Quel plaisir de venir poster ici! Il me semble que cela fait une éternité. Et ce n'est pas tout à fait faux non plus
Dire que je suis en retard, à tout point de vue (Réponse aux reviews, mise à jour de mes fics) est un doux euphémisme. Cependant, je n'abandonne rien. Ni ce recueil d'OS, ni Beau Jouet que je me suis promis de terminer. Je suis certes un peu plus longue, mais j'ai bonne espoir de me remettre à écrire plus rapidement cette année scolaire. Bien sur, je répondrai également aux reviews.
Bref. Que dire? Cet OS fait la place belle à Ron. Oui, ce cher Ronald Weasley. Même si cet OS ne me satisfait que très partiellement, je dois avant tout remercier Sithgirl qui m'a remis le pied à l'étrier, en m'imposant des conditions purement démoniaque. De nombreux éléments de l'histoire sont là grâce à son bon vouloir (et cet OS également, vu que son défi m'a poussé à réécrire de nouveau, mêmerien qu'un peu, même mal, même de travers).
Et bien sur un très très grand merci aux revieweuses: Tik4Tak, Lil's M, Joufly la verte, Sithgirl, Milah Dy, MissHermioneJeanGranger, Draco Jane , Nikita lan, Capucina Maina, -4181315-, StephAlic
Certains persos peuvent sembler OOC . Mais, je dis bien mais. Dans cette fic, tout est question de Point de vue…
Disclaimer : Tout est à JKR. Et aux Surréalistes. Le reste n'est que misère.
Titre: Cadavre Exquis.
Chapitre: Fleurs et Couronnes
Résumé : Dix OS. Dix tranches de vies. Parce que la guerre laisse des traces...Des failles.
Les chansons les plus courtes…
-Une simple formalité, qu'il disait. Une simple formalité…
De Pierrebourg venait de s'attabler bruyamment à mes côtés, m'arrachant de la retransmission des internationaux de Tennis, sur les écrans géants du Poker Café.
-Un problème ?
Le Français se lissait la moustache en observant la salle, pensif.
-Non, aucun. Il s'avère juste que les Suisses sont durs en affaire. Ce banquier à déjà travaillé avec le monde sorcier, et il sait bien où se trouve son intérêt. Les négociations vont être longues.
J'hochai la tête, jetai un dernier regard vers les écrans plasma, avant d'engloutir la fin de mon club-sandwich. De Pierrebourg était resté silencieux.
-Je remonte en chambre, soupira t'il enfin. Prendre une douche, me reposer. Le second round des négociations se joue ce soir.
-Un nouveau colloque ?
-Si l'on veut, s'amusa le français, mais en plus festif, déclara t'il en désignant les machines à sous autour de nous.
-Vous avez besoin de mon aide ?
De Pierrebourg reposa sa mallette sur la chaise à côté de moi et posa une main sur mon épaule.
-Ronald, mon garçon, nous sommes dans un endroit…magnifique. Allez défaire votre valise. Prenez un peu de bon temps en ville. Reposez vous. Vous faites peur à voir.
« Ravi de l'apprendre »
Je le suivais distraitement du regard, alors qu'il rejoignait le hall de l'hôtel. J'attendis sans impatience que le match se termine sur les écrans. Victoire sans surprise. D'un Suisse. J'allais rapidement payer ma consommation, avant de remonter dans ma chambre.
-Beau match, glissa la serveuse en encaissant mon argent.
-Très. Lui répondis-je dans un souffle.
Elle me fit un sourire candide. Avant, elle aurait été mon genre de fille. Avant. Je la saluai poliment avant de remonter dans ma chambre.
« Vue sur le lac, et tous le confort pour passer un séjour d'exception » m'avait vanté le groom en m'installant.
Je laissais tomber mon blazer sur la chaise et dénouais ma cravate en contemplant les eaux calmes et limpides du lac. Je ne pris pas la peine de déboucler ma valise et préférait me laisser tomber sur le lit.
Trop d'hôtel, de chambres d'hôtels.
A la fin de la Guerre, on m'avait déroulé le tapis rouge. Un poste d'Auror, crée pour ma petite personne, par injonction du grand manitou en personne. Scrimgeour tenait personnellement à ce que j'intègre la garde rapprochée du Ministère. Proprement sidérant au vue de ma scolarité. Seul mes états de service durant la Guerre et mon amitié avec Harry me valait de tel faveur. J'aurai pu faire comme Hermione, les envoyer se faire foutre. Je n'avais pas eu son courage. Et je n'avais pas son talent. J'avais dit oui.
Huit ans après, j'en étais toujours là. Le Grand Emprunt, qui avait servi à reconstruire le monde sorcier en ruine et à remettre sur pied une économie miné par le marché noir, voyait certaines de ses échéances de remboursement se rapprocher. De Pierrebourg qui avait survécut à la fin des années Scrimgeour, était en charge de renégocier les traites du Grand Emprunt et de trouver de nouveaux créanciers, histoire de pouvoir rééchelonner la dette. Quand à moi, j'avais été chargé d'assurer sa protection durant toute la durée des négociations. De fait, cela faisait plus de six mois que nous arpentions l'Europe, au fil des réunions, colloques et rendez vous d'affaires.
Quand Olivier de Pierrebourg m'avait parlé d'Annecy, j'avais à peine tiqué. J'avais hoché la tête, saisit le dossier qu'il me tendait et assuré que je me chargerais des derniers modalités pratiques. En quittant son bureau pour m'enfermer dans le mien, je suffoquais. J'avais desserré ma cravate pour mieux respirer et ouvert la fenêtre en grand pour faire pénétrer un peu d'air dans la pièce exiguë. Nous allions à Annecy. Je retournais à Annecy.
OoOoO
Je m'étais réveillé en sueur, la bouche pâteuse. J'avisai l'horloge au mur de la chambre. 18h41. Je pestai en me relevant, passant une main sur mes joues râpeuses. Il me fallut deux minutes de plus pour descendre dans le hall de l'Imperial Palace et quitter l'hôtel.
Il faisait chaud pour un mois d'Octobre. Un vent lourd et pesant soufflait sur la ville, et de sombres nuages, chargés, s'étendaient lentement au dessus du lac. Le lac. Le fameux lac.
Je m'en souvenais comme si c'était hier. C'était avant la Guerre. L'été précédent. Hermione nous avait apprit qu'elle avait de la famille éloignée vivant en France, une vieille tante un peu excentrique. Harry et moi n'avions pas compris ou elle voulait en venir, jusqu'à ce qu'elle nous propose de passer des vacances chez elle. « Elle est partie en Croisière pour un mois. On pourrait y aller, disons -une quinzaine de jour. Juste tous les trois. Ca pourrait être formidable ».
A cette époque, la Guerre se pressait déjà à notre porte. Je crois qu'Hermione, dans un fol espoir, tentait de nous y arracher, encore un peu. Je lui avais dit oui, pourquoi pas. J'avais demandé où la maison se situait, pour faire preuve d'un tant soit peu d'intérêt. Annecy. J'avais opiné. Ca ne signifiait rien, alors.
Le jour du départ, Harry n'était pas là. Dans la soirée, on apprit que le Ministère avait besoin de lui. Il repoussait son arrivée d'une semaine. Une semaine, seul avec Hermione.
Je l'aimais. De cette manière confuse et un peu brouillonne. Avec mes manières d'adolescent trop rude.
Mais cette semaine là…
« La chaleur était écrasante, abrutissante. Les riverains parlaient d'une canicule exceptionnelle, et la municipalité avait fait passer des arrêtés, sommant la population de restreindre sa consommation d'eau. Annecy était une fournaise. Le vent soufflait ses bourrasques brulantes sur nos corps moites, et l'on se mouvait lentement, paresseux et indolent.
Nos journées se résumaient aux baignades matinales dans le lac, à de brèves parties d'échec et d'interminables siestes sous les grands arbres derrière la maison. En fin d'après-midi, nous nous faisions violence en secouant nos membres engourdis, et Hermione me trainait dans les musées et monuments de la ville. Je la suivais à reculons, tentant de cacher mon manque d'intérêt flagrant par un masque de concentration poli. C'était le paradis.
Ce jour là, nous sortions du Palais de l'Ile, elle portait un short en jean, qui laissait apparaitre ses jambes minces, halées par le soleil. Et un petit débardeur en coton blanc. Aux bretelles fines, qui retombaient sur son épaule moite. Et qu'elle relevait d'une main distraite. Elle m'hypnotisait.
Nous longions les berges du lac pour rentrer, on sentait déjà dans l'air la fraicheur de la nuit toute proche. Le monde se pressait dehors, après s'être barricadé tout le jour. Annecy respirait.
-Je t'offre une glace ?
Elle m'avait regardé avec étonnement, avait jeté un œil vers la petite devanture de la marchande de glace, puis avait opiné du chef.
-J'adore la vanille, avait elle précisé alors que je prenais place dans la queue.
Elle m'avait attendu en s'asseyant sur un petit muret de pierre à l'écart de la foule. Je m'étais installé à côté d'elle, sans esquisser le moindre geste. Elle loucha discrètement sur l'imposant cornet de glace entre mes mains, avant me l'arracher.
-Espèce de goulue !
Elle ne répondit pas, se contentant de pouffer.
Lentement, elle s'appliqua à lécher les pourtours de la gaufrette, veillant scrupuleusement à n'en perdre aucune goute. Déjà, la glace fondue lui dévalait les doigts, elle sembla finalement prendre le pari de s'attaquer aux boules de glaces, déjà dégoulinantes. Elle arborait un air vorace . Durant tout le temps de sa dégustation, je ne parvins pas à retirer mon regard du spectacle, ô combien érotique. Une fois le dernier morceau de gaufrettes engloutis, c'est avec un plaisir non feint qu'elle suça ses doigts recouvert de glace. Un appel à la luxure, d'une gamine qui n'imaginait même pas l'effet qu'elle me faisait. Si je m'étais écouté, je l'aurai prise là. Sur le champ, à la vue et aux sus de tous.
J'attendis. Comme une bête qui traque. Chaque jour plus avide, dans une attente plus douloureuse.
Un autre matin, alors qu'elle revenait du marché, et que je sortais tout juste de la douche, elle m'avait mis sous le nez un énorme pot de cornichon. Le marchand lui avait vanté sa production artisanale, et c'était avec une gourmandise apparente qu'elle s'était assise au sol, dévissant avec délectation le couvercle. Elle avait respiré les effluves âcres des cornichons et des petits oignons macérés dans le vinaigre et s'était servis. Elle s'était relevé et m'avait ensuite tendue le bocal, avec un ravissement perceptible. J'avais saisit le bocal, et d'un mouvement brusque, l'avait prise par les hanches. Trop surprise, elle n'avait pas réagit quand mes lèvres s'étaient posé sur les siennes. J'avais brutalement approfondi le baiser. Elle avait poussé un hoquet, avant de venir déposer ses mains au creux de ma nuque. D'un mouvement de bassin, je l'avais acculé contre le mur, elle entoura ses jambes autour de moi, et légère comme un fétu de paille, je l'avais entrainé dans la chambre.
Tout le reste n'avait été que luxure. Les journées entières entre les draps chauds, nos corps humides qui s'appelaient, se désirait et se complétait enfin, dans des cris d'extases et de folie. Des nuits complètes à bruler d'ardeur, jusqu'à l'épuisement. Hermione n'avait plus rien d'innocent alors, plus rien d'enfantin. C'était une femme, désirable et sensuelle. Nous étions jeunes et nous avions la vie devant nous. Cela semblait suffire.
L'oiseau qui chante dans ma tête
Et me répète que je t'aime
Et me répète que tu m'aimes.
Harry avait tout de suite compris. Il était resté avec nous trois jours, pour donner le change. Puis, il avait prétexté un rappel du Ministère pour nous laisser. A notre débauche. A notre folie.
En rentrant au Square Grimmault, elle avait glissé sa petite main dans la mienne et je m'étais figuré, moi, comme un con, que ca voulait dire quelque chose.
Et puis la Guerre… »
Une goutte. Deux gouttes. Les nuages chargés s'étaient amoncelés au dessus du lac, et l'air était encore plus irrespirable alors. Les derniers bateaux regagnaient à la hâte les berges et plus loin, je voyais quelques hommes sur les pontons d'amarrage. L'un deux, brun et maigre, s'agitait sur l'embarcadère. Ses grands gestes maladroits, sa manière de sautiller sur place, s'approchant le plus possible du bord du ponton, manquant de se jeter à l'eau accrochait le regard. Ses vitupérations et ses hurlements allaient se perdre dans le vent, et je n'en percevais alors que les échos déformés. En désespoir de cause, il croisa les bras et se mit à observer d'un œil critique les manœuvres des uns et des autres.
« Rien ne se passe jamais comme on l'espère, mon vieux. » Jamais.
Je levais le nez vers le ciel noir, qui se pressait au dessus de moi. Je n'aurai pas du accepter de venir ici. Vraiment pas. J'aurai du…Je ne sais pas. Refourguer le dossier à Neville, expliquer à De Pierreboug que pour celui là, non – impossible. Arguer une urgence. N'importe quoi. Et ne pas rouvrir ça. Ressortir toute cette crasse. Ca t'avance à quoi, Ron ? Ca t'avance à quoi, espèce de sombre crétin ?
Mes paupières me brulaient, et la pluie tombait doucement. Annecy aurait du rester ce qu'elle était. Une carte postale. Un souvenir. Un beau, lointain, trop lointain souvenir. Illusoire. Nous aurions du y rester, ne jamais retourner à Londres, ne plus penser à cette Guerre, ne plus y songer, rester là et être heureux. Quand je pense ainsi, j'ai le cœur qui gonfle. J'ignore si c'est l'excitation d'une idée que je n'ai même pas osé te formuler, ou l'anticipation de ce qu'aurait été notre vie sans « elle ».
Mais ensuite, presque immédiatement, je sais que tu aurais dit non. Que tu n'aurais pas abandonné Harry. Jamais. Harry nous à condamné. Le savait-il seulement ?
« J'ai essayé de te protéger, de toutes mes forces. Je voulais t'épargner les horreurs. Tu as cru que je ne te pensais pas assez forte, que je voulais te mettre à l'écart. Il ne t'est pas venu à l'idée que je t'aimais.
Et puis Malefoy. Je n'oublierais jamais son arrivée dans le QG : détesté et méprisé par tous, l'arrogance et le verbe haut. Avec Harry et lui entre les murs, cela faisaient deux ego à gérer. Bien trop grand, trop lourds pour moi. J'ai préféré courber l'échine, ne pas en rajouter. Je voulais tellement tout simplifier, t'éviter tous les tourments. Je n'avais pas vu, moi, qu'il t'avait impressionné. Toi, mon Hermione, ma toute entière Hermione, tu as toujours aimé les causes désespéré, celle pour qui personne ne veut se battre . Il s'était engagé dans cette guerre comme un forcené. Parce qu'il n'avait plus rien à perdre. Là où tu voyais de l'absolutisme, il n'y avait que de la folie. Tu as voulu croire en lui, il t'a usé. Je t'ai laissé faire, les dents serrés. Comment aurais je pu Hermione….Comment aurais je pu imaginer ? »
La pluie tombe à torrent. Elle est chaude, incroyablement chaude. J'étouffe, je n'arrive plus…Alors je cours. Ma gorge me brule, mes yeux me piquent. La pluie plaque mes vêtements contre moi, les mèches collent à mon front, je suffoque. Je ne veux pas.
« Le jour où Harry m'a annoncé que tu étais enceinte. J'ai cru mal comprendre. Son regard me faisait mal. Il semblait tellement désolé. Je l'avais saisi au col, en lui hurlant de me répondre. Il avait lâché son nom, et tu n'aurais pas pu… »
Haletant, je venais d'aviser un petit abri sous un pont. Une de ses cabines – de celles que mon père avait retapées par dizaine – était accrochée au mur, vieille et branlante. Je m'abatis contre le mur, écumant, peinant à respirer. Un éclair zébra le ciel et de mes mains tremblantes, je me mis à la recherche d'une cigarette. Mes doigts avaient du mal à tenir le briquet, et la flamme vacillante s'éteignait avec obstination. Je parvins finalement à faire rougeoyer l'embout du tube, et je laissais ma main pendre contre moi, inhalant avec délectation. Un tremblement nerveux agitait ma mâchoire.
« Cela avait été comme les pièces d'un puzzle se mettant en place. Pièces immondes et répugnantes. Ses regards, ses sourires, que j'avais cru avoir rêvé. Le rouge à tes joues, quand nous pénétrions dans une pièce ou vous étiez seuls, ta manière de tirez sur ta jupe, de replacer tes cheveux. »
Ma gorge me brulait. Je crachais la fumée, et je pleurais. Encore.
« - Et bien votre Malefoy, tous fils de Mangemort qu'il soit, il sait faire avec la donzelle. Et elle aime plutôt ça, mon gaillard ! C'est qu'on l'entend la petite, et pas qu'un peu. »
Oh, elle m'avait fait sourire, ces confessions du voisin de chambrée de Malefoy. On en avait ri, Harry et moi. De ces rires gras et légèrement coupables, les soirs de décompression, accoudés au bar des bouges sordides qui accueillaient en leurs seins les âmes exsangues revenus de rondes et de missions Si j'avais su que c'était toi…Il n'avait pas le droit, tu m'entends. Et ça m'avait rendu fou. »
Un coup de tonnerre éclata au loin, allant se répercuter sur les parois des montagnes. Fou. J'étais allé revoir ce type, à moitié hagard, le pressant de répondre, lui hurlant de me donner plus de détail. Et il répondait. Balbutiant, écorchant les mots, me disant des choses plus horribles encore que ce que j'avais imaginé. J'aurai pu le tuer.
« J'aurai du le tuer. D'oser me dire ca. De te souiller à jamais, de briser tout ce en quoi je croyais. J'en aurai eu le droit.
Malefoy avait quitté le QG. On n'a jamais su pourquoi. Harry disait que c'était une preuve supplémentaire de sa lâcheté. Il ne t'aimait même pas, en fait. Et j'étais incapable de te regarder en face. Des crises affreuses m'emportaient des nuits entières, Rogue me gavait de potions et je délirais pendant des heures. Harry restait là, à côté de moi, près du lit, la tête entre les mains.
Un jour, il a fait ce que mon état lui suppliait et que je n'aurai jamais réussi à demander. Il est allé te voir, il t'a dit de te débarrasser de l'enfant. Je crois que tu l'as détesté de te faire ça. De me choisir, moi. Alors que toi…Si tu avais du faire un choix…
Mais tu y es allé. Et je t'ai vu partir, engoncé dans ta cape noir, les sanglots dans les épaules. J'aurai pu te retenir, te dire de ne pas faire ca. Que cela ne changerait rien pour moi. Mais te voir abdiquer, toi…Renoncer, réaliser que Malefoy t'avait rendu faible… Je ne t'ai pas pardonné de lui avoir laissé ce pouvoir là
Je n'ai rien dit. Je t'ai laissé partir. Je voulais que tu t'en débarrasse. Que la vermine meurt. Et j'ai souri en te voyant disparaitre.
Tu m'obsédais. Et si au départ, j'aurai tout donné pour que tu me reviennes, je ne voulais plus ensuite que te détruire. Te faire payer. C'est Harry qui s'en est chargé. Il a finit par te demander de partir.
Je me souviens que tu as levé les yeux sur moi, en me croisant dans le couloir :
-Oh, Ron, je t'en prie.
Tu me suppliais…. Je t'avais dit que j'étais navré. Mais qu'Harry ne m'écoutait plus. Que j'aurai aimé, vraiment, mais qu'il était intraitable. Est-ce que tu as su que je te mentais ? Que c'était moi, dans l'ombre, qui avait tout orchestré? Non. Bien sur. Tu ne m'en pensais pas capable. »
Je passais une main contre mon front trempé de sueur. Je tirais inutilement sur le filtre de ma cigarette. J'étouffais. Le monstre que j'avais été, cet homme là, je l'avais enterré. Il y a des années. Avec toi.
Et comme une litanie sans fin, sans pardon, la douleur pulse dans mon bras.
L'oiseau qui chante dans ma tête
Et me répète que je t'aime
Et me répète que tu m'aimes.
L'oiseau au fastidieux refrain
Je le tuerai demain matin.
