Coucou !

Un nouveau petit OS, toujours dans le même épisode ! Il était riche en émotions, avouez-le.^^ Je ne pense pas écrire plus dessus pour le moment, mais peut-être que je changerai d'avis. Comme dit l'adage, il ne faut jamais affirmer : « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau. ». *Se transforme en vieux sage barbu*

Enjoy !

Mary tournoyait au rythme imposé par son homme, son mari, John Hamish Watson. Guidés par un violon virtuose, ils évoluaient sur la piste de danse, conscients que ce moment n'appartenait qu'à eux. Un moment offert par le Stradivarius, les doigts habiles et le cœur de Sherlock Holmes, seul sur l'estrade, à leur dédier la première mélodie qui marquerait le début d'une nouvelle histoire. Elle se sentait sereine, à sa place dans les bras chauds et forts du médecin, qui disait par ses gestes et ses pas parfois maladroits ce que les mots ne parvenaient pas toujours à exprimer, à écouter la musique qui était à la fois l'accompagnement et le cœur de leur nouveau bonheur. La jeune mariée osa ouvrir les yeux, pour regarder ce musicien solitaire, isolé du reste des invités, tenant son violon et faisant voler l'archet avec grâce et élégance. Il dégageait cette aura majestueuse et fascinante, les yeux fermés, habité par sa musique. Qui pouvait donc bien savoir ce qu'il pensait, à ce moment précis ? Qui avait pu, un jour, décrypter totalement ses pensées ?

Lorsqu'elle avait rencontré cette énigme vivante, un soir où John l'avait emmenée au restaurant, elle l'avait tout de suite adopté, tout en le craignant, car il était capable de percer son lourd secret. Un homme brillant, avec un cœur bien dissimulé sous une armure d'ironie et d'indifférence, et un véritable cancre en matière de relations humaines et de normes sociales. Jamais elle ne s'était laissée avoir par le personnage excessivement odieux de Sherlock.

Et tous ceux qui avaient la chance de l'écouter jouer à ce moment ne pouvaient croire à celui qu'il s'efforçait d'être en public. Peu de gestes, peu de mots affectueux, mais tous les non-dits s'entremêlaient dans les mélodies qu'il composait. Un amalgame de sentiments, d'émotions, une création à la fois brute et subtile, une beauté à l'état pur. Une déclaration d'amitié plus bouleversante que celle de son discours, qui allait droit au cœur, étreignait chaque fibre du corps. Les invités le ressentaient-ils ? Elle ne pouvait le dire. Mais elle, Mary Watson, elle savait que la musique leur était dédiée, à elle et à John. Elle était le cadeau de mariage de Sherlock : insaisissable, inestimable. Rien à voir avec les habituels clichés, parce que les clichés, le détective crachait dessus. Il leur avait offert une petite partie de son cœur : ils veilleraient dessus jusqu'à la fin de leurs jours.

Dommage que tu ne leur ais pas révélé qui tu étais vraiment, souffla une petite voix dans son esprit.

Elle serra des dents, chassant l'importune : ce soir, elle profiterait des bras chauds de son mari, et de la musique composée par un ami. Ses cauchemars ne reviendraient pas la hanter en cette journée magique, elle leur abandonnait déjà ses nuits. A.G.R.A était morte depuis cinq longues années, et avait laissé à Mary Morstan l'occasion de s'épanouir. Adieu la CIA, adieu les meurtres, et tout ce passé vermeil. En ce jour, elle portait une robe blanche. En ce jour, elle commençait une nouvelle vie. En ce jour, elle était purifiée.