Kurt,

Le jour où, tu ouvriras l'enveloppe et découvrant les premiers mots de ce papier, c'est que je ne serais plus de ce monde, je ne serais plus à tes côtés… Ce moment-là on s'y est préparé depuis tellement de temps, en fin de compte ce n'est pas une peur ou une tristesse qu'est de mourir, mais un soulagement. Ces mots sont sûrement étranges pour commencé une lettre, mais ce n'est qu'une fatalité, une vérité, accepté injustement, mais dans la bonne circonstance, grâce à toi.

Toi, Kurt Hummel, un grand Homme, je t'imagine déjà en train de sourire bêtement. « Moi, un grand homme ? Il est un peu sous morphine… » Et bien non, sache que justement, cette lettre date de quelques jours après notre installation à Ocean City, bien avant la déchéance qui m'attend. Tu es, vraiment quelqu'un de bien, Kurt, tu es un grand Homme, avec un grand H.
En revanche, tu n'es pas très bon pour l'espionnage… Mais ce n'est pas vraiment important, car sans ça, sans notre souffrance commune dans nos vies, finalement, nous ne nous serions jamais croisés, parlé et nous n'en serions pas là où nous en sommes aujourd'hui. « Ta mort idiot… » Je t'entends déjà le dire… Moi je ne vois que l'amour, l'attachement, la tendresse et cette tendre affection que l'on partage toi et moi. Finalement, quand j'y repense, nous n'avons pas vraiment eu des disputes énormes comme tous ces couples, ils nous arrivent quelquefois de s'accrocher mais c'est normal. Notre relation est vraiment incroyable et belle…

Je me souviens encore comme si c'était hier, ton visage dans l'escalier de la Dalton, mais surtout ton émerveillement lorsque tu m'as entendu chanter pour la première fois. Peut-être que toi c'est mon cul qui t'a attiré aussitôt exerçant sans doute une compression dans ton slip, ouais je sais que tu avais un slip, ça se voyait à ton entrejambe.

Trêve de plaisanteries, je savais que c'était toi, l'élu de mon cœur, mon âme-sœur. Dès l'instant où nos mains se sont liées pour la première fois, je ne suis pas habitué à prendre la main des garçons comme ça. Te venir en aide, en risquant de me faire tabasser par ce Karofsky, jamais Kurt, jamais je n'aurais faits ça à un inconnu, jamais…

Tu m'as faits accepter ma maladie, Kurt… Tu m'as totalement changé, et forgé un caractère fort, un caractère aimant, drôle, détermine à me battre, si aujourd'hui j'en suis là c'est grâce à toi. Par le bonheur dont tu m'as faits, par le courage dont tu as fais preuve pour me soutenir, jamais je n'aurais dépassé l'espérance de vie d'un cancéreux sans toi. Toute ma vie est réussie grâce à une personne, Toi.

Aujourd'hui, je suis prêt, prêt à partir grâce à toi. Je suis prêt à rejoindre ta mère, là-haut. Mon seul regret, car je n'ai pas osé le dire, et je n'oserais pas, c'est de te laisser, toi et ma mère, seul. Je n'ai pas envie de vous laisser seul, sans moi, je sais à quel point il vous sera difficile de vivre sans moi car je suis un pilier pour vous deux, mais je n'ai pas le choix et vous avez du temps pour vous y préparez. Je sais que les choses seront dures lorsque je partirais, mais à ce moment, j'aurais sûrement plus ce regret, car je sais que vous serez lié pour toujours, à tout jamais, et que l'un envers l'autre vous prendrait soin de l'un, de l'autre.

Je ne sais pas comment sera votre vie après mon départ, mais je sais une chose, vous serez toujours en contacte et à vous soutenir, tout ce qui est à moi, et maintenant à toi, et tu en feras ce dont tu en as envie, mais je te connais, je sais que tu ne jetteras rien, quasiment rien en tout cas, juste, ne vit pas trop dans le passé. Ma mort sera le présent, et l'avenir et ce, jusqu'à ton dernier soupire, Kurt. Je ne veux pas que ta vie future soit orientée que sur moi, je veux que tu avances, Kurt. Malgré tout, je sais que tu ne m'écouteras pas, pour ça, tu resteras à vivre une bonne partie dans le passé car c'est dans ta nature.

Kurt, sache une chose, n'arrête pas de vivre, je ne veux pas. Continue à nôtre notre… Ta vie. Nos ambitions, sont communes et je sais que c'est notre rêve de monter un théâtre et une troupe à Ocean City, alors donnes-toi les moyens pour réaliser ce bien, tu auras l'argent pour acheter un bâtiment, et entretenir les lieux le temps de subvenir à tes propres moyens, tout est prêt, Kurt, tu as juste à faire tes études, tes propres études, tes envies à toi et revenir ici, une fois que tu seras prêt. Je sais que tu y arriveras dans la vie, car tu es un battant, bien plus que moi, dirais-je même.

Que la vie me fut longue ou courte, pour moi qu'importe. C'est une vie qui en a valu la peine, qui a valu le coup d'avoir, car sans ma maladie, sans tous mes soucis, jamais je t'aurais connu, alors oui j'aurais vécu longtemps, mais pas heureux comme je le suis. Kurt. « Sur ma stèle, je veux ne graver que nos rires ont berné la mort et le temps. On se reverra, on se reverra… Là, où rien n'est plus rien, et on comprendra, d'où l'on vient. »

Kurt, je t'aime et je t'aimerai jusqu'à la fin des temps. L'amour, est plus fort, que la mort. Mon amour, mon Sexy, je t'aime, je t'aime tellement… Reviens-moi au plus tard, là-haut… Je t'aime, je t'aime…

Blaine Anderson.