonie, ni à la voix du prêtre. Elle se contentait d'observer le merveilleux regard vert-émeraude et le sourire éclatant de celui qui était en train de devenir son mari.
Lorsqu'il fallut donner son consentement, c'est timidement que Bella s'exprima alors que la voix de ténor d'Edward résonna dans toute l'église. L'échange des alliances fut tendre. Quelques larmes manifestant son trop plein d'émotions perlèrent au coin des yeux de la mariée.
Comme à la mairie quelques heures auparavant, Charlie Swan apposa sa signature sur le registre, auprès de celle de sa fille mineure, autorisant ainsi son mariage.
Les nouveaux mariés sortirent alors de l'église, bras dessus dessous. Sur le portail, ils furent acclamés par leurs invités et aspergés de grains de riz. Pour satisfaire leurs amis, le marié embrassa alors sur ses douces lèvres sa jeune épousée aux joues rosissantes.
Lors du vin d'honneur, les jeunes mariés durent saluer tous leurs invités, ou plutôt la double centaine d'invités de leurs parents.
Après deux longues heures de serrages de main et de révérences, Bella commençait à fatiguer : outre le fait qu'il fallait sans cesse répéter les mêmes paroles, les remercier pour leurs présents, elle avait à peine dormi la nuit dernière tellement elle était dans un état d'excitation le plus total. Edward la soutenait agréablement, ayant passé son bras gauche autour de la taille de la jeune fille.
Le repas de noces fut délicieux, servi avec ordre et prestance par des serveurs et des sommeliers expérimentés et diligents. Esmé Cullen et Renée Swan avaient bien choisi de savoureux mets, qui s'agrémentaient parfaitement avec les grands crus sélectionnés par Carlisle Cullen et Charlie Swan.
C'était un moment d'autant plus agréable qu'il se déroulait en petit comité, ne réunissant que les deux familles et quelques amis proches.
Les jeunes mariés ouvrirent le bal en valsant sur la musique du Beau Danube bleu de Johan Strauss. Ils virevoltaient gracieusement, se regardant amoureusement, heureux de s'être engagés l'un envers l'autre.
Puis ils coupèrent ensemble la pièce montée sur laquelle trônaient deux affreux mariés en plastique, une dame en robe blanche faite de tulle rigide et un homme en costume noir plastique. Ils sourirent devant cette figurine ridicule sur laquelle étaient inscrits leurs prénoms, car elle avait suscité bien des débats dans leurs familles. Bella n'en voulait pas, Edward s'en fichait, mais Renée et Esmé y avaient absolument tenu !
Vingt-deux heures n'avaient pas encore sonné, qu'ils prirent congé de leurs invités qui continueraient à festoyer sans eux jusqu'à l'aube.
Bella se retira avec sa mère pour retirer sa robe de mariée et enfiler une robe plus simple et plus confortable pour voyager. Elle défit également son chignon tressé, ôta les fleurs qui commençaient à faner et les peignes en argent. Puis, elle les rattacha en un chignon qui serait plus facile à défaire tout à l'heure...
Alors qu'elle enfilait des ballerines plates, sa mère se pencha près d'elle lui murmurant à l'oreille :
-As-tu compris ce que tu devais faire cette nuit ? Comment tu devras agir pour … ?
Bella rougit à l'allusion de sa mère, au mensonge qu'elle aurait dû faire si elle n'avait pu parler à Edward. Elle acquiesça, tout en sachant qu'elle n'aurait pas besoin de ce subterfuge.
-Bien, reprit Renée Swan d'un ton implacable, je compte sur toi pour ne pas me décevoir et ne pas être de retour dès demain au domicile de ton père dès la première heure. Sache que tu dois donner entière satisfaction à ton époux. Quelque soit ses demandes, tu dois remplir ton devoir conjugal. Suis-je claire ? Bella acquiesça à nouveau. Alors, allons-y, ne faisons pas attendre davantage ton mari.
Bella revêtit son trench-coat, puis attrapa son sac à main et son chapeau avec des mains tremblantes.
Un détail du discours de sa mère l'avait bouleversée : « le domicile de ton père ». Ce n'était désormais plus chez elle maintenant. La jeune fille espérait que tout se passerait bien entre Edward et elle. Elle tremblait et doutait d'elle. Elle n'avait désormais plus aucun endroit où aller s'ils ne s'entendaient pas ou si, pire encore, il la décidait de la rejeter.
Edward, qui s'était changé de son côté, avait également chargé leurs bagages dans sa voiture.
Il attendait sa jeune épouse en compagnie de ses parents et de son beau-père. Lorsqu'il la vit arriver, délicieusement vêtue d'une robe blanc cassé et d'un trench-coat beige, il lui sourit chaleureusement.
Les yeux de la jeune fille rayonnèrent. Elle était rassurée. Elle savait que tout se passerait bien.
.
…
.
La voiture roulait rapidement dans la nuit sombre, à peine éclairée par la lune et par les phares.
La jeune fille ne savait toujours pas où son mari avait choisi de l'emmener pour leur voyage de noces. Elle avait juste constaté qu'ils avaient quitté Paris, sa banlieue bruyante, la vie nocturne urbaine et qu'ils se déplaçaient désormais dans la rase campagne.
Lorsqu'il n'avait pas besoin de passer les vitesses, le jeune homme laissait reposer sa main sur celle de sa douce épousée, qu'il câlinait légèrement. Ils ne parlaient pas, appréciant chacun le calme alentours et entendant ronronner le moteur, profitant de la présence de l'autre par un simple toucher apaisant et parfois un échange de regards sensuel.
Les douze coups de minuit sonnèrent au clocher d'un village qu'ils traversaient.
Edward se gara alors devant un petit hôtel provincial, dont seule l'une des fenêtres du rez-de-chaussée était allumée. Cela faisait moins de deux heures qu'ils voyageaient.
Il sortit du véhicule, puis vint ouvrir la portière de sa femme.
-Où sommes-nous ? Osa-t-elle lui demander dans un murmure alors qu'il lui offrait son bras.
Une lueur malicieuse passa dans le regard d'Edward.
-Je te le dirai demain, lui répondit-il doucement, lorsque je te montrerai quelque chose qui devrait te plaire. Mais, sache que ce n'est qu'une étape avant notre destination finale.
-Une étape ? Répéta la jeune fille légèrement interloquée.
-Oui, nous reprendrons la route demain en fin de matinée, après une nuit de repos et surtout après une petite surprise pour toi...
Edward frappa au carreau de la pièce illuminée.
Quelques instants plus tard, une dame d'une cinquantaine d'années ouvrit la porte de l'hôtel.
-Monsieur et Madame Cullen ?
-Oui, confirma Edward alors que Bella sursautait à l'entente de son nouveau nom, utilisé pour la première fois, outre le prêtre qui les avait présenté à l'assemblée à la fin de la cérémonie.
-Bienvenue ! Entrez donc, leur proposa la propriétaire. Je vais envoyer quelqu'un récupérer vos valises.
Alors qu'ils pénétraient dans le petit hall coquet de l'hôtel, un jeune homme en sortit et revint quelques minutes plus tard, chargé de leurs deux valises.
La vieille dame, suivie du porteur de bagages, les escorta jusqu'à la chambre n°12, située au premier étage de l'hôtel, côté jardin.
La chambre était agréablement décorée avec du papier peint fleuri. Elle était de taille moyenne, avec du mobilier simple : un grand lit recouvert d'un édredon et deux tables nuits sur lesquelles trônaient deux lampes de chevet, une armoire en chêne massif, une table et une chaise, un fauteuil tourné vers le balcon et une table basse.
-Comme vous êtes de jeunes mariés, souhaitez-vous prendre le petit-déjeuner dans la pièce commune en bas, comme les autres clients ou préfériez-vous que je vous l'apporte dans votre chambre ?
Edward questionna silencieusement Bella, qui ne sut quoi répondre. Elle haussa les épaules, perplexe.
-Nous descendrons lorsque nous serons prêts, répondit-il finalement voyant les hésitations de sa belle.
-Le service a lieu jusqu'à 9h30, mais pour les jeunes mariés, je fais une exception et sers jusqu'à 10h30.
La propriétaire sortit de leur chambre, leur souhaitant une bonne nuit. Elle ne put empêcher de laisser son regard s'attarder sur la jeune fille, qui lui paraissait si jeune, si innocente, si peu avertie. Encore une qui allait être sacrifiée sur le sacro-saint autel du mariage !
Une fois qu'ils furent seuls, que le verrou de leur chambre fut enclenché, leur garantissant un minimum d'intimité, Edward se rapprocha lentement de sa jeune épousée, qu'il sentait fébrile et tendue dans ses bras.
Il se pencha alors sur son visage, embrassant rapidement les joues, le nez puis les lèvres de sa femme. Il la sentait progressivement se détendre et s'abandonner dans ses bras, s'appuyer contre son torse puissant. Il taquina alors les lèvres de la jeune fille avec la pointe de sa langue chaude et humide. Bella soupira de bien-être et répondit à sa demande, se souvenant des deux autres baisers si agréables, si sensuels qu'ils avaient partagés lorsqu'ils n'étaient que fiancés.
Elle entrouvrit ses lèvres pour l'accueillir, pour qu'il caresse sa langue de la sienne, pour qu'il l'entraine dans un ballet d'émotions fortes et dévastatrices. Leurs gémissements emplirent alors la chambrée.
Lorsqu'ils manquèrent d'air, Edward relâcha les lèvres de sa belle, dont la respiration était plus qu'affolée, mais continua de picorer de tendres baisers sur ses joues rosissantes, dans son cou à la peau si tendre, sur ses lobes qu'il mordilla, la faisant à nouveau gémir.
-Edward..., souffla-t-elle difficilement.
Les mains du jeune homme n'étaient pas non plus en reste, câlinant le dos de la jeune fille, ses épaules, le haut de ses fesses. Il n'osait s'aventurer plus bas, ne sachant pas comment elle réagirait... Jusqu'à présent, elle semblait avoir apprécié toutes ses caresses, mais elle n'était pas entreprenante.
Il s'écarta légèrement d'elle pour lui ôter son trench-coat qui tomba sur le plancher de la chambre. Il caressa alors ses avants-bras nus à la peau si douce, remontant vers ses épaules graciles, puis vers l'arrondi de ses seins qu'il effleura à peine faisant trembler son aimée. De ses mains expertes, il ceintura la taille fine de sa femme et la rapprocha contre lui pour reprendre à nouveau ses lèvres aussi soyeuses que des pétales de fleur.
Sentir ce corps si délicat contre le sien, la douceur de sa peau fraîche, son parfum si floral et si embaumant, la caresse entêtante de sa langue si chaude contre la sienne entrainèrent une montée de désir chez le jeune marié, qui se sentit soudain si serré dans son pantalon.
Ils étaient si proches l'un de l'autre que la jeune fille frémit puis se tendit en sentant cette dureté contre son ventre. Son souffle devint saccadé. Edward le remarqua immédiatement et la repoussa à contre-cœur mais doucement, ne souhaitant pas qu'elle panique.
-Chérie ? L'appela-t-il d'une voix tendre pour l'apaiser. Bella releva son visage vers celui de son mari, craignant de voir une réaction mécontente. Souhaites-tu te rafraichir et te préparer pour la nuit ? Confuse, ne s'attendant pas à cette question, elle ne put répondre et acquiesça positivement et poliment. Va, je te laisse la salle de bain, l'encouragea Edward, qui avait remarqué son état statique. Prends ton temps, rajouta-t-il la voyant un peu perdue devant tant d'attentions.
-Merci, souffla-t-elle avant de se retourner vers sa valise, de l'ouvrir, d'en sortir son nécessaire de toilette et sa tenue pour la nuit.
Elle se réfugia alors dans la salle de bain, dont elle ferma la porte après avoir lancé un dernier regard ému en direction de son mari.
Entendant le cliquetis du verrou, Edward se détourna de la porte qui venait de se refermer sur la plus jolie des jeunes filles et passa confusément sa main dans ses cheveux bronze qui partaient désormais dans tous les sens.
Il avait bien conscience que sa jeune épouse était angoissée depuis leur arrivée à l'hôtel. Il avait réussi à la détendre, mais elle s'était à nouveau tendue et affolée lorsqu'elle avait senti son érection contre elle.
Edward savait que cette nuit ne serait pas sa première expérience charnelle avec un homme, puisque Bella avait osé lui confier son « horrible faute » ainsi qu'elle nommait cette triste expérience. Outre qu'elle devait certainement culpabiliser encore sur le fait qu'elle n'était plus aussi innocente que les autres jeunes filles, Edward ne savait pas comment elle avait vécu sa précédente relation.
L'avait-elle réellement voulue ?
Avait-elle souffert ?
Toutes ses réactions semblaient le prouver.
Elle avait peur de lui, de son corps d'homme, de son sexe.
C'était forcément dû à son passé, à ses souvenirs qui avaient dû affluer lorsqu'elle avait senti la dureté de sa queue contre elle.
Si Edward ne l'avait pas relâchée, elle aurait paniqué. Il en était sûr.
C'est pour cette raison qu'il lui avait proposé l'échappatoire de la salle de bain, qu'elle s'était empressée d'accepter, afin qu'elle puisse se ressaisir et qu'elle comprenne qu'il ne lui ferait pas de mal.
Jamais.
Edward ne voulait surtout pas cela.
Il ne voulait pas lui faire peur. Il ne voulait pas que cette première nuit entre eux ne devienne un cauchemar pour elle. Il ne voulait pas que ce qu'il était en droit désormais d'exiger et d'obtenir se transforme en « le premier viol légal de la conjugalité », comme l'appelaient certaines associations de défense de la femme.
Même si en tant qu'homme, il trouvaient ces associations bien trop souvent extrémistes et leurs dirigeantes carrément barjos voir folles ou cinglées, il ne pouvait s'empêcher de leur donner raison lorsqu'il voyait débarquer dans son cabinet d'avocat des femmes au regard éteint, portant les marques des coups violents de leur mari et pour lesquelles il ne pouvait malheureusement rien faire, la loi leur interdisant de quitter le domicile conjugal ou de porter plainte contre leur conjoint.
Il était hors de question qu'il fasse subir ce traumatisme à sa douce épousée.
Il n'était pas une brute comme tous ces hommes qui maltraitaient leurs épouses et dont il avait pu croiser le chemin. Il n'était pas un rustre qui forcerait sa femme à avoir des rapports sexuels si elle ne le désirait pas. Il ne serait pas comme celui qui l'avait peut-être violée, ou en tout cas qui avait abusé de son innocence et de sa candeur.
Il voulait rassurer son aimée, qu'elle se sente en sécurité dans ses bras, suffisamment pour qu'elle poursuive les confidences qu'elle avait commencées sur la balancelle dans le jardin de ses parents, qu'elle lui raconte sa première et douloureuse expérience.
Il n'oublierait jamais le regard si triste, si grave, si malheureux qu'elle avait les premières fois qu'il la courtisait. Edward ne pouvait s'empêcher de faire un rapprochement entre cette souffrance qu'il avait observée dans le regard de sa bien-aimée et la frayeur qu'elle avait ressentie lorsqu'elle avait perçu son érection.
Elle ne souffrirait plus. Jamais ! Il se le promettait !
Il ne se passerait peut-être rien entre eux durant cette première nuit, ce qui était contraire à ce que prônait la morale chrétienne, mais si Edward gagnait la confiance de sa femme, il savait que ce serait un grand pas accompli pour leur vie future, leur vie de couple, leur vie d'amants, leur vie de famille.
Toutefois, pour obtenir la confiance de la jeune fille, il ne devait pas l'effrayer. Pour cela, il avait le besoin absolu de se calmer. Entendre l'eau couler dans la salle de bain et imaginer sa douce et belle se préparer pour lui ne l'aidait pas à résoudre son problème.
Il ouvrit alors la porte-fenêtre donnant sur le balcon, espérant que la fraicheur de la nuit lui permettrait de faire baisser la pression.
Penser à sa belle-mère, qui n'avait certainement pas expliqué à sa fille ce qui allait se passer entre un homme et une femme mariés, qui n'avait rien fait pour atténué les peurs et les angoisses que sa fille pouvait éprouver à l'égard des hommes suite à sa désastreuse expérience, qui avait sûrement contribué à accroitre cette panique afin qu'elle ne se laisse pas à nouveau abusée, l'aida à se calmer définitivement.
Il referma alors la fenêtre afin que leur chambre ne soit pas complètement refroidie, puis se déshabilla et enfila un pantalon de nuit, restant ainsi torse-nu comme il en avait l'habitude chez lui. Il ouvrit les draps du lit, alluma les lampes de chevet et éteint l'éclairage principal de la pièce.
Il se positionna dos à la porte de la salle de bains et regarda au travers de la porte-fenêtre le magnifique paysage assombri, qu'il voulait faire découvrir à son aimée demain alors qu'il serait éclatant sous les couleurs lumineuses du soleil automnal.
Il sourit, car il savait que sa surprise de demain plairait à la jeune femme aux boucles brunes qui hantait ses rêves, et avec laquelle il allait dormir cette nuit.
.
…
.
Lorsqu'elle pénétra dans la salle de bain aux couleurs bleues orangées et qu'elle referma le verrou derrière elle, Bella se sentit soulagée.
Soulagée de l'avoir fui, lui et son désir. Mais terriblement peinée de l'avoir fait.
Elle posa son nécessaire de toilette prêt du lavabo, accrocha sa tenue de nuit sur le porte-manteaux collé à la porte et s'assit par terre pour se calmer, les genoux sous le menton, les bras les entourant.
Les mauvais souvenirs affluaient à son cerveau.
Elle avait peur d'avoir à nouveau mal, terriblement mal.
Pourtant elle avait presque envie de croire qu'Edward ne lui ferait jamais de mal..., en tout cas pas volontairement.
Et puis, elle savait comment faire pour éviter la douleur. Il lui avait montré quoi faire. Même si cette pratique la dégoûtait profondément et qu'elle en frissonnait d'avance d'horreur, elle devait reconnaître qu'elle avait eu moins mal en la pratiquant.
Elle se rappelait aussi les sévères et dures paroles de sa mère : « tu dois donner entière satisfaction à ton époux. Quelque soit ses demandes, tu dois remplir ton devoir conjugal ». Sa voix résonnait encore désagréablement aux oreilles de la jeune fille. Si sa mère la voyait dans cet état-là, se planquant dans la salle de bain, il est clair qu'elle serait furieuse contre elle.
Mais c'était Edward qui lui avait suggéré de se rafraichir et de se préparer pour la nuit. Elle n'avait fait qu'obéir à la demande de son époux, se rassurait la jeune fille.
Elle respira fortement pour se calmer. Constatant qu'elle retrouvait un pouls régulier, elle se leva et se dirigea vers le lavabo, qui était surmonté d'un miroir. Elle put ainsi voir son pâle reflet. Les marques de son angoisse étaient encore visibles, même si elles étaient en partie dissimilées par celles du soulagement.
Edward avait forcément dû les voir, songea-t-elle.
Bella ferma les yeux pour réfléchir, et surtout comprendre que son mari avait tenu compte d'elle et de ses réactions.
Il lui avait permis de s'éloigner de lui si elle en avait envie..., ce que lui n'avait jamais fait, ce que lui n'aurait jamais toléré.
Edward prenait soin d'elle, contrairement à lui.
Elle n'avait pas à le fuir. Elle devait lui offrir ce qu'il attendait d'elle, remplir son devoir d'épouse, lui donner du plaisir. Même si elle avait peur de souffrir encore, elle devait dominer cette crainte, d'autant qu'elle savait comment faire pour l'éviter. Il lui avait appris quelles caresses plaisaient aux hommes.
Forte de cette conviction, Bella se lava les mains, puis le visage. L'eau fraiche la rasséréna et l'apaisa.
Elle ôta ses ballerines, appréciant le contact frais du carrelage. Puis, elle se dévêtit, suspendit sa robe sur un cintre et enfila sa chemise de nuit à même la peau.
Elle rougit en constatant que ce n'était pas celle qui était restée chez ses parents : certes, elle était toujours blanche, mais elle avait un décolleté plus profond, qui révélait sa poitrine au lieu de la dissimuler, elle n'avait pas de manche mais de fines bretelles, elle s'arrêtait au-dessus des genoux au lieu de venir flotter autour de ses mollets. Le tissu était également plus fin, plus aérien, plus soyeux, épousant davantage les courbes de son corps.
Heureusement, Bella disposait d'un déshabillé en soie, de couleur bleu nuit qu'elle enfila par dessus sa fine chemise de nuit blanche pour ne pas avoir froid, mais aussi dissimuler son corps et pour se sentir plus à l'aise.
Elle défit son chignon méticuleusement, ôtant une à une les épingles, brossa longuement ses cheveux bruns afin qu'ils reposent sur ses épaules et dans son dos, se parfuma légèrement.
Et elle se sourit dans le miroir se sentant...
Prête à faire plaisir à son époux, prête à remplir son devoir conjugal envers lui, prête à le satisfaire.
.
…
.
Bella sortit finalement de la salle de bain. Elle remarqua immédiatement la chambre assombrie et chercha des yeux Edward, qu'elle repéra face à la fenêtre, dos à elle, et torse nu.
D'un trottinement discret et léger, elle se rapprocha de lui.
Ne sachant pas comment manifester sa présence, elle frôla de sa main délicate les muscles dorsaux de son mari qui, bien que l'ayant entendue venir, frissonna sous cette caresse timide.
Il attrapa doucement les bras de sa femme, lui faisant ainsi ceinturer son corps afin qu'elle se familiarise avec lui, sans pour autant qu'elle ne soit au contact de sa virilité. Bella appuya alors son front sur le dos de son mari, ses mains reposant sur la ceinture abdominale de ce dernier, maintenues dans la chaleur des siennes.
Bella se sentait bien ainsi : elle avait plaisir à voir le dos musclé de son homme, à sentir son odeur si musquée et si masculine.
Ils restèrent un long moment ainsi, appréciant le contact l'un de l'autre.
Puis, la jeune fille, à la surprise de son époux, prit l'initiative et le contourna pour lui faire face.
Afin de se rasséréner sur ce qu'elle allait entreprendre, elle se rapprocha de lui, quémandant un baiser que Edward s'empressa de lui offrir.
Leurs langues se rencontrèrent alors, se caressèrent, se goûtèrent, s'affolèrent.
C'était un baiser tendre, affectueux... et puissant.
Bella profita de ce baiser pour explorer, avec ses mains, le torse musclé de son mari.
Son toucher était sensuel, délicat, effleurant les épaules, les pectoraux, la ceinture abdominale, la lisière du haut du pantalon de pyjama du jeune homme. Edward la laissait faire, sentant combien il était important pour sa douce épousée de découvrir, d'apprécier, de sentir son corps d'homme afin qu'elle soit en confiance avec lui.
Lorsqu'ils éloignèrent leurs bouches l'une de l'autre, à bout de souffle, les lèvres de Bella glissèrent dans le cou d'Edward, puis sur ses pectoraux alors que ses mains poursuivaient ses doux attouchements sur le dos nu, puis les fesses encore vêtues de son mari.
Edward frissonna de plaisir devant tant de délicatesse. Sa virilité, déjà bien en forme depuis les premières caresses de son épouse sur son corps, gonfla encore plus. Tant et si bien que la jeune fille la sentit contre son ventre. Elle n'en continua pas moins ses baisers sur le corps de son homme, attrapant l'un de ses tétons entre ses lèvres pour le sucer tendrement. Edward grogna devant tant de ferveur.
Alors qu'Edward tendait ses mains vers le corps de sa femme afin de lui rendre caresse pour caresse, baiser pour baiser, cette dernière les repoussa doucement et l'empêcha de lui ôter son déshabillé bleu nuit. Elle baissa la tête et murmura tout bas :
-Laisse-moi faire, laisse-moi continuer...
Sinon, je n'aurai pas la force de continuer, je n'aurai pas la force de te faire plaisir, songea-t-elle.
Elle se mordit ensuite la lèvre inférieure, heureuse qu'il fut impossible que son mari entende ses pensées.
Reprenant son courage à deux mains, elle essaya de se souvenir des caresses qui lui feraient le plus plaisir, de celles qui le rendraient fou. Elle picota le torse de son époux de délicieux et rapides baisers, alors qu'Edward tentait de remettre ses mains sur la taille de son épouse, un peu surpris et surtout déconcerté par ses gestes audacieux, par sa prise d'initiatives.
Il l'observa attentivement lorsqu'elle redressa son joli visage pendant que ses mains s'activaient sur son torse, ses fesses, effleurant rapidement son sexe gonflé, entrainant alors ses gémissements rauques.
Il la voulait, c'était un fait, et même une affirmation.
Mais elle, le voulait-elle réellement ? Ou ne faisait-elle cela que pour lui procurer du plaisir ? Remplir son devoir de femme mariée ?
Lorsqu'elle délaça la ceinture de son pantalon de nuit, le faisant ainsi tomber par terre, libérant la magnifique érection de son époux, Edward put voir une lueur de crainte... ou d'incertitude dans le regard de sa dulcinée. Il pensa qu'elle allait s'arrêter. Il ne voulait pas la forcer à faire une action dont elle n'avait pas envie.
Pourtant la jeune fille prit la verge dure de son mari dans sa paume. Elle la caressait tendrement, faisant aller et venir sa main si douce sur le pénis engorgé de son époux. Lorsqu'elle passa son pouce sur le gland, Edward ne put s'empêcher de gémir à nouveau devant l'avalanche de sensations qu'il ressentit.
Il était prêt.
Mais surtout incapable de lui demander ce qu'elle voulait réellement.
Il la vit soupirer -comme si elle comprenait que, malheureusement pour elle, c'était le bon moment pour lui-, puis il l'observa glisser lentement le long de son corps afin de se mettre à genoux. Elle rapprocha alors sa bouche de son sexe.
Ce soupir fut l'électrochoc pour Edward.
Son épouse avait soupiré, comme si elle se sentait contrainte et forcée de lui offrir cette caresse buccale si intime.
-Non, Bella, arrête ! Gémit-il alors qu'elle continuait de le caresser.
-Mais, tu en as envie... Souffla sa jeune épouse d'une voix très incertaine alors que sa bouche s'approchait encore de son pénis.
Le ton si peu sûr de la jeune fille, qui trahissait presque son anxiété, acheva de dégriser Edward et de lui faire reprendre ses esprits. Il était hors de question pour lui que son épouse se force à lui procurer cette caresse, même s'il en avait grandement envie. Cette seule pensée lui suffit pour que la tension précédemment accumulée retombe immédiatement et rapidement.
Il écarta alors doucement sa femme de son corps, la prenant sous les aisselles pour qu'elle se relève et que son charmant visage se retrouve au même niveau que le sien.
Son regard brun chocolat était confus et agité, presque paniqué.
Bella pensait déjà qu'elle avait commis une mauvaise action, un geste qui avait déplu à Edward. Mais elle ne savait pas lequel. Elle ne comprenait pas pourquoi il ne voulait pas d'elle.
Il avait pourtant eu l'air d'en avoir tellement envie.
-Je ne comprends pas... Soupira-t-elle en baissant la tête devant son époux, fuyant son regard, craignant qu'il ne la répudie avant même la première nuit. Pourquoi... Elle hésita longuement avant d'oser poser sa question dans un murmure. Pourquoi me rejettes-tu ? Pourquoi ne me laisses-tu pas faire ?
-Parce que toi, tu n'en as pas envie, lui répondit doucement Edward. Bella trembla dans les bras de son époux. Avait-elle été si lisible que cela ? Elle avait pourtant tout fait pour dissimuler son dégoût et qu'il puisse prendre du plaisir. Et je ne te forcerai jamais, reprit tout aussi doucement Edward, à faire une action que tu n'apprécies pas. Jamais !
Bella était encore plus perdue... Elle ne comprenait plus rien. Jamais quelqu'un n'avait tenu compte de son avis ou de son ressenti.
Ni son père, surtout pas sa mère, et même pas lui !
Elle ne savait plus quoi faire, ni quoi penser... Et elle appréhendait maintenant la suite de la soirée...
Confuse, perdue, légèrement affolée, Bella se recula et s'éloigna de quelques pas de son époux. La tête toujours baissée, fuyant toujours son regard, doutant totalement d'elle et de ses gestes, elle bafouilla dans un chuchotement :
-Je suis désolée... Je pensais que cela te ferait plaisir... Je... Lui disait que... Je... Mère disait que c'était mon devoir... Je... Je voulais juste que tu... Je...
Les sanglots gagnèrent sa gorge l'empêchant alors de parler. Elle continuait de reculer, de s'éloigner de son époux.
Edward n'aimait pas cette situation. Il voyait bien combien sa femme souffrait de son refus qu'elle ne comprenait pas.
Il n'avait pas voulu cela. Il ne voulait pas qu'elle pleure, ni qu'elle le fuit. Oh ! Non ! Il n'aimait pas cela.
Et surtout il ne pouvait s'empêcher de s'interroger sur ce « lui ». Que lui avait-il dit pour la mettre dans un tel état ? Pour qu'elle prononce de tels mots ? Que lui avait-il fait ?
Quant à sa mère, de quel « devoir » lui avait-elle parlé ? Était-elle réellement prête à tout pour être sûre que sa fille qu'elle considérait comme étant impure ne rentre pas au bercail ?
Il revêtit prestement son pantalon de pyjama. Il espérait que ce geste rassure sa douce épousée sur ses intentions honorables envers elle, puis il s'approcha doucement d'elle, les mains levées, comme pour lui signifier qu'il ne comptait pas lui faire du mal.
Bouleversée, elle continua néanmoins de reculer jusqu'à ce qu'elle bute contre le lit de leur chambre. Elle était toute tremblante et ses larmes ne s'arrêtaient pas de couler sur ses joues.
Il se stoppa à quelques centimètres d'elle, s'empêchant de la toucher alors qu'il en crevait d'envie.
-Bella, parla-t-il d'un ton calme et apaisant. Je crois qu'il faut que nous parlions.
Surprise, Bella releva la tête pour détailler son visage, cherchant une quelconque trace de mensonge.
-Parler ? Sa voix était aiguë et tendue.
-Oui, juste parler, reprit le jeune homme. Je t'en prie, assieds-toi, rajouta-t-il en désignant les lit, sans pour autant la toucher. Tu seras plus confortable.
Bella s'exécuta. Elle se plaça en position assise, appuyée contre les oreillers de la tête de lit. Frissonnante, elle tira sur ses jambes les draps et les couvertures, qu'Edward avait préalablement ouverts.
Le jeune homme fit le tour du lit, attrapant au passage dans sa valise un mouchoir pour essuyer les pleurs de sa belle. Avant de grimper sur le lit, il lui demanda :
-Puis-je te rejoindre ? Bella était surprise de sa question : il était son mari, elle devait faire ce qu'il exigerait d'elle, il n'avait pas à lui demander son avis. C'est juste pour que cela soit plus agréable pour parler. Je resterais sagement sur les couvertures. Elle acquiesça, trouvant sa précision très bizarre. Je peux ? Lui demanda-t-il à nouveau en lui montrant d'une main le mouchoir et de l'autre ses joues mouillées de larmes salées. Ou préfères-tu le faire toi-même ?
C'était Edward. Il ne lui ferait pas de mal. Il faisait tout au contraire pour la rassurer, pour qu'elle se sente bien.
-Oui, tu peux, approuva-t-elle dans un chuchotis.
Edward s'agenouilla et se rapprocha de sa douce épousée et, lentement, tendrement, délicatement, il essuya les pleurs de son aimée.
Alors qu'il touchait ses joues, tapotait son nez, effleurait ses lèvres, Bella songeait qu'elle ne pourrait plus se passer de l'affection d'Edward, de l'amour qu'il éprouvait à son encontre. Lorsqu'il eut terminé, elle lui prit la main qu'elle serra chaleureusement dans sa petite poigne pour le remercier de sa tendresse, de sa patience.
-Bella ?
-Oui ?
-Je... Edward cherchait les mots qui feraient comprendre à sa jeune femme qu'elle ne craignait rien ici, avec lui. Je sais que tu n'as pas vécu une relation facile précédemment. Il sentit immédiatement qu'elle se crispait. J'aimerais que tu me fasses confiance, suffisamment pour accepter de me raconter ce qu'il s'est passé entre vous... J'ai besoin de connaître ton passé pour comprendre tes réactions à mon égard...
-Je ne sais pas, Edward, murmura-t-elle d'une voix presque inaudible en baissant à nouveau la tête. Je n'ai pas le droit d'en parler...
-Qui t'as formellement interdit cela ? Devant le silence de la jeune fille, Edward lui demanda doucement. Est-ce ta mère ? Bella approuva les yeux fermés. Écoute-moi, je sais que cela ne va pas être facile d'entendre ces mots. Mais ta mère n'a pas tous les droits sur toi, Bella. Elle n'a pas à t'imposer des décisions qui bouleversent ta vie, encore moins maintenant que tu n'es plus sous son autorité légale.
-Mais elle m'a dit que tu me rejetterais lorsque tu saurais...
-Je te promets que cela n'arrivera pas, Bella, reprit Edward en lui attrapant doucement le menton pour qu'ils puissent se regarder les yeux dans les yeux.
-Et si elle l'apprend, elle...
-Bella, ta mère n'est pas là, elle n'en saura rien. Jamais ! Je te le promets.
-En quoi... ? Bella, hésitante, se stoppa subitement.
-Oui ?
-En quoi le fait que tu apprennes ma déchéance nous permettra-t-il de mieux nous connaître ? Osa demander la jeune femme dans un murmure.
Le mot « déchéance » frappa le jeune homme. Son épouse avait si peu d'estime pour elle même.
Mais surtout ce mot l'interpela, lui faisant alors envisager le pire qu'une jeune fille pouvait connaître.
-Bella, reprit-il doucement, est-ce que tu … Est-ce que tu as été violée ?
-Violée ? Répéta-t-elle comme un écho.
Les yeux de la jeune fille étaient ébahis. Elle ne comprenait pas ce mot. Edward ne savait pas si c'était bon signe qu'elle en ignore la définition, … ou au contraire... Il ferma les yeux pour se donner du courage afin de le lui expliquer. Il regarda alors son merveilleux regard tout en prenant sa main pour la caresser tendrement, anticipant déjà une quelconque panique.
-Est-ce que tu as été forcée ?
-N'est-ce pas l'homme qui décide ?
Non satisfait de la réponse de la jeune fille et voyant toujours l'incompréhension dans ses yeux, Edward précisa.
-Est-ce que tu as été violemment forcée à avoir ces relations... à avoir ces relations sexuelles avec cet homme ? Est-ce que tu as dû te débattre sans arriver à le repousser ?
-Non, chuchota Bella choquée par les propos de son mari. Non, mais je ne savais pas ce qui allait se passer...
-Bella, raconte moi ce qu'il s'est passé, la supplia Edward. Aie confiance en moi !
-Pourquoi est-ce si important pour toi ?
-Tout simplement parce que je t'aime Bella, et que je veux que notre mariage soit une réussite. Il se pencha sur elle pour embrasser rapidement et chastement ses lèvres. Et, je suis convaincu que tu te sentiras mieux après t'être confiée. Cela nous permettra de partir sur de bonnes bases pour construire notre vie de couple.
Il l'embrassa sur les joues, puis à nouveau sur les lèvres tout en la prenant dans ses bras.
Il la souleva de ses bras et elle se retrouva logée agréablement entre ses jambes, contre son torse puissant, entre ses bras si chaleureux, alors que lui s'adossait contre la tête de lit, prêt à écouter son histoire difficile, ses confidences douloureuses.
Bella voulait lui faire confiance.
Elle voulait tout faire pour que leur union fonctionne, pour que Edward soit heureux à ses côtés. Même si cela signifiait qu'elle devait parler pour cela. Lui raconter son vécu, son expérience.
Après tout, elle n'était pas obligée de tout lui dire.
Elle pouvait ne lui confier que la partie qu'il pressentait fortement, celle qu'il souhaitait entendre.
Le reste de l'histoire pourrait ainsi demeurer dans le secret.
Prenant son courage à deux mains, pour une énième fois durant cette soirée, elle le regarda droit dans les yeux et débuta son récit de l'été dernier...
.
…
.
.
Euh...
*Pars vite se cacher dans un trou de souris par peur d'être huée pour ne pas avoir mis de lemon pour la nuit de noces !*
Hum...
Réellement, sans vouloir chercher midi à quatorze heure, cela ne s'y prêtait pas ! Pas du tout !
Je me rattraperai plus tard... Promis ! Mille fois promis !
.
.
Notes auteur :
- Bella n'est pas encore majeure, même si elle a soufflé ses 18 bougies !
A l'époque de cette fiction, la majorité civile et pénale est à 21 ans (la majorité matrimoniale est à 15 ans pour les filles, avec l'accord des parents). De toute façon, à l'époque, la femme passe, par son mariage, de la tutelle de ses parents à celle de son mari.
- « Les associations bien souvent extrémistes » : ce sont les associations de féministes qui vont prendre progressivement de l'ampleur durant les décennies dans lesquelles se place la fiction.
.
.
Chapitre publié le 29 janvier 2012
.
Prochain chapitre : Désabusée, Manipulée et Abusée
(Flash Back)
.
Dernière info : le prochain chapitre révélera la date précise à laquelle se passe la fiction (je l'avais promis : au premier flash back ! Et je compte tenir ma promesse).
Donc, même si presque toutes les lectrices qui se sont manifestées ont finalement réussi à trouver la période, pour celles qui seraient encore dans le flou ou qui n'ont pas osé lancer une idée, c'est le moment ! J'attends vos ultimes théories !
.
Je vous retrouve dimanche prochain pour un nouveau chapitre !
Passez une bonne semaine. Prenez soin de vous ! Bye ! AliLouane.
.
.
