Bonjour à tous ! Nouvel OS de ce recueil.
Ecrit alors que je dois bosser pour mon Intero de demain (Sachant que je n'ai pas encore ouvert le cours, ca va être un petit challenge…)
Bref. Quoi qu'il en soit, OS qui me laisse dubitative. J'ai fait un ordre de passage et il fallait bien que je passe par celui là, mais voila. Inspiration quand tu n'es pas là.
A votre avis et a votre indulgence, donc.
Enfin, merci aux Revieweurs du Premier Chapitre. Que de superbes reviews !
Merci donc à Basmoka , Anadyomède, Myley et Zena1.
Encore une chose, certain persos peuvent sembler OOC . Mais, je dis bien mais. Dans cette fic, tout est question de Point de vue…
Disclaimer : Tout est à JKR. Et aux Surréalistes. Le reste n'est que misère.
Titre: Cadavre Exquis.
Chapitre: Fleurs et Couronnes
Résumé : Dix OS. Dix tranches de vies. Parce que la guerre laisse des traces...Des failles.
Je suis Comme je Suis
OoO
Hermione Granger
Elle repassa la brosse dans les boucles de ses cheveux. Un grognement se fit entendre, et la masse informe encore endormie dans le grand lit soupira. Elle coula vers lui un regard indulgent.
Joaquim quelque chose…
Il était gentil. Du genre polie et propre sur lui. Il écoutait les gens parler en silence et prenait un air concentré avant de répondre. C'est ce qu'elle avait aimé chez lui.
Elle fixa la cape à ses épaules et prit sa baguette, sur la table de nuit. Il lui avait donné son numéro la veille. Elle ne savait pas encore quoi en faire.
J'avais refermé la porte le plus doucement possible, parcouru le couloir sur la pointe des pieds, avant de me chausser dans l'ascenseur.
Dans le hall, derrière le comptoir, il y a encore ce réceptionniste. Grand, mince et élégant, les cheveux gris et l'air affable du grand oncle de la famille.
-Miss désire quelque chose ?
-Je voudrais régler la note de la chambre 215, s'il vous plait.
Il s'incline poliment vers son grand registre, en parcourant les lignes du doigt.
-Si vous pouviez apporter un petit déjeuner, aussi.
-Bien sur, Miss.
-Pas pour le moment, cependant. Il dort encore.
Il relève les yeux, et son regard me fait serrer les lèvres.
-Oui Miss Granger, je dirais bien cela.
J'hoche la tête, payant rapidement. La lourde porte d'entrée glisse entre mes mains, et j'atterris sur le trottoir, le cœur battant la chamade.
Je n'aime plus les grands oncles de famille. Ces types, qui sous prétexte de m'avoir vu grandir dans la Gazette du Sorcier croit avoir le droit de me juger. Mon amitié avec Ron et Harry. Ma vie durant la Guerre. Ma relation avec Ron. Notre Rupture. Le retour à la vie normale. La fin de notre Trio. Sur des pages et des pages. Au fil des années. Et tout ces gens qui à cause de ca, ce sont mis à m'aimer. Comme un membre de la famille.
Je n'aime pas lire de la déception dans les yeux d'un inconnu.
Celle d'Harry m'a suffi.
Je passe devant Battersea Park. J'aime bien cet endroit. Il y a une sorte de terrain de jeux toujours désert. Avec de grandes balançoires rouillés et squelettiques, et des Tourniquets grinçant et sombres.
Dans la clarté du matin, ce square si lugubre en est presque beau. Je m'assois sur le rebord d'une nacelle et me balance doucement.
Patterond doit m'attendre. Si perclus de rhumatismes qu'il est sans doute à la même place qu'hier. Le regard terne et sale. Si vieux….
Pattenrond va mourir. Ce n'est plus qu'une question de temps. Bientôt, il ne posera plus ses yeux accusateurs sur moi. Bientôt, je serais enfin libérée du dernier vestige de mon passé. Celui que je n'ai pas eu la force d'abandonner.
On dit souvent qu'il faut être lâche pour partir. Un temps, je fus d'accord. Plus maintenant. Il faut bien plus de courage pour partir que pour rester. Rester dans l'ombre et courber la tête. Attendre une rédemption qui ne viendra jamais. C'est tellement plus simple
Il ne me l'aurait jamais donné. Georges me l'a répété, il y a peu.
« Tu rêves encore d'un pardon qui ne viendra pas. Il ne pense plus à toi depuis longtemps. Tu n'imagines pas l'homme qu'il est aujourd'hui. L'égocentrisme lui va si bien….Comme une seconde peau. »
Je ne sais pas comment Georges en est venue à le haïr autant.
Harry. Je ne t'envie pas. Vraiment.
Cette guerre à été cruelle avec toi. Elle a fait voler en éclat tes dernières utopies. Elle a fait apparaitre les failles de ceux qui nous soutenaient. Elle a mis à nue des lâches. Elle a consacré des braves. Avant de les tuer. Elle n'avait aucun discernement, cette guerre. Et tu es devenue comme elle. Pour t'en sortir, tu es devenue aussi aveugle et obtus qu'elle le fut.
Draco, par exemple. C'était un poison. Tu le savais. Tu n'ignorais pas qu'il était dangereux. Que tu jouais avec le feu. Tu as pris le risque. Il n'était pas Ron. Il avait des réponses à tout. Il avait encore des certitudes. Il était beau. Et je me sentais seule.
Je ne cherche pas à me justifier, tu sais. Je n'ai même pas le culot de regretter. On ne regrette pas ce genre de chose.
Qu'est ce que ca peut vous faire
Ce qui m'est arrivé
Oui j'ai aimé quelqu'un
Oui quelqu'un m'a aimé
Comme les enfants qui s'aiment
Simplement savent aimer.
Il est partie, et je portais son enfant.
Je n'oublie pas ton visage Harry. Ton regard. Tes mots
« Débarrasse-toi en. »
Je n'avais rien dit. J'avais gardé les mains sur le ventre des jours durant. Et puis un jour, j'ai fait ce que tu avais dit.
Je te dégoutais, je crois. D'avoir ouvert les cuisses si facilement. Et derrière cette façade de dégout, ce fantasme lubrique. Te dire que toi aussi, si tu avais voulu, su….
Tu m'as demandé de partir. C'est ce que j'ai fait.
Il fait froid, tout à coup. Je sers les pans de ma cape contre moi et je pousse sur mes pieds. Je me balance doucement, alors que le grincement perce le calme ambiant.
Je cherche mes gants, au fond de ma poche. Et mes doigts rencontrent un morceau de papier cartonné.
Joaquim quelque chose et son adresse calligraphié. C'est presque ridicule.
Une larme au coin des yeux. Peut être que j'ai assez joué.
Je crois bien que je vais le rappeler...
A votre bon cœur…
Review ?
