.

Coucou!

J'espère que vous allez bien? Pour ma part j'ai repris les cours aujourd'hui et j'ai deux semaines intenses d'examen qui s'annoncent... Donc je risque de publier le soir. Mais je continue à écrire entre deux révisions héhé!

J'ai adoré écrire ce chapitre alors espérons que vous apprécierez de le lire ;)

.


Chapitre 10 :

.

« Malfoy. » Sa voix n'était qu'un souffle. Il croyait rêver. Depuis quand les étoiles filantes réalisaient-elles véritablement les vœux ?

« Tu remarqueras que je t'ai dit salut Potter… »

Ce n'était donc pas une hallucination.

« Quelle progression, » ironisa Harry. Mais son ton n'était pas froid, bien au contraire. Tout son corps était un brasier ardent menaçant d'enflammer tout le parc environnant.

« Je trouve aussi, je peux m'asseoir ? » Demanda le blond avec une politesse qui fit frémir le Gryffondor.

« Si ça t'ait égal de salir ton costume… »

« Je m'en fous de mon costume, Potter. »

Et c'était vrai. En cet instant présent, il n'en avait rien à faire. Il s'assit à côte d'Harry tout en gardant une certaine distance avec lui. Le brun continuait à fixer l'horizon droit devant lui, comme effrayé à l'idée de regarder l'élu de son cœur. Il avait peur que ses émotions le trahissent, que Draco réussisse à lire dans ses yeux tout ce que son être ressentait.

« Tu as laissé tomber ta cavalière ? » Demanda-t-il par curiosité, mais aussi pour combler ce silence gênant.

« Ma cavalière ? Qui te dit que ce n'était pas un cavalier ? »

Harry ouvrit grand les yeux et tourna brusquement la tête vers le blond. Ce dernier le dévisageait, curieux de sa réaction, et tressaillit quand il croisa les yeux d'émeraude. Pourtant il se força à maintenir le regard, attendant que le brun parle.

« Ah, je ne savais pas… Je ne pensais pas. Ton cavalier alors… » Finit-il par dire d'une voix gênée.

« En fait, ce bal m'ennuyait. Et je n'avais pas la cavalière voulue… Ce doit être pour ça… » Avoua-t-il, un peu tendu.

« Mais alors c'était une fille ? » Demanda Harry, complétement perdu.

« Je t'embrouille là, sourit Draco, oui c'était une fille. Mais j'aurais voulu que ce soit un garçon. »

Harry déglutit difficilement et hocha lentement de la tête, assimilant l'information. Il était prit d'un mutisme abyssal, complètement ahuri de découvrir que Malfoy pouvait être gay.

« Je t'ai choqué ? » Se moqua le serpentard, bien qu'au fond de lui il était inquiet comme pas possible par la révélation qu'il venait de lui faire.

« Non… Non, absolument pas ! » Se rattrapa précipitamment Harry qui sentait ses pommettes rougir. Il pria la lune de moins briller pour que ça ne se voit surtout pas.

Mais Draco sentit sa gêne et entreprit de changer de sujet.

« Et alors, qu'elle est ton excuse pour ne pas être allé au bal ? Personne ne voulait de toi ? »

« Ce doit être ça, » grogna Harry.

« Je suis sûr que non, il y a au moins Demelza et Finnigan, » ricana Draco, ses lèvres se pinçant tout de même de jalousie.

« Oh la ferme ! » S'énerva le brun, bien qu'un sourit avait naquit sur ces lèvres.

Il baissa la tête et finit par laisser passer un petit rire comme s'il réagissait à une plaisanterie que seul lui avait entendu.

« Qu'est ce qu'il y a ? » S'enquit brusquement Draco.

« J'ai du mal à croire que je suis là, à parler de ça avec Malfoy, la personne qui me déteste le plus dans ce château, voir même sur terre. »

Draco eut un petit rire embarrassé.

« Mais non, n'exagère pas, il doit bien y avoir quelqu'un d'autre sur terre… Plaisanta-t-il. Et je ne te déteste pas. »

Harry rit à nouveau.

« Je ne pensais même pas être amusé par ton humour un jour, » avoua le brun.

« Eh oui… Soupira Draco, très fier de lui. Je suis plein de surprise, que veux-tu ? »

Harry haussa les sourcils et le jaugea d'un air moqueur, que Draco ignora en relevant le menton avec fierté et en ajoutant : « Je t'avais dit que j'allais faire des efforts pour te parler poliment… »

Harry se contenta d'acquiescer.

« D'ailleurs, tu ne m'as pas dit Potter, tu avais préféré embrasser une fille ou un garçon ? » Demanda Draco. Son corps tremblait d'appréhension, mais il se félicitait de réussir à garder sa voix sous contrôle.

« Comment ça ? » S'étonna Harry, son cœur recommençant à battre la chamade.

« Eh bien oui, si c'était ta première fois, tu ne pouvais vraiment encore savoir ce que tu préférais, pas vrai ? Alors…? »

« Eh bien… »

Il ne savait par où commencer, il ne savait pas non plus à quel point se confier. Il avait envie de tout lui dire. En cet instant il avait l'impression que le blond était à lui, qu'il pouvait tout lui confier… Mais ce n'était pas le cas, et ça il ne pouvait l'oublier. Pourtant, il voulait être honnête…

« Disons que pour être franc, je n'ai rien ressenti d'agréable pour l'instant… J'imagine que pour que ce soit le cas, il faudrait déjà que j'aime cette personne… »

L'ambiance était redevenue un peu tendue. Tendue parce que les deux était happés par le désir d'attraper la bouche de l'autre mais devaient contenir cette pulsion, ignorant qu'elle était si terriblement réciproque.

« Alors je t'en prie Malfoy, arrête de préparer des plans pour que je me fasse encore embrasser par n'importe qui ! » Ajouta-t-il en rigolant, pour décompresser la lourde atmosphère.

« Ça c'est promis, » répondit immédiatement le blond avec un étonnant sérieux. « Ton prochain baiser doit être pour une personne parfaite et qualifiée… »

Harry ne savait que trop s'il devait rire ou non, tellement le ton grave du serpentard l'avait désarçonné. Il répondit alors d'un timbre enjôleur qu'il n'aurait jamais cru avoir avec le blond :

« Et qui m'aurais-tu conseillé alors, Malfoy, pour mon premier baiser ? »

Le blond en était dérouté. L'intonation plus que charmeuse du Gryffondor le laissait pantois. Cependant, lui aussi était fort à ce jeu, et d'une voix tout aussi séduisante, il répondit :

« N'est-ce pas évident ? Je ne vois qu'une seule personne assez habile en la matière… Moi ! » Il appuya sa tirade d'un clin d'œil aguichant.

Le cœur d'Harry s'emballa. Venait-il bien juste de lui faire un clin d'œil, ou son esprit lui jouait des tours ? Venait-il bien de lui suggérer de l'embrasser ? Mais devant l'expression soudainement trop sérieuse de Harry, Draco éclata de rire. Un rire faux. Un rire qui fait mal. Le blond se disait qu'il était allé trop loin, et beaucoup trop vite. Et il se redressa tout en disant :

« Je vais… Je pense que je vais y aller. Il fait froid. »

Il s'était prestement levé et détourné du brun. Mais avant qu'il n'ait commencé à s'éloigner, Harry, qu'il n'avait pas vu se lever également, avait posé une main sur son bras. Un frisson parcourut le corps de Draco. S'il n'avait pas eu sa chemise, pour sûr qu'Harry aurait pu sentir chacun de ses poils se dresser de désir.

« Attends… » Dit le Gryffondor d'une voix rauque.

« Mm, » marmonna le blond, qui peinait à relever la tête vers lui. « Quoi ? » Ajouta-t-il, d'une voix plus froide.

« Je… Eh bien, » Harry se sentait subitement stupide. « Tiens j'ai ma cape, si tu as froid, » finit-il par dire en ramassant vivement sa cape d'invisibilité et en la lui tendant.

Draco plongea alors dans les yeux d'Harry, quitte à s'y noyer et périr… Il ne pouvait de toute façon plus résister à ce regard.

« C'est ta cape d'invisibilité, Potter, » souffla-t-il.

« Oui, mais elle n'a pas que le pouvoir de rendre invisible, elle réchauffe aussi, » répondit le brun d'une petite voix amusée.

« C'est bon, le château n'est pas loin, je pense survivre au trajet. »

« Tu pourrais tomber malade… »

« Ça t'inquiète ? » Demanda avidement le blond.

Harry sembla réfléchir, évidemment que ça l'inquiétait, mais il ne pourrait résolument pas le lui dire ainsi, alors il rétorqua :

« Si c'est pour que tu sois de mauvaise humeur toute la semaine, que tu me reproches à nouveau d'exister ou que tu m'accuses d'être la cause de ton rhume, alors oui je m'en soucie. »

Draco sursauta devant la véracité des propos qu'il venait d'entendre. Il y a quelques années c'est exactement comme ça qu'il aurait réagit. Mais plus maintenant. Pourtant, il arracha violemment la cape des mains d'Harry et l'entoura autour de ses épaules, sous l'œil avisé du Gryffondor. Il se sentit tout de suite mieux, mais il n'était pas encore bien certain de savoir si c'était davantage dû aux propriétés chauffantes de la cape ou si c'était en raison de l'odeur du brun qui enveloppait à présent tout son être. Un effluve de réglisse et de vanille qui titillait le nez. C'était léger et agréable. Submergeant d'une certaine manière.

« Et toi ? » Demanda timidement le blond, reprenant ses esprits.

« Je rentre aussi de toute façon, » dit-il en haussant des épaules.

Ils ne dirent plus rien, marchant côte à côte en direction du château. Ce mutisme était inconfortable mais en même temps planant. Pour une fois qu'ils pouvaient être ensemble sans qu'aucune dispute n'éclate, sans que le ton ne monte. Juste profiter de l'instant. Et ils voulurent que ça dure une éternité. Ils voulurent que plus ils avancent, plus Poudlard recule. Mais vint un temps où ils se trouvèrent dans un des longs corridors où leurs chemins devaient se séparer irréfutablement.

Ils s'arrêtèrent, se faisant face, toujours sans un mot. Harry esquissa un geste pour parler mais finalement ne dit rien. Les prunelles grises du blond scintillaient comme jamais et Harry espérait plus que tout y voir un signe d'amour. Mais comment savoir ? S'ils avaient pu sentir que leurs deux cœurs battaient les tambours à l'unisson, tout serait plus simple.

Draco se dévêtit de l'épaisse cape, à regret, il pris une profonde inspiration, se retenant de la porter à son nez, et la tendit au brun, sans lâcher les brillantes émeraudes du regard.

« Merci… Murmura-t-il, Harry… »

Le brun sursauta en entendant son prénom. Il avait été prononcé avec tant de douceur, comme s'il s'agissait d'une délicate parole qui menaçait de s'effondrer. Et avant de n'avoir pu faire un geste, le blond s'était penché vers lui, effleurant sa bouche de ses lèvres froides et douces. Une infime pression qui fit exploser la poitrine d'Harry. Puis il s'éloigna de lui aussi rapidement qu'il s'était avancé.

« Je… Désolé… Salut, » bafouilla-t-il, avant de prendre la fuite sans demander son reste.

Une fois hors de vue de Harry, il couru sans s'arrêter jusqu'à son dortoir. Là, il trouva quelques élèves déjà rentré qui discutaient avec animation. D'autres étaient déjà dans les bras de Morphée. Il ne prêta attention à personne et se réfugia dans son lit. Il lança un sort de silence autour de lui et laissa ses émotions éclater.

C'était effrayant. Un mix de pleurs et de joie le balayait. Il se maudissait d'avoir osé faire ça, convaincu que Potter n'en manquerait pas une pour se foutre de lui maintenant. Convaincu qu'il avait fait la pire erreur du siècle, du millénaire même ! Mais il se félicitait aussi pour son courage. Les lèvres rouges et pleines du Gryffondor l'appelaient avec fougue depuis qu'il l'avait rejoint. Il n'avait pas pu s'en empêcher. Ce n'était qu'un frôlement, rien de plus… Et pourtant ça avait été magnifique. Ça avait été chaud et délicat. Ça lui avait transmis davantage d'émoi que n'importe quel autre baiser passé…

Mais qu'allait-il pouvoir faire maintenant ? Se demandait-il. Pourrait-il encore le regarder en face ? Pourrait-il garder sa prestance après s'être abaissé à dévoiler ses sentiments ? Draco avait déjà souvent eu peur, mais jamais il n'avait connu telle angoisse, telle incertitude. C'était comme si aujourd'hui avait changé le restant de ses jours…

OoOoOo

Harry s'était figé. Puis il avait cru s'évanouir. Et quand enfin il était prêt à hurler tout son amour au blond, ce dernier s'était enfuit. Le souffle chaud du blond sur son visage s'était envolé à sa plus grande déception, laissant un sentiment d'amertume dans son cœur.

Pourquoi était-il parti ? Regrettait-il déjà ? N'était-ce qu'une pulsion subite ? Un élan de gentillesse ? Une façon de se moquer ? Une façon de dire je sais que tu m'aimes ? Un test ? Non, bien sûr que non. Il ne se serait pas enfui aussi vite sinon. C'était Malfoy. Malfoy aurait du se moquer de lui. Malfoy aurait ri à la vue de son visage crispé et tremblant. Malfoy aurait crié au château tout entier à quel point Potter était devenu rouge sous sa caresse. Là, ce n'était pas Malfoy. Ça avait été Draco. Quelqu'un qu'il espérait avoir un jour pour lui. Quelqu'un qu'il avait alors eu l'impression d'avoir pendant l'espace de deux secondes.

Mais le blond s'était excusé. Encore une fois. C'était quoi toutes ces excuses ? Des regrets ? Des excuses pour lui même ? Une façon de dire qu'il ne voulait pas ?

Harry était chamboulé. Retourné. Perturbé. Complètement troublé. Mais aussi complètement béat. Il l'avait enfin, sa réponse. 'D'ailleurs, tu ne m'as pas dit Potter, tu avais préféré embrasser une fille ou un garçon ?' lui avait demandé Draco un peu plus tôt. Maintenant c'était sûr. C'était un garçon qu'il avait préféré embrasser. Non, c'était ce garçon. Le plus habile de tous.

Il porta la cape d'invisibilité à son nez dans l'espoir de sentir à nouveau la présence du blond, puis finit par s'enrouler dedans pour s'endormir.

OoOoOo

En ce dimanche matin, lendemain du bal, la plupart des élèves faisaient une bonne grasse matinée amplement de mise. La plupart, oui, parce que deux élèves avaient passé une nuit plutôt difficile et s'étaient levé aux aurores.

Harry se sentait un peu mal à l'aise à l'idée de croiser le blond, cependant il avait bon espoir qu'à cette heure-ci, il soit le seul présent pour prendre le petit-déjeuner. Aussi, il fut étonné d'y croiser sa sœur Lucy dans le chemin vers la Grande Salle.

« Tu vas bien ? » Lui demanda-t-il.

« Ça va, mais un peu fatigué à cause de hier soir. Je n'arrivais plus à me rendormir, tu savais que Flora et Hestia Carrow étaient d'abominables ronfleuses ? »

« Comment aurais-tu voulu que je le sache ? » Plaisanta Harry, « mais attends, hier soir ? Tu étais au bal ? Qui t'a invité ? »

Lucy rougit un peu de gêne.

« Eh bien je voulais justement t'en parler un peu avant le bal mais je ne t'ai pas trouvé…Et comme tu n'es pas venu au bal non plus… »

« Abrège, » la coupa Harry, trop curieux.

« Ça s'est décidé au dernier moment… C'est Draco qui m'a invité. »

Harry faillit s'étouffer.

« Quoi ? Draco Malfoy ? »

« Tu connais un autre Draco ? » Se moqua Lucy, espiègle.

« Mais pourquoi t'aurait-il invité ? Tu lui plait ou…? »

« Oh non ! S'exclama sa sœur. Et il m'a clairement fait comprendre que je ne l'intéressais pas ! D'ailleurs on n'est pas resté ensemble très longtemps si tu veux savoir… À un moment il est sortit et a prétexté vouloir aller aux toilettes… Et il n'est pas revenu. À mon avis, il n'avait personne avec qui il voulait y aller et il a fait ça pour te provoquer un peu… Mais comme tu n'étais pas là, son plan a plutôt échoué… »

« Quel idiot ! » Grogna Harry, qui ne savait plus quoi penser du blond et de son attitude vis-à-vis de lui. Le Serpentard avait quitté la soirée, et pour quoi ? Pour le retrouver ? C'était inimaginable…

« Mais pourquoi as-tu accepté ? » Demanda-t-il alors.

« Tu te souviens de l'histoire du défi ? Eh bien si il gagné il pouvait choisir qui il voulait pour aller au bal… Sur le coup, je ne m'étais pas posé plus de question que ça, puisque je ne m'attendais pas à ce que ça me tombe dessus, » expliqua-t-elle.

Harry éclata brusquement de rire, sous le regard déconcerté de Lucy.

« Alors il s'est bien moqué de toi ! Commença-t-il à expliquer, figure toi que je me suis encore fait embrasser… Et j'ai bien cru un moment que c'était encore un de vos coups bas… »

Lucy resta interdite.

« Oh la ! Cette fois, promis, je ne suis pas impliquée ! Vas y explique moi ! »

Ils arrivaient dans la Grande Salle, et comme prévu, elle était presque déserte. Ils dirigèrent alors tout deux vers la table des Serpentards, après que Lucy ait insisté avec toute la hargne dont elle pouvait faire preuve, pour prendre leur petit-déjeuner ensemble. Le fait qu'il n'y ait justement personne chez les serpents avait achevé de le convaincre. Harry sourit en voyant les plats chargés de bonne nourriture, leur table était garnie des même mets que celle de sa maison… Les rumeurs n'étaient pas rares chez les Gryffondors qui affirmaient que les Serpentards mangeaient du serpent au petit déjeuner pour gagner en perfidie. Ron et Dean étaient notamment les premiers à alimenter ces ragots.

Harry lui expliqua alors, entre deux parts de tarte à la mélasse, l'instant où Seamus l'avait invité au bal puis embrassé jusqu'à l'arrivée de Malfoy qui avait visiblement rien raté de la scène. Lucy n'avait pas pu s'empêcher de rire en s'imaginant la tête qu'avait dû faire le blond en voyant Harry se faire embrasser.

« Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de drôle ! » S'indigna Harry. « D'ailleurs, tu devrais être fâché contre Malfoy pour t'avoir complètement roulé ! »

« C'est vrai, je pense que je l'aurais été avant. Et une partie de moi lui en veut un peu… Mais j'ai vraiment passé une bonne soirée. Je n'ai pas besoin de Ninon pour me faire des amis… Et figure toi que j'ai découvert un Draco vraiment sympathique, » finit-elle sur un ton mystérieux.

« Sympathique ? » répéta Harry, ne pouvant s'empêcher de penser à la veille. Parce que effectivement il ne pouvait plus se résoudre à dire que le blond ne l'était pas. Pas après leur dernière discussion.

Lucy observait son frère avec sérieux. Elle avait tant de choses qu'elle voulait lui dire mais elle avait trop peur de la manière dont il réagirait.

« Harry, qu'est-ce que tu penses de Malfoy ? » Demanda Lucy, en se jetant à l'eau.

« Comment ça ? » rougit vivement Harry, ce qui n'avait pas échappé à sa sœur.

En fait, rien ne lui échappait. Elle était la ruse incarnée et c'est pourquoi sa maison lui correspondait plus que tout.

« Eh bien, tu ne trouves pas qu'il a vraiment changé ? »

« Tu penses ? Je…Je ne sais pas vraiment… Il n'a pas vraiment changé avec moi, c'est toujours un petit con arrogant et… Prétentieux… » Dit-il.

« Ah bon ? »

« Comment ça, ah bon ? Comme si tu ne le savais pas ! »

« Tu l'as vu hier soir ? »

Harry recracha brusquement ce qu'il avait en bouche. En plein dans le mille, se dit-elle en s'applaudissant intérieurement. Malfoy avait donc suivit ses conseils et osé y aller… Elle vit les joues de son frère virer au cramoisi et elle se surprit à penser que c'était assez incroyable de rougir autant.

« Bon, raconte moi alors ! » Continua-t-elle.

« Mais, nom d'un strangulot ! Tu es devineresse ou quoi ? »

« Que veux-tu, je suis prédestinée à collectionner les Optimal en divination… »

« Oui on verra ça d'ici deux ans ! Tu rigoleras moins avec Trelawney, son thé infect et ses présages de mort… »

« Bon ne change pas de sujet, » l'interrompit-elle.

Et comme ils avaient toujours l'habitude de tout se confier, Harry lui raconta tout. Enfin presque tout. Il omit volontairement le baiser final, la partie la plus importante en somme. Mais Lucy avait déjà l'essentiel de ce qu'elle voulait savoir…

« Il te plait ? »

Harry se pétrifia encore. Sa sœur était pire que le plus terrible des Basilic.

« Mais quand vas-tu arrêter avec toutes ces questions par Merlin ! » Jura-t-il.

« Oh très bien, très bien… » L'apaisa-t-elle.

De toute façon, qu'il lui réponde ou non, elle lisait en lui comme dans un livre ouvert. Mais elle vit alors que le regard d'Harry était soudainement happé en direction de la porte de la Grande Salle.

Un blond à fière allure venait de faire son entrée. Lui aussi avait passé une nuit désastreuse et pourtant ses traits et son apparence étaient aussi impeccable qu'à l'accoutumée. Lucy dissimulait avec peine le sourire qui voulait forcer ses lèvres.

Harry pu voir le regard du blond se porter d'abord sur la table des Gryffondors et une boule lui resserra d'autant plus l'estomac. Il le cherchait ? Puis le regard gris dévia vers la table des Serpentards et quand il y vit Harry et Lucy assis, tous deux le fixant, il faillit s'arrêter net de surprise. Il aspira une grande bouffée d'air, déglutit difficilement, puis avança dignement vers eux.

Lucy, quant à elle, s'était à nouveau penché vers son frère et chuchota rapidement :

« En tout cas, je crois que lui, tu lui plais… »

Et le cœur d'Harry cessa de battre.

.

À suivre...


.

Alors, alors ? Ça commence enfin, me direz-vous ;)

Qu'avez vous pensé de leur discussion à la belle étoile ?

À votre avis, comment vont réagir Harry et Draco de si bon matin ?

Une bataille de marmelade sera-t-elle de mise ? J'attends vos hypothèses, même les plus farfelues !

À bientôt (demain même sans doute ;) ) Bisous.

.