Bonsoir !

Et voilà le chapitre tant attendu de la révélation (je précise, pour éviter toute déception, qu'il ne s'agit que de ce que Bella sait).

J'avoue stresser un max tant ce chapitre est important dans la fiction, et que je l'ai relu maintes fois ce soir avant de le poster. J'ai même hésité et failli le reporter à demain... Mais le voilà !

Je n'en dis pas plus et vous souhaite une bonne lecture !


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Titre de la fiction : Sous X

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Enjoy !

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Chapitre XVIII – Dépression et Révélations

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-Bella, je sais que tu es éreintée, mais je t'en prie, parle-moi ! Ne me laisse pas à l'écart de ta peine. Des larmes roulèrent sur les joues de son épouse, puis elles humidifièrent sa chemise défraîchie. Edward savait qu'elle était psychologiquement éprouvée, et que sa souffrance s'était accrue quand elle avait compris que lui aussi pâtissait de son attitude silencieuse. Bella, dis-moi... Il hésitait ne sachant pas comment elle allait réagir, mais il éprouvait le besoin de percer l'abcès pour qu'elle se sente mieux, et par contre coup lui aussi. Est-ce que tu as découvert que tu étais enceinte suite à ta relation avec Démétri ?

-Non ! Sa réponse fusa sans aucune hésitation comme si elle cherchait à dissimuler un gros mensonge.

Les gestes qu'elle eut ensuite la contredirent d'ailleurs immédiatement : elle piqua un fard et baissa son doux visage endolori. Elle avait honte.

-Bella, insista-t-il en la prenant à nouveau dans ses bras pour qu'elle dissimule son visage rougi à son regard scrutateur.

Il percevait qu'elle était proche de la rupture d'un point de vue émotionnel, il souhaitait donc qu'elle se sente en sécurité, en confiance.

-Je ne peux rien dire, Edward, marmonna-t-elle contre son torse, j'ai promis.

-Si cette promesse t'a été extorquée, c'est comme si elle ne signifiait rien, reprit le jeune homme tendrement. Donne-moi ta version, ta vérité, la relança-t-il.

Ne pouvant plus supporter de garder cet affreux secret pour elle seule, Bella rendit les armes et avoua tout à son époux en frissonnant :

-Comment... ? Comment as-tu su ?

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-Ta façon d'agir depuis que tu es enceinte, mais surtout c'est ta réaction lorsque tu as appris que tu avais perdu le bébé. J'ai eu l'impression que... que ce n'était malheureusement pas la première fois que tu vivais cela. Et puis, tes propos durant ta crise de nerfs ont presque confirmé mes doutes.

Toujours collée contre son époux, Bella baissa la tête et murmura :

-Je suis dés...

-Non, la coupa Edward délicatement tout en lui caressant l'épaule pour la rassurer de sa présence, de son soutien. Tu n'as pas à t'excuser d'avoir perdu notre enfant. Ce n'est pas de ta faute. Et je ne veux plus te l'entendre dire, d'accord ? De mauvaise grâce, Bella acquiesça. Par contre, poursuivit-il, pourquoi ne m'as-tu jamais parlé de ta première grossesse ?

-Je n'avais pas le droit...

-Est-ce que c'est ta mère qui t'a empêché d'en parler ? À nouveau, Bella acquiesça. Mais, Bella, je ne comprends pas, je ne suis pas n'importe qui. Je suis ton époux et je t'aime. Tu le sais, n'est-ce pas ?

-Moi aussi, je t'aime, murmura-t-elle telle une confidence.

-Tu as osé me parler de Démétri, et je sais que cette confession n'a été facile pour toi, j'en ai conscience. Mais pourquoi n'as-tu pas osé me parler de cette grossesse ?

-Je ne sais pas, répondit-elle en baissant encore une fois ses yeux et sa tête. Je n'avais pas le droit, je l'avais promis à Mère...

-Tu sais Bella, si ta mère t'a menacée pour obtenir ta promesse, tu n'es pas obligée de la respecter, avança-t-il lentement.

-Je crois surtout que je n'ai pas osé... Une larme coula sur sa joue. J'avais honte... De moi... De ma conduite... D'avoir tué mon bébé... Peur de ton jugement... De ton regard... D'y découvrir un sentiment qui me blesserait encore plus. Elle garda le silence un moment. Edward n'intervint pas sentant qu'elle n'avait pas terminé sa difficile confession. Enfin, elle rajouta. J'ai eu peur que cela fasse « trop »... Trop pour toi... Et que tu partes, que tu me rejettes... Pensant que je n'étais qu'une moins que rien, qu'une pauvre fille...

Un sanglot traversa sa voix, dévoilant son malaise et le fait qu'elle craignait toujours le départ de son époux ou une demande de divorce.

-Bella, je ne te quitteras pas ! JAMAIS ! Insista-t-il. Sauf si tu me dis que tu ne m'aimes plus !

-Cela n'arrivera pas ! Ce n'est pas possible ! Je me sens trop bien avec toi ! J'ai l'impression que tu me comprends mieux que quiconque.

-Alors, raconte-moi ta grossesse pour que je connaisse tout ton passé, et que je puisse saisir aisément toutes tes réactions.

-Tout ? Hésita Bella.

-Oui, tout, l'encouragea Edward. Du moment où tu as découvert ta grossesse jusqu'à ton avortement, et même si c'est illégal et que tu as peur que je prenne mal à cause de mon métier d'avoc...

-Avortement ? Le coupa Bella interloquée. Quel avortement ?

-Euh... Edward était stupéfait. N'as-tu pas interrompu ta précédente grossesse ? … Il hésitait à poursuivre... Sur ordre de ta mère ?... Parce que tu n'étais pas mariée ?...

-Non ! S'exclama Bella furieuse. Non ! Cela ne s'est pas passé ainsi ! Je n'aurai jamais avorté, même si Mère m'y avait contrainte. Je n'aurai jamais voulu cela ! Non !

-Alors, raconte-moi tout... Je t'écoute attentivement. Et surtout prends-ton temps ! Je sais que ton récit va être difficile à me confier. Si tu dois pleurer, pleure ! Si tu dois hurler, fais-le ! Sache juste une chose : je reste auprès de toi et quelques soient tes révélations, je resterai à tes côtés, marié avec toi pour le meilleur et pour le pire.

Avant que son épouse ne se lance dans son éprouvant passé, Edward se pencha sur ses délicieuses lèvres et déposa les siennes pour l'embrasser, goûter à sa chaleur qu'il appréciait tant, caresser sa langue qu'il aimait tant, la faisant ainsi gémir de bien-être.

-Pourquoi as-tu pensé que j'avais avorté ? Le questionna une Bella essoufflée suite à ce fantastique baiser qui l'avait rassurée sur les intentions amoureuses de son époux.

-Oh ! C'est que... Disons que le docteur Laurent a laissé entendre que tu avais très certainement déjà perdu un enfant et qu'il a évoqué que c'était une perte volontaire et planifiée, telle un avortement. Du coup, il m'a gentiment rappelé la loi et les implications pénales qu'un avortement pouvait engendrer...

-Oh ! Mon Dieu ! Bella semblait outragée, blessée dans son corps comme dans son âme. Ne me dis-pas qu'il a pensé que j'avais provoqué volontairement ma fausse couche ?

-Si, mais je l'ai vertement remis à sa place, et même mon père a mis son grain de sel dans cette discussion.

-Oh ! C'est pas possible ! Que vont-ils penser de moi ? Que doivent dire tes parents ? Oh ! Mon Dieu ! Ils vont croire que je suis une fille de mauvaise vie...

-T'ont-ils donné cette impression-là tout à l'heure à ton réveil ?

-Je ne me souviens plus, j'étais encore entre deux mondes...

-Bella, il faut que tu saches une chose. Edward passa une de ses mains dans ses cheveux auburn désordonnés, se demandant comment son épouse allait réagir. Comme le médecin a évoqué une précédente grossesse, j'ai expliqué, sans vraiment détailler, à mes parents pourquoi il était possible que ces doutes soient vrais.

-Oooh ! Bafouilla la jeune fille en rougissant jusqu'à l'écarlate.

-Ils ne te jugent pas, et ne te jugeront jamais, Bella, lui apprit Edward. Tu es ma femme, celle que j'aime et qui m'aime, c'est tout ce qui leur importe, je te le promets.

-C'est vrai ? Vraiment vrai ce que tu me racontes ? Bella doutait des dires de son mari. Je tiens véritablement à mon entente avec Esmé, elle est si formidable avec moi ! Ton père aussi, mais c'est différent, je le connais moins. Je... Je ne voudrais pas ne plus pouvoir les fréquenter, surtout Esmé.

-Ne t'inquiètes pas pour cela ! Esmé sera ravie de reprendre ses balades hebdomadaires et visites de musées avec toi lorsque tu seras remise sur pied.

-J'en suis heureuse, reconnut une Bella soulagée d'un poids qu'elle craignait difficile à porter si elle ne pouvait plus revoir ses beaux-parents.

-Alors, es-tu prête à me confier la dernière zone d'ombre de ton passé ? Quémanda le jeune homme.

-Oui, je vais essayer... Bella réfléchit longuement tout en se mordillant la lèvre inférieure. Je ne sais pas par où commencer.

-Par le début, je pense, l'aiguilla Edward. Commence quand tu as découvert que tu étais enceinte.

-Je ne l'ai pas découvert, avoua la jeune fille aux joues rougissantes. Je ne connaissais pas les signes qui permettaient de reconnaître une grossesse. Je les ai eus pourtant, mais je n'ai pas fait le rapprochement. Elle se tut un moment et rajouta un peu honteuse. Tu sais, Edward, je ne savais même pas comment on faisait les bébés, encore moins qu'il fallait une union... Hum... Se reprit-elle le rouge aux joues... une union charnelle entre un homme et une femme. La seule chose qu'on m'avait apprise, c'est que les enfants naissaient lorsqu'un couple était marié, donc je ne pouvais pas savoir que cela allait m'arriver...

-Ne t'excuse pas de ta candeur, ni de ton innocence, Bella. De nombreuses jeunes filles sont ou ont été dans le même cas que toi. Il serait pourtant nécessaire qu'elles soient plus informées, cela éviterait bien des dérapages ou des incompréhensions... Mais poursuis-donc ! Qui t'a dit que tu étais enceinte alors ?

-En septembre, j'ai repris le lycée : je suis entrée en Terminale. J'étais dans un lycée privée, où seules étudiaient des jeunes filles, expliqua-t-elle à son mari. Comme je le disais tout à l'heure, j'ai eu tous les signes annonciateurs d'une grossesse, mais je ne les ai pas repérés puisque je les ignorais. J'ai d'abord eu des nausées matinales, que j'ai attribuées à des aliments que je n'aimais plus ou qui n'étaient pas frais. J'ai arrêté de déjeuner le matin au réveil et elles ont disparu. Je ne me suis pas posée plus de questions. Elle reprit sa respiration avant de poursuivre. Je n'ai pas eu mes règles, je n'ai pas compris pourquoi... Et je n'ai pas osé en parler à quiconque, ni à ma mère, ni aux femmes de chambre. Je trouvais ce sujet … trop intime, trop personnel... C'était...brrr... frissonna-t-elle. C'était honteux.

-Pourtant, il n'y a pas lieu de l'être. Tes menstruations font partie de toi, elles font de toi ce que tu es, une femme pleine de vie, délicieuse, capable d'enfanter, et que j'aime !

-Arrête Edward ! Rigola-t-elle. Si tu m'interromps sans cesse, je n'irai pas jusqu'au bout.

-Je t'en prie, continue donc !

Avant de poursuivre son récit, elle lui piqua un baiser chaste.

-J'ai commencé à penser qu'il y avait un truc bizarre, quand je me suis sentie serrée dans mes robes à la poitrine... Mais j'ai encore laissé courir, pensant que c'était normal que ma poitrine se modifie encore... En plus, au lycée, certaines filles comme Tanya soutenaient que c'était important d'avoir une poitrine importante pour séduire un potentiel époux.

-Tu as vraiment des amies bizarres, toi ? La taquina Edward. D'ailleurs, tu sais que tu peux inviter tes amies quand tu veux à l'appartement, n'est-ce pas ? Je ne la connais pas Tanya, elle n'était même pas à notre mariage, non ?

-Edward, soupira Bella devant cette nouvelle intervention. Tanya n'est pas mon amie, elle est trop méchante avec ceux qu'elle n'estime pas. Son commentaire m'a simplement permis de me rassurer sur les transformations physiques que je repérais sur mon corps et que je ne comprenais pas.

-D'accord, d'accord ! Commenta Edward. J'ai compris, elle n'est pas ton amie. Mais sache que tu peux inviter qui tu veux à l'appartement. Mon chez-moi est le nôtre désormais, je veux qui tu t'y sentes à l'aise.

-Je le sais Edward, tu ne cesses de me le répéter depuis notre mariage, sourit la jeune fille.

Cette fois, ce fut lui qui lui vola un tendre baiser avant de l'inciter à continuer son récit.

-Ensuite, j'ai remarqué que les rares pantalons que je portais me serraient à la taille. C'était la même chose pour mes jupes. Et puis j'ai cassé une boutonnière, puis une fermeture-éclair. Cela a attiré l'attention d'une des femmes de chambre de Mère, qui n'en voyait pas la raison. Bella fut pensive un long moment lorsqu'elle repensait à la scène humiliante qui s'était déroulée dans sa chambrée de jeune fille. Je... C'est... Des larmes coulèrent à nouveau sur ses joues.

-Bella, calme-toi mon amour, la berça son mari. Raconte-moi tout, je t'en prie...

-C'est gênant Edward...

-Pourquoi ?

-Parce qu'elle... Elle m'a humiliée.

Edward bouillait contre cette femme de chambre. Il rageait, mais ne voulait pas le montrer à sa femme. Elle n'avait pas besoin de vivre une épreuve supplémentaire.

-Oh ! Ma Bella ! Il la serra plus fort dans ses bras pour la réconforter. Essaie quand même de me raconter ce qu'il s'est passé... Si tu en as le courage... Et ensuite, si tu le veux bien, j'irai rendre des comptes à cette employée... Et je pourrais même m'amuser à ses dépens ! Je trouverais bien quelque chose !

Cette remarque rendit un presque sourire à Bella.

-C'était le soir, reprit Bella. Je venais juste de me changer pour la nuit. Elle est entrée dans ma chambre et, d'un geste autoritaire, elle a défait ma chemise de nuit mettant à nu ma poitrine. J'ai essayé de l'en empêcher, mais elle a été plus rapide que moi. Elle savait ce qu'elle voulait. Elle a palpé ma poitrine qui était plus sensible ces derniers temps, puis a passé la main sur mon ventre qui présentait déjà un léger renflement. J'avais l'impression d'être un animal, dont on vérifiait l'état de santé avant de le vendre.

-C'était le cas, malheureusement, admit Edward. C'est inadmissible de traiter quelqu'un ainsi !

-Et puis, elle m'a demandé de combien de mois j'étais enceinte. Je lui ai répondu que c'était impossible car je n'étais pas mariée. Bella ferma ses yeux. Si tu savais... ! Elle m'a ri au nez pendant de longues minutes. Elle riait tellement que tout son corps tressautait sur place. J'en ai profité pour me vêtir à nouveau. Puis, elle m'a regardé droit dans les yeux et m'a répliqué durement : « Les mômes, ça peut venir n'importe quand, mariée ou pas. Il suffit d'écarter les jambes une fois pour être prise ! ». Bella se tut pour reprendre son souffle. Je m'en souviens comme si c'était hier. Je n'ai pas compris à l'époque ce que cela signifiait. Je savais juste qu'elle se moquait de moi. Elle est sortie violemment de ma chambre, me laissant seule et sidérée.

Bella se rapprocha de son mari, recherchant son étreinte chaleureuse, pour y puiser des forces pour conter la suite à venir.

-Elle t'a laissé seule ainsi ? Mais où est-elle donc partie ?

-Elle est allée chercher Mère et l'a mise au courant de ses doutes, qui n'en étaient presque plus.

-Oh ! Edward était contrit. J'imagine que cela n'a pas dû plaire à ta mère.

-Grand Dieu ! Non ! La jeune fille se mordit la lèvre sachant que le plus dur était à venir. Elle est arrivée... Elle est arrivée furieuse dans ma chambre et m'a demandé de lui rendre des comptes. Au début, je ne comprenais pas de quoi elle parlait. Je lui ai même juré que je n'étais pas enceinte, puisque je ne le savais pas. Le silence revint dans la pièce. Durant un long moment, Bella hésita à poursuivre. Elle m'a traité de menteuse, m'a demandé depuis quand je n'avais plus mes règles. J'ai répondu à cette question et elle... Sa respiration se saccada. Elle m'a giflé. Bella frissonna à ce triste souvenir. Puis elle... Edward, est-ce que tu es sûre que tu veux tout savoir ? Le jeune homme acquiesça. Elle m'a insultée, traité de traînée, de « Marie couche-toi là ». Elle a crié sur moi. Elle a dit que j'étais la honte de la famille. Et toutes sortes d'autres horreurs que j'ai oubliées... Enfin, elle a exigé de connaître la vérité sur le père. Je lui ai dit ce le peu que j'en savais. La voix de Bella diminua de volume sonore. Edward devait tendre l'oreille pour continuer à l'entendre. Et là, cela a été atroce, car elle a compris qu'un mariage pour sauver mon honneur était impossible, et...

-Continue, l'encouragea Edward lorsqu'il vit que sa femme s'était tue depuis de nombreuses minutes.

-Je... Elle m'a fait agenouillée devant elle... et elle...

Edward devina ce que sa femme, en pleurs, ne réussissait pas à dire.

-Est-ce qu'elle t'a maltraitée ? Bella acquiesça, rouge de honte, les yeux brillants de larmes. Est-ce qu'elle t'a battue ? À nouveau la tête de Bella s'inclina positivement. Où ? La jeune fille désigna son ventre et ses côtes. Comment ? Avec ses mains ? Elle remua négativement son visage baigné de pleurs. Avec ses pieds ? Elle acquiesça une nouvelle fois. Bon Dieu ! S'énerva Edward. Ta mère était-elle folle ? Comment a-t-elle pu te donner des coups de pieds dans le ventre ? C'est vraiment horrible.

Il attira sa femme dans une étreinte bienveillante et réconfortante, tout en lui tendant un mouchoir en tissu pour qu'elle puisse se moucher.

-Merci, répondit-elle d'une voix rauque de sanglots.

Edward berçait son épouse pour qu'elle s'apaise afin qu'elle puisse continuer son récit.

De plus, ce mouvement lent, régulier et doux lui permettait également de se calmer. Il était furieux contre sa belle-mère qui avait osé lever la main sur sa fille. Il ne voulait surtout pas que Bella puisse songer que sa colère était contre elle. Fragile comme l'était, elle était tout à fait capable de repérer ce sentiment qui l'animait et de l'interpréter comme tel. Or, ce n'était pas le cas. Loin de là !

-Est-ce ta mère t'avait déjà frappée auparavant ?

Il se devait de lui poser cette grave question. Son cœur se serrait à l'idée que sa femme avait eu une enfance malheureuse, remplie de maltraitances physiques.

-Non ! S'exclama Bella horrifiée par cette idée. Non ! Jamais ! Ce fut la seule fois ! Edward interprétait ainsi cet aveu : si Madame Swan avait réagi aussi violemment à l'égard de sa fille, c'était parce qu'elle était loin de s'attendre à une telle nouvelle, une nouvelle qui l'avait choquée et bouleversée au plus profond de son être, qu'elle avait craint tout scandale qui aurait terni à jamais la réputation de sa fille. Cependant, même si le choc psychologique avait été grand pour elle, il l'était encore plus pour Bella et jamais elle n'aurait dû réagir ainsi. Jamais ! La seule... Se tut-elle subitement.

Cet arrêt brutal du flot de ses paroles mit toutefois la puce à l'oreille d'Edward.

-Cette fois-là, lorsqu'elle a découvert ta grossesse, et... ? Il laissa sa question en suspens. Devant le silence de son épouse, il la reposa entièrement. Quand t-a-elle maltraitée la seconde fois ?

-La première fois qu'elle est venue me rendre visite chez toi...

-Après notre mariage ? Il dut se contenir pour ne pas exploser. Là, ce n'était plus de la fureur qu'il éprouvait à l'égard de sa belle-mère, mais de la haine. Elle n'avait aucun droit de toucher sa femme ! Quand ? Est-ce la fois où je t'ai trouvée endormie dans notre chambre ? Le visage baigné de tes pleurs ?

-Oui. La voix de son épouse était plus faible qu'un murmure.

-Pourquoi a-t-elle levé à nouveau la main sur toi ? Demanda-t-il. Cette fois-ci, elle n'était plus sous le choc de la nouvelle ! Non pas que je tolère ce qu'elle t'a fait subir, mais cela peut en partie expliquer une partie de son comportement abusif sur toi.

-Elle m'a demandé si tout se passait bien avec toi, et si je saurais reconnaître cette fois-ci les signes annonciateurs d'une grossesse. Bella se mordilla encore une fois la lèvre inférieure. Comme elle semblait agréable, j'ai osé lui poser des questions sur mon enfant mort-né. Et cela ne lui a pas plu que j'évoque ce sujet-là. Elle s'est donc fâchée, et tu peux imaginer la suite...

-Bella, je ne sais pas si je vais à nouveau avoir envie que tu revois ta mère seule, avoua Edward d'une voix tremblante. Elle n'a aucun droit de lever la main sur toi et ce d'autant plus que maintenant, tu es mariée.

-Edward, elle ne recommencera pas si je n'aborde pas ce sujet-là.

-Bella, n'essaie pas de la défendre ! L'interrompit gentiment son époux. Elle est inexcusable ! Impardonnable ! Ton père est-il au courant de ce comportement excessif qu'elle adopte avec toi ?

-Non... Enfin, je ne sais pas...

-Je t'en prie, dis-moi qu'il n'a pas levé la main sur toi lui aussi ? La supplia Edward.

-Oh ! Non ! Rétorqua Bella d'une voix claire et sans appel. Il a toujours été bien pour moi. Il m'a toujours encouragé dans mes lectures ou dans ma pratique de l'équitation, sport qui déplaisait souverainement à ma mère.

-Tu m'en vois soulagé, reprit Edward qui avait toujours apprécié le commissaire Swan. Comment a-t-il réagi à l'annonce de ta grossesse ?

-Il ne m'a rien dit, mais j'ai vu dans son regard que je l'avais déçu. Vraiment déçu. La jeune fille pâlit à ce triste souvenir. Ensuite, il a évoqué l'idée de m'envoyer en Suisse...

-En Suisse ? Mais pourquoi ?

-Tu sais..., rougit-elle honteuse, pour … pour avorter.

-Attends ! Attends ! La stoppa Edward. Je suis perdu. Je croyais que tu avais perdu l'enfant suite aux coups de pieds que ta mère t'a donné dans le ventre lorsqu'elle apprit la nouvelle.

Bella remua silencieusement la tête.

-Mais, tout à l'heure, tu m'as dit ne pas avoir non plus avorter...

Bella acquiesça une nouvelle fois.

Un silence s'installa à nouveau entre eux. Ce n'était pas inconfortable. Edward caressait le dos de son épouse lentement pour qu'elle ressente sa présence. Il savait qu'elle avait besoin de temps pour mettre en ordre ses souvenirs afin de poursuivre ce difficile récit de son passé.

-Non, reprit-elle, je n'ai pas perdu mon enfant, j'ai juste été couverte de multiples ecchymoses. Elle respira lentement. Sauf Mère, personne ne les a jamais vues.

-Et la Suisse ? Pourquoi l'idée de ton père n'a-t-elle pas été exaucée ? J'imagine que ta mère n'aurait pas été contre cette idée. Ce n'est quand même pas une question d'argent pour payer la clinique privée qui les a empêché de t'y emmener ?

-Oh ! Non ! S'ils avaient pu avoir cette opportunité, ils auraient sûrement le double, voir même le triple, et je n'aurai pas eu mon mot à dire. Bella resta à nouveau silencieuse un long moment. C'était trop tard... J'étais à presque quatre mois et demi de grossesse.

-Tu as donc dû mener ta grossesse à terme ?

-Oui, mais il ne fallait pas que quelqu'un de notre entourage l'apprenne. Mère a donc simulé des migraines et une dépression, qui pouvaient guérir avec du repos et du soleil.

-Et donc vous êtes parties toutes les deux en Espagne.

-Nous sommes parties toutes les deux, mais nous n'avons jamais été en Espagne.

-Oh ! Et où êtes-vous donc allées ?

-Nous nous sommes d'abord arrêtées en Charente. Mère a vendu le manoir, les chevaux dont ma jument que j'aimais tant Apamée et la licencier tout le personnel, y compris ma gouvernante Nanou l'accusant de m'avoir jetée dans les bras de Démétri puisqu'elle m'avait laissée sortir seule sans chaperon.

-Pourtant, si je me souviens bien, elle avait appelé ta mère pour lui demander son autorisation.

-Oui, mais Mère n'en a pas tenu compte. C'était tellement plus simple d'accuser les autres d'être responsables.

-Et en licenciant tout le monde et en vendant le manoir, elle a eu l'impression d'effacer ta faute ?

-Oui, je le pense. Elle a même licencié la femme de chambre qui a découvert ma grossesse et qui m'avait humiliée en palpant ma poitrine et se moquant de moi.

-Pour une fois, j'approuve totalement la conduite de ta mère. J'aurai presque envie de dire que c'est bien fait pour elle, sourit Edward. Et ensuite ?

-Ensuite, nous nous sommes installées dans une petite maison bourgeoise à Bordeaux.

-Laisse-moi deviner : j'imagine que si cette ville a été choisie par tes parents, c'est parce qu'ils n'y connaissaient personne.

-En effet ! De toute façon, je n'avais pas le droit de sortir de la maison et du jardin. Sauf pour aller à la clinique des Lilas où je rencontrais le médecin et la sage-femme.

-Est-ce là que tu as appris à cuisiner avec Angela ? Demanda Edward en se souvenant de la panique de sa femme lorsqu'il lui avait demandé qui lui avait appris à cuisiner.

Il comprenait maintenant que certes Bella se sentait coupable du licenciement de la jeune cuisinière, mais que sa panique et sa souffrance étaient également dues à cette grossesse qu'elle devait encore lui dissimuler à l'époque.

-Oui, sourit grandement Bella. C'était la première fois qu'elle souriait si ouvertement depuis le début de son hospitalisation. Edward était ravi de voir les traits de son épouse apaisés et presque heureux. Elle était gentille avec moi. Elle avait à peine trois ans de plus que moi. Elle fut ma seule amie à cette période-là de ma vie puisque je n'avais plus le droit de communiquer, même par lettre, avec Alice, expliqua la jeune fille à son époux. Elle m'a appris à cuisiner dans le dos de ma mère et surtout elle m'a raconté sa grossesse, les respirations pour l'accouchement, comment s'occuper d'un nourrisson, tout ce que ma mère ne me disait pas... Et sa petite fille Martine était adorable. Elle s'en occupait toute seule, c'était admirable. Une larme coula sur la joue de Bella. Je m'en veux toujours du fait qu'elle ait été licenciée par ma faute.

-Ce n'est pas de ta faute, Bella ! C'est ta mère qui lui a donné son congé, essaya de la déculpabiliser Edward en essuyant d'un doigté délicat ses joues brillantes de pleurs. Est-ce que vous aviez d'autres domestiques à Bordeaux ?

-Seulement un vieux chauffeur et son épouse, qui remplissait le rôle de la femme de chambre, et puis il y avait Angela pour la cuisine.

-C'est peu quand on connaît le train de vie habituel de ta mère, constata Edward. Est-ce que la femme de chambre et le chauffeur sont encore au service de tes parents ?

-Non, ils ont été licenciés quand nous avons quitté Bordeaux.

-Tu vois donc que ce n'est pas de ta faute, remarqua Edward d'un ton sûr de lui comme s'il plaidait devant la cour. Ta mère a licencié toutes les personnes qui ont eu connaissance de ton état. Elle t'a interdit d'en parler. Elle s'est assurée que le secret soit totalement gardé.

-Oui, mais... Un sanglot mourut dans la gorge de Bella l'empêchant de parler un court instant. Mais Angela a été licenciée une dizaine de jours avant mon accouchement. Cela a été si soudain. C'est pour cela que je reste persuadée que c'était de ma faute. Elle ne m'a même pas dit au revoir, je suis sûre qu'elle a dû m'en vouloir...

-Ou alors c'est peut-être ta mère qui l'en a empêchée... ?

-Peut-être ! Je ne sais pas ! Je ne sais plus ! Renifla Bella d'une manière peu gracieuse.

Edward la cajola à nouveau pour qu'elle se calme puis lui posa la dernière question qui lui tenait tant à cœur.

-Bella, raconte-moi comment s'est passé ton accouchement... Si tu t'en sens le courage maintenant.

La jeune fille acquiesça. Elle se moucha à nouveau et se rapprocha du torse de son époux pour sentir son odeur si réconfortante.

-J'ai eu des contractions toute la journée du 21 avril. Elles étaient de plus en plus douloureuses. J'avais vraiment mal. Mais Mère a estimé que tant que je n'avais pas perdu les eaux, nous n'avions pas besoin d'aller à la clinique.

-Penses-tu que si tu y étais allée plutôt, cela aurait changé quelque chose ? Questionna Edward, troublé par le manque d'amour maternel de sa belle-mère.

-Je ne sais pas, seul un médecin pourrait le dire. Bella haussa les épaules, semblant presque désintéressée par cette réponse. De toute façon, elle savait que cela ne changerait pas le cours de sa vie, que cela ne lui rapporterait pas l'enfant qu'elle avait porté durant neuf mois et perdu dans d'atroces souffrances. Lorsque j'ai perdu les eaux, le chauffeur nous a emmené à la clinique. Et là, une sage-femme m'a prise en charge. Ma mère n'est pas venue avec moi.

-Étais-tu donc seule avec cette sage-femme ?

-Oui ! Approuva Bella. Je ne me souviens plus de son prénom tellement j'avais mal. Mais je me rappelle de sa chevelure rousse et de son regard noir. L'ensemble était terrible : j'avais l'impression qu'elle allait aspirer ma vie, comme aurait pu le faire une vampire.

-Est-ce qu'elle t'a donné quelque chose contre la douleur ?

-Non ! Elle m'a dit que je devais assumer le fait... Bella se tut, hésitante, puis reprit : le fait « d'avoir écarté les cuisses ».Bella frissonna de dégoût en répétant cette expression si peu reluisante qu'elle n'avait pas comprise lorsque la domestique de sa mère l'avait utilisée contre elle. Elle n'a cessé de répéter que je devais assumer mes erreurs, que la souffrance était là pour me rappeler mes péchés...

-Mais t'aidait-elle ? T'encourageait-elle à mettre au monde ton enfant ?

-Oui... Non... Enfin, je ne sais pas quelle attitude elle aurait dû avoir avec moi. La seule chose sur laquelle je me concentrais, pour ignorer ses remarques acerbes, était ma respiration. J'essayais de mettre en pratique les exercices que m'avait appris Angela.

-Dieu bénisse Angela ! Murmura Edward. J'aurai aimé connaître cette jeune fille qui t'a tant aidée et soutenue.

-Puis, j'ai senti une déchirure... Horrible ! J'ai crié tellement j'avais mal. Bella trembla de douleurs dans les bras de son époux. Je ne me souviens pas de grand chose, seulement que cette sage-femme s'est agitée disant qu'il y avait un problème, que le médecin devait venir... Puis elle a mis un linge sur ma bouche, et je me ne souviens plus de rien.

-Et lorsque tu as repris connaissance...

-Mère était dans ma chambre et m'annonçait sans prendre de gant que mon bébé était mort.

Des larmes brillaient à nouveau dans les yeux de la jeune fille, éprouvée par ces deux grossesses qui s'étaient soldées par deux échecs.

-Bella, la berçait Edward, je t'aime. Je te promets qu'un jour, nous aurons aussi notre enfant et que tu arriveras à mener ta grossesse à terme. Et si ce n'est pas possible, je te promets que nous adopterons... Mais nous deviendrons des parents, je te le garantis ! Tu seras une mère exceptionnelle, à l'image de l'épouse que tu es déjà !

-Edward, pleurait-elle, je n'ai jamais su si c'était un garçon ou une fille... Mère n'a jamais voulu me le dire...

-Et bien, je le lui demanderai si ça peut te soulager. Je l'exigerai même d'elle. Je te le promets.

-Je suis fatiguée..., murmura la jeune fille dans un souffle. Si fatiguée...

-Je vais t'aider à t'allonger, tu vas pouvoir dormir...

Edward avait bien conscience qu'entre la perte de leur bébé la veille au soir, le curetage subi cette nuit, et cette terrible confession sur son passé ce matin, sa femme ne tenait plus debout. Elle devait récupérer. Et seul un sommeil sans songe lui sera profitable.

-Je t'aime Bella, je reste là, je serai à tes côtés à ton réveil, lui promit-il avant qu'elle ne sombre dans une sieste amplement méritée en tenant sa main dans la sienne.

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Lorsqu'il eut constaté que son épouse dormait du sommeil des justes, Edward la couvrit bien chaudement et se leva pour rassurer son père et Esmé qui devaient attendre des nouvelles sans oser les déranger.

Edward sortit de la chambre et les trouva en train de converser avec l'infirmière Maggie.

-Comment va-t-elle ? Demanda Esmé intéressée par l'état de santé de sa bru.

-Sa confession a été éprouvante, elle a beaucoup pleuré, elle dort maintenant.

-C'est bien qu'elle puisse sommeiller. Seul le repos lui permettra de se requinquer, précisa Maggie. Et le fait de ne plus rien avoir à vous dissimuler la soulagera également, même si elle n'en a pas encore conscience.

-T'a-t-elle parlé de son avortement ? Questionna Carlisle.

-Elle n'a pas avorté, elle a pris conscience de sa grossesse trop tard, elle était déjà à quatre mois et demi.

-Comment cela ? Carlisle était interloqué. Les fausses couches au-delà du premier trimestre sont plutôt rares !

-Elle a mené sa grossesse à terme et c'est lors de l'accouchement qu'il y a eu un problème. Elle a été endormie par la sage-femme et lorsqu'elle s'est réveillée, sa mère lui apprenait que l'enfant était mort et qu'elle ne voulait plus jamais que ce sujet soit abordé.

-Que s'est-il passé lors de l'accouchement ? Est-ce le cordon qui s'est enroulé autour du cou de l'enfant ? Demanda Maggie.

-Je ne sais pas, elle ne m'a rien dit à ce sujet, avoua Edward, et je ne pense pas qu'elle en sache plus que ce qu'elle m'a confié.

-Il faudrait pouvoir récupérer son dossier médical, il nous éclaircirait bien des aspects encore sombres, constata Carlisle. Outre l'aspect psychologique qui amène parfois le corps à répéter ce qu'il a vécu sans pour autant que l'esprit en soit conscient, peut-être même que son dossier nous expliquerait pourquoi elle a fait une fausse couche hier. Sais-tu dans quel hôpital parisien elle a accouché ? Demanda-t-il. Je pourrais voir avec un confrère pour l'obtenir.

-Elle n'a pas accouché à Paris, déclara Edward. Sa mère l'a éloignée de leurs connaissances pour ne pas qu'un scandale éclate. Elle a vécu à Bordeaux les derniers mois de sa grossesse. C'est là-bas qu'elle a accouché dans une clinique privée.

-À la clinique des Lilas ? S'exclamèrent conjointement Carlisle et Maggie.

-Euh... Bafouilla Edward un peu confus par leur étonnement respectif. Il me semble que c'est le nom qu'elle m'a donné... Mais pourquoi une telle stupéfaction ?

Le docteur Cullen et l'infirmière Maggie se regardèrent rapidement avant de se détourner l'un de l'autre pour observer l'un son fils, l'autre l'époux de sa patiente.

Devant leur silence, Esmé reprit la parole pour les pousser à révéler ce que le corps médical savait à ce sujet.

-Que se passe-t-il ? Que savez-vous à propos de cet endroit pour avoir réagi au même moment ?

-Edward, la clinique des Lilas est connue pour... Carlisle s'interrompit, se demandant s'il devait être direct ou pas face à son fils.

-Papa ? Que n'oses-tu pas me révéler ? S'impatienta-t-il.

Constatant le silence du docteur Cullen, Maggie poursuivit :

-Dans le milieu médical, la clinique des Lilas est surtout connue pour son personnel soignant à la moralité plus ou moins douteuse et qui garde le silence sur leurs actes en échange d'une motivation pécuniaire plus ou moins importante. Elle hésita à son tour mais continua. Ils se sont spécialisés dans l'accouchement sous X des filles de bonne famille qui se sont mises dans une position délicate qui ne doit pas être connue par peur d'un scandale.

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Pour mémoire lorsque j'évoque la gifle de Renée sur Bella peu de temps après son mariage : relire le Chapitre XI « Vivre à Deux » Partie 4 pour la discussion sur Angela, relire le Chapitre XII « Quotidien ».

Pour mémoire (encore!) : vous aurez sans aucun doute reconnu mon allusion au Prologuelorsque j'évoque le réveil de Bella à la clinique et la façon dont elle apprend que son enfant est mort.

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Notes :

J'ai découvert avec une petite recherche sur internet que la Suisse était le premier pays européen à avoir autorisé l'avortement si la mère était en détresse. Je savais qu'elle faisait partie des premiers pays à l'avoir légaliser, mais je pensais que le Royaume-Uni avait été plus précoce. Or, à priori, pas d'après la recherche effectuée. Si vous avez d'autres infos là-dessus, n'hésitez pas à me les communiquer... Merci !

La clinique des Lilas à Bordeaux sort directement de mon imagination. Je ne sais pas si un tel établissement existait à Bordeaux à l'époque, mais ce type de clinique était courant à l'époque pour dissimuler les grossesses de jeunes filles de la bourgeoisie, qui n'étaient pas encore dûment mariées, et dont leur état aurait pu faire scandale par rapport à la morale de l'époque.

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Chapitre publié le 12 octobre 2012

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Prochain chapitre : Confrontation.

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Pour la publication du prochain chapitre : comptez environ une dizaine de jours... ! S'il arrive plutôt, ce sera une surprise pour vous ! (Je vous le dis franchement, je ne pensais pas finir d'écrire le chapitre ci-dessus si rapidement et je pensais en avoir pour plus de temps qu'il n'a été avéré).

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Réponses aux anonymes :

Anges0112 : Merci pour ta review. Je suis ravie que cela te plaise toujours autant. Oui, Esmé et Carlisle vont soutenir le jeune couple dans sa souffrance. Quant à la révélation tant attendue, tu as pu la lire dans ce chapitre-là. J'espère qu'elle a été à la hauteur de tes espérances. Pour une prochaine grossesse, il faut prendre ton mal en patience et déjà laisser Bella récupérer de cette fausse couche et assimiler le fait qu'elle accepter de confier son secret le plus lourd. À bientôt !

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À vos claviers !

J'attends vos commentaires en stressant tellement ce chapitre comptait pour moi.

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Portez-vous bien !

À bientôt ! AliLouane

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