Bonjour à toi lecteur / lectrice qui lit ces quelques lignes !

Et oui, je suis très matinale aujourd'hui.

Comme je ne pourrais pas poster ce soir, j'anticipe pour ne pas vous faire trop attendre !

Je vous remercie également tous ceux qui m'ont laissé des reviews pour m'encourager dans ma lutte contre le froid. J'ai survécu ! Et ma voiture a une nouvelle batterie ! J'attends et espère des températures plus clémentes prochainement...

Je ne vous embête pas plus... Je sais que vous attendez la suite avec impatience ! Même si je crains également que certaines âmes sensibles ne vont pas trop l'apprécier. Rappelez-vous, chères lectrices (et lecteurs, s'il y en a dans le coin), que Edward revient dans le prochain chapitre !

Bonne lecture !

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Titre de la fiction : Sous X

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Enjoy !

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Chapitre VIII – Désabusée, Manipulée... et Abusée.

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FLASH BACK

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Seconde Partie

Été 1957

Le lendemain matin, Bella s'était encore une fois réveillée très tôt, au son des gazouillis des oiseaux. Mais elle était restée paresseusement étendue dans ses draps frais pour continuer le livre sur lequel elle s'était endormie hier soir.

Passionnée par sa lecture, elle n'entendis pas Nanou entrer dans sa chambre pour lui indiquer qu'il était déjà 9 heures et que son petit-déjeuner l'attendait.

-Oh ! J'arrive de suite, Nanou ! Je m'habille et je descends !

Bella dissimula son livre sous son oreiller, espérant que Nanou ne remarque pas qu'il ne s'agissait pas d'un livre qu'elle avait amené de Paris. Heureusement pour la jeune fille, sa gouvernante sortit de la chambre après avoir vidé la corbeille à linge sale pour le descendre à la lingerie.

Bella sauta alors de son lit, enfila un pantalon gris clair en lin et une marinière bleu ciel.

Alors qu'elle s'apprêtait à sortir de sa chambre, elle se rappela qu'elle n'avait pas le droit de faire son lit, dont les draps seraient tirés par l'une des femmes de chambre dans la matinée. Cette dernière risquait alors de découvrir le livre de Démétri sous son oreiller. La jeune fille le rangea donc sur l'étagère où se trouvaient ses livres, en espérant qu'il n'attirerait pas l'attention.

Puis elle descendit rejoindre la cuisine d'où provenaient des odeurs alléchantes qui firent gargouiller son ventre.

Alors qu'elle achevait de prendre son petit-déjeuner, la sonnette du manoir retentit. Surprise, la gouvernante sortit de la cuisine pour aller ouvrir. Quelques minutes plus tard, elle revint pour questionner la jeune fille.

-Mademoiselle Bella ?

-Oui ?

-Avez-vous rencontré quelqu'un hier lors de votre sortie à cheval ?

Bella rougit jusqu'aux oreilles. Elle avait peur de se faire disputer, surtout si c'était Démétri qui s'était présenté au manoir. Honteuse d'elle et de ses mensonges, ou tout au moins de ses dissimulations, à sa gouvernante, elle baissait la tête.

-Mademoiselle ! Vous auriez dû m'en parler. Nanou avait une voix sévère. Il y a là une dame, Madame Voturi, et sa fille Jane qui demandent à vous voir.

Démétri n'était pas là. Il ne pouvait donc rien dire sur le baiser échangé hier. La jeune fille brune respirait un peu mieux, même si elle était toujours bouleversée.

-Nanou, je... C'était inattendu ! Je ne savais pas..., bégaya-t-elle. Nous avons juste un peu discuté ensemble et je lui ai parlé de la région, essaya-t-elle de se justifier devant sa gouvernante. Je ne... Je ne savais pas... qu'elle viendrait ici ce matin avec sa mère... Je... Elle était de plus en plus confuse.

-Mademoiselle Bella, l'interrompit sa gouvernante.

-Je suis désolée de n'avoir rien dit hier.

-Ce n'est pas grave ! Cela vous a-t-il plu lorsque vous avez parlé de la région avec cette jeune fille ?

Elle acquiesça, n'osant répondre par peur de devoir mentir davantage.

-Mademoiselle, venez au salon. Cette jeune fille vous attend avec sa mère. Une fois que nous saurons ce qu'elles veulent, je verrai si je peux vous permettre de sortir. Au besoin, j'appellerai vos parents.

-Merci, souffla-t-elle soulagée de la complaisance de sa gouvernante. Elle n'en attendait pas tant.

La jeune fille suivit sa gouvernante jusqu'au salon du manoir, où attendaient Jane et sa mère. Cette dernière était une femme blonde de grande taille et d'une élégance marquée. Avec son air hautain, elle impressionna immédiatement Bella.

Lorsque Bella entra dans le salon, les deux invitées se levèrent et la saluèrent. Jane l'embrassa même sur la joue.

-Bonjour Bella, la salua la mère de Jane. Je m'appelle Heidi Volturi.

-Bonjour Madame.

-Ma fille souhaiterait savoir si tu veux te joindre à elle pour une partie de tennis cette après-midi.

-Je ne sais pas..., murmura la jeune fille brune.

-Si tu ne sais pas jouer, ce n'est pas grave, la coupa joyeusement Jane. Je t'apprendrai !

-Effectivement, je ne sais pas jouer, mais ce n'est pas le plus gros problème, répondit Bella en se tournant vers sa gouvernante.

-Mademoiselle Bella n'a pas l'autorisation de sortir avec des personnes que ses parents ne connaissent pas, intervint Nanou. La rencontre d'hier était fortuite, aujourd'hui non.

-Que voulez-vous qu'il lui arrive ? Rigola Mme Volturi. Ma fille s'ennuie : elle est la seule fille parmi ses frères. Votre protégée semble également s'ennuyer ! Qu'elles s'amusent donc ensemble !

-Madame, sans vouloir vous manquer de respect, je ne fais qu'appliquer les ordres de mes maîtres.

-Ce que je comprends parfaitement ayant moi-même des domestiques sous les miens, répondit sèchement Mme Volturi.

La jeune fille sursauta au ton employé par la mère de Jane. Cela ne lui plaisait pas. Nanou était toujours douce, elle était la plus compréhensive avec elle, elle ne voulait pas que cette dame si élégante soit-elle la traite mal.

-Madame, je vous remercie de votre proposition. Jane, je serai bien venue avec toi, mais ce n'est pas possible. Je ne désire pas que ma gouvernante ait des soucis avec mes parents. C'est plus simple si je reste là.

-Oh ! Fit déçue Jane.

-Non, non, jeune fille ! Nous allons nous arranger autrement, argumenta Mme Volturi. Pouvez-vous joindre Mme Swan par téléphone ? Questionna-t-elle en direction de ma gouvernante.

-Oui, tout à fait.

-Et bien qu'attendez-vous pour la joindre ? Appelez-la et passez-là moi, exigea-t-elle de Nanou qui s'exécuta immédiatement.

Madame Voluri la suivit dans le bureau où se trouvait le téléphone.

Une fois la communication établie avec Madame Swan, Nanou transmit le combiné à Madame Volturi. Les deux femmes dialoguèrent. Madame Volturi insistait pour que Bella et Jane puissent passer du temps ensemble. Puis la gouvernante récupéra le téléphone et écouta les nouveaux ordres de sa patronne. Elle finit par raccrocher.

-Mademoiselle Bella, vous avez l'autorisation de passer du temps avec Jane, soit ici, soit l'hôtel sous la surveillance de ses parents. Mais vous ne pouvez pas sortir seules toutes les deux.

-Merci Nanou ! S'écria la jeune fille brune ravie.

-Alors, c'est parfait, conclut Madame Volturi satisfaite. Nous emmenons Bella immédiatement, elle déjeunera avec nous. Cette après-midi, elle jouera au tennis avec ma fille et ses frères. Puis nous la ramènerons pour le diner. Cela vous convient-il ? Demanda-t-elle à la gouvernante des Swan qui n'osa rien refuser.

Nanou tendit un chapeau de paille à sa protégée puis la salua lui souhaitant de passer une bonne journée.

Bella, radieuse, lui sourit de toutes ses dents avant de suivre Madame Volturi et sa fille dans la voiture, où les attendait leur chauffeur.

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Dès qu'elles arrivèrent à l'hôtel, Jane entraina Bella dans sa chambre d'hôtel où les jeunes filles passèrent la fin de la matinée, apprenant à faire plus ample connaissance, parlant de leur pays, de leurs études, de leurs centres d'intérêts, de leurs sports favoris...

Elles riaient aux éclats lorsqu'une porte sur le côté de la chambre de Jane s'ouvrit soudainement.

Apparut alors le séduisant et ténébreux Démétri.

-Dem ! Tu pourrais frapper ! Râla sa sœur.

-Comme si j'allais t'obéir ! Ricana-t-il. Je ne suis pas Alec ou Félix que tu peux manipuler si aisément ! Ses yeux si noirs se posèrent sur Bella. Bonjour Bella. Je ne savais pas que tu étais déjà arrivée.

-Bonjour Démétri, répondit la jeune fille. Je suis là depuis un peu plus d'une heure...

-Je suis content de te voir, déclara-t-il satisfait lorsqu'il vit les joues de sa proie s'empourprer devant le compliment.

-Dem ! Pesta Jane. Laisse nous papoter entre filles ! Exigea-t-elle. Tu verras Bella au repas ou sur le terrain de tennis cette après-midi.

Comprenant que la jeune fille qui lui plaisait passerait sa journée ici à l'hôtel, Démétri accepta à contre cœur de quitter la pièce, réfléchissant déjà de quelle manière il pourrait éloigner Bella de sa mère et de sa sœur.

Lorsque la porte de communication entre les deux chambres fut refermée, Jane se tourna malicieusement vers son amie.

-Hey ! Tu plais à mon frère !

-Non ! La contredit Bella essayant de calmer ses rougeurs. De toute façon, comment peux-tu savoir cela ?

-Hum... Intuition féminine ! Rigola Jane. Non, mais, tu n'as pas vu comment il te regarde ! On a l'impression qu'il va te sauter dessus ! Qu'il crève d'envie de t'embrasser ! Voyant son amie baisser son visage, elle s'exclama : Oh ! Il l'a déjà fait ! Quand vous vous êtes retrouvés tous les deux à la mare ? Oh ! Je le savais ! Je le savais !

Jane se leva, tapant dans ses mains et dansant autour de Bella jusqu'à s'en donner le tournis !

La jeune fille brune aurait, quant à elle, voulu se cacher sous terre.

-Alors, reprit Jane en s'asseyant près de son amie. Comment c'était ? Mon frère embrasse-t-il bien ?

-Jane, mais comment peux-tu parler de ...

-Allez ! Fais pas ta chochotte ! Bella rougit davantage devant son insistance. Oh ! J'y crois pas, la coupa durement Jane. C'était ton premier baiser ? Bella approuva. Et alors, ça t'a plu ?

-Oui, mais... Bella hésita à confier ses peurs à Jane. Elle lui demanda alors : as-tu déjà été embrassée par un garçon ?

-Bien sûr ! S'exclama Jane. Plusieurs fois ! Et même par des garçons différents !

-Quoi ? Bella était choquée.

-Pas en même temps ! L'un après l'autre ! J'ai eu plusieurs copains, expliqua Jane devant l'air ahuri de son amie. C'est tellement agréable de se faire embrasser et Mère dit qu'il faut tester la marchandise avant de se marier !

-Je pensais... Que si on avait un copain, ensuite il devenait obligatoirement notre mari, murmura Bella un peu perdue.

-Ben, non ! Il sera ton mari que s'il te demande en mariage ! La contredit Jane. De toute façon, y a rien de grave à embrasser un garçon ! Il ne peut pas y avoir de conséquence, murmura Jane d'un ton allusif en lui faisant un clin d'œil.

Bella s'interrogea un moment sur le sens caché de sa phrase, sans pour autant le découvrir. Elle se lança alors pour expliquer ses angoisses à Jane.

-Ton frère... Il... En plus de m'embrasser, il a essayé de me caresser... Ne pouvant utiliser le mot, elle désigna sa poitrine. Ça me fait un peu peur !

-Oh ! Mais tu devrais être hyper contente ! Ça veut dire que tu plait beaucoup à mon frère !

-Est-ce normal... Bella hésita... de se laisser toucher ainsi... ?

-Bien sûr ! Si tu l'aimes toi aussi, tu dois apprécier les caresses de mon frère ! Affirma Jane d'un ton définitif. Avec mon copain actuel, nous nous embrassons et nous nous caressons... Beaucoup ! C'est intense ! Et chaud ! Et waouou ! Cela ne peut se dire ! Tu pourras pas comprendre tant que tu n'auras pas essayé, toi aussi. Rêveuse, Jane murmura d'une voix lointaine. J'ai d'ailleurs hâte de rentrer chez nous en Italie pour le revoir.

Bella réfléchissait à toute allure. Elle était surprise de voir comme Jane prenait plaisir à se laisser toucher par son copain.

Et surtout elle s'interrogeait : aimait-elle Démétri ? L'aimait-elle suffisamment pour accepter ses caresses ? Elle ne savait pas : elle n'avait jamais été amoureuse.

Bella avait apprécié parler de tout cela avec Jane. Même si elle aurait préféré en discuter avec Alice. Son amie lui manquait beaucoup.

Un coup fut frappé à la porte qui donnait sur le couloir et Félix entra en courant dans la chambre de sa sœur.

-Jane ! Bella ! Venez ! Padre et Mamma nous attendent pour le déjeuner !

Les deux filles se levèrent et sortirent de la chambre de Jane pour rejoindre le reste de la famille Volturi au restaurant de l'hôtel.

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La jeune fille aux boucles brunes était ravie de partager le repas avec cette famille italienne si joyeuse, si bavarde, si exubérante, si gourmande, si... italienne ! Les dialogues fusaient dans tous les sens. Elle en avait presque le tournis, elle qui déjeunait habituellement seule, dans le silence le plus total.

Elle était heureuse d'être en leur compagnie.

Observant l'entente qui régnait encore les trois frères et la sœur, elle regretta de n'être que fille unique. Si ce n'avait pas été le cas, elle n'aurait peut-être pas été si seule, elle ne se serait peut-être pas sentie si abandonnée.

Elle se promettait déjà d'avoir plusieurs enfants lorsqu'elle serait mariée. Évoquant cette heureuse pensée du futur, elle ne put s'empêcher de se tourner vers Démétri et de l'admirer.

Se sentant observé, ce dernier se tourna vers elle et posa discrètement sa main sur le genou de la jeune fille, la faisant ainsi trembler.

A la fin du repas, Jane se leva et s'écria :

-Bella et moi allons nous changer pour le tennis. Allez ! On se dépêche !

-Je serais sur un transat près de la piscine si vous me cherchez, annonça sa mère.

-Quant à moi, je vais faire de la voile, continua son père.

-Ok ! On vous retrouve sur le court ? Demanda-t-elle finalement à ses frères.

-Oui, à tout de suite ! Je m'occupe des raquettes et des balles, s'enthousiasma Félix.

-J'ai hâte de te voir jouer, Bella, susurra Démétri en passant près de la jeune fille qu'il voulait posséder.

Jane l'entraina aussitôt dans sa chambre. De l'armoire, elle sortit deux paires de baskets blanches avec une paire de chaussettes pour chacune, deux jupettes blanches et deux t-shirts blancs avec des motifs géométriques bleus, jaunes et verts.

-Tiens ! Enfile cela !

-Jane, je ne sais pas jouer au tennis... Protesta Bella.

-C'est pas grave ! Tu vas apprendre ! Répondit Jane en se déshabillant devant son amie. Pas question que tu ne fasses que regarder ! Dépêches-toi de te changer ! Lui ordonna-t-elle.

-Mais je... Bella était déconcertée. Elle hésitait à se changer devant son amie.

-Oh ! Ne fais pas ta midinette devant moi ! On est entre filles !

Cette dernière réflexion eut raison des réticences de Bella, qui ôta son pantalon en lin gris et sa marinière bleue, restant alors en sous-vêtements. Elle enfila les vêtements tendus par Jane, puis rougit fortement en constatant le fait que le t-shirt moulait sa poitrine et surtout lorsqu'elle remarqua la petitesse de la jupe, dévoilant ses genoux et une partie de ses cuisses.

-Jane, elle est courte... Très courte... Trop courte !

-Oui, mais c'est ainsi que l'on joue au tennis !

-Mais je ne peux pas rester ains...

-Si ! Tu le peux ! Je suis habillée comme toi ! Allez, on y va !

Jane l'attrapa par la main l'empêchant de protester et la faisant ainsi sortir de la chambre pour l'emmener en courant vers les courts de tennis où les attendaient les garçons.

Lorsque les jeunes filles arrivèrent sur le court de tennis, si Démétri dévisageait Bella de haut et en bas d'un regard intense, Félix et Alec les interpelèrent en les invitant à les rejoindre au centre du terrain, près du filet.

Jane attrapa des balles et deux raquettes pour elle et son amie alors que Bella rougissait encore et baissait l'attitude de Démétri, qui la déshabillait du regard.

-Viens, Bella, je vais te montrer comment jouer, On va taper quelques balles ensemble contre le mur, puis on jouera un double avec mes frères. L'un d'entre nous arbitrera à tour de rôle.

Jane expliqua alors à son amie brune comment tenir sa raquette en main, comment faire rebondir la balle pour la frapper en direction du mur. Elle lui montra comment récupérer la balle pour la renvoyer à nouveau, soit en coup droit, soit en revers.

Les deux filles jouèrent ainsi un moment, se renvoyant la balle qui tapait le mur. Bella prenait confiance en elle, même si bien souvent elle manquait la balle de peu... Parfois même elle chutait pensant la récupérer... Jane riait de la maladresse de son amie !

Enfin, Jane ramena son amie sur le bord du court afin de brandir sa raquette pour lui montrer un service, qui fut fort bien réussi puisque Alec ne parvint pas à le rattraper. Bella essaya à son tour d'imiter son amie blonde, mais sans succès. La balle heurta de plein fouet de filet central.

Après maints essais qui échouèrent tous, il fut décidé que Bella aurait le droit de s'avancer dans le terrain pour servir et faire rebondir la balle sur le court adverse, contrairement aux autres joueurs. La jeune fille brune se mordit la lèvre inférieur de gêne devant la faveur qui lui était accordée.

Alec décida des équipes : il jouerait avec Démétri contre Bella et Jane pendant que Félix arbitrerait.

Bella était anxieuse. Elle craignait de manquer la balle, de tomber sur le court, de faire perdre son amie. Jane la rassura comme elle le put.

-Hey ! Ce n'est qu'un jeu ! On s'amuse ! Ce n'est pas comme si c'était un tournoi avec une coupe en jeu ! Relax, Bella ! Respire ! Tout va bien aller !

Jane envoya alors son premier service en direction du terrain adverse. Ce fut un splendide service lifté, qui fit sifflé d'admiration le petit arbitre, mais que renvoya Démétri en direction de sa sœur, épargnant par là même la jeune fille brune qui le charmait tant.

Les jeunes amis jouèrent une heure et demie ainsi, faisant tourner les équipes et les arbitres.

Bella se dépensait sans compter, tombait souvent, courait dans tous les sens.

Elle s'amusait même si elle avait bien conscience d'être la plus faible des cinq joueurs.

Elle avait toutefois rougi de honte lorsque, faisant équipe avec Démétri, elle avait chuté tout en manquant la balle. Démétri lui avait tendu la main pour l'aider à se relever alors qu'elle remettait en place sa courte jupe qui s'était soulevée dévoilant ainsi ses cuisses et sa culotte blanche.

Le jeune homme avait bien perçu la gêne de sa partenaire. S'il s'était simplement contenté de l'aider à se relever, il n'en avait pas moins fait trainer ses yeux sur les cuisses blanches et fines de la jeune fille. Cette simple vision avait suffi à rendre dur son membre déjà impatient dans son short de tennis.

Essoufflée, échevelée, épuisée, assoiffée, Bella demanda finalement grâce à ses amis.

Elle avait besoin de s'asseoir sur un banc à l'ombre d'un parasol, de respirer calmement, de s'hydrater d'un verre d'eau fraiche. Elle transpirait et attrapa une serviette pour essuyer son front en sueur.

La jeune fille brune n'avait pas l'habitude de se dépenser autant. Elle n'en pouvait plus.

Ses mains étaient rouges d'avoir tenu si longtemps la raquette. Jane l'avertit qu'elle aurait peut-être des ampoules demain, mais que cela n'était pas bien grave,même si ce n'était pas agréable. Bella avait aussi les genoux légèrement égratignés suite à sa dernière chute. Elle rit encore une fois de sa maladresse.

Si Bella était fatiguée, ce n'était pas le cas de la fratrie Volturi. Ils étaient tous sportifs et jouaient régulièrement. Alec insista alors pour rejouer un simple avec sa sœur.

Constatant l'état exténué de son amie, Jane proposa à Bella de rejoindre sa chambre et de se doucher pendant qu'elle jouait une partie en deux sets gagnants avec son frère.

Bella accepta avec enthousiasme la proposition de son amie et regagna la chambre de cette dernière.

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La jeune fille brune récupéra sans problème la clé de la chambre de Jane à la réception. Elle prit l'ascenseur pour gagner son étage puis la chambre de son amie.

Elle était heureuse d'avoir joué avec ses quatre amis au tennis, même si elle n'avait pas bien joué envoyant davantage de balles dans le filet et hors du terrain que marquant des points, même si maintenant elle ressentait des tiraillements dans son corps tout en sueur.

Bella se dirigea vers la salle de bain de Jane pour prendre une douche avant le retour de son amie.

Alors qu'elle allumait la lumière de la salle de bain et qu'elle détachait ses cheveux bruns, elle entendit la porte de communication s'ouvrir.

Démétri apparut sur le seuil : le jeune homme était simplement vêtu de son short de tennis, son torse musclé restant torse nu dans le but d'impressionner la jeune fille qu'il voulait séduire.

-Démétri...

Bella rougit en constatant sa demie nudité. Elle n'avait jamais vu d'homme si peu vêtu. Elle se demandait également la raison de la présence du jeune homme dans la chambre de sa sœur.

-Bella, souffla-t-il.

-Que... Que fais-tu ici ? Ne joues-tu plus ?

-Non... Le jeune homme s'approcha de la jeune fille brune. J'ai envie de t'embrasser, comme l'autre fois...

Il prit le menton de Bella entre ses doigts afin de l'obliger à relever le visage vers lui et déposa sa bouche sur la sienne, pénétrant rapidement la bouche de son amie de sa langue fougueuse et demandeuse.

Bella se laissait faire, à l'écoute de ses sensations, essayant de savoir si elle aimait le jeune homme au regard ténébreux.

Le baiser de Démétri s'approfondit subitement, sa poigne sur les hanches de la jeune fille devint plus ferme, ses mains progressèrent de manière entreprenante, caressant la poitrine arrondie de sa jeune amante.

Bella, tremblante, perdue, essaya alors de le repousser gentiment. Elle craignait de faire mal, de faire une action inconvenante qui n'aurait pas plu à ses parents... Ses sentiments étaient ambivalents : elle avait peur de heurter le jeune homme par un refus mais était également avide de ressentir ces nouveaux frissons et sens que lui offraient Démétri.

Hésitante, elle essaya de le repousser.

-Non... Je ne veux pas...

-Si, fais-moi confiance, murmura-t-il. Laisse-toi faire si tu m'aimes...

-Mais je... Bella ne savait pas comment lui dire qu'elle ne savait pas si elle l'aimait ou non.

-Ne t'inquiète pas, poupée, tout va bien se passer. Tu vas voir comme c'est jouissif... Laisse-moi faire et tu découvriras le plaisir... Fais-moi confiance, jolie poupée brune !

Devant l'air fier et sûr de lui du jeune homme, devant son ton décidé et autoritaire, Bella n'osa plus protester, se laissant alors faire, remettant ainsi toute sa confiance entre les mains de son amant.

Après l'avoir poussée durement contre le lit de sa sœur pour l'allonger, ce fut avec une grande douceur que Démétri lui ôta son T-shirt trempé de sueur, puis fit glisser sa jupe et sa culotte d'un même geste le long de ses jambes fines.

Bella, surprise et choquée, essaya de dissimuler d'un bras sa poitrine encore vêtue de son seul soutien-gorge et d'une main son sexe déjà mis à nu. Démétri l'en empêcha facilement en la complimentant.

-Non, ne fais pas cela, poupée ! Tu es si belle ! Laisse-moi t'admirer !

Il l'embrassa alors sur la bouche, puis fit trainer ses doigts sur le ventre de son amante, remontant vers la poitrine arrondie de celle qui le faisait bander si fort.

A la vue d'un sein pointu et dur qui tendait le tissu du soutien-gorge, il dégrafa d'un main experte ce dernier et le retira. Puis il attrapa de ses lèvres le téton durci pour le mordiller de ses dents.

Bientôt, ce simple geste qui effrayait légèrement Bella ne suffit plus au jeune homme, d'autant plus qu'il contemplait avidement les hanches joliment galbées, le ventre blanc et lisse ponctué d'un triangle châtain clair qui dissimulait tant de trésors.

Son regard s'enflamma.

Sa queue se durcit davantage contre la jambe de la jeune fille.

Il se pencha doucement sur elle pour humer le parfum floral de la peau humectée de sueur suite à la partie de tennis et posa finalement ses lèvres sur la bouche de Bella afin de l'empêcher de protester.

Alors que sa langue jouait avec celle de la jeune fille ; alors que de sa main droite, il lui tenait les poignets pour qu'elle ne fasse plus aucun mouvement ; de sa main gauche, il retira son short et son caleçon.

Il passa ensuite sa main qui venait de rejeter ses derniers vêtements sur la poitrine de son amante pour la titiller, pour l'enfiévrer, pour qu'elle se laisse faire aisément.

Bella soupira de bien-être. Elle ne savait plus où elle en était.

Même si elle était fort honteuse de sa nudité et de celle du jeune homme, elle appréciait les caresses que recevait sa poitrine.

La jeune fille avait beau se dire qu'elle ne devrait pas être là dans un lit, entièrement nue, avec ce garçon qu'elle connaissait si peu ; elle n'osait rien dire, rien faire.

Elle était complétement apeurée par ses gestes rapides et surtout dépassée par les nouvelles sensations qu'elle ressentait.

Mais, soudain, les mains de Démétri lui écartèrent brutalement les cuisses et elle se sentit violemment pénétrée, fouaillée par son sexe long et dur, qui lui déchira les entrailles.

Elle poussa un cri de douleur qui se prolongea tant que Démétri poursuivit ses mouvements vigoureux en elle, jusqu'à ce qu'il hurle sa jouissance dans son antre féminine.

Le cri de la jeune fille se transforma alors en un long gémissement lorsqu'il retira son pénis de son corps douloureux.

En s'écartant d'elle, Démétri vit des larmes couler sur les joues roses de sa jeune amante qu'il venait de déflorer.

Sans faire preuve de sentiment, ayant obtenu ce qu'il recherchait, il lui ordonna alors d'un ton qui n'attendait aucune réplique :

-Tu peux aller prendre ta douche maintenant. Constatant les grimaces de Bella lorsqu'elle fut assise dans le lit, voyant qu'elle s'efforçait de ne pas se plaindre, il rajouta. La prochaine fois, tu n'auras pas mal. Tu ressentiras autant de plaisir que moi. Mais il faudrait que tu y mettes un peu du tien et que tu fasses ce qu'on t'ordonne.

Sans la regarder, il enfila un peignoir de l'hôtel et se dirigea vers la porte mitoyenne des deux chambres afin de se rendre dans sa salle de bain pour se laver.

Alors qu'il s'éloignait du lit, il entendit un exclamation d'horreur de sa partenaire.

-Oh ! Mon Dieu !

La jeune fille venait de constater des traces de sang sur ses cuisses si blanches et des tâches rouges sur les draps du lit. Ses traits montraient sa panique la plus totale devant cette découverte.

-T'inquiète pas pour cela ! Je demanderai à ce que les draps soient changés avant que ma sœur ne vienne dormir ce soir.

-Mais... Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-elle inquiète.

-Rien de dramatique ! Répondit-il froidement et fier de lui de pouvoir ajouter à son tableau de chasse une nouvelle pucelle. Et quand tu seras lavée, il n'y aura plus de trace.

Sur ces derniers mots, il lui tourna le dos, laissant la jeune fille totalement abusée et dans un état moral et physique pitoyable.

Entendant la porte se refermer sur son amant, Bella réagit et se précipita dans la salle de bain pour faire disparaître ces affreuses traces avant le retour de son amie dans sa chambre.

Une fois douchée et habillée avec ses vêtements personnels, elle défit honteusement les draps rougis du lit et les roula en boule dans un coin de la chambre, se dépêchant de gagner la réception pour demander que le lit soit refait rapidement.

Elle ne souhaitait plus qu'une chose désormais : rentrer chez elle pour réfléchir calmement à ce qu'il venait d'arriver entre elle et Démétri.

Elle ne savait plus où elle en était... Plus du tout...

C'était tellement bizarre.

Il avait agi comme s'il savait exactement ce qui allait se passer entre eux, alors qu'elle-même était si perdue devant ses gestes qui la dénudaient.

Il lui avait fait ressentir des choses inconnues : tout d'abord du plaisir lorsqu'il avait touché sa poitrine ou qu'il l'avait embrassée, mais ensuite de la douleur, une affreuse douleur qui l'avait déchirée de part en part, au point de la faire saigner... alors que lui -Bella l'avait lu sur son visage- semblait être au septième ciel.

Bella était totalement perdue... Elle ne savait pas si elle avait bien agi ou pas. Elle ne savait pas si elle aimait ou non son amant.

Entre la pratique du tennis et ce qu'elle avait fait avec Démétri, son corps était tiraillé de tous côtés, voir douloureux.

Elle n'avait plus qu'une envie, c'était d'être chez elle, dans sa chambre.

S'allonger, se reposer, dormir.

Réfléchir... à tout cela...

Toutefois, avant de rentrer, Bella avait bien conscience qu'elle ne pouvait partir sans saluer et remercier de leur invitation Jane et sa mère.

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Bella se réveilla en meilleure forme.

Son corps était encore légèrement courbaturé du fait des parties de tennis de la veille. Mais elle n'avait plus mal là où elle avait saigné lorsque Démétri l'avait déflorée.

Une fois sortie de son bain matinal, elle ne put s'empêcher de regarder, d'observer attentivement son corps que lui renvoyait le miroir de la salle de bain. Elle recherchait la moindre marque de changement qui aurait pu apparaître sur elle, qui aurait pu la trahir...

Satisfaite de ne rien remarquer de différent, elle se vêtit rapidement avant de descendre prendre son petit-déjeuner dans la cuisine.

Elle ne pouvait toutefois s'empêcher de rester songeuse. Elle aurait aimé pouvoir se confier sur ce qui lui était arrivé, sur ce qu'elle ressentait, sur ses peurs et ses envies...

Or, elle était seule : elle n'avait plus le droit de voir Alice ; elle ne parlait jamais de « ces choses-là » avec sa mère qui, de toute façon, ne prenait jamais du temps pour sa fille ; elle ne pouvait non plus se confier à Nanou qui, en tant que gouvernante employée par ses parents, n'aurait pas apprécié la situation inconfortable d'être entre la jeune fille et ses patrons.

Soudainement, Bella pensa à Jane.

Lorsqu'elle lui avait dit « au revoir » la veille, son amie lui avait promis de la rejoindre à cheval à la mare, pour faire une dernière balade en Charente avant son prochain départ.

Jane avait reconnu se faire caresser par son copain. Bella était sûre que son amie pourrait l'aider, la conseiller.

Soulagée, elle accepta avec un sourire le bol de lait et les toasts que la cuisinière lui avait préparés.

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La jeune fille brune chevauchait avec plaisir et enthousiasme sa jument blanche.

Elle galopait rapidement le long de la plage, des mèches s'échappant de sa bombe noire.

La sensation du vent en provenance du large sur ses joues, l'odeur du sel marin, la luminosité du soleil se reflétant sur l'océan, le bruit des vagues qui roulaient et frôlaient les galets de la plage... Tous ces éléments grisaient la jeune fille.

Elle était heureuse, là, galopant sur sa jument, en qui elle avait confiance.

Bella se rendit subitement compte qu'elle était plus attachée à sa jument Apamée qu'au jeune homme à qui elle avait offert son corps.

Ce n'était pas normal.

C'était même totalement illogique.

Elle aurait dû être éperdument amoureuse de son jeune amant, avoir envie de l'épouser et de fonder une famille avec lui. C'était ce que ses parents -et la société- attendaient d'elle, ce qu'on lui avait appris.

Bella lâcha encore du lest sur les rênes d'Apamée pour que sa jument accélère.

Elle avait hâte de pouvoir discuter de tout cela avec Jane. Son amie semblait en savoir bien plus qu'elle sur les relations avec les garçons.

Lorsqu'elle arriva à la mare, Bella fut toutefois surprise de découvrir, non pas Jane, mais Démétri.

-Te voici enfin, jolie poupée ! La salua-t-il en l'aidant à descendre de sa jument. Tu t'es faite désirée...

Il l'embrassa aussitôt, alors que Bella tenait encore les rênes d'Apamée dans ses mains.

La langue du jeune homme posséda la bouche de la jeune fille, la dominant et la faisant totalement sienne.

Ce n'est qu'à bout de souffle qu'il la relâcha, attacha sa jument, lui ôta sa bombe et l'entraina tenacement vers les fourrés.

-Démétri, attends, je...

-Quoi ? S'exclama-t-il durement. J'ai besoin de toi ! Argumenta-t-il en la collant contre son corps qui réagissait au quart de tour aux formes arrondies de sa jeune amante. Tu le vois ! Tu le sens bien ! Il se frotta indécemment contre elle afin que sa queue grossisse encore davantage. Je te veux ! Encore !

-Mais je n'en ai pas envie ! Protesta Bella, légèrement affolée devant l'attitude exigeante et presque violente de son amant.

-Lorsque nous serons mariés, crois-tu sincèrement que je te laisserai la possibilité de me refuser ?

-Mariés ? La jeune fille était tellement interloquée qu'elle en perdit l'usage de la voix.

-Crois-tu que ce que nous avons fait hier ne nous a pas liés ?

-Je ne sais pas, je n'y connais rien, murmura la jeune fille perdue et déstabilisée.

Elle baissa même le regard n'osant plus affronter celui qui se proclamait devenir son époux.

-Le jour de notre mariage, tu vas me jurer obéissance, fidélité et respect. Tu n'auras jamais le droit de refuser le devoir conjugal. Et je veux que tu m'obéisses immédiatement, insista le jeune Italien en se frottant à nouveau contre celle qu'il voulait dominer et pénétrer de sa bite engorgée.

-J'ai peur... La voix de Bella était plus que faible. J'ai peur d'avoir encore mal...

Démétri explosa de rire à cet aveu alors que son amante rougissait de honte et de confusion.

Il était ravi qu'elle se confie, qu'elle lui fasse autant confiance. Il allait pouvoir la manipuler et obtenir tout ce qu'il voulait d'elle. Qu'il aimait l'innocence de ces jeunes pucelles sur lesquelles il était si facile de faire pression !

-Ce n'est que cela ! T'inquiète pas, poupée ! Continua-t-il de ricaner. Si tu fait tout ce que je te demandes, tu n'auras pas mal ! Compris ? Elle acquiesça légèrement. Mets-toi à genoux devant moi, lui ordonna-t-il pendant qu'il déboutonna sa culotte de cheval et dé-zippait la fermeture éclair. C'est ça, jolie poupée, l'encouragea-t-il lorsqu'elle fit ce qu'il lui demandait sans protester. Il fit glisser son pantalon à ses pieds, vite rejoint par son caleçon. Prends-moi dans ta main et caresse-moi !

-Mais...

Voyant l'air perdu de la jeune fille, il prit sa main et la posa durement sur sa queue qui bandait grave. Il lui montra comment lui donner du plaisir, faisant glisser sa main si douce sur toute sa longueur.

-Voilà, comme cela, continue ce geste ! Oh ! Putain ! Oui ! Exhala-t-il lorsqu'il sentit le pouce de la jeune fille sur son gland. Continue !

Bella poursuivit mécaniquement son geste, voyant combien il y prenait plaisir. Elle était d'autant plus à l'aise que son propre corps n'était pas sollicitée.

Elle sentit soudainement une main de Démétri glisser dans ses cheveux bruns la forçant ainsi à rapprocher son visage du pénis du jeune homme.

-Mais... Essaya-t-elle à nouveau de résister.

-Ouvre-la bouche ! Lui ordonna-t-il.

-Quoi ? Elle était sidérée... Et apeurée. Et choquée.

-Ouvre la bouche immédiatement ! Je veux que tu me suces !

Voyant sa non-réaction, Démétri lui pinça le nez pour que son amante prenne son pénis en bouche.

Alors qu'il souffla de soulagement et de satisfaction une fois qu'il fut dans sa cavité buccale, Bella eut l'impression d'étouffer.

Mais la poigne sévère du jeune homme sur ses cheveux l'empêchait de reculer ou de s'échapper.

-Continue ! Utilise ta langue sur le bout de ma grosse queue ! Oh ! Oui ! Putain ! Continue ainsi ! Prends-moi plus dans ta bouche ! Exigea-t-il en tapant sa bite au fond de la gorge de la jeune fille.

Souhaitant que cela se termine le plus rapidement possible, Bella s'exécuta, le suçant alternativement de sa langue et de ses lèvres.

-Oh ! Oui ! Gémit-il encore une fois. Je vais... Bientôt venir... T'as intérêt à tout avaler.

Alors qu'elle se demandait ce qu'il entendait par « avaler », la jeune fille accentua la pression sur le sexe de son amant et ce dernier se déchargea en longs jets dans sa bouche.

Surprise, Bella avala une partie puis toussa et cracha le reste.

Illuminé par sa jouissance, tremblant et tenant à peine debout, Démétri ne vit pas la réaction de dégoût qu'elle eut à l'égard de son sperme.

-T'es vraiment une super nana, la complimenta-t-il. Tu vas voir, maintenant toi aussi, tu vas crier de plaisir.

-Je voudrais rentrer...

-Oh ! Non ! Poupée ! Je n'en ai pas encore fini avec toi !

Démétri força Bella à s'allonger dans l'herbe sur le dos, malgré la faible résistance de la jeune fille.

Puis il lui retira son pantalon et sa culotte d'une main alors que l'autre glissait sous sa marinière titiller ses tétons.

Bella trembla à nouveau lorsqu'elle sentit le sexe de son amant reprendre du volume contre sa cuisse. Elle avait peur d'avoir mal. Encore une fois, elle essaya de refuser le rapport.

-S'il te plait, je ne veux pas... Lâche-moi, sanglota-t-elle.

-Tout va bien se passer, je te l'assure, répondit Démétri avant de se précipiter sur les lèvres de la jeune fille. Tu vas voir le plaisir qu'on va prendre et se donner tous les deux !

La distrayant en jouant avec sa langue, il lui écarta les cuisses de ses mains puissantes et pénétra d'une seule et dure poussée son antre charnelle.

Bella sursauta puis encaissa les va-et-vient réguliers du jeune homme qui, cette fois, n'étaient pas douloureux, même s'ils ne lui apportaient pas de plaisir, plaisir qu'elle décelait et sentait monter dans le regard brun de son amant.

-Putain ! T'es trop bonne ! Trop chaude ! … Écarte plus les cuisses ! Oh ! Oui... !...

Il accéléra ses coups de butoir et finit par se répandre violemment en elle, ses pupilles dilatés sous l'effet de la jouissance que lui procurait son amante.

-Je t'avais bien dit que t'aurais pas mal ! S'exclama-t-il fièrement. Et qu'un jour, tu m'en demanderais plus...

Lorsqu'il se retira, Bella fut soulagée que ce fut fini, soulagée de ne pas avoir eu mal. Elle ne pouvait que constater que le jeune homme avait eu raison : même si sucer son sexe avait été dégoutant, cela lui avait permis de ne pas avoir mal lors de la pénétration.

Elle se rhabilla alors que Démétri, remis de son éjaculation, remontait caleçon et pantalon.

-Demain, je viendrais chez toi, lui promit-il. Je veux que nous nous fiançons !

-Se fiancer ?

-Bien sûr ! J'aime trop ton corps ! Et toi, tu m'aimes aussi ! Sinon, tu n'aurais jamais accepté de pratiquer ces activités avec moi.

-Aimer ?

-Tu comptes répéter tout ce que je dis, jolie poupée ? Bella, honteuse devant la moquerie du jeune homme, baissa la tête. Allez, rentre chez toi, poupée, et vite ! Sinon ta domesticité va s'inquiéter.

-A demain ! Le salua Bella, qui était encore plus éperdue que lors de son réveil.

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Le lendemain, elle attendit Démétri en vain.

Gustave, le garçon d'écurie, était rentré le soir de Charente.

Le jour suivant, il l'accompagna donc dans sa balade à cheval, comme il le faisait avant son absence pour le deuil de sa mère.

Bella ne recroisa ni Jane, ni ses frères auprès de la mare.

Elle essaya alors de pousser jusqu'à l'hôtel, où elle espérait encore les croiser : elle souhaitait au moins rendre son livre à Démétri.

La réception lui apprit que la famille Volturi avait dû regagner l'Italie.

Déçue d'avoir perdu son amie Jane, ne sachant plus où elle en était dans sa relation bizarre avec Démétri, Bella s'étourdit, durant ses derniers jours de vacances, dans des balades à cheval, lançant bien souvent sa jument Apamée au galop le long de la plage. Gustave avait même parfois du mal à la suivre.

La jeune fille essayait de surmonter sa peine de s'être enthousiasmée à ce point pour ses nouveaux amis.

Elle essayait surtout de comprendre ce qui s'était passé entre elle et ce garçon brun au regard noir si ténébreux, si bouleversant.

Sa mère ne vint finalement pas la rejoindre pour le dernier week-end qu'elle passa dans le manoir charentais familial.

Et c'est finalement en compagnie de Nanou, sa gouvernante, qu'elle reprit le train le dernier jour d'août pour effectuer sa rentrée de septembre dans son lycée parisien.

Bella se réjouissait déjà de revoir son amie Alice.

Toutefois, elle ne savait pas si elle aurait le courage de se confier sur les événements qu'elle avait vécus lors de ce mois d'août.

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Chapitre publié le 12 février 2012

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Prochain chapitre : Surprise orgasmique

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Petits indices : ils sont au nombre de deux : un dans le chapitre VI et un dans le chapitre VII !

Qui les trouvera ? Qui les interprétera correctement ?

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Réponses aux presqu' anonymes

Jazz : Merci pour ta review ! Ah ! La Lorraine ! Je crois que c'était encore pire que chez moi question froid ! Bon, ben, j'ai survécu à ma marche glaciale (mais j'espère quand même ne pas recommencer de sitôt !). À bientôt !

Fidèle lectrice : Merci pour ta belle review. Je n'avais pas du tout réalisé le lien entre la plage estivale et ensoleillée et notre froid glacial actuel. Je te remercie de l'avoir remarqué ! « Perfidie » est un mot qui correspond parfaitement bien à Démétri. Oui, Renée a des torts envers sa fille et la façon dont elle l'éduque, mais elle n'en a pas du tout conscience. PS/ J'ai survécu au froid et à la marche à pied hivernale !

Estelle : Merci de ta longue review... Elle m'a fait très plaisir. Oui, j'avoue avoir un petit faible pour les fictions historiques, encore que celle-ci l'est moins que Nos Cœurs dans la Guerre (en tout cas, elle me demande moins de travail du point de vue des recherches préalables).

Oui, c'est une chance pour nous que nos aînées aient combattu pour obtenir tous ces droits, qu'il s'agisse de droits politiques (voter), économiques (travailler sans l'autorisation de son conjoint), sociaux (autorité parentale), ou sexuels (droit à la contraception, légalisation de l'avortement). A nous maintenant de continuer à défendre ses droits qui sont parfois malheureusement remis en cause ou à poursuivre cette lutte (comme l'égalité des salaires homme/femme à niveau de diplôme égal) !

L'information est la clé de tout ! (qu'il s'agisse d'éducation sexuelle ou de politique !). Tu as bien saisi Renée, et surtout tu l'as très bien re-contextualisée. Oui, Bella a eu beaucoup de chance de rencontrer Edward (je n'aurai vraiment pas pu créer un dark Edward pour cette fiction). Au plaisir de lire ton avis une prochaine fois ! À bientôt !

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Petite information

Je ne sais pas si je pourrais poster dimanche prochain car je n'ai pas fini le prochain chapitre (seule la moitié est écrite) et que je suis une partie de la semaine en déplacement professionnel. Donc je parierai plutôt pour une publication dans une quinzaine de jours au lieu des sept traditionnels !

J'espère que vous ne décrocherez pas pour autant de l'histoire !

Si besoin, je préciserai mon prochain rythme de publication dans ma réponse à vos reviews.

Passez une (ou deux) très bonne(s) semaine(s). Prenez soin de vous ! Bye ! AliLouane.

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