Bonjour, cher lecteur !
Voici pour toi le prochain chapitre de cette fic… j'avoue, j'ai un peu étiré les limites du thème, mais honnêtement j'avais trop envie de le faire pour trouver une raison suffisante pour y renoncer. C'est mal, mais si ça te plaît quand même, je ne verrai aucune raison de me culpabiliser...
Alors, by all means, enjoy !
...
Peu importait à quelle heure il se réveillait, peu importait s'il faisait beau ou si des nuages cachaient le soleil, peu importait s'il faisait chaud ou froid… la première chose dont John Watson s'occupait après s'être levé, avant de s'être habillé, avant de s'être éclarci la gorge, avant même d'avoir totalement ouvert les yeux, c'était de se faire une tasse de thé.
L'esprit encore embrumé par le sommeil, John tituba jusqu'à la cuisine, remplit tranquillement la bouilloire en métal d'eau claire et posa le récipient sur les plaques chauffantes avant de les allumer d'une petite pression du pouce. D'un geste rendu machinal par l'habitude et qu'il ne contrôla même pas, son bras se tendit pour ouvrir le placard et en sortit une boîte de thé Russian Earl Grey et un petit sucrier rempli presque à ras bord de cubes scintillants et d'un doux beige-doré.
Toujours en mode automatique, les doigts de John sortirent deux sachets de thé de leur boîte et les déposèrent dans les deux tasses déjà disposées à cet effet, avant d'adjoindre un sucre à chacun ; ils tombèrent au fond de leurs tasses respectives avec un petit tintement qui résonna doucement contre la porcelaine.
C'est à ce même moment que deux longs bras minces se glissèrent sous les coudes de John pour se nouer sur son ventre, et qu'une masse chaude et souple se colla contre lui, poitrine contre son dos, hanches pointues contre ses fesses. Une boucle de cheveux soyeux vint effleurer sa tempe, et un nez se nicha dans son cou ; la respiration tranquille et humide contre sa peau fit soupirer John de bien-être.
-Bonjour, toi, fit-il avec un sourire que Sherlock put sûrement entendre dans sa voix.
Un grognement rauque lui répondit, et Sherlock entreprit de déposer une série de minuscules baisers le long de la mâchoire de son compagnon.
Le sourire de John s'élargit encore un peu plus, tandis qu'il abandonnait volontiers son visage à Sherlock ; ce dernier n'était pas toujours le plus expansif des partenaires, mais quand soudain il devenait inhabituellement tendre et démonstratif (ce qui, au grand étonnement mêlé de satisfaction de John, arrivait de plus en plus souvent), John n'était jamais homme à se plaindre de ce brusque retournement de situation, et prenait ce qu'on lui offrait si généreusement avec un plaisir non dissimulé.
Et avec en bruit de fond le bruit de l'eau qui bouillait dans le silence matinal et intime de ce dimanche matin, la délicieuse sensation des lèvres de Sherlock contre sa peau n'était certainement pas quelque chose que John était en mesure de refuser.
Cependant au bout de quelques minutes, Sherlock dut commencer à s'ennuyer contre le cou de John, parce que ce dernier fut soudain retourné sur lui-même, les grandes mains blanches calées contre ses hanches, et Sherlock le plaqua contre sa poitrine pour lui donner un long baiser languide ; un goût de dentifrice envahit la bouche de John et il se sentit frissonner sous les lèvres de son amant.
Mais juste au moment où les choses devenaient un peu plus pressantes et que John se trouvait agripper désespérément la taille de Sherlock pour le coller encore plus près contre son corps, et que la jambe de Sherlock frottait suggestivement entre les deux cuisses de John, et que leurs respirations devenaient erratiques et haletantes, c'est à ce moment précis que le sifflement strident de la bouilloire retentit.
John sursauta et tenta de se dégager de Sherlock, mais ce dernier grogna de mécontentement et le pressa seulement encore plus fort contre lui.
-Sherlock, parvint à dire John contre la bouche de son amant, je…
Sherlock l'interrompit d'un autre baiser impatient, mais John persévéra.
-Sherlock, répéta-t-il entre deux baisers, il faut vraiment que je… mmmf… fasse le thé… mmh, maintenant.
Comme Sherlock ne montrait aucune intention de se plier aux exigences de John, celui-là l'arrêta d'une main ferme sur la poitrine.
-Une minute, promit-il avec un dernier baiser sur les lèvres boudeuses de Sherlock. Va m'attendre sur le canapé.
Sherlock leva les yeux au ciel, lâcha un grommellement de frustration, tenta de voler un à John autre baiser, mais finit par se résigner et quitta la cuisine pour aller s'affaler bruyamment sur le canapé du salon.
John, souriant malgré lui, versa l'eau fumante dans les tasses aussi vite qu'il était humainement possible de le faire sans se brûler, et les attrapa toutes deux précautionneusement pour rejoindre Sherlock au salon.
Tout le long de son trajet prudent et appliqué jusqu'au canapé, John put sentir les yeux argentés de Sherlock suivre tous ses mouvements avec une attention troublante, et quand finalement il put poser les deux tasses en sécurité sur la table basse, Sherlock le tira par la manche d'un coup sec ; John se retrouva à moitié allongé sur le canapé, cloué sur les coussins par un Sherlock extrêmement décidé et aux yeux anormalement brillants…
Tous deux ne tardèrent pas à oublier le thé et les deux tasses restèrent là, refroidissant tranquillement dans l'indifférence générale.
...
Et donc, cher lecteur ? Qu'as-tu pensé de ce plaisir que je me suis autorisé ? Je trouvais le thé trop important dans la vie de John et Sherlock pour ne pas en parler, et j'avoue, j'ai vu l'occasion parfaite avec cette série, vu qu'on fait le thé avec de l'EAU chaude… enfin bon, dis-moi si ça t'a plu ! ^^
