Hey ! Bonsoir à toutes !

Me voilà moins d'une semaine après la dernière publication ! Je n'en reviens pas moi même !

J'espère que la partie 2 vous plaira autant que la première !

J'en profite pour remercier toutes celles qui me laissent une review (certaines me font super rire), ainsi que toutes celles qui m'ont mises en alertes ou favoris sur le dernier chapitre.

Bonne lecture !


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Titre de la fiction : Sous X

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Enjoy !

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Chapitre XIII – Règles et Stress (partie 2)

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La nuit avait paru bien longue à Bella, le lit bien froid sans la présence d'Edward pour le réchauffer et pour la cajoler dans ses bras.

Même les draps frais et parfumés à la lavande, que Sue avait dû changer, ne sentaient plus l'odeur si virile, si envoûtante de son époux, encore moins l'odeur envoûtante de leurs ébats amoureux.

Bella avait dormi avec la lettre qu'Edward lui avait laissée pour lui souhaiter de passer deux belles journées en son absence, pour l'assurer de son amour et du fait qu'elle lui manquerait.

Elle avait découvert avec émotion cette missive sur son bol dans la cuisine lorsqu'elle était venue prendre son petit-déjeuner après avoir fait sa toilette. La jeune fille avait été ravie de cette délicate attention, surtout après avoir découvert son indisposition, et regrettait de ne pas avoir eu le même geste à l'encontre de son mari bien-aimé.

Elle consacra sa deuxième journée à l'élaboration d'un repas que son mari apprécierait pour son retour. C'était sa manière de le remercier pour tout l'amour qu'il lui offrait, d'autant plus que Bella savait qu'ils ne pourraient unir leurs corps la nuit de leurs retrouvailles.

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Sue était déjà partie depuis quelques heures.

La jeune fille était en train de faire chauffer sa sauce aux petits légumes pour accompagner des scampis lorsqu'elle entendit la clé tourner dans la serrure. Immédiatement, elle baissa le gaz au minimum, recouvrant la casserole d'un couvercle, et courut dans le hall d'entrée pour se précipiter dans les bras de son époux.

-Oh ! Edward ! Tu m'as manqué !

-Toi aussi, ma belle ! Rigola-t-il en la serrant contre lui et en embrassant ses joues, son nez, ses lèvres. Il respirait à pleine narine sa divine odeur qui faisait chavirer son cœur. La prochaine fois, je t'emmène avec moi !

-Sérieusement ?

-Hum... Pourquoi pas ? Si tu en as envie...

-Oh ! Oui ! Oui ! S'écria la jeune fille ravie. Elle se précipita sur les lèvres de son époux pour lui manifester sa joie.

Sa langue vient taquiner celle d'Edward qui répondit immédiatement à son baiser, en l'approfondissant, goûtant sa salive et son palais, faisant tournoyer leurs langues ensemble dans un ballet endiablé. Ils ne se séparèrent qu'à bout de souffle.

-Je crains seulement que tu t'ennuies pendant mes rendez-vous professionnels...

Les mains du jeune marié descendirent le long de la colonne vertébrale de son épouse, caressant le creux de ses reins puis ses fesses bombées, ce qui la fit frissonner.

-Je ne connais pas Lyon... Je trouverai bien de quoi m'occuper... Je te promets de ne pas m'ennuyer, ni de te gêner..., argumenta Bella en s'éloignant légèrement de lui pour le regarder dans le fond de ses yeux verts.

-Oh ! Jamais tu ne me dérangeras ou m'importuneras ! Répliqua-t-il en la ramenant le long de son corps pour la sentir davantage et reprendre ses lèvres.

-Oh ! Ma sauce ! S'écria Bella subitement en sentant une odeur nauséabonde. Elle va brûler !

Elle se précipita à la cuisine pour limiter les dégâts. C'était également une excuse réelle qui lui permettait de s'écarter de son époux, sans avoir à repousser ses mains aventureuses et l'envie qu'il avait d'elle.

-Alors ? Est-ce que tu peux sauver ta sauce ? Questionna Edward qui avait poursuivi sa délicieuse femme jusqu'à la cuisine. Ou dois-je t'inviter au restaurant ?

Bella piqua un fard lorsqu'elle entendit le ton rieur et légèrement moqueur de son mari. Elle coupa le gaz, attrapa sa spatule et remarqua que seul le fond de la sauce avait noirci. Il lui faudrait faire tremper la casserole toute la nuit afin d'espérer pouvoir la récurer demain.

-Non, c'est bon, je pense pouvoir sauver l'essentiel !

-Quel dommage ! Un petit restaurant en amoureux m'aurait bien plu...

La jeune fille releva son visage vers Edward et vit son regard vert-émeraude éclatant accompagné de son sourire en coin, deux armes de séduction massive qui lui faisait toujours perdre ses moyens.

-Une autre fois peut-être... Ou je vais croire que tu n'as plus confiance en ma cuisine, répondit-elle taquine.

La jeune fille ne voulait surtout pas donner de faux espoirs à son époux concernant leurs futurs ébats nocturnes, qui ne pourraient avoir lieu.

-Bêtise ! Ta cuisine est l'une des meilleures que je connaisse ! Le ventre d'Edward gargouilla. D'ailleurs, comme tu peux l'entendre, mon estomac réclame déjà sa pitance !

-Alors, assieds-toi ! Lui conseilla Bella en lui désignant la table dressée. Je te sers d'ici cinq minutes.

Comme toujours, Edward se régala des petits plats préparés par sa femme.

Bella était aux anges : non seulement, son époux dévorait avidement tout ce qu'elle avait cuisiné, mais en plus il lui faisait suffisamment confiance pour lui raconter ses deux jours à Lyon et une partie de ses entretiens. Edward omettait seulement de nommer les individus concernés par l'affaire en cours afin de respecter le secret professionnel.

Lorsqu'elle servit le dessert, une tarte aux mirabelles toute dorée, il ne put s'empêcher de la questionner sur ses projets, même s'il avait bien conscience qu'il ne devait pas mettre de pression sur ses frêles épaules.

-Dis-moi, as-tu réfléchi à une éventuelle inscription à l'Université pour suivre un cursus littéraire ?

-Non... La voix de Bella se voila, ses mains tremblèrent lorsqu'elle découpa la tarte en six parts. Je ne sais pas... Je n'ai pas... J'ai manqué de temps pour réfléchir à tout cela...

-Hey ! Bella ! Du calme ! Respire ! Insista Edward en voyant la respiration de son aimée s'emballer. Tu as tout le temps que tu souhaites pour réfléchir à cette proposition ! Et puis, tu as aussi le droit de la refuser... Je ne veux pas t'obliger à faire quelque chose que tu n'aurais pas envie de faire...

-Je sais Edward, je te remercie pour ta patience à mon égard... Souffla Bella. Mais je ne sais pas ce que j'ai envie de faire ou pas... Ce n'était plus dans mes projets, donc... Mes parents ne voulaient plus... Donc je ne sais pas...

-Chérie, prends tout le temps qu'il te faudra ! Répéta-t-il une nouvelle fois pour que cela s'inscrive bien dans sa petite tête. Hum... Il lui fallait changer de sujet adroitement. Il tapota son ventre rassasié. Ta tarte est encore un véritable régal. Je suis sûr que j'ai dû prendre cinq kilos depuis que nous sommes mariés !

-Cette fois, c'est toi qui dis des âneries ! S'esclaffa Bella en desservant la table et en déposant les assiettes sales dans l'évier. Tu es toujours aussi beau que le jour de notre mariage !

-Ah ! Oui ? Viens donc me le prouver ! Insista Edward en tendant les bras vers elle.

Bella se réfugia dans ses bras chaleureux qui se refermèrent sur elle.

Edward la fit asseoir à califourchon sur lui pour la serrer plus facilement dans ses bras. Il commença à butiner les lèvres de son aimée, puis le taquina de sa langue pour qu'elles s'entrouvrent et qu'il puisse approfondir leur baiser. Ce dernier avait un goût de mirabelles qui accrut leur frénésie linguale. Le jeune couple soupira de contentement.

-En plus, je connais un excellent sport en chambre pour perdre tous ces kilos superflus... ! Rit-il.

Les mains d'Edward caressèrent sensuellement le corps de sa femme, jusqu'à ce que cette dernière s'écarte et rompe ce moment magique et voluptueux.

-Je vais aller défaire ta valise, murmura-t-elle en essayant de se lever pour échapper à son étreinte.

-Il n'y a pas d'urgence ! Riposta Edward la retenant contre lui.

-Mais...

-Sue pourra s'en charger demain, cela fait partie de ses attributions. Edward soupira : Laisse-moi profiter de toi, mon amour.

Bella frissonna de crainte. La discussion qu'elle redoutait était finalement arrivée.

Edward interpréta mal son frémissement, pensant qu'il était dû au plaisir qu'elle anticipait. Il se pencha à nouveau vers ses lèvres pour cueillir un nouveau baiser, accentuant ses caresses sur le corps de son aimée.

Il fut donc surpris lorsqu'il sentit la paume de Bella se déposer à plat sur son torse encore recouvert de sa chemise, un geste qu'elle n'avait jamais fait, comme si elle voulait le repousser.

-Edward, je... Bella s'interrompit, cherchant ses mots, la manière dont elle pouvait lui expliquer son souci.

-Bella ? Edward était étonné. Il sentait ses réticences. C'était une première. Il ne comprenait pas son attitude. Il s'interrogeait pensivement : que s'était-il donc passé en son absence ? Bella, explique-moi...

-Oh ! Edward, c'est si gênant... La jeune fille rougit et dissimula son visage contre le torse de son mari.

-Bella, dis-moi ! Insista-t-il. Rien ne doit être gênant ou honteux entre nous. Il lui caressa doucement la joue pour la mettre en confiance. Tu sais, si tu n'as pas envie cette nuit, tu as le droit de le dire... Je me contenterai de te serrer contre moi...

-Ni cette nuit, ni les suivantes... Murmura-t-elle si bas que Edward douta de l'avoir entendue correctement.

-Quoi ? Edward était décidément perdu : il savait que sa femme avait apprécié leurs unions intimes avant son départ pour Lyon, il ne comprenait pas ce revirement d'attitude. Que s'est-il passé pendant mon absence pour que tu agisses ainsi ? Bella rougit encore plus. Bella, dis-moi ! Répéta-t-il en haussant le ton.

-Oh ! Je savais que tu serais en colère... Sa voix devint chagrine et ses yeux brillèrent de larmes.

Edward se maudit d'avoir blessée son épouse. Il le savait qu'elle était sensible !

-Bella, non, je ne suis pas en colère. Je cherche juste à comprendre. Parle-moi !

-Je ne peux... Tu sais... Pendant quelques jours... Il faut attendre que... Que cela passe... La voix de Bella n'était qu'un murmure entrecoupé et haché, qui dénotait son malaise.

-Oh ! La lumière se fit dans l'esprit d'Edward. Es-tu actuellement indisposée ? Les joues de sa femme s'enflammèrent, un signe qui lui servit de réponse positive. Ce n'est pas grave, c'est même normal. Tu n'as pas à être gênée. Il faut juste que tu me le dises... Tout simplement.

Edward resserra tendrement ses bras autour de Bella pour l'assurer de son amour et calmer ses craintes. Il comprenait le malaise de la jeune fille. Elle n'avait pas osé lui faire part de ses menstruations, qui pourtant faisaient partie d'elle tout comme de la vie de leur couple. Il caressait toujours le corps de sa femme de ses mains de pianiste. Toutefois, son toucher, de sensuel, était devenu tendre et apaisant.

La petite voix de Bella interrompit ses réflexions.

-Tu ne m'en veux réellement pas du tout ?

Edward était déconnecté. Il ne comprenait pas la question de son épouse. Où voulait-elle en venir ?

-Pourquoi voudrais-tu que je t'en veuilles ? Tu n'y peux rien, Bella, cela fait partie de ton corps de femme.

-Je ne port... Bella inspira longuement, ferma les yeux et baissa la tête. Tu sais, cela veut dire que... Je ne suis pas enceinte.

Le rire d'Edward résonna dans toute la cuisine.

-Et alors ? Remarquant que Bella se murait dans son silence, il reprit. C'est cela qui t'inquiète tant ? Ne me dis pas que tu craignais ma colère parce que tu n'étais pas déjà enceinte ? Bella rougit à nouveau, baissant encore plus la tête, par peur de mourir de honte. Oh ! Ma Bella ! Je ne me mettrai jamais en colère pour cette raison... Ni pour aucune autre d'ailleurs. Observant le doute dans les yeux de son épouse, Edward précisa alors. Bella, il faut que tu me parles de tes peurs et de tes angoisses. Ne fais pas fonctionner ton imagination quand tu ne sais pas comme je vais réagir. N'oublie pas que nous pouvons parler de tout ensemble.

Les larmes que retenait Bella depuis le début de leur conversation coulèrent à flots sur ses joues.

-Edward ! Je pensais que … Vraiment j'avais peur que tu me rejettes...

-Chérie ! Cela n'arrivera jamais ! Edward embrassa les joues humides et salées de son épouse, effaçant ainsi les traces de son chagrin. Je te le promets ! Tu es mon aimée, mon amour, ma femme. Pour toujours.

-Même si je ne suis pas enceinte ?

-Oui, même si tu ne l'es pas ! Curieux de savoir d'où venait la peur de son épouse, Edward la questionna doucement. Est-ce ta mère qui t'a mise de telles idées en tête ?

-Oui, murmura Bella en dissimulant son visage.

-Ne te cache pas, demanda Edward en déposant son index sous le menton de sa femme pour qu'il puisse observer son visage si magnifique. Que t'a-t-elle dit exactement ?

-Elle m'a dit qu'un couple marié devait avoir des enfants. Rapidement.

-Bella, tu n'as pas à suivre les consignes de ta mère au pied de la lettre, lui rappela Edward. Nous sommes jeunes, nous avons le temps d'avoir des enfants... Tu viens de souffler ta dix-huitième bougie. Est-ce pour cela que tu ne veux pas reprendre tes études ? Parce que tu pensais te consacrer immédiatement à nos enfants ?

-Hum... Peut-être, répondit Bella d'un ton indifférent en haussant les épaules.

-Chérie, lui expliqua Edward. Tu peux reprendre tes études maintenant que cela soit pour trois mois ou trois ans... Quand tu seras enceinte, nous aviserons...

-Tu... Oh !... Tu ne veux... Veux pas... Bella, inquiète, bégayait.

-Ne pas vouloir quoi ?

Bella respira profondément.

-Tu ne veux pas avoir d'enfants avant trois ans ? La jeune fille n'avait retenu que cette information de ce que Edward lui avait dit. Mais que vont dire les gens ?

-Je n'ai pas dit cela, ma belle... Quant aux autres, nous n'avons pas à nous préoccuper ni de leurs pensées, ni de leurs actes, encore moins des rumeurs qu'ils lanceront.

-Je ne comprends pas...

-Bella, quel est ton ressenti par rapport à cette histoire d'enfant ? Le regard de sa femme était trouble et interloqué, comme si elle ne comprenait pas sa question. Edward reformula sa demande. Je souhaiterais connaître ton ressenti, le tien personnellement, pas celui de ta mère.

-Je... J'aimerai bien avoir un enfant de toi... Un enfant qui soit le symbole de notre amour... Qui te ressembles, avec tes yeux vert et tes cheveux incoiffables... Que je puisse lui donner le sein... Que tu lui joues du piano pour l'endormir... Souffla-t-elle à la fois nostalgique du passé, pensant à tout ce qu'elle n'avait pas pu faire avec son premier bébé mort-né, et rêveuse d'un avenir parfait qui lui offrirait un ou des enfants adorables et vivants. Ses propos étaient si doux, ses yeux chocolat si émerveillés que Edward devinait facilement que c'était son envie qui parlait, et non pas celle de sa mère qui essayait de la contraindre à faire quelque chose qu'elle n'avait pas envie. Toutefois, si tu ne veux pas avoir d'enfants ou si tu veux que nous attendions, je...

Edward positionna ses doigts sur les lèvres de son épouse, l'empêchant de continuer.

-Je n'ai pas dit cela, se répéta-t-il à nouveau. Avoir des enfants avec toi serait un rêve magnifique. Le sourire de Bella devint éclatant. Il l'imaginait déjà en train de bercer leur enfant. Bella, tu sais, cela peut prendre quelques mois avant que cela ne se réalise, parfois même plus...

-Je pensais que c'était rapide... Juste après le mariage... Bella se mordit la lèvre inférieure. Mais Sue m'a expliqué qu'elle n'avait eu son fils que la troisième année de son mariage.

-Sue a raison, Bella, confirma-t-il. Il faudra être patients...

-Je crois que j'ai compris... Mais j'aimerai quand même bien que cela vienne vite... Murmura-t-elle en caressant son ventre vide.

-Nous ferons tout pour, susurra Edward à l'oreille de son épouse. Puis il mordilla son lobe d'oreille si sensible. Par contre, je veux que tu me promettes de ne pas pleurer chaque fois que tu seras indisposée. Je n'aime pas te voir les larmes aux yeux, et surtout je ne veux pas que tu prennes cela comme un échec !

-Je vais essayer, lui promit-elle.

-Pense que ce temps sans enfant n'est qu'un moment qui nous permet de mieux nous connaître en tant que couple, d'apprendre à parler de tout... Même ce qui te paraît gênant au premier abord...

-D'accord ! Rit-elle. Tu sais, Sue m'a dit à peu près la même chose. Je te promets de te parler de ma prochaine période sans être embarrassée la prochaine fois.

-Ah ! J'aime mieux ça ! Et surtout j'aime te voir sourire ! Voir ton regard chocolat s'illuminer !

-Chocolat ! Je n'ai pas préparé de dessert au chocolat ce soir ! S'amusa-t-elle.

-Comme si tu ne savais pas que j'évoquais tes pupilles si délicieuses lorsqu'elles brillent d'éclats de joie.

-C'est grâce à toi tout cela, c'est grâce à toi que je suis heureuse ! Très heureuse ! Confirma-t-elle. Et, en plus, maintenant, tu sais ce qui me rendrait encore plus heureuse !

-Te donner un enfant, j'ai compris, chérie. Il picora ses lèvres. Je le ferai avec joie dans quelques jours.

-Hum... Bella piquait à nouveau un fard en entendant les propos de son mari.

-Je crois que les essais bébés vont être très agréables.

-Oh ! Oui ! J'ai hâte d'y être ! Elle lui rendit son baiser. J'espère toutefois que nous serons productifs et chanceux, que ces essais ne s'éterniseront pas...

-Cela ne durera pas, je te le garantis, affirma-t-il d'un ton sans appel.

-Comment peux-tu être si convaincu de ce que tu avances ?

-Nous sommes de trop bons amants ! Répondit-il malicieusement alors que les joues de son épouse s'empourpraient d'une délicieuse couleur.

-Oooh !

-Allons-y !

Edward se leva, portant sa femme comme une jeune mariée, et sortit de la cuisine.

-Edward ! Arrête cela ! J'en ai envie, tu m'as toute émoustillée, mais je ne peux pas ! Tu sais que je suis ind...

-Je m'en souviens, chérie, la coupa-t-il. Pas la peine de me le rappeler.

-Alors ? Que fais-tu donc ?

-Je t'emmène au salon. J'ai une berceuse à composer, et je veux que ma source d'inspiration soit la plus proche possible de moi.

Edward déposa Bella à ses côtés, sur le banc du piano.

-Oh ! Tu veux déjà...

-Oui, ma chérie. C'est pour toi. Et pour tous les enfants qu'il plaira à Dieu de nous offrir.

Edward embrassa une dernière fois son aimée avant de soulever le capot du piano et de déposer ses mains sur le clavier. La musique enferma les deux jeunes mariés dans une bulle d'amour et de complicité sans limite.

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L'automne avait filé, laissant sa place à l'hiver, son froid et son verglas.

Edward et Bella, plus complices et amoureux que jamais, ne se quittaient plus : la jeune fille suivait son époux dans tous ses déplacements professionnels, bien souvent à Lyon, parfois à Lille ou Marseille.

Pour fêter la Noël, ils avaient été invités par Carlisle et Esmé, qui avaient préparé un petit repas familial, chaleureux et agréable. Ils avaient alors retrouvés avec plaisir Kate et ses parents.

Le réveillon de la Saint-Sylvestre avait été à l'opposé de cette sympathique et délicieuse journée avec la famille Cullen : chaque année, lors de la dernière veillée de décembre, le commissaire Swan et son épouse organisaient une gigantesque sauterie et conviaient toutes les personnalités les plus en vue de la ville autour d'un festin gargantuesque et d'un bal interminable, qui ne cessait qu'aux premières lueurs de l'aube.

Toute la bonne société parisienne et versaillaise se battait pour faire partie des cinq cents invités triés sur le volet. Le jeune couple, qui n'avait pourtant rien demandé, s'était retrouvé automatiquement inscrit sur la fameuse et célèbre liste Swan. C'était pour lui un devoir que d'y assister et non une occasion de s'amuser comme pour tant d'autres.

En ce dernier après-midi de décembre, Bella était assise sur un tabouret, le dos droit, devant sa coiffeuse. Sue, des épingles plein la bouche, avait démêlé les longs cheveux soyeux de sa maîtresse et la coiffait lentement, bouclant les mèches qui en éprouvaient le besoin, les attachant progressivement en piquant de multiples épingles sur le chignon de base qui disparaissait petit à petit sous l'amoncellement de mèches, de fleurs et de perles brillantes adroitement et artistiquement entremêlées.

Pendant que Bella supportait ce qu'elle appelait sa torture chevelue, elle réfléchissait aux dernières conservations qu'elle avait eues avec sa mère. Il y en avait peu. Elle avait à peine vu sa génitrice en trois mois, cette dernière étant toujours en pleine organisation d'événements mondains et critiquant le fait que sa fille refusait de s'y laisser entraîner.

Bella se souvenait quand même de l'interrogatoire pernicieux que sa mère lui avait fait subir courant novembre pour savoir si elle était enceinte. Comme la jeune fille avait répondu par la négative, sa mère lui avait alors murmuré d'un ton dur et inflexible :

-Ne me déçois pas, Isabella.

Bella n'avait pas relevé l'assertion. Elle était heureuse avec Edward. Elle ne l'avait pas déçu, et c'était là l'essentiel.

Sans oublier que leurs essais bébés étaient plus que chauds bouillants : pour faire court, fantastique, orgasmique et explosif étaient trois mots qui faisaient pâle figure pour décrire ce qu'étaient réellement leurs étreintes passionnées. À ce seul souvenir, Bella rougit de leurs derniers ébats.

-Madame, j'en ai terminé avec votre coiffure. Sue venait d'interrompre ses réflexions sur sa mère, et surtout ses pensée osées sur son époux, qui attendait patiemment dans le salon qu'elle soit prête. Pouvez-vous vous lever que je vous aide à vous habiller ?

Bella se leva, ôta son peignoir en dentelle, se retrouvant la poitrine nue devant Sue. Elle n'était plus que vêtue du bas de ses sous-vêtements, sa robe ne supportant pas de soutien-gorge, et de ses bas.

Elle tendit les bras vers le ciel pour que Sue puisse faire passer la robe longue en soie bleu-nuit, commandée à un grand couturier, sur le corps fin de la jeune fille sans pour autant la décoiffer ou la démaquiller. Bella sentit la caresse du tissu frais et soyeux glisser le long de son corps et retomber en froufrou à ses pieds. Sue mit en place son décolleté, puis la fit pivoter pour attacher le nœud dans son cou et refermer la fermeture-éclair dans le bas de son dos.

Bella chaussa ses escarpins à haut talon, puis prit la pochette que Sue lui tendait.

-Je vous remercie Sue de m'avoir aidée à me préparer.

-Ce fut un plaisir, Madame.

Bella ne regrettait pas d'avoir prévu avec Edward d'offrir de belles étrennes à Sue pour les services qu'elle leur rendait quotidiennement, pour sa fidélité et sa gentillesse.

Sue ouvrit la porte de la chambre et s'effaça pour laisser passer Bella qui se dirigea vers le salon, où s'élevait une belle mélodie jouée par Edward au piano. Lorsqu'il la vit entrer dans la pièce, l'émotion le saisit et il cessa immédiatement de jouer.

-Edward ? Je...

Le jeune homme, vêtu d'un costume trois pièces, queue de pie gris perle, se leva contourna son piano, et s'approcha de sa divine femme aux formes parfaites et fort bien mises en valeur par la soie bleu-nuit de la robe. Sa robe semblait être comme une seconde peau, brillante et éclatante sur sa peau si pâle.

-Bella, tu es ravissante.

Il prit sa main gantée de blanc et déposa fort cérémonieusement un baise-main dessus.

-Toi aussi, rigola-t-elle, tu es très beau ! Vraiment élégant.

Edward l'attira dans ses bras.

-Ne me décoiffe pas ! Essaya de lutter sa femme espiègle. Ne me démaquille pas !

-Juste un baiser ! Un tout petit baiser ! Quémanda-t-il en prenant les lèvres rosées et pulpeuses de son épouse qui abdiqua.

-Oooh ! C'est toujours aussi fort ! Murmura-t-elle lorsqu'il la relâcha pour qu'ils puissent respirer.

-C'est parce que je t'aime !

-Je t'aime également Edward ! Vraiment beaucoup !

-Je suis toujours aussi ravi de te l'entendre dire... Mais il va être temps de partir...

-Pfff ! J'ai pas envie d'y aller ! Être belle, sourire et se taire, voilà un programme fort alléchant !

-Nous ne sommes pas obligés de rester jusqu'à point d'heure... Nous pourrons ainsi transformer cette fin de soirée et la rendre plus... attractive et sensuelle, lui glissa Edward à l'oreille.

Puis il l'entraîna vers le vestibule où Sue les attendait. Cette dernière tendit à Bella sa cape de renard noire pour qu'elle se couvre les épaules afin de ne pas subir la morsure du froid hivernal pendant que Edward passait une écharpe et son manteau.

Le jeune couple salua leur gouvernante et s'éclipsa de l'appartement, en direction de la voiture d'Edward.

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Lorsque Edward se gara devant la résidence illuminée des Swan, un chauffeur prit en main leur véhicule pendant qu'un portier ouvrit la porte de Bella, l'aidant à descendre de la voiture. Une fois à ses côtés, Edward lui donna son bras et ils grimpèrent les marches du manoir.

Dans le vaste vestibule, une domestique récupéra leurs manteau et cape respectifs, puis leur indiqua la salle de réception, où les attendaient Monsieur et Madame Swan. Bella riait jaune. Comme si elle en connaissait pas les lieux !

Ses parents les saluèrent d'une manière fort protocolaire. Le contraire eut étonné le jeune couple.

Bella et Edward se dirigèrent immédiatement vers les parents du jeune homme pour les saluer. Alors qu'ils devisaient tous les quatre, un serveur leur proposa une coupe de champagne et des petits fours.

La jeune fille ne pouvait s'empêcher de penser que toute cette soirée était gérée d'une main de maître, des vins servis aux délicieux et recherchés mets proposés au buffet, des musiques qui défilaient les unes après les autres dans la salle de bal en passant par le nombre exact de fleurs ou de bougies qui décoraient les deux grandes salles. Pour organiser ce type d'événement, sa mère était incontestablement la meilleure.

Le quatuor se déplaça lentement vers le buffet, saluant leurs connaissances.

Bella apprit ainsi de la bouche même des parents d'Alice que son amie, absente à la soirée, s'investissait avec grand plaisir dans ses études littéraires. Elle lui transmettait ses amitiés.

Puis Monsieur et Madame Uley expliquèrent l'absence de leur fis et belle-fille au jeune couple. Emily vivait une grossesse fort problématique qu'elle avait même peu de chances de mener à terme. Elle devait rester allonger jusqu'au terme. Sam était resté auprès d'elle. Bella promit alors de passer la voir la semaine prochaine pour lui changer les idées.

Jessica et Mike Newton s'approchèrent ensuite d'Edward et Bella pour leur souhaiter une bonne année 1959. Jessica avait toujours été avantagée, mais ce soir elle présentait des formes encore plus généreuses ainsi qu'un petit renflement du ventre. Cela ne laissait planer aucun doute sur le fait que la famille Newton attendait son fameux héritier. Madame Newton mère s'était d'ailleurs bien chargée de répandre cette glorieuse nouvelle.

-Et vous ? C'est prévu pour quand ? Ne put s'empêcher de demander Jessica, d'un ton nasillard et moqueur alors que Mike détaillait d'un regard vicieux et fort peu discret Bella de la tête aux pieds, s'attardant sur son décolleté plongeant.

-Pas dans l'immédiat, répondit Edward d'un ton froid et distant à l'attention de Jessica alors que son regard vert noircit de fureur envers Mike. Excusez-moi, nous sommes attendus auprès de ma belle-mère, rajouta-t-il en attirant Bella dans son sillage. Bella, je suis dés...

-Laisse tomber, Edward ! Elle a toujours été d'une bêtise sans nom. Elle est persuadée d'avoir fait un plus beau mariage que moi, elle est ravie d'étaler ses rondeurs sous mon nez, elle a toujours essayé de me rendre jalouse de sa relation avec Mike... Bella précisa même. Mais moi, je m'en fiche carrément, car je sais que c'est toi que j'aime, et le reste n'a pas d'importance...

-Je t'aime aussi, murmura le jeune homme à l'oreille de sa femme. Il resserra son bras sur la taille fine de son amour. Par contre, je n'ai pas aimé la façon dont Newton te reluquait...

-T'exagère pas un peu ?

-Pas du tout ! Il a toujours des vues sur toi, peut-être même davantage maintenant qu'il sait que son épouse risque d'être fatiguée par sa grossesse...

-Mais il ne m'intéresse en aucune façon ! Seul toi compte !

Le jeune couple se tut subitement : il arrivait à l'entrée de la salle, aux côtés de la mère de Bella. Cette conversation d'ordre privée ne la concernait absolument pas.

-Isabella ! Edward ! Est-ce que la soirée vous plaît ? J'espère que vous vous amusez bien !

-Mère, votre soirée est encore une fois parfaite, une pure réussite. Je vous remercie de nous y avoir conviés.

-Oui, tout se passe à merveille, rajouta Madame Swan en s'éventant à l'aide de son éventail en soie noire mordorée. Tous nos invités sont enfin arrivés. Par contre, je suis desséchée... Il fait une chaleur sans nom ce soir... Quand je pense que ton père voulait rajouter du chauffage électrique, les cheminées sont amplement suffisantes !

-Madame, voulez-vous que j'aille vous chercher un rafraîchissement ? Proposa Edward, toujours gentleman.

-Bien volontiers, Edward, accepta sa belle-mère. Une limonade fraîche me conviendra parfaitement.

-Bella ?

-Oh ! Oui ! Je veux bien une coupe de cet excellent champagne que nous avons dégusté en début de soirée. Je te remercie Edward.

Le jeune homme s'éloigna des deux femmes, les laissant seules au milieu de la foule des invités.

-Comment te portes-tu ma fille ? Avec tous les préparatifs pour cette soirée, nous avons à peine eu le temps de nous voir.

-Je vais bien, Mère. Je vous remercie pour votre sollicitude.

-Et avec ton mari ?

-Tout va bien. Nous nous entendons si bien, sourit la jeune fille aux anges.

-Hum... Aurai-je bientôt la chance de te voir aborder les mêmes rondeurs que Jessica Newton ?

-Pas encore, Mère, répondit rapidement Bella d'un ton gêné.

-Je ne pensais pas que tu me décevrais ainsi, Isabella, lui reprocha sa mère. Es-tu sûre de faire le nécessaire avec ton époux ?

-Mère, je... Je ne pense pas que notre intimité de couple vous regarde... Essaya de résister Bella.

-Oh ! Si ! Affirma-t-elle d'un ton sévère. Lorsque j'entends Mesdames Newton et Stanley pérorer et répandre des rumeurs désagréables et fausses sur l'incapacité de ma fille à procréer, cela me regarde ! Renée Swan se rapprocha de la porte de la salle pour gagner plus de discrétion. Sans élever la voix pour ne pas attirer l'attention, elle poursuivit sa tirade accablante. Quelle déception es-tu ! Quand j'y pense ! D'abord tu es une fille perdue, la honte de la famille ! Et maintenant tu es une fille au ventre vide ! Bella blanchit en entendant ces horribles propos. Baissant la tête, elle mordillait de ses dents sa lèvre inférieure, se retenant de pleurer. Seigneur ! Que va-t-on faire de toi ?

-Madame Swan ! Rugit Edward tel un fauve.

Bella et sa mère se retournèrent vers Edward, qui apportait sur un plateau leurs boissons. Son attitude était glaciale et foudroyante de colère. Son regard vert-émeraude était furieux et semblait jeter des éclairs, obligeant alors les deux femmes à reculer vers le vestibule, qui n'était plus que traversé par les serveurs en provenance des communs.

Intimidée, ne se souvenant plus si sa mère et elle avaient abordé sa première et désastreuse grossesse, craignant un rejet de la part de son mari, Bella cessa de respirer.

-Vous voilà enfin avec nos boissons ! Totalement inconsciente, Renée essaya de changer de sujet, histoire d'apaiser la fureur de son gendre.

Toutefois, ce dernier ne tomba pas dans le piège tendu.

-Madame, avec tout le respect que je vous dois, je vous interdis de parler de mon épouse ainsi. Soulagée qu'il ne lui en veuille pas, Bella respira lentement d'autant plus que son époux, se délestant de son plateau sur un buffet quelconque, s'était rapproché d'elle et avait passé son bras autour de sa taille pour la soutenir. Notre intimité, et encore moins notre sexualité, ne vous concernent en aucune manière. Nous n'avons besoin ni de vos conseils, ni de vos souhaits.

-Elle est ma fille !

-Et elle est désormais ma femme! Répliqua immédiatement Edward pour la contrer. Il est inadmissible que vous ayez de tels propos sur votre fille. Si nous avons choisi de pratiquer le coït interrompu, c'est un choix de notre couple, et non le vôtre.

-Oh !... Co... Comment osez-vous... ? Renée Swan s'étouffa dans ses paroles.

-Oser quoi ? Vous dire de vous mêler de vos affaires ? S'insurgea Edward.

-Oser me parler sur ce ton, et plus encore oser parler de... Renée baissa la voix le plus possible... de coit... ICI ! Lors d'une telle soirée qui ne rassemble que des gens de qualité !

-Vous parler sur un tel ton, je n'aurai pas à le faire, si vous aviez un peu plus de considération pour votre fille. Il poursuivit toujours d'une voix claire. Quant au coït, n'est-ce pas vous qui avez lancé la première des affabulations en comparant votre propre enfant à une fille perdue ou stérile ?

-Mais, cela n'a aucune rapport. Je conversai tranquillement avec ma fille de...

-D'allégations qui ne vous concernent pas ! La coupa brutalement Edward. Je ne veux plus désormais que vous abordiez ce genre de sujet avec mon épouse, ni que vous la mettiez à nouveau mal à l'aise. Est-ce clair ?

-Très clair, Monsieur Cullen, acquiesça d'un ton condescendant Madame Swan, refusant de perdre sa dignité face à son gendre. Chérie, viens, ton père risque de s'impatienter. C'est bientôt l'heure de l'ouverture du bal.

-Je... Bella était bouleversée : elle souhaitait rester avec Edward mais ne savait comment le faire comprendre à sa mère.

-Je pense que ma femme a besoin d'un petit temps pour se ressaisir, avança Edward lui offrant une porte de sortie.

-Oui, j'aimerais bien...

-Tu ne vas quand même pas manquer l'ouverture du bal ? Que vont dire les gens si vous partez maintenant ?

-Nous n'allons pas partir maintenant même si nous manquerons l'ouverture du bal, répondit vivement Edward. Nous nous éclipsons juste un petit moment pour re-paraître ensuite pour quelques danses, ajouta-t-il dans un esprit de conciliation.

-Bien, nous vous attendons, abdiqua Renée en s'éloignant d'eux pour regagner la salle de réception illuminée.

-Edward... ? La voix de Bella tressautait.

-Chérie, connaîtrais-tu un endroit où nous serons au calme pour que tu puisses te reprendre ?

-Oui, viens, agréa la jeune fille en l'entraînant vers l'escalier au fond du vestibule. Allons dans mon ancienne chambre.

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Chapitre publié le 26 juin 2012

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Prochain chapitre : Confessions.

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Pour la publication du prochain chapitre, comptez environ une petite semaine d'attente

(hum... peut-être même moins si je reçois un peu de motivation ! )

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Portez-vous bien !

À bientôt ! AliLouane

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