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Titre de la fiction : Sous X
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Enjoy !
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Chapitre X – Lune de Miel en Normandie
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.Septembre 1958.
Lune de Miel de Bella et Edward.
Bayeux, Normandie.
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Ébloui, heureux, enchanté, amoureux.
Quatre adjectifs qui définissaient parfaitement le jeune couple de mariés qui déambulaient main dans la main sur la plage de sable fin.
Le bonheur se lisait dans leurs yeux, leurs visages étaient radieux, tous leurs gestes l'un envers l'autre étaient emplis de tendresse et d'amour partagé.
La semaine de leur Lune de Miel s'était déroulée à une telle allure qu'ils ne l'avaient pas vu passer.
Bella et Edward avaient profité du patrimoine historique, naturel, paysager, gastronomique de la région normande.
Ils avaient également beaucoup profité de leur chambre à l'hôtel, de leur lit, de leurs corps...
Les joues de la jeune fille brune rosissaient lorsqu'elle songeait à tout ce que lui avait appris son époux, tout le plaisir qu'elle avait découvert dans ses bras lors de leurs éteintes si tendres et si intimes, ce plaisir si intense que chaque couple amoureux depuis la Nuit des Temps découvrait ensemble, partageait ensemble et proclamait au monde entier.
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Le jeune couple avait quitté Giverny juste après le déjeuner. Edward avait conduit toute l'après-midi afin qu'ils arrivent à Bayeux bien avant le diner.
Après voir visité la grande chambre claire et lumineuse qui serait la leur pour la semaine à venir, pendant qu'une femme de chambre dépliait et rangeait soigneusement dans les armoires les vêtements pliés dans leurs valises, Edward avait repris la voiture pour emmener son épouse sur la plage.
Les journées de septembre étaient encore longues et bien ensoleillées.
Edward avait appris lorsqu'il la courtisait que Bella aimait la mer. Il le savait d'autant plus maintenant qu'elle lui avait raconté ses nombreux et heureux étés passés en Charente Maritime.
Dès qu'il mit un pied sur la plage, le jeune époux ôta ses souliers et ses chaussettes, puis incita sa sa femme à faire de même.
Puis, il l'entraina en courant et riant sur la plage, goûtant l'eau fraiche de la Manche du bout de leurs orteils. Bella, heureuse, riait aux éclats.
Elle se souvenait de son triste été l'année passée.
Elle se souvenait avoir marché seule sur la plage de nombreuses fois, sans avoir le droit de courir, sans avoir l'envie de courir.
Elle était heureuse aujourd'hui. Et c'était grâce à Edward !
-Merci ! Merci ! Merci ! S'exclama-t-elle en courant vers son époux duquel elle s'était légèrement éloigné un moment et en se précipitant dans ses bras.
-Merci pour … ? L'interrogea Edward alors qu'il resserrait ses bras autour de la taille fine de sa femme pendant que cette dernière nouait ses petits poignets derrière son cou.
-Merci pour tout ! De m'avoir amenée ici ! C'est si beau ! D'être là avec moi ! De m'aimer et de me rendre heureuse !
Comme si elle voulait le remercier pour tout ce qu'il lui offrait, Bella approcha alors son visage près de celui de son mari, recherchant ses lèvres pour l'embrasser.
C'est avec un plaisir non dissimulé que les deux tourtereaux échangèrent un tendre et pourtant fougueux baiser.
Edward passa rapidement sa langue humide sur les lèvres de son épouse, qui les entrouvrit bien volontiers afin de l'accueillir dans sa bouche si chaude. Leurs souffles déjà mêlés et leurs lèvres déjà soudées furent rejointes par leurs langues qui s'explorèrent mutuellement, dansant un ballet terriblement sensuel et voluptueux, entrainant leurs gémissements tout comme un rapprochement des deux corps dans leur ensemble.
En sentant les formes féminines de son épouse contre lui, le désir du jeune homme se manifesta violemment et durement dans son pantalon. Il tenta dès lors de s'écarter légèrement de Bella pour ne pas la choquer. Cette dernière l'en empêcha de toute sa force. Elle avait bien senti l'envie d'Edward, elle n'en était pas bouleversée et se promettait déjà de la satisfaire cette nuit. Ce matin, il lui avait dit que c'était tout pour elle et il l'avait éblouie avec ce premier orgasme ; cette nuit, elle ferait donc tout pour lui.
Essoufflés et souriants, ils éloignèrent leurs lèvres l'un de l'autre, tout en restant très proches, dans les bras de l'autre, leurs fronts collés l'un sur l'autre, profitant du calme consécutif suite à la fougue de ce baiser si passionné.
Edward picora alors de manière fort chaste les lèvres encore rougies et gonflées du fait de leur précédent baiser de sa dulcinée.
Puis, il l'entraina vers une petite guinguette, qui proposait des fruits de mer et des frites.
Le restaurant était tellement simple d'extérieur qu'il charma immédiatement Bella. Edward lui indiqua une table éloignée du centre du restaurant et proche de la fenêtre, d'où ils pourraient observer le soleil se coucher sur la mer.
La jeune fille était ravie : elle n'était jamais venue dans un tel endroit. C'était si différent des restaurants chics et raffinés qu'elle fréquentait avec ses parents.
Un serveur s'approcha d'eux pour prendre la commande, leur conseillant la spécialité de la maison. Edward accepta suite au sourire de Bella.
-Tu sais, expliqua son mari en la regardant béatement droit dans les yeux, c'est loin d'être un repas traditionnel normand, et cette guinguette est vraiment toute simple, bien loin de ce à quoi tu as été habituée. Mais, j'ai pensé que prendre leur spécialité serait le plus judicieux d'un point de vue gastronomique comme de la rapidité de leur service. Et je...
Bella comprenait que d'une part, il s'excusait de l'avoir emmenée dans un lieu si simple et que, d'autre part, comme elle, il avait hâte de se retrouver seul avec elle.
-C'est parfait comme cela, répondit-elle doucement en positionnant sa main sur la sienne. Je n'avais jamais eu le droit de courir sur la plage. Tu viens de transformer une chose toute banale pour les autres en un moment merveilleux pour moi. Et venir dans une guinguette, c'est peut-être une première pour moi, mais c'est enthousiasmant de découvrir quelque chose de nouveau... Et je suis avec toi, c'est tout ce qui compte.
Ravi de voir le regard chocolat de sa femme rayonner de bonheur, Edward se pencha vers son visage pour lui voler un baiser avant de se redresser rapidement lorsqu'il entendit le serveur s'approcher avec leurs deux assiettes qui débordaient de moules et de frites.
Le repas simple mais chaleureux avait été vite dévoré par les deux époux, même si l'un avait essayé de voler les moules de l'autre qui s'était vengée en lui piquant ses frites. Rires et baisers avaient été échangés et partages à plusieurs reprises au-dessus des assiettes des amoureux.
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Lorsqu'ils arrivèrent devant l'hôtel, un portier se précipita pour ouvrir la porte de Bella, puis il récupéra les clés que lui tendit Edward pour déplacer la voiture et la garer à l'endroit adéquat. Ce dernier en profita pour reprendre la main de la jeune fille, qu'il n'avait pas quittée du trajet, sauf lorsqu'il devait passer une vitesse ou rétrograder.
Leur clé de chambre en main, ils attendirent patiemment l'ascenseur en se regardant mutuellement droit dans leurs yeux, les doigts d'Edward caressant la main de Bella, un geste qui se voulait à la fois amoureux et rassurant. La tension semblait monter progressivement entre eux, tout comme le besoin de se rapprocher l'un de l'autre, l'envie de s'embrasser passionnément.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent dans un ding sonore retentissant qui les fit sursauter et les fit sortir de leur transe. Ils se précipitèrent alors dans ce lieu clos et lumineux, dans lequel le jeu des miroirs accrut la tension présente, leur permettant d'assouvir et de combler le besoin et l'envie qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre.
Leurs lèvres se trouvèrent sans aucune hésitation et ne se relâchèrent qu'à bout de souffle. Ils éloignèrent à peine l'un de l'autre, juste suffisamment pour pouvoir reprendre de l'oxygène. Leurs respirations étaient encore affolées, leurs cœurs battaient à la chamade dans leur poitrine respective. Leurs regards étaient noircis de désir l'un pour l'autre.
-Viens, souffla Edward lorsque les portes de la cabine s'ouvrirent à nouveau.
Il dirigea sa compagne vers leur chambre, qu'il ouvrit d'un tour de clé, avant de la reprendre dans ses bras, pour recouvrer ses lèvres avidement et l'embrasser éperdument tout en l'appuyant contre la porte qu'il venait de refermer.
-Edward, couina la jeune fille lorsque son époux lui laissa un répit pour respirer.
-Bella, répondit-il en retour d'une voix rauque, chargée de désir.
Ses lèvres couraient sur la joue de sa femme, son menton, son cou, remontant vers ses lobes d'oreille puis ses tempes, alors qu'il serrait doucement sa taille fine de ses mains pour la rapprocher au mieux de lui, faisant voyager ses doigts sur ce corps si gracile qui réagissait au moindre de ses touchers.
Du fait de cette nouvelle proximité, bien qu'encore vêtue, la jeune épousée ressentit sans peine la longue virilité éveillée de son époux contre son ventre. Toutefois, elle n'avait pas peur, elle n'avait plus peur. Elle savait qu'Edward ne lui ferait jamais de mal. Elle voulait lui rendre le plaisir qu'il lui avait offert le matin même, ce plaisir auquel il l'avait initiée et qui, bien que nouveau pour elle, lui avait tant plu qu'elle souhaitait le connaître à nouveau.
Edward reprit ses esprits subitement et se força à s'éloigner du corps qui le tentait tant pour ne pas choquer sa femme à cause de sa présente érection, qui ne demandait qu'à être soulagée.
-Non ! Protesta Bella. Je veux rester proche de toi.
Edward dut prendre considérablement sur lui pour ne pas sauter sur la jeune fille qui collait à nouveau contre son torse ses formes si féminines et si tentantes, qui nouait ses poignets derrière son cou lui permettant de humer avidement son parfum si floral. Heureusement qu'elle n'était pas nue, sinon cette mission aurait été impossible.
-Bella, essaya-t-il de la raisonner, ne veux-tu pas te préparer pour la nuit ?
Il espérait la divertir et qu'elle se réfugie comme la veille dans la salle de bain. Cela lui laisserait suffisamment de temps pour se calmer et se ressaisir. Il ne voulait pas l'affoler encore une fois. Il voulait qu'elle prenne confiance en lui, qu'ils deviennent intimes progressivement.
-Non, je veux rester avec toi, dans tes bras, contre toi, chuchota-t-elle en dissimulant son visage qui rougissait dans le creux du cou de son époux. Je veux t'offrir la même chose que toi ce matin, murmura-t-elle d'un ton encore plus bas.
Edward comprit alors que si elle n'était plus effrayée par son corps d'homme comme la veille, elle n'en demeurait pas moins timide et ne savait pas quelle attitude adopter avec lui ou quels gestes entreprendre. Pour simple preuve : les joues de son aimée étaient devenues écarlates et toutes brûlantes.
-Bella, l'appela-t-il, regarde-moi !
Par peur de ne savoir ce qu'elle voulait, la jeune fille lui cachait toujours son visage. Elle écoutait avec attention le cœur de son mari, les battements de ce cœur qui palpitait pour l'amour d'elle, ces pulsations qui l'apaisaient tant et qui lui donnaient tant envie de plus.
Edward repoussa légèrement Bella pour attraper délicatement son menton de sa main droite. Il redressa son visage afin d'observer le chocolat de ses yeux si merveilleux. Il voulait rechercher la moindre trace d'hésitation ou de peur de sa part. Toutefois, il ne vit que de son envie et sa totale confiance en lui et en les gestes qu'il ferait.
-Bella, es-tu sûre de toi ? Son aimée s'empourpra une nouvelle fois et acquiesça à sa question. Si tu trouves que je vais trop vite, dis-le moi, rajouta-t-il se rappelant de ses mots ce matin doucement et lentement.
-D'accord, accepta-t-elle en se penchant sur lui pour reconquérir les lèvres qu'elle aimait tant.
Edward la laissa prendre possession de sa bouche, entremêler sa langue délicieuse avec la sienne. Il n'était pas pour autant inactif, ses mains caressant le corps de la jeune fille, faisant ainsi glisser au sol le trench-coat qu'elle portait depuis leur sortie du restaurant.
Bella trembla de plaisir lorsqu'elle sentit les mains chaudes de son homme parcourir son corps, à peine revêtu désormais d'une robe bleue au tissu fin, à la recherche de ses zones sensibles. Elle frissonna d'excitation lorsqu'elle prit encore plus conscience du désir que son mari éprouvait pour elle. Elle se rapprocha alors encore plus de lui et se jura secrètement de le satisfaire ce soir, de lui rendre l'orgasme qu'il lui avait offert ce matin même.
Elle tendit les mains vers Edward pour lui ôter à son tour sa veste. Puis, elle fit glisser lentement ses mains sur la chemise blanche, ouvrant un bouton l'un après l'autre, déposant ses lèvres sur la chaude peau de son époux, découvrant ainsi le torse nu qu'elle n'avait pas réellement admiré la veille.
Lorsqu'elle eut terminé sa tâche et que sa chemise eut chu sur le sol, Edward reprit le contrôle de la situation faisant tournoyer doucement sa femme dans ses bras afin qu'elle lui tourne le dos. Il ouvrit lentement la fermeture-éclair de la robe en lin qu'elle portait déposant, comme sa femme précédemment, un baiser à chaque fois qu'il découvrait un peu plus de peau. Bella frissonnait à chaque fois que les lèvres d'Edward effleurait son derme.
Puis, il fit glisser doucement les courtes manches sur les bras si fins de son épouse, un mouvement qui entraina la chute vertigineuse de la robe sur le plancher.
Il défit enfin le lourd chignon de cheveux bruns, ôtant la résille, les épingles s'éparpillant alors sur le sol, sans que ni l'un ni l'autre n'y prêtent attention. Le jeune homme accompagna d'un geste la dégringolade de la longue chevelure brune le long du dos de son aimée. Il en profita pour effleurer de sa main sa magnifique chute de rein, caresse si tendre qu'elle fut gémir celle qui la recevait.
Edward plaça si rapidement son bras droit sous les épaules de son aimée et son bras gauche sous ses genoux que la jeune fille fut surprise de se retrouver dans les bras de son époux qui la déposa doucement dans le gigantesque lit de l'hôtel, dont les draps avaient été préalablement ouverts par la femme de chambre.
Il la contempla chaleureusement et avidement, fier de posséder un tel trésor, mais attentif à prendre en compte la moindre de ses envies ou le moindre de ses doutes.
Bella frémissait sous ce regard vert-émeraude si intense. Elle était anxieuse de la réaction d'Edward qui, pour la première fois, la voyait si peu vêtue. La nuit dernière, même lorsqu'il l'avait touchée et fait connaître son premier orgasme, elle avait toujours conservé son déshabillé, lui se contentant de glisser ses mains si expertes en dessous.
Elle craignait qu'il ne comprenne qu'elle ne lui avait pas conté toute la vérité, qu'il découvre qu'elle avait été enceinte, que son enfant était mort, qu'elle avait été incapable de lui donner vie.
-Oh ! Bella ! Tu es si belle, murmura Edward d'un voix admirative et rauque.
Il se pencha sur elle pour lui ôter ses escarpins, puis il quitta ses souliers et s'allongea à ses côtés, ses mains remontant le long du corps de sa femme, sa bouche rejoignant ses lèvres si pulpeuses qui l'attiraient tant.
Heureuse qu'il n'ait pas découvert son dernier secret, heureuse surtout de partager un nouveau baiser passionné avec son mari, Bella l'accueillit sur son corps, enserrant le cou de son époux de ses poignets, remontant ses doigts dans sa chevelure soyeuse, l'entremêlant encore plus tout en lui grattant le crâne de ses ongles.
Edward gémit en réponse à cet adorable traitement tout en renforçant la domination de sa langue sur celle de son aimée. Il en profita pour s'appuyer davantage contre le corps de la jeune fille, sans pour autant peser de tout son poids sur elle. Lorsqu'il s'éloigna de ses lèvres pour reprendre sa respiration, il la scruta d'un œil vigilant, à la recherche du moindre doute dont elle pourrait faire preuve.
Bella replia légèrement ses jambes en les écartant pour accueillir entre elle le corps de son époux, qui reposa alors son visage sur la poitrine de sa belle. Bien qu'encore couverts, les tétons de la jeune fille se tendirent immédiatement, avant même que son époux ne les touche. Quant à leurs sexes respectifs, ce furent la première fois qu'ils entrèrent en contact direct l'un avec l'autre. Même s'ils étaient encore séparés par des barrières vestimentaires, le plaisir qu'ils tirèrent de ce seul et rapide frôlement les fit gémir de concert.
Bella eut dès lors l'intime conviction que Edward prendrait toujours soin d'elle, mais aussi qu'il lui ferait découvrir un monde de délices et de jouissance jusqu'alors inconnu, un monde que Démétri ne s'était jamais donné la peine de lui faire connaître.
Pour qu'il comprenne qu'elle lui faisait entièrement confiance et qu'elle s'en remettait totalement à ses mains et sa langue si experte, la jeune épouse écarta davantage les jambes et resserra sa douce poigne dans son dos pour que son mari soit encore plus proche d'elle, ce qui la fit soupirer de bien-être.
Les mains d'Edward reprirent alors quelques mouvements, cajolant la poitrine de sa femme, titillant ses tétons tendus par l'excitation sous le fin tissu du soutien-gorge. Sa bouche remonta vers les lèvres charnues de sa belle alors que ses mains adroites se faufilèrent dans son dos pour détacher le carcan qui le gênait pour poursuivre ses explorations.
La bouche du jeune marié redescendit derechef sur la poitrine de sa femme mise à nue. Elle lécha, mordilla puis engloutit sans hésitation le téton droit tandis que sa main soupesait et cajolait le sein gauche pour ne pas faire de jaloux.
Bella gémissait encore et encore face aux nouvelles sensations qui l'assaillaient. Elle ne demeurait pas non plus en reste puisque ses mains palpaient en de multiples allers-retours le dos musclé de son époux, osant s'aventurer parfois sur ses fesses charnues encore vêtues.
Quand Edward inversa sa position, sa bouche délaissant le téton droit au profit du gauche, Bella essaya de faire glisser le long de ses hanches le pantalon et le boxer que portait son époux. Constatant qu'elle était en difficulté, Edward l'aida dans sa manœuvre. Il était désormais entièrement nu alors que son épouse portait encore une petite culotte.
Edward débuta alors un mouvement alangui et lascif pour que leurs intimités se frottent lentement.
-Edward..., je..., murmura Bella d'une voix suave en le regardant dans ses yeux verts alors que ses mains osaient enfin s'aventurer sur les fesses nues de son époux, tentant de nouvelles caresses qui firent grogner ce dernier.
Lorsqu'il l'avait entendu chuchoter son prénom d'une voix si sensuelle, le jeune homme avait failli jouir sur le champ. Il avait alors plongé son regard dans le chocolat de celui de sa femme. Il avait pu y découvrir de la confiance, de l'adoration, de l'envie, du plaisir... et de l'amour. Même si son épouse n'avait pas prononcé les trois mots qu'il rêvait de l'entendre dire depuis leurs fiançailles, même si elle n'en avait pas encore conscience, il avait pu les lire en elle.
Il reprit à nouveau avec passion les lèvres rosies et gonflées de leurs précédents baisers pendant que ses mains cajolaient les formes si rondes, si tentantes de son épouse. Il continuait toujours ses petits mouvements de frottements entre leurs deux sexes, acte qui les stimulait tous les deux, titillant leurs zones érogènes, entrainant de temps à autre leurs gémissements conjoints.
Enfin il glissa lentement ses doigts d'abord sur les cuisses tendres et blanches de son épouse, puis à l'intérieur de sa culotte en coton.
Il constata immédiatement l'humidité de la fente de son aimée. Le corps de cette dernière manifestait de toutes les façons possibles qu'il le voulait autant que lui souhaitait être en elle. Mais, avant d'aller plus loin, il tenait à s'assurer de son bien-être.
-Bella, comment te sens-tu ?
Leurs bouches étaient si proches que la jeune fille frissonna de contentement lorsqu'elle sentit l'expiration si chaude de son époux sur son visage. Ce souffle apporta avec lui tout l'odeur musquée d'Edward qui la faisait tant frémir.
-Je me sens bien, lui répondit-elle, je suis si bien avec toi.
Elle avait conscience qu'Edward respectait son corps, qu'il la rassurait par des gestes tendres et lents. C'était si différent d'avec Démétri, qui avait toujours agi avec elle de manière rapide et brusque, ne tenant jamais compte de ses souhaits.
-Es-tu d'accord pour que nous continuons ?
Son sourire étincelant valut toutes les réponses du monde.
Le jeune homme reprit alors avec tendresse les lèvres de son épouse, sa langue goûta à nouveau la sienne, alors qu'il effleurait de son pouce le clitoris de Bella et pénétrait lentement de deux doigts son vagin.
-Oh ! Edward ! Soupira-t-elle lorsqu'il relâcha ses lèvres, sa langue glissant dans son cou.
Bella s'enflammait déjà, reconnaissant les prémisses du plaisir intense qu'elle avait vécu ce matin. Ses hanches venaient à la rencontre des doigts de son époux, montrant que son corps réclamait plus et plus rapidement. Edward rit de cet empressement qu'il appréciait.
Toutefois, sa verge dure comme le marbre manifestait de plus en plus sa présence à son esprit. Pour l'apaiser, il la frottait contre le matelas, mais ce soulagement n'était que temporaire, voir devenait inutile lorsqu'il inclina ses doigts dans l'antre si chaude et si humide de son aimée, lorsqu'il toucha un point encore plus sensible et qu'il la vit partir dans un orgasme dévastateur.
Elle était magnifique : ses yeux rayonnaient de plaisir et roulaient dans leurs orbites, ses paupières papillonnaient, ses lèvres rosées et pulpeuses étaient entrouvertes laissant deviner un bout de langue mutine, son souffle saccadé relâchait des odeurs si florales, ses mamelons continuaient de poindre vers le ciel et attendaient d'être à nouveau mordillés et tétés, son ventre si plat était un appel aux caresses, ses jambes fines qui frôlaient son corps d'homme étaient encore arquées de la jouissance ressentie, ses sucs dégoulinant de ses petites lèvres ne demandaient qu'à être goûtés.
Mais Edward craignait que son épouse ne soit choquée si elle le voyait approcher sa bouche et sa langue sur le cœur enflammé de sa féminité, ou bien que cette action lui rappelle la fellation que son copain italien l'avait forcée à pratique. De plus, il devait s'avouer que sa queue se rappelait durement et douloureusement à lui, et qu'elle exigeait désormais sa satisfaction personnelle.
Edward profita du fait que sa chère et tendre était encore perdue dans les limbes de son orgasme pour lui ôter sa culotte, dernier rempart qui l'empêchait d'atteindre sa félicité.
Alors qu'il se repositionnait sur elle, sa verge à l'entrée de son vagin, il caressait son corps pour faire perdurer son orgasme, l'embrassa rapidement sur les lèvres, recherchant ainsi une dernière fois son accord implicite.
Bella avait repris ses esprits, même s'ils étaient encore embrumés par les fortes sensations qu'elle venait de vivre et qui l'avaient fait décoller de la Terre. Elle avait conscience d'être entièrement dévêtue, son sexe humidifié par son précédent plaisir à proximité de celui de son époux. Elle n'était pas gênée. Elle savait ce qui allait se passer : elle ne pouvait imaginer qu'elle puisse connaître un nouvel orgasme, tel que Edward venait de lui faire vivre avec ses doigts agiles, mais elle savait que c'était en se laissant pénétrée que son époux tirerait son plaisir personnel, que c'était ainsi qu'ils pourraient concevoir leur enfant.
Elle écarta au maximum ses jambes pour montrer à son mari qu'elle était prête, qu'elle s'offrait à lui. Lorsqu'il tapota du bout de sa verge, son clitoris, elle fut surprise de ressentir un plaisir auquel elle ne s'attendait pas et gémit fortement, croisant alors ses chevilles sur les fesses de son époux.
Edward comprit qu'elle n'attendait plus que lui. Il l'embrassa à pleine bouche, mélangeant sa langue si chaude à la sienne si douce, son odeur si musquée à la sienne si florale.
-Je t'aime ma Bella, murmura-t-il en pénétrant doucement ce corps qu'il vénérait tant.
Être en elle, c'était comme être au paradis. Edward tressaillit de bonheur lorsqu'il se sentit buter au fond de son antre dans laquelle il glissait si aisément. Il se sentait si bien et n'éprouvait qu'une seule envie : celle de se mouvoir en elle et d'atteindre son paroxysme.
Bella redoutait l'instant de la pénétration, car elle craignait la douleur. Aussi fut-elle surprise de constater qu'il n'en était rien. Elle se décontracta immédiatement, suivant alors ce que son corps lui dictait de faire, suivant surtout les mouvements doux d'Edward.
Voyant son aimée se détendre, se livrer totalement, le jeune époux accéléra ses poussées dans l'intimité de sa femme. Ils gémirent de concert.
-Oh ! … Je me... Oh ! … Edward ! Continue ainsi !
-Bella ! Tu es tellement b... Le jeune homme s'interrompit subitement, se rappelant les propos du premier amant de son épouse. Il ne voulait pas lui répéter la même chose, ni que ses paroles lui rappellent sa peur et sa douleur. … Si parfaite ! Je me sens si bien en toi...
Émue par les paroles de son époux et tout l'amour qu'il lui portait, éprouvée par ces nouvelles sensations de plénitude qu'elle n'envisageait pas du tout, la jeune fille rendit les armes et sa conscience lâcha prise : ses yeux brillèrent de larmes qui voguèrent sur ses joues.
Edward ne les détecta que lorsqu'il embrassa les joues salées de sa belle afin qu'elle puisse reprendre son souffle après un baiser fougueux. Immédiatement, il paniqua par peur de lui avoir fait mal. Il s'insultait intérieurement, se fustigeant de ne pas avoir assez veillé à son bien-être, ne pas avoir su calmer son désir pour elle, de ne pas avoir su attendre qu'elle soit prête.
-Bella ? Je suis désolé... Murmura-t-il. Tu aurais dû me dire que je te faisais mal.
Il prit son courage à pleines mains pour commencer à se retirer de l'antre de son épouse, endroit qu'il avait immédiatement considéré comme sa deuxième maison, qui lui avait permis de se sentir entier, un sentiment qu'il n'avait jamais ressenti autrefois avec ses conquêtes ou même lors de la relation qu'il avait partagée avec...
-Que fais-tu ? L'interrompit-elle le faisant ainsi sortir de ses pensées.
Elle essayait de le retenir en elle, ses mains ceinturant son cou et appuyées sur ses épaules, ses jambes enlaçant sa taille, ses talons reposant sur ses fesses.
-Tu pleures, répondit-il avec douceur en essuyant les larmes traitresses du bout de ses doigts. Je ne veux pas te faire du mal. Tu aurais dû m'arrêt...
-Non, je n'ai pas mal ! S'écria-t-elle. Devant l'air incertain de son mari, elle rajouta, les joues écarlates. Au contraire ! Je me sens si bien avec toi. Je t'en prie, reste...
Edward, ravi, revint alors en force dans la féminité de sa compagne, la pénétrant jusqu'à la garde.
-Pourquoi pleures-tu ? Lui demanda-t-il lorsqu'il se retira avec douceur pour revenir avec encore plus de force. Dis-moi...
-Je ne pensais pas ressentir autant de... Oh ! S'écria-t-elle alors qu'il touchait pour la première fois de la pointe de sa verge le fameux point G.
Bella trembla dans les bras de son mari.
-Mais tes pleurs ? La relança Edward en se retirant quelque peu.
-C'est tellement fort... Tellement... Tellement nouveau... pour moi... que je n'aurai jamais cru possible de ressentir tout cela... Chuchota-t-elle. Ce sont des larmes de joie... Oh ! Edward ! Comment fais-tu cela ? Cria-t-elle lorsqu'il revint au cœur de sa féminité.
La jeune fille se sentit partir dans un monde parallèle. Elle avait l'impression qu'elle allait exploser de plaisir. Les papillons, qu'elle avait commencé à ressentir lorsque Edward l'avait caressée puis pénétrée de ses doigts, se déplaçaient avec force, chaleur et rapidité, comme une onde puissante, dans l'ensemble de son corps. Elle gigota dans tous les sens afin de rechercher une certaine libération. Elle attrapa la nuque de son homme pour l'embrasser à nouveau alors que ses cuisses s'écartaient encore plus pour l'accueillir au plus profond d'elle.
Edward était en transe. Dieu ! Qu'il était bien en elle ! Elle était chaude comme la braise, serrée à point pour son gros calibre, humide comme les chutes du Niagara. Il était au paradis ! Il l'était d'autant plus qu'elle réagissait si bien à ses mouvements internes, à ses baisers, à ses caresses.
Les va-et-vient du jeune homme s'accélèrent tout en devenant de plus en plus vigoureux. Il la savait proche de l'orgasme. Lui-même ne pourrait tenir guère plus longtemps. Il souhaitait juste qu'elle vibre avant lui.
Lorsqu'il sentit Bella remuer dans tous les sens et fondre sur sa bouche, il sut qu'elle allait jouir. Sa main glissa alors vers son clitoris gonflé de volupté et le titilla. Et son épouse explosa de plaisir, son vagin se resserrant encore plus sur sa queue enflée à son apogée, ce qui l'entraina à son tour dans les brumes de l'orgasme. Il se sentit éjaculer avec force dans l'antre de sa femme avant de s'effondrer sur elle, le visage au creux de ses seins si parfaits.
Lorsqu'il reprit conscience de ses sens, il sentit son épouse lui caresser le cuir chevelu. Ce geste était si tendre qu'il en ronronna un moment avant de redresser légèrement la tête pour l'observer. Elle était si belle, encore éblouie de l'orgasme qu'elle venait de vivre, de partager avec lui. Ils se sourirent mutuellement, puis Edward amorça un mouvement pour se retirer d'elle et s'écarter afin de ne plus peser de tout son poids sur son aimée.
-Reste encore un peu, chuchota-t-elle en rougissant et en lui désignant sa poitrine sur laquelle il reposa son visage alors que Bella reprenait ses caresses.
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…
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Bella ne se souvenait plus vraiment quand elle s'était endormie.
Elle n'était sûre et certaine que trois choses :
La première était qu'elle avait vécu une soirée formidable, et qu'il lui tardait de revivre à nouveau de tels moments.
La seconde était que, même s'ils s'étaient séparés charnellement au bout d'un moment, elle avait dormi dans la chaleur d'Edward, reposant sur son torse si savamment musclé.
La troisième, et la plus coquine, était qu'elle s'était réveillée à l'aube, sentant Edward dans son dos, son bras délicatement positionné autour de son ventre pour la coller à lui, geste qui lui avait permis de ressentir le sexe de son mari en pleine érection matinale contre ses fesses nues.
Ce simple ressenti la faisait trembler, gémir et surtout lui donner envie de plus.
Et ce qui était encore plus génial, c'est qu'Edward semblait être sur la même longueur qu'elle puisque ses mains parcoururent volontairement son corps, appuyant de temps à autre sur les zones les plus sensibles afin de les titiller comme ses mamelons ou afin de les humidifier comme ses petites lèvres intimes.
Bella se retrouva rapidement sur le dos, Edward positionné entre ses jambes, son pénis érigé une nouvelle fois à l'entrée de son vagin. D'un regard, elle l'incita à rentrer en elle, acte qu'elle n'appréhendait plus, bien au contraire ! Tous deux gémirent de félicité lorsqu'ils se trouvèrent si intiment liés.
Avec moins de maladresse, plus de rapidité, retrouvant les gestes qu'ils se rappelaient avoir aimé la veille, ils parvinrent à leur apogée, criant leur plaisir dans les bras de l'autre, cherchant leurs lèvres pour étouffer leurs joyeuses exclamations.
Edward murmura aux oreilles de sa femme un nouveau « Je t'aime » lorsqu'il se déchargea dans son le cœur de sa féminité. Bella, bien qu'abasourdie encore une fois par l'orgasme fulgurant qu'elle venait de vivre, reçut avec emphase ces quelques mots si extraordinaires. Elle espérait tant être en mesure de les chuchoter à l'oreille de son époux prochainement. Il y avait un tel bonheur, un tel amour dans le regard vert-émeraude d'Edward lorsqu'il les lui confiait, qu'elle souhaitait pouvoir un jour lui rendre la pareille.
Après leur jouissance respective, Bella reposait cette fois sa tête sur le torse de son mari qui, à son tour, effleurait de sa main les cheveux épars de son aimée.
-Comment te sens-tu ? Lui demanda-t-il doucement.
-Si bien... C'était époustouflant ! C'était merveilleux !
-Tu es merveilleuse ! Rétorqua-t-il en lui souriant.
Bella se redressa en position assise pour le contrer, mais elle ne put s'empêcher de grimacer de douleur.
-Qu'est-ce que tu as ? La questionna Edward, un sourcil levé en guise d'interrogation.
-Hum... Des courbatures, comme si j'avais fait du cheval toute la journée, répondit-elle. J'ai les muscles des cuisses tout tendus...
Edward s'assied dans le lit, glissant ses mains sur les cuisses douces et blanches de Bella pour les masser.
-Je pense que nous pratiquerons moins fort ce soir...
-On verra bien, répliqua-t-elle rapidement. Elle n'avait pas envie de se passer de telle nuit. Elle ne pourrait jamais résister au corps de son homme s'il était si proche d'elle. Elle préférait avoir des courbatures que de s'abstenir de vivre ce qu'ils avaient partagé. Un bon bain chaud devrait atténuer les tensions...
-Quelle bonne idée !
Edward la souleva dans ses bras et l'emmena dans la salle de bain. Il avait bien compris la réticence de son épouse lorsqu'il avait évoqué le fait de devoir probablement se calmer ce soir. Il en était même ravi, car cela signifiait qu'elle en redemandait encore ! Mais, il voulait qu'elle soit en forme !
-Edward ! Que fais-tu ? Je suis capable de me déplacer seule ! Et de faire couler l'eau de mon bain !
-Je n'en doute pas ! Répondit-il en la déposant sur le rebord de la baignoire. Il alluma les robinets d'eau chaude et d'eau froide, à la recherche de la température idéale. Mais n'aurais-tu pas envie de partager ton bain avec moi ?
-Sérieux ? Bella était interloquée. Tu ferais cela ?
-Si tu en as envie, oh ! Oui ! Avec grand plaisir ! Les yeux d'Edward riaient de sa surprise.
-Peut-on réellement faire cela ? Redemanda-t-elle toujours aussi étonnée. Quand sa mère lui avait parlé du devoir conjugal, elle ne lui avait parlé que de la chambre à coucher. Il faut dire que Renée Swan avait tellement insisté pour que sa fille ne se donne plus en spectacle à l'extérieur. Cela se fait-il ? Que penseront les autres ?
-Nous pouvons le faire si tu en as envie, se répéta Edward en se rapprochant d'elle pour la regarder droit dans les yeux. Quant aux autres, le jeune homme se demandait si elle ne faisait pas une référence à sa mère, ils n'ont rien à en penser puisqu'ils ne l'apprendront pas. Ces moments-là nous appartiennent, appartiennent à notre intimité de couple et ne concernent en aucune façon les autres.
Bella lui sourit de manière mutine, puis enjamba le bord de la baignoire avant de glisser dans l'eau tiède qui la remplissait aux trois quarts, dissimulant ainsi ses formes si féminines.
-Et bien, alors, qu'attends-tu pour me rejoindre ?
Le rire d'Edward résonna dans toute la salle de bain. Il fut rapidement rejoint par celui de Bella lorsque le jeune marié l'eut rejoint dans l'eau claire et que ses mains et ses lèvres arpentèrent le corps si désirable de son épouse.
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Même s'ils auraient aimé garder la chambre et profiter de leurs corps jour et nuit, ils avaient aussi éprouvé l'envie de se balader sur la plage, déguster la gastronomie normande, découvrir ses musées... L'essentiel était d'être ensemble !
Bella avait d'ailleurs insisté pour visiter l'Hôtel du Doyen où était exposée la célèbre Tapisserie de la Reine Mathilde. Elle, qui détestait tant la couture et qui avait ronchonné de travailler sur son trousseau sous le regard vigilant -et exaspérant- de sa mère, avait pu apprécier ce travail faramineux de broderie, qui racontait tout en détails la conquête de l'Angleterre par Guillaume, dit le Conquérant.
Cette broderie était toute en finesse, présentant aussi bien la grande Histoire des nobles (l'usurpation d'Harold, la traversée de la Manche avec les multiples bateaux de Guillaume, la bataille d'Hastings) que la petite histoire avec le quotidien des paysans au Moyen Âge, leur travail dans les champs et leurs activités dans les villages.
Bella aurait tant apprécié pouvoir admirer cette magnifique broderie dans son environnement originel, soit dans la cathédrale de Bayeux. Mais la broderie ne pouvait plus être conservée là-bas, car certains éléments architecturaux de l'époque médiévale, tel le jubé, avaient disparu. La cathédrale n'en demeurait pas moins un bel écrin de l'art gothique normand.
Pour faire plaisir à Edward, passionné par la seconde Guerre Mondiale, Bella avait accepté de visiter le tout nouveau musée d'Arromanches. Bella avait en effet appris, à l'heure des confidences sur l'oreiller, que cette violente guerre, durant laquelle elle avait vu le jour et dont elle n'avait pas de souvenir, avait totalement bouleversé la vie de son époux.
Sa mère Élisabeth avait quitté le foyer familial pour s'afficher avec un Allemand, un capitaine nazi de la Gestapo, qui lui permettait d'avoir un train de vie fastueux et de manger chaque jour à sa faim. Elle avait dès lors refusé de s'occuper de son fils de six ans. Edward n'avait pas compris le rejet maternel. Bella comprenait pourquoi sa confiance en les femmes, d'une manière générale, avait été éprouvée. Comme elle, il trainait ses casseroles psychologiques, ses rapports difficiles avec sa mère, ses nombreux doutes.
Par amour de la Liberté, mais aussi par haine contre son épouse qui n'avait pas hésité à le quitter par cupidité, Carlisle s'était engagé dans la Résistance. Edward avait été alors confié aux bons soins de son jeune oncle Eléazar, qui n'était pas encore marié. Carlisle revenait le voir le plus souvent possible, en fonction du danger encouru.
Un jour de 1942, il avait ramené une compagne engagée tout comme lui dans le même combat, Esmé. Cette dernière, qui ne pouvait plus enfanter, s'était immédiatement attachée à Edward, malgré les réticences et les peurs d'abandon de l'enfant. A la fin de la guerre, au lendemain du jour où son divorce avait été prononcé, Carlisle avait épousé Esmé.
Ce musée d'Arromanches retraçait l'histoire de l'opération Overlord, nom codé du débarquement sur les plages normandes le 6 juin 1944. Il présentait également la façon dont les Anglais avaient construit un port artificiel dans la baie afin de pouvoir décharger soldats, munitions, vivres, tanks, matériels militaires en nombre suffisant dans le but de lutter contre le monstre nazi, libérer la France et remporter la victoire. Il restait d'ailleurs d'importants vestiges sur la plage et dans la mer : il était d'ailleurs possible de les voir à marée basse.
Toutefois, la journée que Bella avait préférée, c'était le jour où elle et Edward étaient montés à cheval et s'étaient baladés le long du littoral. Depuis que ses parents avaient vendu leur propriété en Charentes, il était si rare pour Bella de monter qu'elle avait été ravie.
C'était d'autant plus drôle que Edward n'était pas aussi à l'aise qu'elle. Certes, il montait mais il était moins expérimenté. Bella était ravie de lui donner des conseils pour une fois. Habituellement, c'était toujours lui qui savait tout et qui lui apprenait son savoir, notamment lors de leurs ébats nocturnes. La jeune fille rougit à cette pensée, se souvenant de leur dernière union intime.
Bella avait monté un bel Alezan. Elle avait pris plaisir à galoper sur la plage, les cheveux au vent, les rayons du soleil automnal réchauffant sa peau si blanche. Mais elle avait encore plus apprécié lorsque son cheval marchait au pas à côté de celui d'Edward, lui permettant alors de lui serrer la main et de regarder ses magnifiques pupilles, qui reflétaient tout son amour pour elle.
La jeune fille avait alors compris qu'elle ne pourrait plus se passer de la présence d'Edward et de son amour, mais elle avait surtout pris conscience que son cœur ne battait que pour lui.
Lorsqu'elle avait mis le pied à terre, juste avant de rentrer les chevaux à l'écurie de l'hôtel, elle lui avait murmuré les mots qui lui tenaient tant à cœur et qu'elle n'avait jusqu'à présent jamais prononcé.
-Je t'aime Edward.
-Oh ! Bella ! Fondit Edward. Si tu savais comme je t'aime moi aussi !
Ils échangèrent alors, sous le regard des deux chevaux, le plus fougueux et le plus passionné de tous les baisers qu'ils avaient pu partager jusqu'à présent.
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Notes auteur :
+ Lorsque la fiction s'éloigne de la vraie Histoire...
La broderie de Bayeux, plus connue sous le nom de Tapisserie de la Reine Mathilde, a été exposée à l'Hôtel du Doyen de mars 1945 à novembre 1982 à Bayeux. Depuis mars 1983 et à l'heure actuelle, elle est exposée dans l'Ancien Grand Séminaire à Bayeux. Personnellement, j'adore ce musée et ne peut que vous conseiller de vous y rendre si vous êtes dans les parages.
Le musée d'Arromanches (à côté de Bayeux) existe toujours, même s'il est désormais un peu plus ancien que dans la fiction ! Ce clin d'oeil me permet de faire référence à une autre de mes fictions Nos Cœurs dans la Guerre, mais surtout d'aborder, en partie, le passé d'Edward. Il n'a pas une enfance simple et heureuse, ce qui explique pourquoi il s'est attaché à Bella, dont il avait repéré dès le début sa fragilité et sa tristesse.
+ Pour les fidèles : quelques explications concernant mon retard de publication...
Par réponse aux reviews, j'ai expliqué pourquoi j'avais pris du retard dans la publication de ma fiction. Je pensais publier ce chapitre bien plus tôt. Mais en fait, loutre m'avoir fatigué, le « souci » que j'ai eu en mars m'a fait réfléchir et m'a fait entièrement fait reprendre ce chapitre. Je trouvais l'ancien détestable. J'espère que cette attente n'aura pas été vaine pour vous et qu'il vous plaira.
Pour les anonymes : je rappelle que je ne suis pas adepte des notes d'auteur qui créent l'espoir d'avoir reçu un nouveau chapitre pour les inscrit-e-s. Sans compter que j'aurai l'impression de raconter ma vie et ce n'est pas trop dans mes habitudes d'une part, et pas vraiment intéressant d'autre pat.
Par contre, je le répète : je répondrai toujours à toute review ou MP, qui demande gentiment de mes nouvelles.
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Chapitre publié le 6 avril 2012
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Prochain chapitre : Vivre à Deux.
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Alors, sincèrement, j'aimerai reprendre un rythme de publication hebdomadaire. Mais ce ne sera pas encore le cas pour le prochain chapitre. Comptez plutôt sur deux semaines. Et si je publie avant, ce sera une bonne surprise pour vous ! N'hésitez pas à m'encourager pour que je fasse au mieux !
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Je vous souhaite un bon week-end de Pâques ! Ne mangez pas trop de chocolat ! Hum...
À bientôt ! AliLouane.
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