Très cher lecteur,

Je suis d'une humeur absolument fabuleuse aujourd'hui, mes examens sont terminés, la vie est belle... et je peux poster ce matin un des mes chapitres préférés de cette fic. Que demander de plus ?

J'espère qu'il te plaira aussi !

...

La porte du 221B Baker Street s'ouvrit sur le couloir plongé dans l'obscurité, et John s'engouffra à l'intérieur, une seconde avant Sherlock, qui lui avait tenu la porte. Pendant quelques secondes le bruit entêtant de la pluie emplit le hall silencieux, mais Sherlock referma la porte d'entrée et tout à coup les seuls sons perceptibles furent ceux des respirations essoufflées des deux hommes et des gouttes d'eau dégoulinant le long de leurs bras pour aller s'écraser faiblement au sol en un clapotis irrégulier.

John se laissa aller contre le mur, tentant vainement de reprendre sa respiration.

-Je t'avais dit qu'il fallait prendre un parapluie, Sherlock, dit-il d'un ton malicieux. Il était évident qu'il allait pleuvoir.

John insista volontairement sur le mot « évident », parfaitement conscient que son compagnon se sentirait vexé que son intelligence soit mise en doute ; et en effet, ce dernier renifla d'un air dédaigneux.

-Mycroft est le Holmes qui s'encombre avec ce genre d'accessoires, pas moi.

John lâcha un petit rire amusé, et Sherlock fronça les sourcils en le regardant.

-Bien sûr, réussit à dire John entre deux gloussements. Parce que tu es tellement au-dessus de ça, toi.

Il fit un pas vers Sherlock, qui recula contre le mur, l'air perplexe.

-Tellement insensible aux changements climatiques qui handicapent le reste de la population…

John leva une main pour dégager une boucle trempée du front de Sherlock ; celui-là le regarda faire et John vit un frisson involontaire le secouer. Il retint un sourire en voyant l'effet qu'il avait sur Sherlock.

-Le génie inaltérable et inchangé, c'est ça ?

Son pouce glissa dans les cheveux de Sherlock, lissant les boucles en arrière et drainant l'eau loin du long visage pâle et attentif ; John pouvait sentir une goutte de pluie rouler le long de sa propre tempe.

-Je crois que c'est un pléonasme, John, fit remarquer Sherlock d'une voix qui vacilla sur le dernier mot.

La main de John ne se troubla pas, ses doigts caressant toujours tendrement le cuir chevelu humide et chaud de Sherlock, sous prétexte de le recoiffer.

-Ah bon ? s'étonna-t-il. Tu m'en diras tant…

La respiration de Sherlock accéléra quand la main de John frôla son cou en voulant débarrasser le col du manteau de l'eau qui l'imbibait.

-Oui, fit-il néanmoins d'une voix sourde. Si tu disais imperturbable, ce serait beaucoup plus juste.

John s'approcha encore un peu de Sherlock, ses lèvres à quelques centimètres à peine de celles de son partenaire, provocantes.

-Je m'en souviendrai, murmura-t-il.

John vit Sherlock frissonner, et il sourit ; des fragrances diffuses de sueur acide et d'eau de Cologne masculine, mélangées à l'odeur corporelle, profondément intime, de Sherlock, et à l'odeur reconnaissable de la pluie, se dégageaient de son compagnon en vagues tentatrices, et soudain John n'y tint plus. Il attira brusquement Sherlock contre lui et le plaqua contre lui dans une étreinte étroite, une main derrière sa nuque et l'autre emprisonnant son poignet mince ; son nez glacé par la pluie s'enfouit dans le cou fin et chaud de son amant, et John inspira un grand coup de cette odeur exquise.

-Tu sens tellement bon sous la pluie, chuchota John avec ferveur.

John déposa un baiser humide sur la peau laiteuse, juste en-dessous de l'oreille de Sherlock, et celui-là laissa échapper un petit gémissement de plaisir ; sa grande main se crispa contre la taille de John.

-J'ai failli… perdre le contrôle… plus d'une fois et… lécher… moi-même… toute la pluie… sur ton visage, continua de murmurer John, son discours entrecoupé de baisers soigneux.

John sentit les genoux de son compagnon trembler contre ses cuisses.

Il passa tendrement l'arête de son nez le long de la mâchoire de ce dernier, avant d'attirer tendrement son visage d'une pression sur la nuque ; il lécha avec enthousiasme la pommette proéminente de Sherlock pour intercepter la course d'une goutte de pluie zélée… oh, comme il avait rêvé de faire ça.

Sherlock ferma les yeux.

-John, dit-il d'un ton rauque en laissant aller sa tête contre l'épaule de son amant.

En entendant Sherlock gémir ainsi son nom, John sentit un jet d'excitation pure fuser dans son bas-ventre, et une brûlante vague de désir envahit tout son corps. Il tira Sherlock vers lui et l'embrassa avec passion, leurs lèvres froides unies dans une rencontre humide et possessive… ce fut John qui rompit le baiser, seulement pour coller son front contre celui de Sherlock, le souffle court et les joues brûlantes.

-Lit, réussit-il à dire. Maintenant.

Les pupilles dilatées de Sherlock parurent approuver, et ils s'élancèrent tous les deux dans l'escalier.

...

Alors, mon lecteur du samedi ? As-tu aimé ce second chapitre ? J'avoue avoir un faible pour la pluie, c'était obligé qu'il y ait un chapitre sur ce thème... d'ailleurs, pour être tout à fait honnête, je me demande si ce n'est pas en partant du bain et de la pluie que j'ai trouvé le thème de cette fic... ^^

Oh, et je sais ce qui pourrait rendre cette journée magnifique encore plus fantastique... des reviews, mon cher lecteur ! Tu penses que tu pourrais faire quelque chose ?