Chapitre 4 :


Non ! Non ce n'était pas possible ! Comment espérait-il que je réussisse un tel challenge ? Trois baisers ? Trois ? Non, NON ! Lucy se maudissait intérieurement... Évidemment, elle avait accepté... Elle relevait toujours les défis... Mais là elle regrettait déjà. Maintenant, impossible de trouver le sommeil, elle ne cessait de se remémorer la scène dans sa tête.

« Tu devras faire en sorte que ton frère embrasse trois personnes différentes avant le bal, bien sûr, filles ou garçon, ça m'est complètement égal ! » Avait-il déclaré avec perfidie.

« Quoi ? Mais c'est impossible ! Et pourquoi me demandes-tu une telle chose ? Je n'y arriverais jamais ! »

« Ba écoute, soit logique, ce défi ne m'avantage en aucun cas, il faut bien que j'ai un petit bénéfice ! »

« Mais pourquoi Harry ? »

« Parce que je m'amuse beaucoup à le voir... Hum, endurer... En pâtir... Tout le monde le trouve si merveilleux, mais dans le fond, il ne l'est pas n'est-ce pas ? Et puis, je m'amuserai énormément à te voir tenter de le faire embrasser quelqu'un ! Si toute fois, il en est capable ! »

Là le regard de Lucy se mêla aux ténèbres et c'est avec froideur qu'elle lui dit :

« Je te déconseille de sous-estimer autant mon frère. Il est beau, il a du succès et il a déjà eut pas mal de conquêtes. »

Malfoy s'était sentit quelque peu déconcerté. « Pas mal de conquêtes » ? Sérieusement ? Merde alors, ça il ne s'y attendait pas. Le Potter semblait pourtant tellement indifférent, aveugle ou gêné à toute démonstration amoureuse, que ça semblait presque improbable ! Il cachait bien son jeu. Tant pis, il pourrait au moins voir à quel point le Gryffondor est doué en french kiss.

« D'accord, d'accord, si tu le dis ! Bon en tout cas, je devrais être évidemment présent à chacun des baisers, ou alors t'assurer qu'il y avait suffisamment de témoins fiables pour me rapporter la nouvelle ! Bien sûr témoins fiables signifie des Serpentards uniquement. Ah et, Potty ne doit rien savoir, tu t'en doutes... »

« Mouai. » Rouspéta Lucy.

« C'est très simple, si tu ne te plie pas aux règles, j'arrête tout de suite. Car après tout, je n'aurais aucune raison de faire ça, pas vrai ? Avoue que je suis attentionné ! » Ricana-t'il.

Elle ne dédaigna même pas lui répondre. Elle ajouta juste, avant de partir :

« Si ce n'est pas lui qui prend l'initiative du baiser, ça marche aussi ? »

« Oui, marmonna Draco, ça m'ira aussi ! »

En vérité, Draco espérait même que ce ne soit pas le Gryffondor lui même qui se jette soudainement sur la moitié de l'école pour les embrasser. Il ne manquerait plus que ça !


Mais avec qui allait-il pouvoir aller au bal franchement ! Il n'en avait aucun idée, et pourtant, ce n'était pas les propositions qui manquaient ! Cela faisait une semaine qu'Harry Potter se sentait harcelé à outrance.

D'abord il y avait eu les jumelles Patil. Parvati estimait qu'ayant été au bal avec moi l'année passée, elle aurait une place privilégiée cette année... Moi qui pensait qu'elle avait compris que je ne savais pas du tout danser... Et Padma qui y était allé avec Ron considérait que cette année c'était à son tour de m'accompagner !

Puis, il s'était vaguement sentit dragué par Cho lorsqu'ils avaient eu cours commun de sortilège avec les Serdaigles.

Mais le pire, c'était le rentre-dedans systématique de Colin Crivey. Il n'en pouvait plus.

Ce soir aurait lieu le premier entrainement de Quidditch. Il avait hâte ! Là-bas, il serait enfin tranquille, aucun doute !

Erreur.


Un plan ! Oui elle en avait un ! C'était le premier jour depuis que le défi était lancé et elle avait déjà su jouer de ses contacts. Comme elle restait quand même la sœur d'Harry, les Gryffondors daignaient tout de même lui faire assez confiance. C'est donc avec un naturel absolu qu'elle était allé voir Demelza pendant la pause de 15 heures. Comme d'habitude depuis le début de l'année, la poursuiveuse de Gryffondor se trouvait assise avec ses amies dans l'herbe du parc, sous un grand pin. Elles lançaient toutes de sacrés regards ravageurs en direction d'un beau brun à lunettes aux cheveux ébouriffés assis sur un banc juste en face.

Ni une, ni deux, Lucy se posta devant elle avec un air décidé.

« Que veux-tu ? » Lui demanda de suite Demelza.

« Oh mais tu es la soeur à Harry ! » S'exclama une jeune fille blonde à ses cotés.

Le visage de Demelza se radoucit soudainement. Elle attrapa sa natte rousse et, d'un mouvement rapide, la fit passer derrière sa tête tout en me fixant intensément.

« J'aimerai parler avec Demelza. »

Un sourire radieux illumina son visage et Lucy eut peur qu'elle ne se mette même à chanter ou danser de joie.

« En privée... » Ajouta-t'elle.

« Je te suis ma chérie. » Minauda-t'elle.

Elles se décalèrent un peu du reste du groupe. Le visage de Demelza resplendissait d'avidité.

« Alors ? »

« Mon frère te plait ? »

« Euh ? Comment ça ? » Répondit-elle hésitante. « Il t'a parlé de moi ? »

Lucy se dit qu'autant jouer les fourbes jusqu'au bout maintenant qu'elle en était là.

« Oui ! Énormément ! Il n'arrête pas, justement ! »

Demelza passa d'un visage surpris à un visage hautain en l'espace de deux secondes.

« Oh ça ne m'étonne pas à vrai dire ! »

« Ah bon ? »

« Bien sûr ! Soit logique ! » Clama-t'elle en en la regardant avec dédain.

« Oui, bon... Enfin... Quoi qu'il en soit, il est très timide avec les filles, et puis... Il ne sait jamais trop ce qu'il veut ! »

« Ou veux-tu en venir ? »

« Il faut que tu sois... entreprenante ! C'est la clé de la réussite ! Je l'ai toujours dit, parole de Serpentard ! »

« Mouai, fit Demelza, soupçonneuse, je ne suis pas sure que ce soit justement le genre de parole qui me mette en confiance. »

« Je suis la sœur d'Harry ! »

« Demi-soeur. Tu ne lui ressembles pas du tout. »

« Merci ! »

« Ce n'était pas un compliment en fait. » Marmonna Demelza de manière inaudible.

« Quoi ? »

« Je disais, merci à toi ! Tu encourages donc ma relation avec Harry ? »

« Tu as ma totale bénédiction ! Tu sais, je suis une Serpentard, mais je l'aime beaucoup, je veux qu'il soit heureux ! Et je pense que si tu souhaites aller au bal avec lui, tu ne devrais pas hésiter à te lancer pour l'embrasser au plus vite ! »

« Comment ça ? »

« C'est le seul moyen d'efficacement montrer à quelqu'un qu'on l'aime non ? Au moins tu ne passeras pas par quatre chemins, et tu seras sure qu'il n'accepte pas une autre demande entre temps... »

« S'il m'aime comme tu dis, il ne ferait jamais ça. »

« Il ne sait pas que toi tu l'aimes aussi, par peur et désespoir de finir seul, il le ferait, parole de serpentard ! »

« Hum... Et comment vois-tu cela ? Je ne peux tout de même pas lui sauter dessus comme ça ! »

« Je ne sais, il faudrait mieux que tu profites d'un moment où vous êtes seuls tous les deux, il sera plus à l'aise ! Ou... Après un entrainement de Quidditch ! C'est toujours à ces moments qu'il est de super humeur et qu'il sera sans doute des plus... Impulsifs ! » Dit -elle avec une pointe d'amusement, en sachant qu'ils avaient un entrainement le soir même.

« Impulsif ? Intéressant, alors il est du genre assez fougueux ? » Demanda-t'elle, avec gourmandise.

« Oh oui ! Et comment ! Parole de Serpentard ! »

« Pitié ! Arrête avec cette parole ! »

Lucy sourit tout en songeant que les Serpentards avaient justement pour habitude d'employer cette expression quand ce qu'ils disaient était absolument absurde et dont il était préférable de se méfier. Mais démelza, trop Gryffondor sur les bords, n'avait pas cette suspicion. Et c'est avec une totale confiance qu'elle remercia Lucy et retournait en direction de son groupe d'amie.


L'entrainement de Quidditch avait été éprouvant mais il n'y avait rien de tel pour se vider la tête, pensait Harry. Il était resté sur le terrain pour aider Angelina Johnson à ranger quelques balles et accessoires. Lorsqu'il revint aux vestiaires, ceux-ci étaient déjà quasiment désertés. Il en profita alors pour prendre sa douche ici plutôt qu'au château où il risquait d'y avoir du monde. Un quart d'heure plus tard, il ressortit enfin dans le parc et prit la direction de l'école.

C'est là qu'une ombre de feu se jeta soudainement sur lui, telle un rapace s'agrippant fermement à sa proie avec ses serres. En l'occurrence, le prédateur n'était autre que Demelza.

« Harry ! »

« Demelza ! » Fit-il ironique.

Elle ne décela pas le ton sarcastique du Gryffondor et enchaina de suite :

« Alors, pas mal cet entrainement, n'est-ce pas ? L'équipe est plutôt bien cette année tu ne trouves pas ? Le Quidditch m'avait vraiment manqué ! » Continua-t'elle, sans lui permettre de répondre à ses questions.

Harry tenta d'ouvrir la bouche pour donner tout de même son avis, mais déjà elle enchainait :

« Ne t'en fais pas Harry, je suis au courant de tout ! »

Ce dernier fronça les sourcils, interloqué.

« Tu n'as pas à être timide avec moi ! Même si c'est vrai que tu es très mignon quand tu es timide ! » Rigola-t'elle tout en lui faisant un clin d'oeil entendu.

Mais qu'est-ce qu'il lui prend ! S'horrifia Harry, intérieurement.

« Non, mais je... » Commença-t'il.

« Je garderai même ça secret si tu as besoin d'adaptation ! »

Et sur ce, elle lui attrapa voracement les lèvres et tentait déjà d'introduire sa langue dans la bouche d'Harry pour un baiser des plus langoureux. Du moins pour elle, car Harry, toujours hébété, eut quelques secondes de paralysie avant de réagir enfin ! Il s'apprêtait alors à la repousser et ouvrit grand la bouche pour lui crier de cesser. Or, cette dernière en profita pour introduire sa baveuse langue et commencer un ballet avec celle d'Harry. Ce dernier, affolé, la repoussa subitement.

« Arrête ! Tu es folle ! Qu'est-ce qui te prend comme ça d'un seul coup ? » Dit-il, stupéfié.

Devant la tête rouge de gêne et de colère d'Harry, Demelza se sentit quelque peu tuméfiée par la honte. Et, hésitante, elle dit :

« Tu... Tu ne m'aimes pas alors ? »

« Bien sûr que non ! » S'exclama Harry, avant de comprendre, un peu trop tard, sa gaffe.

« Je veux dire, enfin... Tu es super Demelza et tu joues vraiment bien au Quidditch, mais je ne suis pas amoureux de toi. » Rebondit-il.

Mais c'était trop tard. Demelza, qui était d'ordinaire déjà très pâle, était devenue plus blanche qu'un linge. Ses lèvres tremblaient de panique et elle ne savait pas exactement comment réagir. Harry s'avança alors vers elle, désolé, et tenta de lui attraper les mains pour s'excuser. À l'instant où il les effleura, la rouquine releva brusquement les yeux vers lui, un air de rancoeur flottait dans son expression. Elle leva brutalement une main et lui assena une violente gifle sur la joue.

« En plus d'être une serpentard, ta sœur est une sacrée putain ! Parole de Serpentard, mon cul oui !Tu lui donneras ça de ma part ! » Cria-t'elle, avant de s'enfuir en courant.

Harry était pantois. Il se massa la joue de douleur. Il venait d'enchainer un baiser torride avec une baffe monumentale et il ne savait même pas ce qui avait été le pire... À ce qu'il en avait comprit, sa sœur avait visiblement manigancé un vil coup pour le mettre en couple... Ce qui ne l'étonnait pas tellement. En revanche, il était sidéré par le choix de sa victime. Elle aurait du savoir que Demelza ne lui plairait absolument pas ! Il lui avait déjà raconté à quel point elle le harcelait excessivement...

Au loin, une chevelure blonde, tapie dans les buissons, avait suivit toute la scène avec une attention toute particulière.


Draco Malfoy avait du mal à contenir son fou rire. Après avoir vu la grandiose gifle que le Potter s'était prit, il avait du s'asseoir derrière le buisson pour pouvoir rire plus discrètement, sans risquer de se faire voir ou entendre. « Quand je pense que je ne pourrai même pas raconter ça à tout le monde et que je devrai le garder pour moi ! Quelle dommage ! » Soupira-t'il. Lucy lui avait dit de se poster aux alentours du terrain de Quidditch à la fin de l'entrainement, car ce serait là que Demelza agirait... Elle n'avait pas eut tort. Et, pour du spectacle, il en a eut !

Ça ne lui avait d'abord pas trop plus, la manière dont Demelza s'était approché de lui aussi facilement. Sans savoir pourquoi, un lourd poids s'était appuyé sur sa poitrine. En plus, Potty ne l'avait même pas repoussé immédiatement, à croire que ça lui plaisait. Il avait été soulagé en constatant que le brun l'avait tout de même écarté et qu'un aura de mécontentement entourait sa tête. Évidemment, ce n'était pas qu'il jalousais Potter, surtout pas ! Demelza n'était pas son genre... Beaucoup trop enquiquinante... Et ce n'était surement pas d'elle non plus qu'il était jaloux ! S'était-il rassuré intérieurement. Mais voir que le Potter prendrait son pied grâce à lui, ce serait le comble. Il s'en serait voulu bien sur... Surtout que l'unique but de ce défi était d'agacer Potter ! Et il finirait par l'être sérieusement, au bout de trois baisers en une semaine... Cette dernière s'annonçait décidément très amusante.

Lorsqu'il revint au château, il prit de suite la direction de la salle commune. Il emprunta le corridor sud, ce dernier n'était jamais utilisé car il ne desservait aucune des salles de classes employées pour faire cours et en plus il était un rallongement comparé aux autres couloirs. En chemin, alors qu'il longeait le couloir coté fenêtre, tout en perdant son regard dans l'horizon, il entendit des bruits provenir d'une salle de classe. Les derniers cours étant finit depuis deux bonnes heures, il en fut étonné. Il s'approcha de la porte, silencieusement. Cette salle était rarement occupée, c'était l'ancienne pièce destinée aux cours de sortilèges. Mais suite à un accident qui l'avait complètement ravagé il y a 100 ans, elle avait été considérée comme inapte et non suffisamment sécurisée pour accueillir des cours. C'était le père à Grégory Goyle qui en avait parlé, une fois, alors qu'il était allé manger chez eux, avec Vincent Crabbe. Il avait dit, cependant, que la nature et la cause de l'accident été restées secrètes... De quoi éveiller l'intérêt de tous.

D'autant plus curieux, Draco regarda dans l'entrebâillement de la porte. Pourtant, il fut déçu de ne rien y voir de particulier, quelques tables et chaises trainaient par ci, par là. C'était probablement devenu une sorte de remise... Il allait repartir lorsque les chuchotements reprirent, il appuya alors son oreille contre la porte pour écouter.

« Hé mec ! Ça te dirait d'aller au bal avec moi ? … Non… C'est beaucoup trop direct… » Gémissait la voix. « On est ami… Mais on pourrait aller au bal ensemble non ? Qu'est-ce que tu en penses ? »

Là Draco retint un petit hochet de surprise en reconnaissant le son de la voix. Seamus. Le fichu Seamus. Et ce dernier s'entrainait visiblement pour son discours d'invitation au bal…

« Harry, on se connaît bien, tu veux qu'on aille ensemble au bal ? »

Encore une fois, Draco faillit s'étouffer. Évidemment, comment avait-il pu ne pas s'en douter… Le blond sentit soudainement sa gorge se serrer. Que Potter soit gay ou pas, il n'aimait pas ce Seamus et il espérait bien que ce dernier se prendrait un gros non

La voix de Seamus trahissait une certaine angoisse alors qu'il s'entrainait, Draco pouvait le sentir sans même le voir. Le serpentard craignait que la demande soit pour bientôt…

Il perçut des bruissements qui annonçaient du mouvement, se raidit et se hâta de disparaître rapidement avant que quelqu'un ne le surprenne à écouter aux portes.

En tout cas… Il allait suivre ça de près...


Lucy avait attendu Draco dans la salle commune de Serpentard, refusant d'aller se coucher sans avoir su. Le blond était arrivé assez tard, avec un air perplexe sur le visage. Il ne lui avait même pas jeté un seul regard et s'était dirigé vers ses amis rapidement. Qu'il l'ignore devant ses potes, elle pouvait comprendre, mais elle avait tant espéré un petit geste au moins. Histoire de savoir si elle avait fatalement échoué ou non. Néanmoins, au moment où il allait monté pour rejoindre son dortoir, accompagné de Blaise, Draco se retourna vers elle. Il ne lui fit d'abord pas un seul sourire et sa mine restait majoritairement contrariée. Cependant, il lui leva discrètement le pouce en signe de victoire et esquissa un léger sourire avant de suivre son ami.

Lucy était fierté. D'accord elle n'avait fait qu'un sur trois. Mais qu'importe, en cette belle soirée, rien n'était apte à l'ébranler. Il ne lui restait plus qu'à déterminer quelle serait sa prochaine victime ! En soit, se disait-elle, elle n'agissait pas vraiment mal, trois personnes auraient la chance d'embrasser l'un des garçons les plus demandés de l'école. Elle se prenait limite pour le Père Noël, avec 3 mois d'avance.


« Sur la bouche ! Et elle a essayé de rentrer sa langue ! »

« Arrête ! Je t'en supplie ! Je vais me faire pipi dessus ! »

« Mais c'est pas drôle Ron ! »

« Oh si ! Je t'assure que si ! » Insista le rouquin.

Harry prit un air renfrogné.

« Mais... Mais... Imagine que maintenant je me fasse agresser comme ça à chaque coin du château ! »

« Ah non, mais c'est sur ! Et quelle sacrée agression ! Je pense que tu devrais aller à St-Mangouste, tu as effectivement l'air traumatisé. » Se moqua Ron.

« Tu ne comprends pas ! C'est à elle d'aller à St-Mangouste ! »

« Mais, attend, ce n'est pas ta sœur qui a fait le coup tu m'as dit ? Tu devrais plutôt aller la voir elle, pour régler ça. Je savais bien qu'elle avait un petit coté vipérin... » Marmonna-t'il.

« Franchement, j'arrive pas à comprendre quel intérêt elle avait à faire ça... » Désespéra Harry.

« Bah... J'ai toujours dit que l'humour des serpents n'avait rien de très comique... Mais en fait je trouve que là j'ai manqué un sacré truc ! » Pouffa à nouveau Ron.

Harry lui lança son oreiller, ce qui eut pour conséquence d'accroitre son hilarité.

« Tais-toi ou je demande à Hermione de t'embrasser par surprise avec toute la sauvagerie dont elle est capable. » Susurra Harry.

« Non ! Tu ne ferais quand même pas ça ! »

« Ah mais c'est toi qui trouvait que cet humour commençait à être pas mal... » Répliqua Harry.

« Harry, en fait, je pense que c'est vraiment très grave ce qu'à fait Demelza, et ta sœur aussi. Pfff vraiment aucun sens de l'humour, je te jure... » S'insurgea Ron, en prenant un air tragique.

Harry éclata de rire sous le changement d'attitude soudain du roux. Et ce dernier se joignit à lui, incapable de conserver son sérieux plus longtemps.

« Non mais sérieusement Harry, tu ne diras rien à Hermione hein ? » Ajouta Ron, une once d'inquiétude perçant sa voix.

Harry prit une expression sadique et dit :

« À voir ta tête, j'en serai bien tentée finalement ! »

Et il repartirent dans une bataille de polochons qu'Hermione aurait probablement jugé gamine si elle avait été présente.

Ils furent pourtant interrompus par Seamus et Dean qui montaient dans les dortoirs pour se coucher à leur tour. Le regard bleu perçant de Seamus s'arrêta sur le visage d'Harry qu'il fixa intensément. Il se sentait jaloux des positions qu'avaient les deux amis ainsi mêlés dans les draps du roux. Puis, ses yeux descendirent progressivement le long du corps d'Harry, le contemplant avec un intérêt certain. Il était torse nu et faisait alors profiter ses camarades d'une sublime vue sur sa musculature qui avait progressivement été sculptée grâce au Quidditch notamment. Seamus ressentait le désir naitre au bas de son ventre, un fourmillement agréable qui lui criait de se jeter sur Harry pour lui ôter le reste de ses vêtements et le faire jouir de plaisir. Cependant, il dut s'arracher à sa contemplation pour ne pas paraître trop incongru devant les autres lions du dortoir. Il se dirigea vers son lit où il retira ses vêtements et ne garda qu'un caleçon avant de se caler sous ses couvertures. Là, il lança un dernier regard à Harry, qui lui, était à nouveau en discussion avec Ronald. Il empoigna alors son sexe, durcit par l'excitation et lui fit faire quelques va-et-vient agréables tout en se focalisant sur l'image du beau Gryffondor qu'il avait en face de lui. Il retint quelques soupirs de lasciveté et s'obligea à contenir son désir avant de s'endormir dans des rêves de débauches et d'érotisme obscène.


Heeeeey !

J'espère que ce nouveau chapitre vous a plut !

À votre avis, quelle sera la prochaine victime de Lucy ?

Avec qui Harry va-t'il finir par aller au bal finalement ?

Bisous.