Sunrise, Bandai, Setsu Agency et aux parties associées.
Genre : AC, truc qui m'est tombé dessus à cause de Pitchoune NausS et de sa fic-port (sexy comme une porte fermée). ça m'a malheureusement inspiré ce truc.
Rating : M de chez M. Il y a du sexe, si ce genre de lecture ne vous convient pas, vous pouvez juste rester sur le premier OS !
Résumé ? Heero s'est éloigné de tout pour pouvoir se retrouver. Il en apprend plus sur lui qu'il ne le pensait.
Micis ! A toutes les personnes qui ont posté un petit mot. Je vous ai déjà répondu et à celles qui m'ont laissé des mots sans compte (et sans email) : merci beaucoup !
Pour qui ? : Pitchoune NausS, parce que c'est de ta faute :D. Voici La Porte petite madame ! Tu es horrible ! Horrible ! Je n'ai pas le temps d'être inspirée par des supers ficceuses ! (Bon, ça fait un peu plus de lecture aux autres :p)
Câlin Spécial : Ma Lunanamoi et mon petit Hamster Américain que j'aime, Naughty Luce, Dame Lysa *ondes positives de fous furieux bis repetitas*, Antocyane ainsi qu'à ma petite ensorceleuse !
One more câlin : Fredka, Lady Psy (ça fait plus classe que « Gangnam Style » :D)
Attention : les personnages, ensemble depuis longtemps, fidèles, prudents, surveillés médicalement régulièrement, statut de Preventers oblige et donc, en bonne santé, ici ont des rapports non protégés. Ils n'existent pas et ne subiront jamais les conséquences de cet acte. Protégez-vous !
Life on Mars : Apocalips
T
Base de L1, Appartement de Heero Yuy et Duo Maxwell, 17 mars AC 202
T
- Je n'ai pas besoin de me demander dans quel appart tu es quand je rentre de mission...
T
Un pass dans une fente, un scan digital, un autre rétinien. Un code. Une ouverture.
Un pas.
Veste de cuir marron sur un sac de sport porté en bandoulière.
Chemise beige sous une cravate kaki et pantalon assorti.
Boots de cuir noir.
Un coup de vent et le sac tombe.
La porte est claquée par un dos plaqué, cloué par un corps qui à cette heure indue ne portait que muscles félins, demi crucifix d'or, début de barbe.
Et rictus.
T
- Oofh
T
Ce soir Duo rentrait d'une longue mission de reconnaissance.
Ce soir Heero ne lui laisserait même pas passer la porte.
Impasse.
T
- Mais laisse-moi entrer...
- Mais tu es à l'intérieur.
- Sérieux, j'ai le mur dans le dos...
T
Une main entre leurs deux corps attrape une entrejambe tendue..
Un souffle s'entrecoupe.
Et une voix rauque, métisse, chuchote.
T
- Ce n'est pas le plus dur.
T
Et cette odeur de poudre, de musc, d'homme.
Et cette peau qui enflammait ses sens, qui gorgeait son sexe.
Et cette bouche explosive qui dégoupillait la plus meurtrière des grenades.
Et ce sexe tendu contre sa cuisse beaucoup, beaucoup trop habillée...
T
- Pourquoi serais-tu le seul en uniforme ?
- ...
- Pourquoi serais-tu le seul à avoir une mission de reconnaissance ?
- ...
- Le terrain me manque...
T
et le terrain... c'est toi, Duo.
T
Duo savait que cette nuit il ne s'endormirait pas.
Pas avant d'avoir eu l'empreinte de ses lèvres sur chaque centimètre carré de sa peau.
Les lèvres aux portes de son cou, méthodique, Heero desserre la cravate, déboucle la ceinture, défait son pantalon, descend la fermeture éclair.
Simple.
Efficace.
Précis.
Le plus court chemin d'un point à un autre était la ligne droite. Mais quiconque connaissait les itinéraires, savait que plus court n'était pas forcément plus rapide.
Le manque distendait le temps sans réduire les espaces.
Duo était tendu, presque anesthésié.
Le corps lourd, lourd...
T
- 'Ro...
T
Les doigts de Heero tirent les pans d'une chemise froissée, pour glisser sur la peau nue, chaude du ventre. Des hanches.
Le pantalon capitule, tombant aux champ d'honneur.
Le boxer plie mais ne rompt pas malgré le traitement infligé.
T
- Hn ?
T
Les mains rugueuses du soldat empoignent fermement les fesses du missionnaire et Duo respire.
Respire fort.
Respire à pleins poumons une odeur qui le rend dingue alors que Heero le colle à lui.
Pas assez.
T
- 'Ro...
T
Duo avait son souffle contre son oreille.
Les lèvres de Heero ne le touchent toujours pas.
Les siennes s'entrouvrent, halètent...
T
- Arrête, 'Ro... vais venir trop vite.
- Je te ferais venir autant de fois que tu veux, Duo.
- ...
- Je vais boire ta fatigue à même ta queue. Je vais tout prendre. Et tout te donner.
T
Les longues absences avaient des allures de première fois quand ils se retrouvaient,
la patience en plus.
Exacerbation. Excitation
Adrénaline, dopamine.
Testostérones.
Pris la main dans le sac.
Une main chaude et moite sur un sac humide.
T
- Écarte...
- ...
- Écarte les cuisses, Duo...
T
Et il descendit sans ouvrir la chemise,
maintenant boutons et Duo sous une pression qui contractait le ventre.
Heero avait une telle faim de lui que c'en était... non pas anormal, non.
Animal.
Viscéral.
Sevrage sévère.
Duo qui allait et venait dans sa bouche, caressant, empoignant ses cheveux.
Il faisait trop sombre. Il fallait de la lumière.
L'entrée donnait sur le salon : les stores n'étaient pas ouverts, mais des éclats de lune filtraient entre les palets.
Duo était beaucoup trop occupé à se donner pour songer à ouvrir l'interrupteur.
L'autre était trop loin dans sa tête, dans son cœur. Et le désir trop fort.
T
- Hmm...
T
Heero était en manque.
Heero était goulu.
Duo en avait les cuisses folles, spasmophiles,
nerveuses.
C'était grisant de le sentir vibrer dans sa bouche.
Aux portes de sa gorge.
T
- Heeerr
T
Entre le ronronnement et le rugissement.
T
- Hmm...
T
Entre savourer et... gober, Heero saurait raison garder.
Même avec un Duo comme ça...
ce serait...
T
- 'm so hard...
T
ardu.
T
- J'arrive.
T
Après avoir pris et repris son entrée, les doigts sur la chemise, Heero...
T
*clac*
T
lapa le nombril, le caressant de ses dents,
T
*clac*
T
remonta le ventre, les abdominaux contractés,
T
*clac*
*clac*
T
le sillon entre les pectoraux,
T
*clac*
*clac*
*clac*
T
la clavicule droite avant d'embrasser le creux du cou, ôtant la cravate.
Avant de le suçoter.
Avant de le mordre.
Et Duo de fermer les yeux très forts alors que Heero faisait glisser les manches le long de ses épaules.
Alors que Heero se penchait pour prendre dans sa bouche chaude l'extrémité d'une chaîne.
Effleurant de la langue, la peau derrière l'autre moitié de crucifix.
Duo ne pouvait vivre sans son crucifix. Mais il pouvait le partager
Duo sentit ses mamelons durcir alors qu'il s'éloignait.
Alors qu'il lui parlait.
T
- Tourne-toi. Tourne-toi, Duo...
T
Chemise à terre, pantalon aux chevilles.
Plaqué contre la porte, le ventre râpant la surface dure et froide sur son corps nu, le sexe qu'il essayait de ne pas presser sur l'alliage tant le désir, le toucher faisait mal.
Tout faisait mal... quand Heero le respirait.
Quand Heero caressait son fil d'Ariane, comme il l'appelait, quand il en frottait l'extrémité nouée de vert sur son visage.
Parce qu'elle portait une trace de lui.
Comme Duo avait envie de le caresser avec...
Comme il avait envie de le faire jouir...
Quand Heero descendait de sa langue, sa colonne vertébrale, dégageant le Beretta fiché à l'arrière du boxer, lui-même tombant à terre.
Quand Heero avait le nez entre ses fesses.
Rendre docile une forte tête, un fort corps, une forte âme, une forteresse...
Exploser ses sens.
Ils utilisaient tous les deux cette technique, quelle que soit la position.
T
- Oh... yeah...
T
La bouche..
La bouche qui allait et venait en lui avec gourmandise.
Les dents qui mordillaient le charnu, quand sa main emprisonnait le charnel.
Pour que l'envie monte, monte...
Pour que l'envie coule au goutte-à-goutte.
Pour que le monde s'écroule.
Oh ses lèvres...
Duo disait de Heero que la partie la plus dangereuse de son anatomie était sa bouche, seule partie du corps qui pouvait parler à un maximum de sens en une seule fois.
Même à distance
Regarder
Écouter
Respirer
Ressentir...
La plus dangereuse des armes quand elle frôle, rode.
La plus polyvalente.
Et quand elle se posait.
Quand elle... dégustait...
T
- Pas... humain... trop... bon...
- Mais si, mais si.
T
Duo ondulait contre son bourreau à en perdre le souffle.
T
- Apoca...lips...
T
Apoca.. lips.
Ses dents sur son séant.
Bienvenue en enfer.
Un mot qu'il avait appris en littérature.
Dans un lit.
Au lit soit qui mâle y pense quand Heero lapait ses fesses.
Et quand sa main était sur son sexe.
T
- Empale-moi...
T
Une langue remontait la colonne vertébrale jusqu'aux omoplates.
Duo raffermit son appui sur la porte, s'apprêtant à une fouille au corps.
Heero pesa de tout son poids dans son dos, frottant son canon entre les deux collines.
Prêt à tirer.
T
- Ryoukai.
T
Heero mordit l'oreille.
Et entra d'un coup.
Puissamment, lourdement.
Métronome sexuel.
Encore.
Encore.
Encore.
T
- Ouvre-toi...
- Oh...
T
Là, profondément.
Dans son cul.
En lui.
Simplement.
Encore.
Encore.
Encore.
T
- Prends-moi...
T
Encore.
Encore.
Encore.
Trop long.
Trop lent.
Trop fort.
T
- ...
- Prends. Tout.
T
Tout ce que je suis...
et je prendrais tout, tout ce que tu es...
T
- Come on, fuck me...
- ...
T
Quand le ventre se pressait encore plus contre les reins, quand les fesses vibraient sous les coups de buttoir.
Plus intense.
T
- Fuck me, 'Ro...
T
Quand les mains retenaient les poignets à se briser...
T
- Fuck me raw.
T
Quand le métronome explose et que le temps s'arrête.
Quand la bête, sous le soldat se déchaîne.
Quand la force brute se fait fauve.
T
- ...
T
Duo rejeta la tête en arrière en un râle, s'appuyant sur son épaule, respirant de plus en plus fort, essayant de prendre un peu plus, un peu plus profond, toujours plus profond si c'était possible.
Laboure.
Laboure.
Laboure.
Fort.
Fort.
Fort
T
L'un était le terrain de l'autre, le terreau sur lequel poussait leurs espoirs, leurs rêves, leur vie, leur cauchemar.
T
- Fuck me, you're mine.
T
Leur feu.
Leur sang.
Leur passion.
Leur folie.
Leur humanité.
Leur amour cassé mais indestructible.
Compléments l'un de l'autre.
Concours de circonstance.
Saut d'obstacle.
Galop.
T
- Fuck me, I'm yours.
T
Qui baisait qui ?
Heero décolla son ventre, lâcha les poignets, caressa le dos musclé avant de le tenir aux hanches.
Et Duo, les deux mains sur la porte, avait perdu toute cohérence alors que le rythme s'accélérait.
Alors que le silencieux était passé du râle au chant du cygne.
Avant que Duo ne s'empale lui-même tel un enragé, à un rythme effréné, contractant ses muscles, emprisonnant un peu plus le soldat dans sa prison de chair, sachant pertinemment qu'à cette cadence, ils précipiteraient la fin de cette course folle.
T
- Fuck yeaaah!
T
L'une des mains de Heero vint se poser sur le sexe de Duo, auquel il ne fallut que peu de temps pour s'exprimer à nouveau.
T
- Hn...
T
Et le métis le rejoignit quelques secondes après, semant au plus profond de lui, retombant sur le dos trempé de sueur.
T
Heero serra contre lui le corps du missionné sans un mot, le temps de reprendre son souffle.
Le temps que les battements de cœur ralentissent.
Puis embrassa son épaule droite avant de se retirer.
Duo roula sur lui-même, se trouvant à nouveau sur le dos.
Il ne glisserait pas au sol, non, ils avaient quand même l'habitude d'avoir des sessions intenses.
Par contre, il ouvrirait l'interrupteur, quitte à leur vriller les yeux à tous les deux.
Il avait besoin d'être les yeux dans les yeux pour dire ce qu'il avait à dire.
T
*Clic*
T
Le temps que leurs regards s'ajustent à cette luminosité trop forte malgré l'halogène.
Les yeux indigo s'accrochent aux bleu de Prusse, aux cheveux humides de leurs échanges, à la barbe de trois jours.
Au rictus.
La main de Duo caresse cette barbe naissante avant de tirer une oreille.
T
- Tu m'as niqué dans mes pompes espèce de sauvage. On aurait bougé j'me serais cassé la gueule.
T
Et au clignement de paupières et à l'éclat de rire bref, rauque que fit naître cette remarque...
Aux lèvres qui vinrent capturer la réaction outrée générée.
Et au sourire développé par le dit outré.
La remarque avait fait eu son effet escompté.
Je vais bien.
Je suis content d'être rentré.
T
- Okaeri baka.
T
Je vais bien.
Je suis content que tu sois là.
ça collait le frisson à Duo chaque fois que Heero glissait quelques mots de japonais.
Et Heero le savait.
Tout comme l'américain réveillait des choses en Heero.
Et Duo le savait.
Leur langue révélait une partie de leur nature.
T
- A la douche ! Chuis mort, tu m'as retué, congrats. T'es de corvée de tout pour ta peine.
- Wakateru.
T
Les mains de Heero glissèrent sur les hanches humides.
Le premier baiser de la soirée, chaste, se fit un peu plus pressant alors qu'une langue lapait des lèvres sèches.
Alors qu'elle réveillait un corps vraiment, vraiment fatigué.
T
- Euh... ce n'est pas une bonne idée, 'Ro...
- Quitte à ce que je fasse tout, autant que je te fasse tout.
T
Cette voix rauque, rauque, rauque à son oreille.
Cette apocalypse. Cette bouche qui était venue le chercher, lui parler.
Le convaincre.
Danger.
Désirer.
T
- Dégage.
- Pour aller où ? C'est toi qui sous-loue ton ancien appart.
T
Les mains de Duo se posèrent sur ses épaules, déterminées à le repousser.
T
- Alors rentre chez moi-aaaaaaaahaab
- Ryoukai.
T
A tout ceux qui se demandaient si la vie pouvait être développée sur Mars...
Après des millénaires, on pouvait dire : oui.
A tout ceux qui se demandaient s'il y avait de la vie dans le dit soldat parfait...
On pouvait répondre : oui.
Tu n'as pas besoin de te demander où je suis quand tu me veux.
Aimer.
Life on Mars
T
OWARI
Alors, je vous ai (un peu moins) manqué que d'habitude ? :D
Voilà j'espère que ce truc vous aura quand même plu : surtout à toi Pitchoune NausS !
Pour la petite histoire : et oui, Mars c'est Heero :D. On aurait pu dire Life Within Mars, mais je préfère voir Heero amoureux en planète terraformée :D)
Life on Mars: le titre me vient évidemment de David Bowie (mais la chanson n'a rien à voir :D) juste pour la phrase que David prononce : "Is there life on Mars"
Et la réponse : yes :)
A tout bientôt,
B peluch' et merci !
Petite Mithy *Inspi Porte Fermées*
PS : la suite de Naughty devrait arriver normalement fin Mars si tout va bien ! *contente*
PPS : ça faisait 6 ans que je n'avais pas écrit un lemon... PLUS JAMAIS ! *fuit*
