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Titre de la fiction : Sous X

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Enjoy !

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Chapitre XI – Vivre à Deux.

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Bella et Edward étaient rentrés à Paris encore plus amoureux qu'ils n'en étaient partis.

Comme à l'aller, ils s'étaient arrêtés dans le même petit hôtel à Giverny.

Comme à l'aller, ils avaient été accueillis avec bienveillance par la propriétaire des lieux.

Comme à l'aller, ils s'étaient retrouvés dans la même chambre au papier peint fleuri.

Toutefois, la nuit ne s'était pas déroulée de la même manière : les pleurs et le triste et difficile récit de Bella avaient laissé place à une étreinte fougueuse et passionnée. Et oh combien orgasmique !

Lorsque le jeune couple arriva en début de soirée dans l'appartement d'Edward dans le cinquième arrondissement parisien, ils constatèrent que leurs familles respectives étaient passées par là et qu'elles n'avaient pas chômé en leur absence.

Le mobilier, la vaisselle, le trousseau et les vêtements de Bella avaient été installés dans les différentes pièces, rangés sur les étagères, suspendus dans les placards. Chaque objet était mis à sa place, tout était désormais fonctionnel et prêt à l'emploi.

Un bouquet de fleurs fraiches étaient réunies dans un vase bleu sur la table de la salle à manger. Cela égayait considérablement la grande pièce. Edward était sûr qu'il s'agissait d'une initiative d'Esmé.

Seuls restaient dans le vestibule de l'entrée trois cartons qui n'avaient pas été défaits et qui contenaient les affaires personnelles de Bella, les livres qu'elle aimait, les accessoires et les souvenirs qu'elle n'avait pas voulu laissé chez ses parents. La jeune fille comptait les utiliser pour personnaliser un peu à sa manière l'appartement de son époux, afin de s'y sentir chez elle.

-Nous voici enfin chez nous ! S'exclama Edward en glissant sa main dans son dos et en la prenant dans ses bras, comme la jeune mariée qu'elle était, pour lui faire passer le seuil lorsqu'il eut ouvert la porte.

Il referma cette dernière d'un coup de talon puis mena son aimée dans toutes les pièces de leur appartement.

-Edward ! Riposta-t-elle en riant aux éclats. Que fais-tu ? Je suis encore capable de marcher seule. Elle décida même de le taquiner. Est-ce que je vais devoir m'habituer au fait que tu me porteras souvent pour ton bon plaisir ?

Elle essaya de se débattre gentiment pour se libérer de son emprise mais la poigne féroce de son époux et le fou rire qui la secouait l'en empêchaient totalement.

-Hum... J'accueille juste du mieux possible ma charmante épouse dans notre appartement ! Il déposa ses lèvres rapidement sur celles de sa femme. Et puis il ne faut pas oublier la tradition qui...

-Charmante ? Ironisa-t-elle; lui coupant la parole.

Elle continua de s'agiter plus par jeu que par inconfort. Au contraire, elle se sentait toujours si bien dans les bras de celui qu'elle aimait.

-Oui, tout à fait charmante, surtout lorsqu'elle se montre si docile, confirma-t-il en la déposant royalement sur le lit de leur chambre.

Bella était désormais assise en tailleur au milieu du lit dont les draps frais sentaient bon le thym et la lavande. Elle trônait sous le regard admiratif de son époux comme le ferait une reine adulée et acclamée par son peuple.

-Docile ? C'est comme cela que tu me préfères ? Questionna-t-elle gravement en se redressant sur ses genoux pour s'approcher de son époux et lui voler un chaste baiser sur ses lèvres.

-Oui et non, répondit doucement Edward en butinant les lèvres rosées de son aimée. Je veux juste que tu sois toi même, c'est comme cela que je te préfères.

Il reprit alors ses lèvres de Bella tout en la ceinturant de ses bras pour la coller contre son torse puissant.

Lorsqu'elle sentit le désir de son époux, long et dur, contre son ventre, la jeune fille soupira de bien-être. La langue chaude et sensuelle d'Edward en profita pour pénétrer cette bouche pulpeuse qu'il aimait tant. Elle trouva son égale qu'elle cajola tout en bataillant un moment avec elle dans le but de la dominer pour s'offrir mutuellement un maximum de plaisir.

La langue de Bella lâcha finalement prise et laissa le dessus à celle d'Edward lorsque la jeune épousée choisit de se concentrer sur ses doigts pour déboutonner la chemise qui dissimulait à sa vue la partie supérieure du corps musclé de son époux.

Edward riposta immédiatement en faisant glisser de ses épaules la robe estivale que Bella avait portée durant le trajet en automobile. Il fut stupéfait de voir que son épouse, légèrement coquine, n'avait pas mis de soutien-gorge. Il avait dès lors un accès direct à ses deux globes laiteux, qu'il s'empressa d'honorer de multiples caresses réalisées par ses mains puis par sa langue.

-Oh ! Bella ! Tu vas me rendre fou ! Grogna-t-il alors qu'il mordillait le téton pointu du sein gauche de sa femme.

Bella gémissait devant ces attouchements de plus en plus osés. Elle se sentait bien, mais elle en voulait encore plus. Edward le comprit puisqu'il fit glisser sa culotte en coton le long de ses jambes si fines et si galbées.

-Edward ! Se plaignit-elle. C'est toi qui me rend folle ! Tu es encore bien trop vêtu à mon goût.

Son époux rigola tout en continuant ses touchers manuels et linguaux sur la poitrine de son épouse.

-Ne te moque pas de moi ! Riposta-t-elle. Je sais que tu me veux autant que je te veux en moi.

Edward releva la tête pour regarder droit dans les yeux la jeune fille. C'était la première fois qu'elle utilisait de tels mots, et cela le rendait encore plus dur, plus impatient de pénétrer en elle jusqu'à la garde.

Bella profita de ce moment d'inattention d'Edward pour se libérer de son emprise en le poussant légèrement. Envieux de voir comme elle allait agir, son époux se laissa faire et suivit le mouvement initié en glissant sur le côté puis sur le dos.

Pour la première fois, Bella se retrouvait au-dessus de son mari.

Elle se dressait droite à cheval sur son torse, les mains reposant sur ses pectoraux si délicieusement sculptés, le regard figé dans celui vert-émeraude d'Edward qui l'observait attentivement.

Edward était ébahi devant tant de beautés ingénues : son visage en forme de cœur, dont les lèvres pulpeuses se mordillaient l'une l'autre, était un appel à des baisers sulfureux ; sa poitrine petite et ronde, idéale pour ses paumes de mains, se balançait en fonction des mouvements de la jeune fille et était une invitation à la luxure ; ses lèvres intimes dégoulinant de suc et son clitoris gonflé était la tentation extrême qui le consumerait, qui l'entrainerait vers la félicité la plus totale.

Telle une statue de marbre, Edward était désormais figé devant la splendeur incarnée par son épouse. C'était pour lui un spectacle d'autant plus irréel et savoureux qu'elle n'avait aucune conscience de sa valeur et de son potentiel de séduction.

N'ayant pas remarqué l'immobilité de son époux, mais juste son absence de résistance, Bella lui ôta lentement ses souliers et chaussettes, puis son pantalon de toile pour terminer par son caleçon qui révéla un pénis érigé dans toute sa splendeur, qui lui ferait miroiter les étoiles lorsqu'il serait enfoui au plus profond de son intimité.

Une fois qu'il fut entièrement nu, Bella osa, pour la première fois, caresser délicatement de sa main la verge tendue de son époux. Du fait de son engorgement intégral, elle était si dure que Bella en rougit. Par contre, elle fut surprise de constater la douceur de la peau à cet endroit-là.

Elle passa son pouce sur le gland de son mari, ce qui le fit sortir de sa torpeur et gémir de contentement. Puis elle remonta doucement ses doigts vers ses bourses qu'elle malaxa lentement et un peu maladroitement.

-Tu peux accélérer ton mouvement... Et serrer un peu plus fort... Susurra Edward d'une voix rauque, les yeux mi-clos, épaté par les gestes que entreprenait sa femme pour la première fois.

-Mais, ne vais-je pas te faire mal ? Douta Bella d'elle-même.

-Oh ! Non ! ... Bien au contraire ! Gémit-il de bonheur alors que la main de son épouse redescendait et remontait plus rapidement sur sa verge qui grossissait encore plus. Oh ! Dieu ! Que c'est bon...!

Les joues de Bella s'enflammèrent lorsqu'elle entendit les propos de son époux. Elle accéléra encore son mouvement, passant à nouveau son pouce sur le gland d'Edward, d'où commençait à sortir le liquide pré-éjaculatoire.

-Bella ! Stop ! L'arrêta-t-il subitement. Devant son air perdu et surpris, elle craignait manifestement de lui avoir fait mal, il s'empressa de la rassurer. C'est trop bon, mais je préfère venir en toi, que nous puissions partager notre orgasme.

Ravie qu'il pense à elle et son plaisir, Bella lui lança un sourire divin, puis fit passer sa jambe par dessus le corps de son époux dans le but de s'allonger sur le dos, à la gauche d'Edward.

Ce dernier empêcha qu'elle termine son mouvement, la retenant par son genou gauche qu'il agrippa de sa main droite.

-Que fais-tu ? L'interrogea-t-il doucement.

-Tu viens de dire que tu voulais que nous partagions... ensemble... tu sais, … un orgasme... Bella rougissait et bafouillait. Même si elle était de plus en plus à l'aise avec Edward dans l'intimité, il y avait encore certains mots qui étaient difficiles à prononcer, certaines émotions qu'il était difficile de raconter. Aussi, je m'allonge... sur le dos... Tu sais... pour que cela soit possible... Tu sais bien... l'amour... comment... on fait...

-Cela ne me dérange pas que tu restes sur moi, répliqua-t-il d'une voix rauque en réinstallant sa tendre et naïve épouse à califourchon sur son bassin.

-Tu ne veux plus que nous...

-Oh ! Si ! Je le veux encore ! Autant que toi ! Si ce n'est plus ! N'en as-tu pas conscience ?

Edward lui désigna sa virilité dressée dans sa plus grande gloire. Puis, il positionna ses mains sur les hanches de sa femme, les faisant circuler sur sa peau tremblotante de désir, de sa poitrine à ses cuisses en passant par son ventre si plat et son nombril.

-Mais... Bella hésita puis se lança. Comment veux-tu que nous procédions si je ne suis pas allongée ?

-Comme cela ! Edward crocheta ses mains autour des hanches de Bella puis la souleva légèrement pour qu'elle puisse s'empaler sur son sexe érigé. Elle était tellement humide qu'elle glissa aisément sur sa longue queue et qu'elle n'eut aucun mal à la prendre entièrement dans son antre charnelle. Comment te sens-tu ? Murmura-t-il en gémissant de plaisir.

Il se sentait si bien enfermé et enserré dans sa prison favorite, mais il tenait toujours à avoir conscience du bien-être de son épouse.

-C'est si... nouveau... Répondit-elle d'une toute petite voix anxieuse. Je ne sais pas ce que je dois faire...

Comme si elle cherchait du réconfort, elle se pencha sur Edward pour prendre ses lèvres, qu'il lui accorda bien volontiers. Ce fut un baiser calme, accompagné de caresses délicates et bien senties de la part d'Edward sur le dos de son épouse. Ce baiser était un peu le symbole d'une mise en confiance.

Lorsqu'il s'acheva, Edward reprit la parole pour lui donner quelques explications.

-Appuie-toi avec tes mains sur mes pectoraux. Cela va t'aider à te redresser et à te déplacer sur moi.

Elle essaya de bouger de haut en bas, mais elle était stressée et fut maladroite.

-Est-ce que tu vas m'aider ? Lui demanda-t-elle en essayant de pratiquer ce qu'il venait de lui apprendre.

-Bien sûr ! Avec grand plaisir ! Lui sourit-il. Tiens toi droite, ressens-moi chérie...

Edward plaça à nouveau ses mains sur la taille de la jeune fille pour l'aider à faire des mouvements plus rapides, plus intenses. Il pivota ses hanches pour suivre et approfondir l'impulsion initiée par son épouse.

Il grogna de plaisir alors qu'elle frémit et se mit à gémir.

-Oh ! Oooh ! … C'est si différent... Je te ressens plus...

-Encore une fois ! Murmura-t-il pour l'encourager. Prends le rythme qui te convient... Fais comme tu le sens...

Bella rejeta sa tête en arrière, lui laissant admirer sa divine poitrine dont les tétons pointaient à l'extrême à cause du désir ressenti. Les mains d'Edward étaient attirées par ces globes laiteux qui ne demandaient qu'à être caressés mais, fidèle à sa promesse, le jeune homme les conserva sur les hanches de sa femme pour l'aider dans ses mouvements.

Bella gagna en confiance et choisit alors son propre rythme, s'appuyant sur les pectoraux de son époux, bougeant de haut en bas sur lui. Ses yeux brillèrent d'un feu ardent alors qu'elle plongeait dans le regard vert-émeraude de son époux, qui fonçait au fur et à mesure que son ivresse devenait plus intense.

La jeune fille se mit à se déhancher de plus en plus rapidement sur Edward qui savourait, de son côté, pleinement ce nouvel angle de pénétration. Ce dernier leva son bassin alors que sa femme redescendait sur lui, ce qui la fit rebondir et crier de plaisir.

Elle était si belle à observer dans sa découverte et dans sa recherche de sa sensualité, de son apogée. Pour la première fois, Edward lui laissait le contrôle de leur étreinte et il aimait cela.

Le souffle de Bella s'accélérait, de même que ses délicieux mouvements sur son homme. Ce dernier savait qu'il ne tiendrait guère plus longtemps, mais il voulait que sa femme jouisse avant lui. Il l'encouragea donc dans tous ces mouvements, les suivant tous de manière précise et fusionnelle.

Les yeux de son épouse se voilèrent, sa respiration fut encore plus saccadée, elle s'accrocha plus fortement à son torse musclé, plantant ses ongles dans la chair de ses pectoraux. Edward en profita pour titiller de ses doigts habiles son fameux bouton d'amour.

Puis elle cria son plaisir de toutes ses forces alors même que les parois fines et sensibles de son vagin se resserrèrent sur le pénis long et épais de son époux, qui explosa de félicité, éjaculant au plus profond de l'intimité qui l'accueillait.

Leur orgasme fut fulgurant, leur jouissance partagée.

Lorsqu'elle revint à elle, Bella s'effondra sur le torse de son époux. Son visage, sur lequel était encore visible l'orgasme qu'elle venait de vivre, se réfugia dans le cou de ce dernier.

Edward, dont le cœur débordait d'émotions intenses, resserra ses bras autour du corps désormais apaisé de Bella, créant par là même une bulle, dont ils n'avaient ni l'un ni l'autre envie de sortir.

Lorsque la position devint inconfortable pour le jeune couple, Edward souleva Bella et la fit glisser sur le côté gauche de son corps, tout en la serrant toujours contre lui, dans la chaleur de ses doigts.

-C'était si... Extraordinaire ! Murmura-t-elle à son oreille.

-Absolument fantastique ! Compléta Edward. Tu es fabuleuse !

-À chaque fois, c'est encore mieux que la fois précédente. Est-ce que ce sera toujours le cas ainsi ?

-Nous ferons tout pour, lui répondit-il en embrassant son front, son nez, ses joues, ses lèvres.

Le visage de Bella se dissimula à nouveau aux yeux d'Edward dans le cou de ce dernier. Bella n'osait pas le regarder droit dans les yeux pour lui avouer son ignorance.

-Je ne savais pas...

-Savais pas quoi ? Reprit Edward, ne l'entendant pas poursuivre sa pensée.

-Je ne savais pas..., hésita Bella... qu'il y avait deux positions pour faire l'amour. Edward ne put dissimuler son amusement face à la naïveté de sa femme. Il rigola même franchement à son propos. Hey ! Ne te moque pas de moi !

De sa main fine et délicate, elle lui donna une petite tapette sur la joue.

-Bella, je ne me moque pas de toi, expliqua Edward le sourire aux lèvres. C'est juste qu'il n'y a pas que deux positions pour faire l'amour, pour lier nos corps et se donner autant de plaisir.

Un peu confuse et stupéfaite, beaucoup surprise, la jeune mariée redressa la tête pour regarder son époux.

-Je ne ... Mais... Hum... Comment... ? Comb... ?

Elle bégayait à nouveau. Elle était une nouvelle fois en panique.

D'un côté, elle craignait que son époux ne l'abandonne car elle était totalement ignorante sur ce sujet-là. De l'autre, elle ne pouvait s'empêcher d'être jalouse de toutes les femmes précédentes qui étaient passées entre les bras d'Edward et qui lui avaient appris toutes ces positions sexuelles, intimes et orgasmiques.

-Bella ? Ne sois pas gênée... Dis-moi à quoi tu penses, insista Edward, qui voyait combien son épouse était bouleversée.

-Je ne connais pas tout cela, moi...

-Je le sais, admit-il en la regardant de ses yeux verts qui étaient redevenus clairs et limpides. Pourtant, tu t'en es sortie comme une chef tout à l'heure ! C'était magnifique ! Merveilleux ! L'une des plus belles expériences de ma vie !

Bella rougit à ce compliment, et ne put s'empêcher de le questionner.

-Quelles sont les autres expériences qui t'ont tant plu ?

-Toutes nos nuits à Bayeux, répondit Edward sans hésitation.

Soulagée de ne pas être en concurrence avec une femme plus expérimentée qu'elle et qu'elle ne connaissait pas, Bella respira mieux. Elle osa alors poser la question qui la turlupinait depuis quelques instants.

-Combien de positions différentes existe-t-il pour faire l'amour ?

-Oh ! Oh ! Rigola Edward. Que j'aime ta curiosité ! Encore une fois, les joues de Bella s'enflammèrent et elle ferma les yeux, légèrement honteuse. Son époux caressa de ses doigts la jolie joue rougie et si chaude. Il poursuivit lorsqu'elle eut relevé ses paupières lui révélant son délicieux regard chocolat. On appelle cela les positions du Kamasutra, et il en existe plus d'une soixantaine.

-Oh ! Bella était une nouvelle fois pantoise. Tant que ça ! Elle en perdait ses mots car la jalousie, ressentie il y a quelques minutes, revenait au grand galop. Tu... Oh !... Tu les as... Hum... Les as-tu déjà toutes pratiquées ? Demanda-t-elle d'un ton anxieux.

-Oh ! Non ! Loin de là ! Rigola-t-il à nouveau. Je n'en connais que quelques-unes. Puis, il regarda attentivement son épouse cherchant à comprendre pourquoi elle avait posé une telle question. Hum, chérie, serais-tu jalouse de mes précédentes partenaires ? Ou bien serais-tu curieuse d'apprendre toutes ces positions de l'amour ?

-Avec toi, je suis prête à tout apprendre... Murmura-t-elle en baillant.

-Tu n'as répondu qu'à la deuxième partie de ma question, insista Edward, même si j'avoue totalement que ta réponse me ravit.

-Je... Je ne sais pas si je suis jalouse, je ne connais pas ce sentiment, je n'ai jamais ressenti cette émotion jusqu'à présent... Mais, Edward, se plaignit-elle, je ne sais rien de ton passé, de tes relations avec d'autres femmes... Et moi... Je t'ai tout raconté, … Bella se mordit la lèvre, car elle savait qu'elle mentait. Il y avait encore un élément qu'elle lui dissimulait..., et je ne sais rien de toi... Ou si peu...

-Et cela t'inquiètes ? Bella acquiesça tout en baillant une nouvelle fois. La fatigue du voyage et de leurs derniers ébats amoureux la rattrapait. Tu n'as pas à l'être. Seule toi compte. Tu es la seule que j'aime, la seule que j'ai épousée. Les autres n'existent plus désormais.

-Mais combien de femmes as-tu connu ?

Edward passa une main agitée dans ses cheveux. Il était troublé par la question de Bella et ne cessait de se demander si toutes les vérités étaient bonnes à dire.

-Une petite dizaine, toi incluse, finit par répondre Edward après avoir hésité pendant plusieurs minutes par peur de la blesser.

Bella soupira de soulagement. Elle avait craint qu'il n'y en ait bien plus. Certes, son époux avait connu des femmes, mais il n'avait pas été non plus un Dom Juan, à compter ses conquêtes par milliers.

-Et aucune d'entre elle n'a vraiment compté pour toi ?

-Hum... Seulement deux d'entre elles... avec lesquelles j'ai envisagé de construire ma vie, un couple, une famille. Devant l'air interrogatif de Bella qui se demandait si elle faisait partie des deux filles en question, Edward précisa. Toi, mon amour, et une autre... Mais pour cette dernière, elle fut aussi la plus grosse erreur de ma vie.

-Me raconteras-tu un jour ? Demanda Bella d'un ton hésitant.

-Si tu le souhaites, probablement oui... Lorsque je me sentirais prêt et surtout lorsque nous serons plus reposés...

-Je suis fatiguée, confirma-t-elle en se pelotonnant contre le torse musclé et confortable de son mari.

-Dors ma Bella, je veille sur tes rêves.

-Edward, marmonna-t-elle à demie endormie. Comment sais-tu que je suis la bonne ? Comment es-tu sûr de ne pas refaire une monumentale erreur avec moi ?

-Parce que je n'avais jamais encore ressenti autant d'émotions et de plaisirs jusqu'à présent qu'avec toi... Parce que mon cœur s'est mis à battre plus vite pour toi seule... Et ce, depuis le premier regard que nous avons échangé au Bal des Débutantes. Parce que je t'aime et que je t'ai épousée. Bella, tu es toute ma vie maintenant.

Son ton était franc, sincère, et ne pouvait en aucune manière être mis en doute.

Bella sourit ravie par cette affirmation définitive.

-Je t'aime Edward, souffla-t-elle avant de sombrer définitivement dans le sommeil.

-Je t'aime aussi, autant que toi, si ce n'est plus, lui répondit-il en retour, même s'il eut conscience qu'elle ne l'entendit pas.

Il se promit de le lui dire à la première lueur de l'aube.

Puis il la rejoignit au pays des songes.

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La sonnerie stridente du réveil résonna dans la chambre du jeune couple ce lundi à 6h45.

Bella ronchonna dans son demi-éveil. Elle n'avait plus l'habitude de se lever si tôt depuis qu'elle avait terminé le lycée et réussit son baccalauréat. Elle comprenait que leur Lune de Miel était désormais bel et bien terminée.

Son attitude grincheuse fit rire Edward, qui l'embrassa sur le front puis sur les lèvres pour l'apaiser.

Avant d'approfondir son baiser, il en profita pour lui murmurer sa promesse de la veille.

-Je t'aime ma Bella. Pour toujours.

-Hum... Répondit-elle en reprenant les lèvres de son homme. J'aime bien les réveils quand tu m'embrasses ainsi.

-J'avais remarqué ! Rigola Edward se souvenant de leurs grasses matinées en Normandie. Après un dernier baiser passionné, il se leva. Je file à la salle de bain me préparer.

-Je vais te préparer un petit-déjeuner...

-Tu n'es pas obligée, tu peux rester couchée, il est encore tôt pour toi.

-Mais c'est mon rôle maintenant, rétorqua son épouse.

-Bella, j'ai vécu plusieurs années seul. Je sais me préparer un petit-déjeuner. Tu n'es donc pas obligée de te lever si tu n'en as pas l'envie. Par contre, si tu souhaites me rejoindre à la cuisine une fois que j'aurai pris ma douche, tu es la bienvenue !

-D'accord, accepta-t-elle un peu contrainte car n'osant pas lui déplaire.

Edward se dirigea vers la salle de bain après avoir sorti un caleçon, un maillot de corps, une chemise, une cravate et un costume propres de son placard.

Bella en avait profité pour mater sans vergogne sa musculature dorsale et ses fesses si galbées. A cette magnifique vue, ses battements de cœur s'étaient accélérés et elle avait déjà envie de plus. Elle haleta d'aise de savoir qu'elle l'aurait pour elle seule ce soir, mais aussi de regret de ne pas avoir le temps d'en jouir maintenant.

Lorsqu'elle entendit l'eau s'arrêter de couler, elle se leva, fouilla dans sa penderie pour trouver une chemise de nuit et l'enfila rapidement. Elle noua de manière lâche ses cheveux en chignon, pensant les brosser après le départ d'Edward.

Puis, elle se précipita dans la cuisine où elle mit en marche la cafetière. Il n'y avait pas de pain frais puisqu'ils étaient rentrés très tard la veille, mais elle trouva dans les placards des biscottes et de la confiture. Elle en tartina quelques-unes pour son époux.

Lorsque Edward pénétra dans la cuisine, il constata que la table était déjà dressée et que Bella regardait s'écouler le café, prête à le servir une fois qu'il serait prêt.

-Bella, soupira-t-il en notant qu'elle n'avait pas tenu compte de sa remarque matinale.

-Edward, assieds-toi ! Se retourna-t-elle vivement ne l'ayant pas entendu entrer.

Elle souriait tellement fière d'elle, d'avoir préparé café et toasts, que Edward n'osa la contredire et s'installa sur une chaise.

Bella virevoltait autour de lui, lui apportant sa serviette de table, lui servant son café chaud, amenant un peu de lait pour en verser un nuage dans son bol, beurrant ses tartines, étalant la confiture sur les toasts.

Elle était déçue de ne pas pouvoir mettre en route le grille-pain du fait de l'absence de pain frais dans leur cuisine. Elle se demandait comment Edward préférait ses tartines, et avec quel parfum de confiture. A l'hôtel, il y avait toujours eu un gigantesque buffet qui proposait des mets divers et variés : Edward n'avait jamais mangé deux fois la même chose.

Elle regrettait de ne pas avoir de fruits frais pour presser une orange, peler une pomme ou éplucher une banane.

Elle s'agitait sans cesse autour de son époux qui essayait de déjeuner tranquillement.

-Edward, souhaites-tu une nouvelle biscotte avec de la confiture ? Ou encore un peu de café ? Je peux aussi te tartiner une nouvelle biscotte avec du beurre, si tu préfères. C'est dommage, il n'y a pas de fruits, sinon...

-Bella, viens donc là, l'attrapa Edward lorsqu'elle passa à côté de lui.

Il la fit asseoir sur ses genoux et l'entoura de ses bras pour qu'elle se calme.

-Mais...

-Et toi, pourquoi ne déjeunes-tu pas ?

Elle haussa les épaules.

-J'ai le temps... Je ne travaille pas...

-Oui, et moi, je t'ai dit que je pouvais préparer mon petit-déjeuner seul tout à l'heure.

Bella baissa la tête, comme une petite fille qui viendrait de se faire gronder par sa mère. Elle sentait qu'elle avait commis une bêtise et que Edward n'était pas content après elle.

-Je voulais juste te faire plaisir, murmura-t-elle avec un sanglot dans la voix.

-Hey ! Bella chérie ! Je ne veux pas que tu pleures ! Edward se morigéna mentalement tout en essuyant les deux larmes qui perlaient au coin des yeux de sa belle. Il avait oublié combien son épouse pouvait être sensible et émotive. Si je t'ai dit cela tout à l'heure, c'est juste parce que je ne veux pas t'imposer quelque chose que tu n'as pas envie de faire... Je sais me débrouiller par moi-même.

-Mais ma mère a toujours organisé le service des domestiques pour les repas de la maisonnée. Je pensais que c'était à moi de te préparer à manger, expliqua la jeune fille en appuyant sa tête contre la poitrine de son époux.

-Bella, tu n'es pas obligée de faire les repas si tu n'en as pas envie, même si ta mère te l'a imposée. Il faut que tu saches que j'ai d'ailleurs augmenté les heures de présence de ma domestique, Madame Sue Clearwather. Elle va venir se présenter dans la matinée. Elle s'occupera des courses alimentaires, de la préparation des repas, du linge et du ménage. Si tu es d'accord avec cela, bien entendu... Tu pourras voir les détails avec elle...

Bella avait écouté avec grande attention la longue tirade de son époux. Il prenait soin d'elle, il la mettait sur un piédestal pour qu'elle en ait le moins possible à en faire. Mais que ferait-elle de ses journées si elle n'avait rien à faire ? Certes, une fois que des enfants seront là, la question ne se posera plus puisqu'elle devra s'occuper d'eux à 100 %, si ce n'est plus. Néanmoins, en attendant, qu'allait-elle faire de son temps libre ?

-Edward, puis-je te poser une question ?

Le jeune homme était étonné. Non seulement son épouse ne rebondissait pas sur ce qu'il venait de dire -il était pourtant sûr que cela aurait dû l'enchanter, de nombreuses jeunes filles de leur condition ne rêvant que de cela : diriger les domestiques qui les délestaient des tâches ménagères jugées ingrates-, mais en plus elle redoutait la réaction qu'il pourrait avoir sur un certain sujet.

-Bien sûr, Bella. Il caressa sa joue d'un toucher affectueux. Tu sais bien que tu peux me poser toutes les questions qui te viennent à l'esprit. J'y répondrais toujours... dans la mesure de mes possibilités.

-Pourquoi n'as-tu pas de chauffeur comme tes parents ou les miens ? Est-ce parce que notre train de vie est plus limité que le leur ?

Si tel était le cas, Bella était prête à réduire les heures de présence de Madame Clearwather pour que son mari puisse embaucher un chauffeur. Elle ne voulait pas être la seule à profiter des avantages liés à leur condition sociale.

De toute façon, il était logique que la jeune fille s'interroge sur leurs ressources financières. Elle ne travaillait pas, seul son époux ramenait un salaire pour faire vivre leur couple puis, si Dieu leur en donnait le droit d'en fonder une, leur famille.

-Oh ! Non ! Bella, cela n'a aucun rapport avec cela, s'exclama Edward. Nous sommes tout à fait en mesure d'avoir un chauffeur pour la voiture et une gouvernante, comme Madame Clearwather, pour les soins de l'appartement. Il lui expliqua. Je gagne suffisamment bien ma vie pour que nous ayons le même train de vie que nos parents, sans compter que ton père m'a versé une dot assez conséquente en liquidités, en plus des meubles et du trousseau que tu as amenés avec toi ici.

-Et bien, alors, pourquoi n'as-tu pas de chauffeur ? Je ne veux pas être la seule à profiter des largesses de mon père...

-C'est juste que j'aime beaucoup conduire ! J'adore cela même ! C'est un moment de détente pour moi ! Tout comme une joie de changer de voiture et de choisir un modèle neuf et plus performant.

-Oh ! Bella découvrait encore une nouvelle facette de son mari. Il aimait les voitures, il aimait la vitesse, il aimait les progrès qui étaient chaque année réalisés en mécanique automobile. Donc, si je suis ton raisonnement, si moi j'aime cuisiner, je ne suis pas obligée d'avoir une gouvernante, ou tout au moins une cuisinière, à domicile.

-Exact ! Affirma Edward, un peu sidéré toutefois. Madame Swan avait toujours déclaré que sa fille était capable de diriger toute la domesticité d'un manoir, mais qu'elle ne savait pas préparer des repas, ni s'occuper du linge de maison. Cependant, il aurait dû se douter que son épouse était exceptionnelle et qu'elle ne réagissait jamais comme les autres jeunes filles de sa condition. Sais-tu donc cuisiner ? Lui demanda-t-il curieux et déjà avide de déguster l'une de ses confections culinaires.

-Oui, assura Bella. Et, en plus, j'aime beaucoup cela... Surtout que je n'ai pas souvent eu l'occasion de mettre mes acquis en pratique puisque...

Elle laissa sa phrase en suspens, se mordant la lèvre d'en avoir trop dit. Edward put cependant la poursuivre sans effort, ayant deviné la suite.

-... Puisque ta mère n'est pas au courant... Bella acquiesça, un peu honteuse, espérant que son époux ne lui en demande pas les raisons, ni où elle avait appris à cuisiner, ni avec qui. Et bien, il nous faut garder Madame Clearwather pour qu'elle s'occupe du linge et du ménage, et qu'elle sauve les apparences dans la cuisine face à ta mère, lorsque cette dernière viendra nous rendre visite.

-C'est vrai ! Tu serais donc d'accord pour que je cuisine ?

-Bien sûr ! Si tu en as envie !

-Oh ! Edward ! Je t'adore ! Bella lui tendit ses lèvres pour cueillir un baiser tendre et affectueux. Non, plus que cela ! Je t'aime !

Cette fois Edward déposa ses lèvres sur celles de son aimée de manière plus forte, plus passionnée. Leurs dents s'entrechoquèrent. Leurs langues se cherchèrent, se trouvèrent, se cajolèrent, leur arrachant des gémissements, d'autant plus que les mains d'Edward s'étaient égarées sous la chemise de nuit de son épouse, empaumant et malaxant ses seins qui ne tardèrent pas à pointer sous le tissu frais et soyeux.

-Oh ! Que c'est bon ! Souffla Bella lorsque se termina le baiser pour qu'ils puissent respirer.

-Je resterais bien volontiers avec vous, Madame Cullen ! Bella tressaillit à l'entente de son nouveau nom, auquel elle était encore peu familiarisée. Néanmoins, les rendez-vous au cabinet pour préparer la défense de mes clients et les audiences ne pourront avoir lieu si je n'y suis pas.

-J'aimerai que tu restes également. Les quelques attouchements de son époux avaient enflammé son corps, qui n'attendait que le savoir de son mari pour l'éteindre dans l'extase. Bella respira profondément pour se ressaisir ayant bien conscience que Edward n'avait plus de temps à lui accorder. As-tu terminé ton petit-déjeuner ?

-Oui, et il était excellent !

-Imbécile ! Répondit-elle en le tapant légèrement sur le haut du crâne et en quittant le siège confortable que représentaient les genoux de son époux. Il était basique, fait avec ce qui trainait dans ton placard de célibataire. Tu verras, demain matin, j'aurai fait des courses et ce sera bien mieux !

-Comment oses-tu parler ainsi à ton mari ?

-Qu'il cesse de se moquer de sa jeune épouse s'il veut qu'elle lui parle correctement !

Edward rigola et picora ses lèvres de baisers rapides et chastes.

-Je dois vraiment filer, si je ne veux pas être carrément en retard.

-Alors, allez-y, mon cher mari, répondit-elle en lui tendant son manteau.

Il attrapa sa mallette professionnelle et lui vola un dernier baiser.

-N'hésite pas à m'appeler si tu as le moindre problème ! Le numéro du cabinet est inscrit dans le répertoire téléphonique, sur la commode d'entrée.

-Ne t'inquiètes pas ! Tout ira bien ! File avant d'être en retard !

-A ce soir, ma chérie !

La porte se referma enfin sur son séduisant époux. Huit heures du matin sonnait à l'horloge du salon.

Bella allait donc devoir gérer sa première journée de maîtresse de maison, enfin d'appartement.

Son époux ne rentrerait qu'aux alentours de 18h30.

Elle se précipita dans la salle de bain pour prendre une douche et s'habiller afin d'être prête lorsque Madame Clearwather se présenterait sur le palier.

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Chapitre publié le 18 avril 2012

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Prochain chapitre : Vivre à Deux (partie 2).

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Chapitre très guimauve mais je ne me sentais pas le courage de briser leur Lune de Miel ultra rapidement...

Sachez toutefois que le monde des Bisounours ne durera pas !

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Avez-vous vu ? Je m'épate moi-même : j'ai mis moins de quinze jours ! Je crois que je mérite quelques applaudissements (lol !).

Pour la publication du prochain chapitre, je préfère vous annoncer deux semaines d'attente. Comme cela, si je publie avant, ce sera une surprise !

N'hésitez pas à me motiver pour j'écrive plus vite !

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Je vous remercie pour toutes vos nombreuses reviews, alertes et mises en favoris sur le dernier chapitre. Elles me touchent beaucoup. J'ai aussi bien compris que la Lune de Miel vous avez plu. J'espère qu'il en est de même pour cette suite.

Je souhaite une bonne semaine ! Portez-vous bien !

À bientôt ! AliLouane

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Réponses aux anonymes

Chère Opale,

Ta review me fait très plaisir. C'est toujours agréable de se sentir soutenue dans ces travaux d'écriture. J'espère que la suite t'a plu. À bientôt ! AliLouane

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