Bonsoir chères lectrices !

J'arrive sur la pointe de pieds ! Je pensais sincèrement poster dans la semaine, et finalement il m'aura fallu plus d'un mois pour achever ce nouveau chapitre. Oups !

J'espère que tout le monde se porte bien ce soir ! Et que vous ne m'en voulez pas trop d'avoir tant tardé !

J'en profite pour remercier Cornett d'avoir souligné une petite incohérence historique : le DEUG n'est créé qu'en 1970. Or, Bella s'inscrit à l'Université en 1960. Par contre, les autres grades de diplômes (Baccalauréat, Licence, Maîtrise, Doctorat) existent bien déjà.

Ensuite, je n'ai pas pour habitude de répondre aux review anonymes en début de chapitre (je le préfère le faire au pied du chapitre). Je vais devoir faire une exception à cette règle pour être sûre que le chapitre précédent et celui ci-dessous soient bien compris.

À Guest du 24 mars : Martine n'est pas la fille de Bella. Ce n'est pas possible, elle a cinq ans et demie, elle est donc trop âgée. La fille de Bella est née en avril 1956, elle n'a donc pas encore quatre ans. De plus, dans le chapitre XII intitulé Quotidien, Bella évoque le licenciement d'Angela qui a déjà une petite fille de 20 mois.

Je suis désolée si le fait d'écrire que Martine ait des boucles brunes comme sa mère ait favorisé les confusions avec la possible fille de Bella. Ce n'était absolument pas le but !

Pour les autres reviews anonymes, je ne vous oublie pas, les réponses sont en bas du chapitre !

Pour info : le passage en italique était la fin du chapitre précédent, histoire de vous remettre dans le bain.

Bonne lecture !


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Titre de la fiction : Sous X

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Enjoy !

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Chapitre XXIV – Retrouvailles (partie 2)

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-Je n'ai pas été licenciée par votre faute, votre mère n'a jamais su que je vous avais appris à cuisiner dans son dos. Mademoiselle Isabella, vous ne devez pas culpabiliser, ce n'est pas votre faute.

Toujours aussi surprise par la froideur qu'imposaient le vouvoiement et le « Mademoiselle Isabella », la jeune fille brune sentit des larmes perler au coin de ses yeux. Elle sortit son mouchoir pour dissimuler son émotion et son chagrin de constater qu'elle ne pourrait plus être aussi proche de la cuisinière qui l'avait tant aidée et soutenue lors de sa grossesse.

-Bella, est-ce que tu vas bien ? Questionna doucement Edward qui voyait au combien son épouse était bouleversée.

-Oui, oui, murmura-t-elle avant de se tourner vers l'ancienne employée de sa mère. Angela, peux-tu... Elle se mordit la lèvre et se reprit. Si son ancienne amie voulait garder ses distances, elle allait elle aussi la vouvoyer. Pouvez-vous me dire pourquoi vous avez été licenciée si ce n'est pas ma faute ? Pouvez-vous me raconter ce qu'il s'est passé ensuite pour vous et Martine ?

-Vous me tutoyez à l'époque, sourit Angela qui avait remarqué le changement d'attitude de la fille de son ancienne patronne.

-Vous aussi ! Rétorqua immédiatement Bella. Et vous m'appeliez par mon prénom, sans respecter les convenances sociales que ma mère exigeait.

-Votre mère n'apprécierez pas que je vous tutoie et vous nomme de votre surnom.

-Madame Swan n'est pas présente, intervint Edward quand il vit pâlir son épouse, signe qu'elle était tellement émue que son éducation stricte revenait au grand galop. Bella ne voit aucun inconvénient à ce que vous l'appeliez de son prénom. De toute façon, le « Mademoiselle » n'a plus lieu d'être.

-Es-tu d'accord avec cela ? Demanda Angela à Bella.

-Oui, j'en serai honorée ! Lorsque ma mère n'était pas avec nous, tu outrepassais bien ses consignes et ses exigences.

-Certes, mais les temps ont changé, répondit rapidement Angela en désignant d'un petit geste de la tête le mari de Bella. Tu t'es donc mariée. C'était plus une affirmation qu'une interrogation.

-Oui, sourit Bella en prenant la main de son époux, un geste tendre et affectueux pour démontrer l'amour qu'elle éprouvait à son égard devant Angela. J'ai rencontré Edward à Paris au cours de l'été suivant ton ... ton licenciement, et nous nous sommes mariés en septembre.

-Quelle rapidité ! S'étonna son interlocutrice.

-Tu connais ma mère et son efficacité lorsqu'il s'agit d'organiser des événements mondains. Dès qu'elle a pris une décision, diligence et efficacité sont ses maîtres-mots.

-Je m'en souviens ! Murmura Angela. Avez-vous... Elle hésita avant de poursuivre. Avez-vous des enfants ?

Les yeux de Bella brillèrent et lorsqu'elle voulut répondre, l'émotion l'emplit tant qu'elle bloqua sa voix.

-Non, pas encore, reprit Edward voyant la souffrance de son épouse qui s'essuyait à nouveau les yeux.

-Et toi, qu'es-tu devenue après que ma mère t'aies licenciée ? Demanda Bella souhaitant changer de sujet.

-J'ai surpris une conversation entre ta mère et Jared, votre chauffeur à l'époque. À ce nom, Bella grimaça : elle se souvenait de lui et ne l'appréciait pas du tout, ni lui, ni son épouse. Ils étaient alors les âmes damnées de sa mère et lui rapportaient tous les faits et gestes de sa fille qui s'était compromise. Lorsque ta mère l'a découvert, elle m'a immédiatement signifié mon congé, me donnant à peine une heure pour emballer mes affaires et pestant contre elle qu'elle n'aurait jamais dû embaucher une … « une fille-mère, une fille de mauvaise vie »... Ce furent les mots qu'elle employa. Je n'ai pas eu le droit de te dire au revoir et je me suis retrouvée à minuit à la porte avec une valise et ma petite Martine à moitié endormie.

-Je suis sincèrement désolée de l'attitude de ma mère... et des insultes qu'elle a pu proférer à ton égard...

-Laisse tomber, Bella. Ce n'est pas de ta faute ! Et je sais bien que tu n'aurais jamais agi ainsi.

-Que s'est-il passé ensuite ?

-Nous avons dû loger à l'hôtel, ce qui a déjà bien entamé mon maigre pécule. Je n'ai pas retrouvé de place immédiatement. Ta mère ne m'a donné aucune lettre de recommandation et elle s'est débrouillée pour détruire ma réputation auprès des familles bordelaises qui auraient pu m'engager. Angela soupira. J'ai travaillé à droite ou à gauche, à la journée, pour des emplois fort mal rémunérés. J'étais parfois obligée de laisser Martine seule à l'hôtel quand je ne pouvais pas l'emmener sur mon lieu de travail. Ce ne fut pas une époque facile.

-J'en suis confuse...

-Tu n'as pas à l'être ! La tança à nouveau la cuisinière. Ce n'est pas de ta faute ! Alors arrête de culpabiliser sinon je ne poursuis pas mon récit.

Edward se mit à rire au reproche d'Angela. C'était tout sa femme de réagir ainsi !

-C'est bon, je me tais, ronchonna Bella en lançant un regard acerbe à son époux, je te laisse parler.

-J'ai finalement obtenu un emploi de cuisinière pour la saison estivale sur l'Île de Ré, à côté de La Rochelle. Comme Martine et moi étions nourries et logées, cela nous a permis de repartir sur de nouvelles bases. Angela se tut un moment pour débarbouiller sa fille qui avait terminé son pain au chocolat. Puis, nous sommes allées à Angoulême, où j'ai travaillé dans un hôtel en tant que serveuse durant tout l'automne et l'hiver. J'ai rencontré une famille fort agréable qui avait deux filles. Elle venait de Lyon et m'a engagée comme cuisinière si j'acceptais de les suivre.

-Ce que tu as fait, constata Bella.

-En effet, approuva Angela. Ce fut l'une des meilleures places que j'ai pu obtenir. Cette famille était d'une part très sympathique et d'autre part offrait de fortes primes à ses employés qui effectuaient de manière correcte et dynamique leur travail. C'est aussi chez eux que j'ai rencontré Ben.

-J'ai été longtemps leur chauffeur, précisa Ben. Angela et moi, nous nous sommes immédiatement bien entendus.

-Et surtout, tu as toujours accepté Martine. Même si elle n'avait pas de père.

-C'était une évidence ! Sourit Ben.

-Pas pour tout le monde, contrecarra Angela. Et cela a beaucoup compté pour moi.

-Travaillez-vous toujours pour cette famille ? Osa demander Bella.

-Non, j'ai réussi l'examen d'entrée aux PTT et depuis deux ans, je suis facteur, expliqua Ben. Cet emploi stable m'a permis de demander Angie en mariage et d'adopter Martine.

-De mon côté, reprit Angela les joues rougies par le rappel de la déclaration de Ben, lorsque cette famille a quitté la région lyonnaise, mon patron était un militaire et donc il était souvent déplacé, son épouse s'est arrangée pour que j'obtienne un poste de cuisinière en restauration scolaire. C'est vraiment bien car mes horaires s'adaptent à ceux de Martine depuis qu'elle est entrée à l'école primaire. J'ai dû temps pour m'occuper d'elle et le salaire est correct.

-De combien de mois es-tu enceinte ? Demanda enfin Bella.

-Cinq mois ! L'accouchement est prévu pour fin mai, sourit Angela en caressant son ventre rebondi.

-Quelle chance tu as ! L'envia Bella les yeux brillants.

-Et toi ? Comment es-tu arrivée à Lyon ? Est-ce ton époux qui vit ici ? Je n'imagine même pas ta mère quitter Paris.

-Edward avait une opportunité de travail ici, expliqua Bella, et j'avais besoin de m'éloigner de ma mère. Elle demeura silencieuse avant de poursuivre. Elle n'avait rien à cacher à celle qui l'avait tant aidé par le passé. C'était une nécessité : elle m'étouffait. Edward serra la main de son épouse. Il était fier d'elle. Elle réussissait à évoquer son passé sans paniquer. C'était encore plus difficile... après la fausse couche que j'ai faite au début de notre union.

-Oh ! Tu as perdu un enfant ! Déplora Angela. Je suis tellement désolée. Je m'affiche avec mon bonheur alors que toi...

-C'est à ton tour de ne pas culpabiliser ! Essaya de plaisanter Bella. Je suis ravie de ton bonheur ! Ne t'inquiètes pas pour moi...

-Bella ? Lança Angela d'un ton indécis.

-Oui ?

-Je dois te dire... L'ancienne cuisinière se tut, hésitant à parler devant le mari de son amie retrouvée.

-Quoi ? Insista Bella stupéfaite par le silence de son amie.

-Je... Est-ce que ton époux sait à quel moment de ta vie nous nous sommes rencontrées ?

-Oui, il sait tout, affirma sans ambages Bella.

-Tout ? Je n'ai pas à craindre de révéler un secret que ta mère t'aurait forcé à garder.

-Non, aucunement ! Assura-t-elle. Enfin, plus maintenant... Il y a eu un secret entre Edward et moi, mais c'est désormais du passé.

-Je suis au courant des leçons de cuisine dispensées en cachette de Madame Swan, intervint Edward qui comprenait qu'Angela avait peur de faire impair devant lui, de la première grossesse de Bella, et également du fait que Madame Swan a préféré faire croire à Bella qu'elle avait accouché d'un enfant mort-né plutôt que de lui dire qu'elle avait fait accoucher sa fille sous X afin de proposer l'enfant à l'adoption.

-Oh ! Mon Dieu ! Elle n'a pas osé te raconter que ton enfant était mort ! S'écria Angela bouleversée.

-Si, elle l'a fait, chuchota Bella en sortant son mouchoir par crainte de pleurer devant tout le monde. Je n'ai eu connaissance de la vérité que lors de ma fausse couche. J'ai craqué, ce qui m'a contraint à révéler ma première grossesse à Edward. Après un instant de silence pour reprendre son souffle et dominer ses émotions, elle précisa. Carlisle, mon beau-père, qui est médecin, a voulu avoir connaissance de mon dossier médical pensant que la fausse couche était peut-être liée à mon premier accouchement. Il a enquêté et a découvert que ma fille n'était pas morte.

-Une fille ?

-Oui, acquiesça Bella.

-Est-ce que tu as pu la voir ?

-Non, je ne sais même pas où elle est, ni comment elle s'appelle. Elle a été adoptée et je l'ai su trop tard pour interrompre la procédure. Bella essuya une larme qui coulait sur sa joue. C'était toujours difficile d'évoquer sa fille qu'elle ne connaîtrait probablement jamais.

Edward resserra sa main sur celle de son épouse. Il la savait toujours fragile lorsqu'elle évoquait sa première-née.

-Tu sais, j'ai évoqué tout à l'heure la conversation que j'ai surprise entre ta mère et Jared. Bella remua positivement sa tête signifiant qu'elle s'en souvenait. Je l'ai entendu parler du fait qu'elle voulait que tu accouches sous X pour étouffer le scandale. J'ai alors voulu te prévenir. Elle m'en a empêché en me licenciant sur le champ au beau milieu de la nuit.

-Je te remercie d'avoir essayé, murmura Bella. Je savais bien que tu n'aurai pas démissionné comme cela sans me laisser de mot.

-Les quinze jours suivants, puisque je savais que tu allais accoucher prochainement, j'ai été dans les maternités espérant te croiser, continua Angela. J'ai dû arrêter le jour où on m'a menacée de me conduire au poste de police si je continuais à venir chaque jour. Tu comprends, j'ai eu peur qu'on m'enlève ma fille.

-Maman, j'ai faim... Se plaignit Martine.

Il était déjà 19 heures passées. Aucun des quatre adultes n'avaient vu le temps s'écouler, tant ils avaient été pris par la discussion entre les deux femmes. La petite fille avait été fort sage durant cette longue conversation dont elle ne comprenait pas l'essentiel. Elle avait dessiné sur sa serviette en papier avec un stylo bic que lui avait prêté sa mère.

-Oui, nous allons rentrer à la maison, confirma Angela. Tu vas bientôt manger.

-Souhaiteriez-vous partager notre repas ? Proposa Ben.

-Euh... Bella ne savait que répondre et interrogeait son amie du regard.

-Vous êtes les bienvenus, répondit-elle, mais nous sommes loin d'habiter une demeure telle que celle de tes parents, Bella. Ce n'est qu'un simple appartement et...

-Cela nous conviendra parfaitement, n'est-ce pas Edward ?

-Tout à fait, admit ce dernier. Nous nous chargeons du dessert.

-Et samedi prochain, c'est vous qui venez dîner chez nous ! Suggéra Bella. Cela ne peut être plus tôt, car je passe des examens la semaine prochaine. Mais tu verras, Angela, comme j'ai progressé en cuisine !

-Quels examens prépares-tu ?

-Une Licence de Lettres Classiques.

-Il me semble que c'était les études dont tu rêvais à l'époque. Mais je croyais que ta mère ne t'y encourageait pas.

-Exact ! Mais Edward ne l'entendait pas ainsi ! Répondit Bella souriante en direction de son époux. Alors, êtes-vous d'accord pour venir dîner samedi soir prochain à la maison ? Redemanda Bella pendant que son époux réglait l'addition.

-Oui, accepta Angela après avoir consulté Ben du regard. Mais, si c'est possible, cela serait mieux de déjeuner ensemble. Le soir, Martine se couche tôt et, chez vous, elle ne pourra pas dormir dans son lit.

-Pas de problème ! C'est noté pour samedi midi ! S'enthousiasma Bella.

Angela transmit leur adresse à Bella qui la nota dans un petit calepin qu'elle avait sorti de son sac à main. Elle ne connaissait pas ce quartier, mais Edward le localisait sans problème.

Les deux familles se séparèrent. Alors que les Cheney se dirigeaient vers l'arrêt de bus le plus proche, Bella et Edward regagnèrent le parking où était garée la voiture grise de l'avocat.

-Si tu savais comme je suis heureuse ! Sautillait Bella. Je suis tellement contente de l'avoir rencontrée ! Et Martine est une si jolie petite fille !

-Je vois cela avec grand plaisir, sourit Edward.

Il ouvrit galamment la porte de sa voiture pour Bella mais avant qu'elle ne s'installe, il se rapprocha d'elle, ceintura sa taille et se pencha sur les lèvres de sa douce. Le baiser fut passionné et enflammé. Leurs langues se cherchèrent et se trouvèrent rapidement. Elles dansèrent longuement ensemble alors que les mains d'Edward glissaient sur la taille puis les hanches de Bella la faisant gémir. Ce n'est qu'à bout de souffle qu'ils s'éloignèrent l'un de l'autre, les yeux brillants de plaisir, pour reprendre leur souffle.

-Je t'aime Edward, je t'aime tellement fort.

-Moi aussi, ma Bella, je t'aime tant, souffla-t-il au creux de son oreille.

Il l'aida à s'installer, refermer la portière et gagna le côté du conducteur. Il démarra rapidement pour les mener vers une boulangerie pour laquelle ils avaient un coup de cœur pour ses desserts, puis il conduisit jusque dans le quartier populaire où habitaient les Cheney.

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Lorsqu'ils arrivèrent au troisième étage porte gauche, ils sonnèrent. Ben vint de suite leur ouvrir, leur expliquant que son épouse s'affairait aux fourneaux tout en faisant dîner Martine, qui ne tarderait pas à se coucher.

Il les invita dans la salle à manger, où il leur servit un apéritif. L'appartement était petit, mais chaleureux et accueillant.

Un petit quart d'heure plus tard, Angela sortit de la cuisine avec Martine qui venait leur souhaiter une bonne nuit. La petite fille brune tombait de fatigue. La journée avait été longue pour elle. Après un bisou sur la joue de l'enfant, Bella lui promit de lui faire son dessert préféré -des œufs à la neige- lorsqu'elle viendrait chez elle samedi midi.

Angela partit coucher sa fille et revint quelques instants plus tard après avoir lu une petite histoire pour qu'elle parte aux pays des rêves. Elle tenait entre ses mains un album photo. Elle vint alors s'asseoir aux côtés de Bella.

-Avant de passer à table, je souhaiterai te montrer quelque chose.

-Oui ? Bella se demandait à quoi elle faisait référence.

-Te souviens-tu que, lorsque nous vivions à Bordeaux, je possédais un appareil photo ?

-Oui, bien sûr, confirma Bella. Il me semble que c'était un cadeau que tu avais reçu de tes précédents employeurs.

-C'est cela, affirma la jeune femme enceinte. Je n'aurai jamais pu me permettre d'acheter un tel appareil avec mes gages de l'époque.

-Je me souviens que nous avions pris plusieurs photos de Martine, et de nous deux, mais aussi de mes premières réalisations culinaires. Certaines étaient fort catastrophiques, rigola Bella.

-Oui, je m'en rappelle, rit à son tour Angela.

-J'ai bien envie de voir les premières prouesses de ma femme en cuisine, les interrompit Edward.

-Tu les as dans cet album ? Demanda Bella anxieuse et avide de voir des photos de son passé, en désignant l'album que tenait son amie.

-Et bien..., en fait, lorsque ta mère m'a licencié, elle a récupéré toutes les photos que nous avions prises ensemble, hurlant que je n'avais aucun droit de prendre de telles photos de toi, et encore moins de les conserver, puisque ta « faute » devait à jamais disparaître.

-Ah ! Bella était stupéfaite. Je suis vraiment désolée...

-Arrête encore une fois de culpabiliser ! La gourmanda Angela. Elle a donc saisi toutes mes photos et les a jeté dans le foyer du fourneau dans la cuisine.

-Pfff... Ma mère avait vraiment pensé à tout, tout tout... C'est dommage, j'aurai bien aimé revoir des souvenirs heureux de cette époque.

Edward prit la main de son épouse pour la rassénérer suite à cette déception.

-En fait... Reprit Angela. Elle n'a pas pensé à tout, tout, tout...

-Comment cela ? Sursauta Bella vivement intéressée.

-Et bien, elle a pensé à prendre toutes les photos que j'avais classé dans mon album, ainsi que mes négatifs. Mais elle a oublié la pellicule qui était dans l'appareil-photo. Et nous l'avions entamée légèrement.

-As-tu donc des photos de cette époque ? Questionna la jeune fille d'une petite voix craintive.

-Oui, confirma Angela. Mais seulement trois.

-Oh ! Bella était devenue muette devant cette révélation.

-Est-ce que tu souhaiterai les voir ?

Bella ne répondit pas à son amie. Elle était perdue dans ses pensées mais aussi dans ses craintes. Souhaitait-elle réellement voir des photos d'elle enceinte de sa fille ? Elle ne savait pas. Elle avait peur de sa réaction tout comme celle d'Edward. Sa première grossesse ne serait plus désormais à l'état de souvenir douloureux plus ou moins imaginaire car personne ne l'avait connu enceinte. Elle devenait subitement réelle avec le retour d'Angela, et même totalement vivace avec ces photographies qui allaient la prouver totalement.

-Bella ? L'appela doucement son époux qui devinait le choc que subissait sa femme.

-Est-ce qu'elle va bien ? Questionna Angela. Je ne voulais pas lui rappeler de mauvais souvenirs. Je...

-Ne vous inquiétez pas, la coupa Edward. Il faut juste lui laisser le temps d'assimiler ces nouvelles informations. Bella ? L'appella-t-il de nouveau.

-Oui ? Répondit-elle finalement.

-Comment vas-tu ?

-Ça va... J'ai juste été un peu... Bella cherchait ses mots.

-Surprise ? Compléta Edward. Son épouse acquiesça de la tête. Est-ce que tu veux voir les photos d'Angela ?

-Je ne sais pas... Murmura d'elle une voix craintive.

-Tu peux réfléchir pendant le repas, suggéra Edward, et donner ta réponse au dessert.

-C'est possible ? Interrogea Bella.

-Bien sûr ! Affirma Angela d'un ton péremptoire. Tout à l'heure, demain ou dans quinze jours ! Tu as tout le temps pour réfléchir. Les photos ne s'envoleront pas ! Passons donc à table, sinon je crains que mon repas ne soit brûlé.

Sur l'invitation d'Angela, les deux couples s'attablèrent pour le dîner. Ben s'empressa de lancer un sujet banal pour éviter que ne soit à nouveau aborder la rencontre des deux jeunes filles, qui restait une époque douloureuse pour Bella. Edward le suivit dans sa conversation. Les deux jeunes couples apprenaient ainsi à faire plus ample connaissance.

Bellane cessa de complimenter son amie sur ses prouesses culinaires qui étaient toujours d'aussi bonne qualité d'un point de vue gustatif. Le repas était simple mais délicieux.

Une fois le dessert englouti, les jeunes gens se retrouvèrent à nouveau au salon où Ben servit un digestif à Edward et lui alors qu'Angela préparait une infusion pour Bella et elle-même.

-Angela, lança soudainement Bella après avoir pris quelques gorgées de son infusion verveine, je crois que je souhaiterai voir tes photos.

-Bien sûr, Bella. Je vais chercher mon album.

Elle se leva, sortit quelques minutes de la pièce et revint avec son fameux album. Edward se rapprocha de son épouse pour lui rappeler qu'il était là pour elle et qu'elle pouvait s'appuyer sur lui si elle en éprouvait le besoin.

Alors qu'Angela s'installait à côté d'elle, Bella inspira une grande goulée d'air. Puis elle fit signe à son amie qu'elle pouvait commencer. Angela ouvrit son album et passa rapidement les premières pages qui rappelaient la naissance de Martine et sa première année.

-Voici la première des photos : tu es assise aux côtés de Martine devant un saladier de mousse au chocolat. Vous terminez de lécher le plat.

-Je me souviens ! Qu'est-ce qu'on avait pu rire ! Elle avait des moustaches partout !

-Toi aussi ! Indiqua Angela en pointant sur la photo le visage barbouillé de Bella.

-En effet ! Sourit cette dernière.

Edward se pencha sur l'épaule de son épouse pour observer la photo alors que Ben s'installait derrière sa femme.

-Tu es toute craquante ainsi ! Commenta-t-il. Par contre, il est impossible de deviner que tu es enceinte. Tu en étais à quel stade de ta grossesse ?

Bella haussa les épaules, ne sachant pas quoi répondre.

-Toutes ces photos datent du mois d'avril, rappela Angela, puisque Madame Swan a détruit les autres. Et j'ai été licenciée le 18 avril. Donc Bella est dans son dernier mois de grossesse, mais ici son corps est dissimulé par la table puisqu'elle est assise derrière. Par contre, sur la seconde photo, tu es assise par terre en train de jouer avec Martine : cette fois, on voit sans équivoque ton ventre arrondi.

-En effet... Murmura Bella. Je ne me souvenais plus que j'avais été si grosse...

Émue, la jeune fille brune sortit la photo de son cadre pour la prendre dans ses mains et caresser sa silhouette de l'époque.

-Et cela t'allait très bien, mon amour, chuchota Edward.

Bella s'empourpra, gênée à l'idée que Ben et Angela aient pu entendre les propos de son époux.

-Comment peux-tu dire cela ? Paniqua-t-elle. J'étais si grosse, lourde... Je devais être affreuse !

-Je te remercie du compliment ! La coupa froidement Angela avant même qu'Edward eut pu répondre.

-Pardon ? Bella était perdue. Elle n'avait jamais critiqué la silhouette de son amie enceinte.

-Si tu penses que le corps d'une femme déformé par l'enfant qu'elle porte est affreux, je le prends vraiment mal ! Expliqua Angela. Je te signale que je fais partie actuellement du clan des baleines !

-Mais je n'ai jamais dit cela ! Essaya de contrer Bella.

-C'était tout comme ! Soupira son amie faussement furieuse.

-Un homme épris de sa femme la trouve toujours belle et magnifique lorsqu'elle porte son enfant, rajouta Ben.

-Et tu étais ravissante lorsque tu étais enceinte, reprit Edward. Regarde donc cette photo !

Il désignait la troisième photographie que Angela venait de révéler en tournant la page de son album. Bella était debout dans le jardin face à Martine. Son corps était totalement épanoui par sa grossesse qui approchait alors de son terme. Son sourire était éclatant, son regard marron chocolat rieur.

-Cela paraît si réel ! Murmura-elle en observant attentivement cette dernière photo.

-Comment cela réel ? Angela était interloquée par la réflexion de son amie. Je ne comprends pas ce que tu veux dire ! Tu as bel et bien été enceinte !

-J'ai si longtemps eu l'impression que tout cela n'était qu'un cauchemar, un affreux cauchemar qui me réveillait en hurlant et en pleurant au cœur de la nuit, tenta d'expliquer Bella d'un ton hésitant et larmoyant. Comme je n'avais pas le droit de parler de ma grossesse, ni du fait d'avoir perdu mon enfant, je crois que j'avais réussi à me persuader que ces événements horribles n'avaient jamais existé, qu'ils n'étaient que le fruit de mon imagination qui créait de vilains cauchemars la nuit.

-Oh ! Bella ! Angela serra son amie contre elle. Tu as vécu des événements atroces et cruels, des choses que personne ne devrait vivre. Ils ne sont pas le fruit de ton imagination ! J'étais là et malheureusement je n'ai rien pu faire pour t'aider.

-Merci beaucoup Angie ! Bella lui rendit son étreinte. Tu sais, depuis ma fausse couche, je peux parler de tout cela avec Edward, avec sa famille, avec mon thérapeute...

-Mais... ? Relança Angela qui avait comprit que Bella n'avait pas achevé sa phrase.

-Mais ce... La jeune fille se tut, hésitant à poursuivre par peur de blesser son époux.

-Mais ce n'est pas pareil, poursuivit Edward qui avait saisi le dilemme de sa femme, car aucun de nous n'était là lorsque tu étais enceinte... à l'exception d'Angela.

Bella acquiesça et se précipita dans les bras de son époux.

-J'ai aussi besoin de toi, de ton écoute...

-Oui, je le sais bien, la coupa doucement Edward ne voulant pas que sa femme éprouve une quelconque gêne. Mais tu as aussi besoin du témoignage de ton amie.

-Et bien, désormais, tu peux me parler autant que tu veux de ta grossesse, je serai là pour écouter si tu le désires, précisa Angela. Et tiens, rajouta-t-elle en tendant les trois photographies, garde-les. Je pense que tu en as plus besoin que moi.

-Mais toi ?

-J'ai encore les négatifs, je pourrai les faire refaire. Cela me fait plaisir de te les offrir, garde-les ! En souvenir de ces bons moments dans la cuisine à Bordeaux !

-Merci beaucoup Angela !

Edward et Bella se levèrent alors pour prendre congé du jeune couple. Il se faisait tard. Ils se promirent de se revoir dès samedi prochain, chez Edward et Bella cette fois-ci.

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Durant le trajet du retour en voiture, Bella serrait les trois photos contre son cœur. Elle était émue de ces retrouvailles avec Angela tout comme d'avoir pu découvrir ces images qui prouvaient sa grossesse.

Elle était également ravie de constater que son amie était heureuse en ménage, épanouie par une seconde grossesse et toujours aussi attentive et maternelle avec Martine. Elle se faisait déjà une telle joie de les recevoir samedi prochain qu'elle en avait presque oublié ses examens la semaine prochaine.

Edward rentra la voiture dans le garage puis vint ouvrir la portière de son épouse. Cette dernière se précipita contre lui pour l'embrasser dès qu'elle fut sortie de l'habitacle.

Ils rentrèrent main dans la main dans leur pavillon. Edward ôta son manteau et l'accrocha sur la patère de l'entrée. Galamment, il aida son épouse à en faire de même. Puis il la dirigea dans la salle à manger vers le buffet sur lequel trônait une photographie de leur mariage prise à la sortie de l'église : Bella en robe blanche était rayonnante sous le regard scintillant et attentif de son jeune époux.

Edward prit alors les trois photographies des mains de Bella et les déposa à plat sur le buffet.

-Lundi, pendant que tu seras en examen, j'irai acheter un cadre pour que nous puissions exposer l'une de ces photographies.

-Est-ce vrai ? Bella était sincèrement étonnée. Accepterai-tu vraiment qu'une photo de moi enceinte soit affichée dans le salon alors que je ne porte même pas ton enfant ?

-Bien sûr, confirma Edward. Cela fait partie de ton passé, et un jour prochain, il y aura d'autres photos de toi avec un ventre arrondi... Par contre, j'aimerai bien choisir celle que je préfère.

-Laquelle veux-tu donc mettre ? Lança Bella qui ne voulait pas relever l'argument d'Edward sur une prochaine grossesse par peur d'attirer le mauvais œil sur elle et de subir une nouvelle fausse couche.

-Cella-là ! Tu es magnifique dans ce jardin aux côtés de Martine !

-Alors, nous mettrons celle-là dans un cadre ! Bella se précipita dans les bras de son époux. Edward, si tu savais combien je t'aime... Tellement que cela ne peut pas se dire...

-Montre-le moi donc ! Lui répondit-il dans un murmure en capturant les lèvres de sa douce.

Leurs lèvres s'épousèrent avec frénésie, leurs dents s'entrechoquèrent du fait de la fougue qu'ils mirent dans ce baiser, leurs lèvres se cajolèrent mutuellement, entraînant des gémissements de part et d'autre.

Les mains d'Edward n'étaient pas restées inactives et exploraient le corps gracile de sa femme, sa chute de reins, sa taille fine, sa poitrine ronde dont les mamelons commençaient à pointer sous le tissu de sa robe. Bella avait glissé les siennes dans la coiffure désordonnée de son époux, grattant de ses ongles les endroits qu'elle savait sensibles.

Lorsqu'ils s'éloignèrent l'un de l'autre pour retrouver leur souffle respectif, leurs yeux brillaient de désir et de mille plaisirs partagés. Sans lui laisser le temps de réagir ou de lui poser la moindre question, Edward passa un bras autour de la taille de sa femme, l'autre sous ses genoux et il la porta d'un pas rapide en direction de leur chambre au premier étage.

Bella riait devant tant de hâte. Toutefois, il était clair qu'elle était aussi impatiente que son époux : lorsqu'il la déposa sur le matelas de leur lit, elle se tourna immédiatement vers lui pour lui ôter son veston et déboutonner sa chemise gris perle qui mettait tant en valeur son corps musclé.

Edward passa une main dans le dos de son épouse, à la recherche de la fermeture-éclair qui lui permettrait d'ouvrir sa robe et de dévoiler le corps gracile qu'il aimait tant vénérer.

Pendant qu'il la faisait glisser lentement, ses doigts frôlaient consciencieusement la peau de la jeune fille la faisant frissonner de plaisir à mesure de leur descente. Bella, quant à elle, cajolait la poitrine de son époux, palpant ses abdominaux musclés, embrassant ses tétons, léchant certaines zones de son cou qu'elle savait sensibles, glissant progressivement ses doigts vers la ceinture de son pantalon qui dissimulait encore le plus beau des trésors.

-Lève les bras ! Lui ordonna-t-il d'une voix rauque afin de pouvoir lui ôter sa robe facilement.

Bella s'exécuta immédiatement sous cet ordre intense qui n'eut pour unique conséquence que de l'émoustiller davantage, les tétons de sa poitrine se dressant encore plus vivement sous le fin tissu qui les recouvraient encore.

Edward était admiratif devant son épouse ainsi dévêtue : portant simplement un soutien-gorge, ses bas et un porte-jarretelle qui cachait discrètement sa culotte et les mystères de sa féminité, elle était si belle, si indécente, si tentante.

Il se précipita sur elle, l'entourant de ses bras, palpant son corps sensible et réactif pendant que ses doigts crochetaient l'ouverture dorsale de son soutien-gorge et que ses lèvres happaient les siennes, mélangeant leurs souffles, cajolant leurs langues dans un baiser tendre et profond. Bella glissait ses petites mains sur l'érection de son époux, ouvrant sa ceinture, déboutonnant sa braguette pour faire chuter son pantalon.

-Edward ! Gémit-elle lorsqu'ils reprirent leur respiration.

-Magnifique ! Lui répondit-il alors qu'il s'éloignait d'elle pour faire glisser le soutien-gorge sur ses bras graciles. Tu es magnifique !

Déposant sa bouche goulue sur le sein droit de son aimée, titillant son sein gauche de sa main, il l'entraîna dans son mouvement, la forçant à reposer son dos cambré sur le matelas, lui la surplombant de toute sa grande taille. Leurs bassins encore couverts entrèrent alors en contact et se mouvèrent l'un contre l'autre, à la recherche d'un plaisir plus intense.

Bella crocheta ses mains derrière le cou de son époux, maltraitant de ses ongles les racines de ses cheveux alors que ce dernier traçait une longue ligne humide avec sa langue, abandonnant sa poitrine pour gagner son ventre, ses hanches, ses cuisses.

Edward se redressa, se tenant à genou face à son aimée allongée et resplendissante au cœur de leur lit aux draps. La lune, qui entrait abondamment dans la chambre puisque les persiennes n'avaient pas été fermées, faisait rayonner sa peau blanche et douce.

Il déposa ses mains viriles et impatientes sur le haut de la jambe gauche de sa femme, détachant le bas puis le faisant glisser lentement et tendrement le long de la cuisse soyeuse, du genou arrondi, du mollet galbé, ôtant sa chaussure à talon pour enfin découvrir son petit pied. Au fur et à mesure qu'il dénudait la jambe de sa femme, Edward embrassait sa peau duveteuse, la faisant ainsi frissonner de plaisir.

Il reprit le même manège avec la seconde jambe, agissant toujours aussi lentement malgré les supplications de Bella qui insistait pour qu'il accélère le mouvement. Il ne céda pas, se contentant de faire gémir sa femme d'anticipation.

Ses mains se positionnèrent une nouvelle fois sur les hanches de son épouse afin de faire glisser cette fois-ci de manière conjointe sa culotte et les attaches du porte-jarretelle. Bella soupira de satisfaction alors que Edward remontait sur son corps pour lécher la peau tendre de ses cuisses puis son intimité, une fois que ce dernier sous-vêtement fut au loin.

Bella gémit d'avantage lorsqu'elle sentit la langue chaude de son époux s'insinuer dans ses plis humides. Elle cessa même de respirer quelques instants lorsque sa langue trouva son clitoris et qu'un de ses longs doigts de pianiste entrait en elle. Le plaisir montait progressivement en elle, circulant à la vitesse de son sang dans tout son corps.

-Edward ! L'appella-t-elle. Edward ! Répéta-t-elle en tirant sur ses cheveux pour qu'il se force à la regarder.

-Oui, chérie ? Demanda-t-il d'une voix suave en relevant son visage afin de la regarder.

Il avait délaissé son fruit préféré à contre-coeur et n'attendait que son accord pour y retourner, faisant tournoyer son index en elle pour qu'elle cède rapidement et qu'elle oublie sa requête.

-Edward ! Bella ferma les yeux sous la vague de plaisir qui ondoyait en elle. Son époux continuait de la doigter de la plus douce des manières. Je veux que tu viennes en moi... Entendant les propos audacieux qu'elle venait de prononcer, elle piqua un fard. ... Plaisir ensemble... Marmonna-t-elle dans un souffle, ses pensées devenant de plus en plus incohérentes alors que son mari continuait de la torturer savamment.

-Oh ! Bella ! Il embrassa une dernière fois le clitoris de sa femme, puis remonta sur elle parsemant son corps de baisers avant de reprendre ses lèvres pulpeuses pendant que ses mains retrouvaient une nouvelle occupation en caressant sa poitrine qu'il ressentait parfaitement contre son torse dénudé. Mon amour !

À contre-coeur, les mains d'Edward abandonnèrent les monts vallonnés de sa femme pour faire glisser son caleçon, dernier rempart qui se dressait entre eux, empêchant la fusion de leurs corps désireux.

Sa verge dans sa plus glorieuse érection titilla alors l'entrée de l'intimité humide de son épouse. Cette dernière enserra la taille d'Edward de ses jambes tout en lui rendant son baiser pour lui manifester son amour.

-Je t'aime, murmura-t-il au creux de son oreille pendant qu'il s'enfonçait en elle.

Son corps s'arqua contre le sien, se collant ainsi d'avantage contre lui, s'ouvrant encore plus afin de lui permettre de venir en elle plus aisément, plus puissamment, plus profondément.

Edward grogna contre l'épaule de sa douce qui gémit en retour. Leurs sensations semblaient décuplées. Ils étaient heureux, se regardant droit dans les yeux pour se communiquer tout l'amour que leurs corps en fusion ressentaient totalement. Le jeune homme accéléra ses allers et venues, coulissant en sa femme pour accorder son plaisir au sien.

C'était un moment parfait. Ils faisaient tout pour qu'il s'éternise le plus possible.

-Edward, je vais... Bella enfonça ses ongles dans les omoplates de son époux, incapable de finir sa phrase face au plaisir qui circulait dans tout son corps en ébullition.

-Viens, ma belle ! L'encouragea Edward en s'activant d'avantage pour que son épouse ressente enfin les prémisses de son orgasme.

-Continue ! L'implora-t-elle alors que ses pupilles roulèrent dans ses orbites.

-Toujours ! Pour toi !

Leurs bassins s'entrechoquèrent de plus en plus rapidement sous les assauts répétés d'Edward. Le jeune couple ressentait tout du corps de l'autre : leurs souffles entrecoupés, leurs respirations hachées, leurs jambes entremêlées, leurs peaux qui s'échauffaient, les tétons de Bella qui pointaient outrageusement chatouillant le torse d'Edward, l'intimité de la jeune fille qui palpitait autour du membre dur de celui qu'elle aimait.

C'était fort ! Intense ! Voluptueux ! Orgasmique !

Bella cria son plaisir alors que son époux titillait de ses doigts son clitoris, déclenchant ainsi sa jouissance fulgurante, ses parois fines se resserrant sur le sexe engorgé d'Edward qui explosa violemment en elle au même instant.

-Edward, je t'aime tant, répétait inlassablement Bella, une fois qu'elle eut recouvré ses esprits.

Elle sentait toujours son époux en elle, son sexe tressautant encore de leur orgasme partagé contre ses parois ultra sensibles. Cette torpeur post-coïtale était des plus agréables.

Puis Edward se détacha doucement d'elle, se positionnant à ses côtés sur le dos, pour qu'elle n'ait plus à supporter son poids. Bella se lova automatiquement contre le torse de son époux, recherchant sa chaleur, son odeur, les battements de son cœur. Edward passa son bras autour de sa femme pour la rapprocher encore plus de lui. Il tira sur eux d'un geste tendre le drap et la couverture.

C'est ainsi que, enlacés et heureux, leur passion l'un de l'autre assouvie, ils s'endormirent.

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Chapitre publié le 28 avril 2013

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Prochain chapitre : pas de titre à l'heure actuelle.

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Pour la publication du prochain chapitre : environ un bon mois (et peut-être même plus...).

Je ne l'ai absolument pas commencé (même si je sais dans les grandes lignes ce qui va se passer) et je sais par avance que le mois de mai sera très chargé professionnellement.

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Réponses aux anonymes :

Aelina : Je te remercie pour ta gentille review, j'espère que la suite te plaira tout autant. À bientôt !

Anges0112 : J'espère que la « vraie » raison du licenciement t'a plu. Ce n'est pas du tout ce que pensait Bella, n'est-ce pas ? À bientôt pour la suite !

Kelly : j'espère que ce nouveau chapitre t'a donc plu ! À bientôt !

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Portez-vous bien et à très bientôt !

AliLouane

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