Bonjour chères lectrices !

J'espère que vous vous portez toutes bien ! Et que vous pouvez profiter des quelques jours fériés que nous offrent le mois de mai (et ce malgré le mauvais temps... pfff !)

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Quelques nouvelles : j'avais bien l'intention de poster ce chapitre dimanche 6 mai. J'ai même voulu poster dès le vendredi 4 mai. Mon chapitre était prêt. Or, au moment de le poster, le système de mon ordinateur a buggué... et il s'est éteint. Totalement. Impossible de rallumer l'ordinateur. Coup dur ! Et gros stress ! Je vous raconte pas la panique !

J'ai tout de même eu de la chance car un ami a pu sauver tous mes documents (ouf ! je ne me revoyais ni réécrire les chapitres que j'avais entamés pour mes fictions, ni refaire les quelques dossiers de travail qui trainent sur mon ordinateur personnel). Cette récupération et la réinstallation d'un nouveau système (je ne voulais plus de celui d'avant - je ne cite pas de marque volontairement pour respecter les choix de chacun) ont juste demandé du temps, puisque tout a été fait de manière bénévole et sympathique. Puis, j'avais un déplacement professionnel prévu (donc je ne pouvais pas poster). Et me voilà avec ce nouveau chapitre.

Pour info, je n'ai pas relu ce chapitre depuis vendredi 4 mai, le soir où j'ai voulu le publier, car sinon j'aurai certainement fait des modifications et vous auriez attendu plus longtemps... J'espère que vous aimerez et que vous n'aurez pas de souci pour replonger dans l'histoire après ce "temps-mort" imprévu.

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Erratum : dans le chapitre précédent, j'ai parlé de « caisse enregistreuse » et de « scanner ». C'est une erreur de ma part, les scanners n'existaient pas encore dans les années cinquante et soixante, ni la carte bancaire. J'aurai dû parler simplement de « caisse enregistreuse ». Merci à Axellelia3 de me l'avoir gentiment souligné.

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Trêve de blabla, je vous souhaite une Bonne Lecture !


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Titre de la fiction : Sous X

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Enjoy !

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Chapitre XI – Vivre à Deux

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Troisième Partie

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Mardi, en fin de matinée, Bella avait rejoint Edward à son cabinet d'avocat. Il lui avait fait visiter l'étude et présenter son collaborateur, Paul Deschanel, ainsi que le reste du personnel, secrétaires, avocats salariés et stagiaires.

Le jeune couple était ensuite allé déjeuner dans une brasserie sympathique et traditionnelle du quartier, avant de se rendre à la banque pour ouvrir un compte-joint, sur lequel seraient transférés la dot de Bella et les salaires d'Edward. Seule la comptabilité du cabinet restait à part, séparée des biens du ménage.

Bella était repartie de la banque avec la possibilité d'avoir un accès direct à leur compte, ce qui l'étonnait encore. Elle était stupéfaite de la confiance qu'Edward avait en elle et elle se promettait d'ores et déjà d'être vigilante sur les dépenses.

Elle pouvait désormais retirer de l'argent au guichet sans avoir l'accord de son époux. De plus, d'ici une dizaine de jours, elle recevrait également un chéquier au nom de Monsieur et Madame Edward Cullen.

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Mercredi, Sue avait emmenée sa jeune patronne dans tous les commerces du quartier pour qu'elle puisse bien se repérer dans son environnement proche, sans oublier de la présenter au boucher pour qu'il n'oublie pas de lui réserver de bons morceaux de viande rouge.

Comme chaque fin d'après-midi, vers 17 heures, Sue avait salué Madame Edward et était rentrée chez elle.

Bella n'ayant pas de repas à préparer puisque Edward et elle dînaient chez Esmé et le docteur Cullen, elle prit du temps pour découvrir la bibliothèque de son époux. La veille, il lui avait dit qu'elle pouvait lire tout ce qui lui ferait envie, sans avoir à lui demander son autorisation au préalable. Elle n'était plus sous la coupe maternelle et pouvait donc se lancer dans toute lecture qui la tenterait.

La jeune fille, absorbée dans sa découverte des nombreux romans et essais que possédait son mari, n'entendit pas la porte de l'appartement s'ouvrir.

Edward découvrit son épouse assise en tailleur sur le parquet du bureau, son attention focalisée sur le livre qu'elle tenait entre les mains et qu'elle feuilletait. Quelques romans étaient éparpillés autour d'elle.

Sa jupe s'était légèrement relevée, dévoilant la rondeur de ses genoux, la douceur de ses cuisses, mais dissimulant encore ses merveilles les plus intimes qui rendirent immédiatement dure la queue d'Edward lorsqu'il les imagina.

Il savait d'ores et déjà qu'il ne pourrait pas se retenir toute la soirée. Il avait besoin de sa tendre épouse, et tout de suite !

D'un pas sûr de lui, tel un prédateur, il s'approcha d'elle, qui restait toujours attentive à son choix de lecture.

Une lame du parquet grinça, lui faisant relever la tête.

Elle découvrit et la présence de son époux, et son regard brillant qui manifestait l'envie qu'il avait d'elle.

Sous le regard intense et percutant d'Edward, elle frissonna et des papillons circulèrent dans tout son corps, gagnant son bas ventre, humidifiant déjà la culotte qu'elle portait.

-Oh ! Edward ! Tu es rentré bien tôt !

Sa voix tendue de désir reflétait la tension sexuelle qui s'accroissait dans la petite pièce.

-Ne t'ai-je pas manqué ? L'interrogea-t-il d'une voix rauque en plaçant ses mains sur sa taille pour la soulever et l'asseoir sur son bureau.

-Comme si tu ne le savais pas !

Les bouches des deux époux s'entrechoquèrent, leurs souffles se mêlèrent, leurs langues se cajolèrent les faisant gémir de plaisir.

C'était si bon d'être mariée, pensait la jeune fille amoureuse.

Les mains de Bella vinrent se balader dans les cheveux soyeux d'Edward, les tirant dans tous les sens, geste qui traduisait la puissance des émotions qu'elle recueillait.

Les paumes d'Edward n'étaient pas en reste pour autant. Elles caressèrent divinement le délicat arrondi de la poitrine de Bella, puis glissèrent sur le chemisier prune qu'elle portait et descendirent vers ses jambes fuselées. Elles remontèrent alors lentement sur les cuisses dénudées de son aimée, glissant sous sa jupe, titillant sa chair ferme d'un savant toucher alors que sa langue plongée dans sa bouche lui faisait perdre la tête.

Lorsque Bella sentit les doigts d'Edward sur ses cuisses, elle gémit davantage et se rapprocha encore plus de lui, jusqu'à sentir sa longueur excitée contre son ventre. Elle soupira de bien-être mais tenta de s'éloigner lorsque les doigts agiles de son époux caressèrent sa fente humide vêtue de sa culotte.

-Edward ! Non ! Nous n'av...

-Bella, tu en as autant envie que moi ! Je le sais, je le sens !

-Oui, mais ce n'est pas l'heure...

-Jamais d'heure pour les braves ! La contra Edward en reprenant ses lèvres gonflées de leurs précédents baisers et en faisant franchir à son index la barrière de la culotte de son épouse.

-Nous allons... être en... retard... chez tes... parents..., tenta Bella d'une voix hachée dans une ultime note de résistance.

-Aucun souci ! Réplique son époux. Ils ont été eux aussi de jeunes mariés.

-Mon Dieu ! S'écria-t-elle alors qu'Edward pénétrait son vagin de son index, réalisant quelques va-et-vient pour la stimuler davantage. Comment peux-tu imaginer qu'ils savent ce que nous fai... ? Elle s'interrompit alors que ses joues s'enflammaient. Oh ! Edward ! C'est... extra... extraordinaire ! Edward venait de rajouter son majeur, lui permettant de pousser ses doigts au plus profond de l'antre intime de sa femme, la faisant presque jouir.

Il retira alors ses deux doigts de son vagin, la faisant grogner de frustration, puis les engloutit dans sa bouche pour les lécher et enfin goûter le parfum de sa femme qui lui tenait tant à cœur.

-Bella chérie, tu es si savoureuse... Si sucrée... Si délicieuse... Souffla-t-il.

-Edward ! Se plaignit-elle. Comment peux-tu me laisser ainsi ? Comment peux-tu me laisser dans un tel état ? Je te veux !

-Je sais ma belle, et je veux être en toi.

Edward souleva sa femme qui était légère comme un plume dans ses bras et la mena directement dans leur chambre, où ils tombèrent sans grâce sur leur lit, roulant l'un sur l'autre, riant aux éclats.

Leurs corps étaient impatients et désireux de se fondre l'un dans l'autre ; leurs mains étaient habiles à se dévêtir ; leurs doigts renforçaient la puissance tactile de leur envie partagée ; leurs langues glissaient dans le cou l'un de l'autre à la recherche de la moindre zone sensible ; leurs souffles devenaient de plus en plus saccadés, haletants ; leurs sexes dénudés entrèrent en contact puis se titillèrent tendrement avant de se lier de la manière la plus intimement possible.

-Oh ! Edward ! Expira Bella de contentement.

-Bella ! Tu es... Le jeune homme était pantelant, choyé de sentir sa queue emmurée dans la douceur humide et chaude des chairs délicates de son épouse. Tu es sensationnelle. Si bien pour moi.

-Plus ! Edward, je veux plus ! S'écria-t-elle furieuse de sa langueur.

Elle ouvrit davantage les cuisses pour l'attirer au plus profond d'elle-même et enserra les hanches de son homme de ses jambes, ce qui lui permit d'appuyer sur les fesses de ce dernier avec ses talons.

-Bella ! Rugit-il en s'effondrant la tête la première sur la poitrine excitée à l'extrême de son épouse. Jusqu'à présent, il essayait de retenir son poids sur ses avant-bras pour ne pas peser complètement sur elle. Tu vas me rendre fou !

Il engloutit de suite la pointe d'un téton de sa femme dans sa bouche tout en luttant contre ses jambes pour reculer, ressortir de la cavité dans laquelle il se sentait chez lui, dans le but d'accroître la puissance de ses coups de rein et d'y revenir dans toute sa gloire.

-Edward ! Encore ! Hurla une Bella surprise de tant de force et de passion.

C'était la première fois qu'ils avaient un rapport intime aussi emporté, aussi enragé. Et elle aimait cela.

Elle aimait qu'il la marque de ses dents, elle aimait son côté possessif, elle aimait le fait que seul lui savait la mener à son paroxysme le plus total, le plus enivrant, le plus magique.

Le corps transpirant de la jeune fille trembla devant la violence du plaisir qu'elle commençait à ressentir. Souhaitant calmer le jeu pour que cela dure le plus longtemps possible, elle ferma ses paupières, dissimulant son regard aux étoiles chocolat à son époux.

-Ouvre les yeux !

-Edward, je vais... Son époux revint en elle touchant de sa queue longue et dure une zone encore plus sensible au fond de son antre. Je vais bientôt... C'est si bon... Murmura-t-elle la main sur sa bouche pour étouffer ses cris d'euphorie, les yeux toujours clos.

-Bella, ouvre les yeux ! Lui ordonna-t-il d'une voix rauque, envahie par le désir, et en cessant tout mouvement. La jeune fille geint de suite et remua les hanches et les jambes pour l'inciter à reprendre ses pénétrations vigoureuses. Bella, je veux te voir jouir !

Bella dut user de toute sa volonté pour satisfaire son mari et lever ses paupières, révélant deux océans de chocolat dilatés de plaisir et émerveillés devant le regard vert si ardent de son mari.

-Edward, c'est si fort...

-Je sais, chérie, je sais... Murmura-t-il en reprenant ses coups de rein en elle tout en l'embrassant dans le cou, sur le lobe de l'oreille, sur la courbe de sa poitrine, sur sa mâchoire...

Ils glissèrent l'un contre l'autre, l'un dans l'autre, d'un mouvement qui se voulait transcendant.

Lorsque le jeune homme sentit les parois vaginales de son épouse trembler et se refermer sur son pénis engorgé, il sut qu'il ne durerait plus longtemps, que son orgasme entraînerait automatiquement le sien.

Bella hurla sa jouissance lorsqu'il la pénétra une dernière fois violemment, touchant le point le plus secret mais aussi le plus sensible de son anatomie féminine. Dans les secondes qui suivirent, il la rejoignit dans son plaisir, éjaculant le sien en plusieurs giclées chaudes au fond de son antre charnelle, et gémissant son prénom fabuleux.

Leurs bouches se cherchèrent, leurs langues se trouvèrent et s'aimèrent à l'image de leurs corps qui venaient de se goûter et de se savourer. Ce baiser fougueux et passionné leur permit de prolonger ce sentiment de pure extase, ce moment qu'ils auraient voulu éternel.

Ils étaient toujours imbriqués l'un dans l'autre. La verge d'Edward enfouie au plus profond de son intimité continuait de tressauter comme si elle manifestait encore quelques relents oubliés de sa jouissance initiale. L'orgasme l'ayant rendue très sensible, Bella ressentait parfaitement le moindre de ses frémissements, qui contribuaient à l'apaiser après la violence de l'explosion voluptueuse qu'elle venait de vivre.

-Je t'aime Edward, susurra-t-elle à l'oreille de son tendre époux.

-Et moi donc, Bella ! Je t'aime tant ! Si tu savais ! … C'est tellement fort qu'il n'y a pas assez de mots pour le dire.

Les jeunes époux durent finalement se séparer intiment. Edward roula alors sur le dos, enserrant dans ses bras musclés Bella qui reposait désormais sur son torse. Ils se cajolèrent à l'aide de simples caresses, prenant soin tendrement l'un de l'autre , après l'étreinte vive et bouillante qu'ils venaient de partager.

De longues minutes s'écoulèrent, durant lesquelles un silence calme et doux régnait dans la chambre, leur permettant de profiter de la présence de l'autre, de son toucher sensuel, de son odeur envoûtante.

-Edward, chuchota Bella. Je suis bien dans tes bras... Mais nous allons finir par être très très en retard chez tes parents.

-Je sais... Ce n'est pas grave ! Bella releva la tête choquée d'entendre cela. Mes parents ne sont pas les tiens. Ils sont bien moins formels. De plus, Esmé est plus conciliante que ta mère, elle ne nous en voudra pas.

-Oui, peut-être, reconnut la jeune fille. Mais quand même, on ne peut pas arriver à point d'heure.

-Exact, approuva Edward même s'il aurait aimé rester là, à serrer sa douce épouse dans ses bras, sur leur lit. Tu prends la salle de bain en premier, lui proposa-t-il.

-Si on y va ensemble, ce sera plus rapide... Suggéra Bella d'un ton fort logique en déposant ses pieds sur la carpette puis se levant.

Elle sortait déjà des sous-vêtements propres et la robe qu'elle voulait porter ce soir de son placard.

-Chérie, crois-tu sérieusement que si je te rejoins dans la douche, nous serons plus rapides ?

Les joues de Bella s'enflammèrent, lorsqu'elle comprit ce à quoi son époux faisait allusion.

-Hum... Je pens...

Elle se retourna vers lui et ne put poursuivre sa phrase lorsqu'elle se rendit compte qu'il la désirait toujours. Le pénis d'Edward était à nouveau érigé dans toute sa gloire devant la nudité resplendissante de son aimée.

Elle recula d'un pas timide en direction de la porte de la chambre.

-Oui, grogna-t-il. Tu ferais mieux de courir t'enfermer dans la salle de bains si tu ne veux pas que nous soyons obligés d'annuler notre venue chez Esmé et mon père.

Bella explosa de rire. Elle aussi aurait aimé rester ici. Les jus qui coulaient à nouveau entre ses cuisses en étaient la preuve manifeste.

Mais cela n'aurait pas été correct d'un point de vue des convenances sociales, ni aimable pour Esmé qui avait dû leur préparer un repas de qualité et qui devait se faire une joie de les revoir pour qu'ils leur racontent leur Lune de Miel... Enfin, ce qui était racontable en public...

Lorsqu'elle vit que Edward se levait, tel un prédateur qui ne saurait manquer sa proie, pour lui sauter dessus et lui faire à nouveau subir les derniers outrages, elle se précipita en courant et riant vers la salle de bains dont elle tourna le verrou pour être à l'abri des envies de son époux...

Et des siennes !

-Femme ! Le ton d'Edward était joueur et taquin. Bella en frissonna de désir. Tu verras bien ce que tu prendras ce soir quand nous rentrerons !

-Oh ! Mais j'y compte bien, mon cher mari, répondit-elle à son tour d'une voix enjouée et mutine alors qu'elle se glissait sous le jet d'eau tiède de la douche pour effacer toutes traces suspectes de leur dernier ébat amoureux.

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Le dîner chez Esmé et le docteur Cullen avait été délicieux et très chaleureux.

Edward avait conduit très rapidement sur la nationale, au point que Bella avait cru qu'elle allait être malade. La nausée n'avait pas été bien loin.

Leur retard n'avait été aucunement remarqué, le docteur Cullen ayant été lui-même retenu tardivement à son cabinet.

Le jeune couple avait été au contraire accueilli à bras ouverts par Madame Cullen.

Esmé leur avait posé mille questions sur la Normandie dès l'apéritif. Elle leur avait demandé s'ils étaient bien installés dans l'appartement d'Edward, si Bella avait pu en personnaliser la décoration plutôt masculine. C'était une manière détournée pour assouvir sa curiosité et savoir si la vie commune se déroulait bien.

Bella en profita pour remercier sa belle-mère d'avoir engagé Sue Clearwather lorsque Edward était revenu des États-Unis. C'était un choix judicieux : Sue était admirable, efficace et organisée.

Une fois le plat de résistance dégusté, Esmé se leva pour dégarnir la table et amener les fromages. Bella se leva alors pour l'aider et porta les assiettes sales en cuisine.

-Je te remercie Bella. Dépose-les dans l'évier. La cuisinière s'occupera de les laver demain.

-Voilà, c'est fait, répondit la jeune fille en s'essuyant les mains. Avez-vous besoin d'aide, Madame Cullen, pour porter les fromages et les fruits ?

-Bella, tu peux m'appeler Esmé si tu le souhaites. Cela me fera très plaisir. Madame Cullen, c'est trop cérémonieux. Constatant l'hésitation présente sur le visage de sa belle-fille, elle précisa. C'est ainsi que me nomme Edward. Par mon prénom. Tout simplement

-D'accord, accepta Bella après réflexion. Esmé, voulez-vous de l'aide pour... ?

-Bien volontiers. Esmé sortit les fromages du réfrigérateur, puis les deux femmes les ôtèrent de leurs emballages respectifs et les disposèrent sur un plat de service. Esmé en profita pour poursuivre gentiment son questionnement. Bella ?

-Oui ?

-Je sais que tu en discuteras avec ta mère, Esmé en doutait grandement, mais elle ne voulait pas mettre mal à l'aise la jeune fille en attaquant de manière frontale Madame Swan, mais si un jour, tu éprouves le besoin de parler de choses... Hum... De parler d'« affaires de femmes » ou de problèmes typiquement féminins, et que tu n'oses le faire avec ta mère, sache que je serai là pour t'écouter.

-Esmé, je ne sai...

-Bella, je ne te demande rien, la coupa doucement sa belle-mère. Je veux juste tu aies conscience que je suis là pour t'écouter, et non te juger. C'est la même chose si tu souhaites que nous parlions de ton couple avec Edward. Tu sais, il y aura forcément des tensions de temps à autre entre vous deux. Tous les couples en traversent, Carlisle et moi également. Et parfois, cela fait du bien de se confier à une oreille extérieure. Sache donc que, si tu le souhaites, je peux être cette oreille amicale.

-Je vous remercie beaucoup pour votre proposition, Esmé.

Et comme cette dernière ouvrait lentement ses bras, Bella se précipita avec force dans cette embrassade, qui avait presque un goût d'étreinte maternelle. Bella songea qu'entre Sue hier puis Esmé ce soir, elle était bien souvent enlacée, alors qu'elle n'avait aucune idée de quand datait la dernière étreinte avec sa mère.

-Tu sais, Bella, je n'ai pas eu la chance d'avoir des enfants. Dès mon mariage avec Carlisle, j'ai toujours considéré Edward comme mon fils, même si j'ai mis du temps à obtenir sa confiance totale, lui expliqua Esmé. J'aurai donc plaisir à te considérer comme ma fille.

-Ce serait un honneur pour moi, Esmé.

Ravie de sa réponse, Esmé lui sourit grandement. Puis elle lui mit le panier de fruits entre les mains pendant qu'elle saisissait le plateau de fromages.

-Allons-y ! Sinon, nos hommes vont s'impatienter. Bella rit à cette réflexion. Elle était sûre que le père et le fils conversaient très bien entre eux, sans présence féminine à leurs côtés. Tout va bien avec Edward ? Tu sais, la nuit, quand vous êtes tous deux ensemble... ? Demanda rapidement Esmé avant de pousser la porte de la cuisine pour en sortir.

-Oh ! Oui ! Rougit Bella. Il est adorable avec moi.

Un peu gênée de se confier à sa belle-mère, la jeune fille se mordilla la lèvre inférieure.

-J'ai été jeune avant toi, lui rappela Esmé en rigolant pour la décomplexer. Je sais par quels émois passent de nouveaux mariés.

Puis elle ouvrit le chemin qui menait jusqu'à la salle à manger.

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Dans la salle à manger, les deux hommes avaient regardé avec ravissement leurs femmes s'éclipser vers la cuisine.

-Elles semblent bien s'entendre, suggéra le Docteur Cullen.

-Oui, je le pense, approuva Edward. Comme je peux voir que Bella s'entend bien avec Sue Clearwather.

-C'est une bonne chose pour vous, Sue est une excellente gouvernante.

-Exact ! Commenta le jeune homme. J'aurai été peiné de devoir m'en séparer mais je...

-Tu l'aurais fait pour le bien de ton ménage. Edward inclina positivement la tête. Tu me sembles heureux, mon fils. C'est fort plaisant à voir.

-Je le suis ! Très heureux ! Sourit-il de toutes ses dents. Bella est... Edward chercha ses mots. Elle est bonne pour moi, elle est celle que j'attendais, elle est timide, elle doute beaucoup d'ellemais nous nous entendons bien...

-Cela te change de...

-Totalement, le coupa Edward avec une lueur d'avertissement dans le regard qui indiquait clairement à son père qu'il n'avait pas envie de parler d'elle.

-Votre vie commune se déroule-t-elle bien ? Demanda Carlisle pour éviter un sujet qui demeurait encore sensible pour son fils.

-Oui, très bien ! La réponse d'Edward ne permettait aucune équivoque. Je crains juste que Bella ne s'ennuie rapidement lorsque je suis au travail, si elle se contente de rester à l'appartement en compagnie de Sue. Elle a déjà choisi plusieurs de mes livres sur la table de nuit pour les dévorer.

-Je ne comprends toujours pas pourquoi ses parents ont refusé qu'elle poursuive des études universitaires. Elle semble très intelligente...

-Elle l'est, confirma Edward. Elle est curieuse de tout, tu aurais dû la voir dans les musées en Normandie. Elle aime vraiment lire et sait retenir l'essentiel d'une lecture. Nous avons eu quelques discussions passionnantes.

-Peut-être pourrais-tu lui proposer de reprendre des études littéraires ?

-J'y songe, j'attends de voir comment va s'installer la routine. Pour l'instant, nous sommes plutôt focalisés sur notre couple et notre vie à deux. Après un court moment de silence, il rajouta. Et puis, je souhaiterai que la décision vienne d'elle, je ne voudrais pas qu'elle ait l'impression d'y être contrainte.

-Je comprends, approuva son père. Au fait, tout s'est-il bien passé entre vous lors de... ? Tu sais, lors de votre première... ?

-Papa, rigola Edward qui eut l'envie subite de le taquiner devant ses hésitations, vous ne seriez pas en train de me soutirer des détails intimes et croustillants sur ma nuit de noces ? Qu'en penserait Esmé ? Le gronda-t-il gentiment.

-Oh ! Esmé n'y verrait rien de pervers et te dirait certainement que c'est pour votre bien à vous deux ! Répondit Carlisle du tac au tac, pas du tout mortifié, le regard souriant. Je peux même t'assurer qu'à l'heure qu'il est je suis sûr qu'elle questionne ta jeune et jolie épouse sur la même nuit.

Le père et le fils furent pris d'un fou rire total, les empêchant de parler, faisant perler aux coins de leurs yeux quelques larmes de joie.

-Et le pire, c'est que je suis presque sûr que vous avez raison, reprit Edward. Ma pauvre Bella ! Dois-je aller la sortir des griffes de sa belle-mère ?

Le jeune homme fit mime de se lever pour aller sauver sa femme.

-Hum... Ce sont des gentilles griffes ! À mon avis, je pense qu'on peut leur laisser encore un instant entre elles. Carlisle respira profondément puis expliqua le fond de sa pensée à son fils. Tu sais, Edward, si je me suis permis de te poser cette question, ce n'est pas par curiosité malsaine, juste pour le bien-être de votre couple.

-J'en ai bien conscience, père.

-La sexualité est une partie importante de la vie d'un couple. La voix du docteur Cullen résonnait, claire et limpide. En tant que médecin, je suis bien placé pour savoir que des débuts difficiles entre époux mettent souvent en danger l'existence même du couple, sans oublier les séquelles morales que gardera à vie la jeune fille traumatisée.

-Je le sais, père. Edward repensait au drame qu'avait vécu sa jeune épousée l'an passé. Il n'en parlerait pas à son père : c'était le secret de sa femme et il aurait l'impression de la trahir s'il le répétait à Carlisle. Nous avons pris notre temps les premières nuits et maintenant, nous sommes, de ce point de vue-là, sur la même longueur d'ondes. Je peux te l'assurer, rit-il en songeant à ce qu'il avait promis de faire subir à Bella en rentrant chez eux.

-Alors, je suis ravi pour toi.

Le père et le fils se retournèrent lorsqu'ils entendirent glousser derrière la porte de la salle à manger. Leurs femmes apparurent souriantes et pimpantes, l'une portant un plateau de fromages, l'autre une corbeille de fruits.

-De quoi parliez-vous ? Questionna Bella après avoir déposé les fruits en bout de table et s'être installée aux côtés d'Edward.

-Oh ! Rien de très intéressant, répondit distraitement Edward, en saisissant délicatement la main de son aimée pour y déposer un baiser d'admiration sur le bout de ses doigts si fins.

Si cela eut le mérite de détourner l'attention de Bella, cela renforça au contraire celle d'Esmé, qui devina qu'il y avait anguille sous roche.

-Hum... Je suis loin d'être convaincue par cette réponse. Elle sourit taquine. Auriez-vous abordé des sujets désobligeants pour nos oreilles de femmes ?

-Très certainement, approuva Carlisle sans faux semblants face à sa séduisante femme. Je ne pense pas que vous ayez été en reste dans la cuisine. Si Bella rougit confirmant ainsi la pensée du docteur, Esmé essaya de démentir, mais son époux l'en empêcha. Depuis quand mets-tu tant de temps pour préparer un simple plateau de fromages ?

-Nous n'avons pas parlé que de cela, contra néanmoins Esmé qui refusait de se laisser abattre. J'ai aussi proposé à Bella que nous nous organisions une après-midi au Louvre très prochainement. Je le lui avais promis lorsque vous étiez fiancés.

-Quelle bonne idée ! Complimenta Edward. Quand comptez-vous y aller ?

-Dès qu'Esmé sera disponible... Répondit Bella, voulant laisser du temps à sa belle-mère de s'organiser puisqu'elle la savait très engagée dans différentes associations et mondanités.

-Demain après-midi, si tu le veux.

-Je suis libre comme l'air...

-D'accord pour demain. À quelle heure veux-tu que nous nous donnions rendez-vous devant le musée ?

-Venez déjeuner à l'appartement, si vous le souhaitez. Nous irons ensemble à pied de chez moi.

-Avec plaisir, accepta Esmé, ravie d'encourager la jeune fille à lancer ses premières invitations à recevoir.

Edward souriait à aux anges de voir Esmé et Bella s'entendre si bien.

Il était également ravi que sa belle-mère sorte la jeune fille, tant il craignait qu'elle ne s'ennuie seule chez eux.

Il devait absolument lui proposer de reprendre ses études si elle en éprouvait l'envie.

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Bella était rentrée de son après-midi avec Esmé totalement ravie.

Elle avait passé un très bon moment avec sa belle-mère, que cela soit lors du repas qu'elle avait entièrement préparé seule ou dans le musée du Louvre, où toutes les deux avaient choisi d'admirer ce jour-là les antiquités égyptiennes et grecques.

Bella avait particulièrement été impressionnée par la Victoire de Samothrace, statue féminine ailée se redressant dans toute sa gloire sur une proue d'un bateau. Cette statue était faite d'un marbre d'une blancheur éclatante et elle était magistralement située en haut de l'escalier Daru.

Esmé avait conté à sa belle-fille attentive de nombreuses anecdotes sur l'art égyptien et l'art grec, les coutumes et traditions de ces sociétés antiques, leurs pratiques artistiques et religieuses.

Les deux femmes avaient alors programmé d'autres jeudis après-midis qu'elles passeraient ensemble, au Louvre ou dans un autre musée parisien. Bella se réjouissait déjà de cette planification, et surtout du fait qu'elle s'entende si bien avec Esmé.

Lorsqu'elle était rentrée chez elle, vers 18 heures, Sue s'apprêtait à partir. Bella était étonnée que sa gouvernante soit restée plus longtemps que d'habitude.

-Madame, je suis ravie de vous voir avant de quitter mon service. Comme je pensais que vous rentreriez plus tard et que vous manqueriez peut-être de temps, je vous ai préparé le diner pour ce soir. Il n'y a plus qu'à le réchauffer.

-Merci Sue. C'est une attention délicate de votre part.

-Et puis, Madame Swan est passée vous voir dans l'après-midi.

-Ma mère ? Questionna bêtement Bella, interloquée par ce renseignement.

Elle n'avait pas eu de nouvelles de ses parents depuis son mariage et son départ en Lune de Miel. Connaissant la rigueur qu'avait sa mère concernant le protocole, elle se demandait justement si c'était à elle de se manifester ou si elle devait attendre un signe de leur part.

Se rappelant d'un détail, la jeune fille rougit subitement.

Oh ! Mon Dieu !

Peut-être que ses parents avaient eu vent de l'aventure qu'elle avait eu avec Edward mercredi soir dans sa voiture, lors de leur retour de chez ses parents. Rien que de penser à cela et au sermon que sa mère allait lui faire la faisait déjà trembler de peur.

-Oui, votre mère, confirma Sue, étonnée de la réaction frissonnante de Madame Edward. Elle était surprise de ne pas vous voir chez vous. Elle m'a annoncé qu'elle comptait revenir demain et qu'elle souhaitait vivement vous rencontrer.

-Merci de m'avoir informée, Sue. Je ne bougerai pas demain et attendrai sa visite.

-Madame, avança la gouvernante d'un ton hésitant. Elle m'a aussi demandé où vous étiez et avec qui. Comme vous ne m'avez pas donné de consigne à cet égard, je n'ai pas jugé opportun de lui répondre, lui indiquant qu'elle pourrait vous le demander directement.

Bien qu'elle n'ait croisé Madame Swan que quelques minutes, Sue Clearwather avait rapidement compris que cette mère exerçait un contrôle absolu sur les faits et gestes de sa fille. La savoir mariée la privait désormais de ce passe-temps.

Ayant ressenti cette triste impression, Sue avait donc estimé qu'il n'était pas de son rôle de lui dire où se trouvait sa jeune maîtresse et avec qui, même si elle savait qu'il n'y avait aucune nécessité à dissimuler à Madame Swan que sa fille était sortie en compagnie de sa belle-mère.

Par cette retenue, Sue voulait simplement montrer sa fidélité et sa loyauté envers sa jeune maîtresse.

-Je vous remercie, Sue, pour votre discrétion.

-À demain Madame Edward.

-Passez une bonne soirée, Sue.

Bella referma la porte derrière Sue.

Elle craignait soit des remontrances sur le délicieux moment qu'elle avait partagé avec Edward mercredi soir, soit les nombreuses questions avec lesquelles sa mère allait l'assaillir sur sa vie quotidienne avec son époux.

Elle espérait, sans peu de conviction toutefois, qu'il ne s'agisse ni de l'un ni de l'autre, mais simplement d'une visite de courtoisie qu'une mère rendrait à sa fille, jeune mariée et jeune maîtresse de maison, pour l'épauler et la conseiller.

Bella respira profondément, se promettant d'être forte demain devant sa mère.

Elle se promettait de ne rien lui révéler de son intimité avec Edward. Cela ne la concernait aucunement.

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+ Lorsque la fiction rejoint la vraie Histoire...

Loi de 1938 : l'épouse peut s'inscrire à l'université sans l'autorisation de son mari.

La fiction se déroule à l'automne 1958. Bella pourrait donc s'inscrire à l'université sans l'autorisation de ses parents ou de son mari. Encore faudrait-il qu'elle le sache, et qu'elle en ait envie.

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+ Lorsque la fiction s'éloigne de la vraie Histoire...

La Victoire de Samothrace située en haut de l'escalier Daru au Louvre : c'est sa position actuelle. J'ai cherché pour savoir si elle était déjà au même endroit en 1958, je n'ai pas trouvé de certitude l'infirmant ou le confirmant.

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Chapitre publié le 17 mai 2012

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Prochain chapitre : Vivre à Deux (partie 4)

(NB : ne pensez pas que je ne suis pas originale avec mes titres de chapitres ou que je n'ai pas d'idées, c'est simplement qu'il s'agit du début de leur vie commune).

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Je voudrais remercier toutes les lectrices qui me laissent une review, que cela soit régulièrement ou ponctuellement.

J'en profite aussi pour remercier toutes celles qui m'ont mise en alerte ou favori.

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Pour la publication du prochain chapitre, comptez environ une à deux semaines d'attente (mais cette fois, je compte bien vous surprendre en publiant dans moins de quinze jours !).

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Petite précision concernant ma fiction Nos Coeurs dans la Guerre : je pensais publier fin avril, et finalement, ce sera plutôt pour la fin mai. Désolée de ce contre-temps, mais j'ai eu un début de mois mai chargé d'un point de vue professionnel. Et je n'ai malheureusement pas anticipé le fait que mon ordinateur ferait des siennes et m'empêcherait donc d'écrire.

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Portez-vous bien !

À bientôt ! AliLouane

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