Chapitre 13 :
Partant pour un Horcruxe de plus ?
La lune dominait tout Poudlard et se reflétait dans le Lac noir. La nuit était calme et glacée comme presque tous les soirs…
PDV Hermione :
Vénus Fray-Panelli avait encore publié un superbe ouvrage. Cela me détendait de lire, j'atterrissais dans un autre monde. Et puis, si on ne comptait pas celui de ce matin, ça faisait bien une semaine que mes doigts n'avaient pas frôlé la matière râpeuse des pages d'un grimoire ou même d'un opuscule ! J'espérais que Merlin allait m'excuser de ce péché ! Plus ataraxie que moi, il n'y a pas ! Ce fut avec élan que je finissais mon extrait puis tourna la page et la déception s'empara de moi lorsque je constata que je venais de terminer le roman.
-Quoi, déjà ?! Son précédent livre faisait mille deux cent vingt-trois pages et là, on redescend subitement à six cent quatre pages ?! Dis-je.
-Fais comme moi, arrête de lire ahahah ! Chuchota Ginny.
-Je ne pense pas que ça soit possible, mais merci quand même Gin'…
Tout à coup, nous entendîmes un « BOOOOUM ! » provenant de la salle Commune. Je regardais mon amie, intriguée… Par notre simple contact visuel, nous nous mîmes d'accords pour aller voir ce qu'il se passait en bas. J'entrouvris la porte du dortoir et marcha sur la pointe des pieds en descendant les escaliers.
-Ahahah ! Ricana une voix masculine.
-Hihihi ! Chuut, on-on va réveiller ces petits a-abrutis de gryffys ! Hihihihihihi ! Ria une deuxième voix.
J'avais reconnu la seconde personne, par conséquent je devinais la première…
-Ça ahahahah, va ? Tu ne t'es pas fait mal Corminou ? Demanda Pansy apparemment ivre.
-No-non, ne t'en fait pas, mais faut pas faire trop de boucan. Dit-il, titubant, son index contre sa bouche.
Ginny aussi les avait reconnus et ce fut à ce moment-là que je vis les yeux de ma meilleure amie s'emplir une énième fois de malice…
-Pour ce qui est de ton intention de ne pas troubler notre sommeil, saches que cette illusion tombe à plat, même si ça ne partait pas d'un bon sentiment. Dit ma folle de rouquine.
-C'est fou comme je regrette ahahah ! Répondit Pansy en tombant par terre, riant à chaudes larmes.
Ginny se rapprocha d'eux.
-Wouaw ! Vous empestez par Merlin ! Réprimanda-t-elle.
-Mélange de Bière au Beurre, Whisky pur feu et d'hydromel ahahah, hoc ! Informa Cormac.
-Et de rot… Ok, vous vous en êtes bien mis dans la baguette… Conclua Ginny.
-Mais tais-toi et re… retourne te coucher comme la traître à son sang que tu es ! Pesta Mclaggen avec un renvoi d'air intérieur.
-Comment ? Dit Ginny avec un large sourire pour ne pas montrer son agacement.
-Je…Brouaw… Brouaw… Commença-t-il.
-Non Ginny ! Dis-je en lui prenant le bras.
Cormac venait de dégobiller.
-Est-ce que ce gars est sérieux ?! Dit Ginny qui avait échappé à l'appétissant rendu du frisé.
-Bien, comme vous semblez être si proches, on va vous laisser nettoyer tout ça… Dis-je.
-Et pourquoi on ferait ça ? Demanda Pansy.
-Tu es au bord de l'exclusion de Poudlard, tu veux vraiment en rajouter ? Parce que si tu es virée, plus de « Corminou » ! Prévenais-je.
-Oh ! Avaient dit en même temps les tourtereaux en se regardant amoureusement.
-Recurvite, lança Parkinson.
-A de-demain ma petite vipère. Sssssssssss. Dit Cormac en sifflant tel un serpent.
Ginny et moi avions regagné notre dortoir.
*.* .*.*.*.*
J'étais dans une pièce lugubre… Un trésor se trouvait sous mes pieds, il y avait là plus de richesses qui encombraient cette salle que de sorciers en Europe… Une chambre forte ! J'ai comme le sentiment d'être déjà venue ici… Pourquoi cette simple coupe trône au milieu des montagnes de gallions et des rivières de pierres précieuses ? Je m'approchais… Et là, tout s'illumina dans mon esprit si trouble. Horcruxe, droit devant. Cette coupe paraissait d'une propreté incroyable, je me penchais pour voir mon reflet. AAAhhh ! Je me retournais aussitôt, mais en vain. Voldemort n'était pas derrière moi, pourtant j'aurais juré devant la Cour d'assise l'avoir vu…
-Hermione, réveille-toi, tu es convoquée dans le bureau de Dumbledore. M'informa Ginny.
-Quoi ?!
-En plus ça à l'air sérieux…
-Je pense que ça a un rapport avec Ce-Qu'-Il-S'-Est-Passé-Hier…
-Ca va être chaud…
Je me rendis donc dans le bureau directorial m'attendant au pire, j'avais eu l'Horcruxe devant moi, j'aurai pu… tenter quelque chose… « Ce n'est pas parce que c'est un rêve que ce n'est pas réel » avait dit le sage directeur. J'empruntais plusieurs couloirs, je débouchais sur la gargouille gardant l'entrée du bureau.
-Euh… Hésitais-je.
Je ne me rappelais pas si Ginny m'avait transmis le mot de passe…
-Par Merlin ! OUH ! Gros timing ! C'est moi qui ai le mot de passe au faîte ! Me dit Drago qui était un peu essoufflé. « Dragon explosif », dit-il en se retournant vers l'aigle marbré.
-Merci.
Toc Toc !
La porte s'ouvra seule. Nous pénétrâmes dans la pièce toujours aussi lumineuse et fîmes face à un Albus Dumbledore agacé et inquiet.
-Je n'irais pas par quatre sentiers, tenez-vous à distance du jeune Zabini. Déclara-t-il.
-Pardon ?! Il m'a agressé, et c'est à nous de nous tenir éloignés ?! Vous ne le renvoyez même pas ?! Rétorqua Drago, écœuré.
-Comprenez-moi bien Monsieur Malefoy, si Voldemort sait que nous avons réalisé qu'il nous a infiltré, il déclarera la guerre aussitôt et… Commença le directeur.
-Vous avez peur ou quoi ? Cracha Malefoy.
-Laissez-moi finir ! S'il nous clame la guerre maintenant, je n'aurais pas le temps de renvoyer les élèves chez eux.
-Tous les élèves ? Demandais-je.
-Sans exception.
-Ils refuseront. La plupart ont atteint la majorité Professeur, sans vous offenser, cette idéologie que vous vous faîtes de renvoyer tout le monde chez soi est vouée à l'échec. Analysais-je.
Le Professeur souffla et s'assit, visiblement dépassé par tous cela.
-Laissez nous vous aider. Proclamais-je.
Je fis signe à Malefoy qu'il était tant que l'on s'en aille.
-J'ai rêvé d'une coupe qui siégeait sur une haute montagne de gaillons… Lui confiais-je aussitôt que nous fûmes sortis de la pièce circulaire.
-Tu as l'esprit… Mercantile ! Se moqua-t-il.
-Mais non, je te parle des Horcruxes. D'un Horcruxe plus précisément ! Comment va-t-on s'y prendre bon sang…
-On lâche l'information à Potter et il se débrouille ! Euh… Non ? Dit-il dans un premier temps sur de lui puis hésitant.
C'en était presque touchant de le voir douter tout à coup, de constater que mon avis comptait pour lui… Je ne savais plus quoi faire, ses yeux, implorants qu'on lui réponde…
-Eh bien je… La piste est bien trop floue pour le dire à Harry. Repris-je.
-Oui… Oui tu as certainement raison. Dit-il plus coléreux. Tu ne peux pas savoir à quel point j'ai envie que tout cela se finisse !
Oui moi aussi… Mais, voulait-il dire qu'il m'incluait dans son futur ou qu'il se préparait à un avenir solitaire ? De toute façon, j'en aurais le cœur net bien plus tôt que je ne le voudrais. Nous marchions un bon moment, l'un à côté de l'autre, sans prononcer un mot. J'avais tant de questions qui intervenaient, « Allons-nous arriver au bout de ces infâmes Horcruxes ? » ou encore « Combien de vies seront sacrifiées pour le combat que nous menons contre Lord Voldemort ? » et évidemment « Que ferons-nous après ? ». Rien qu'à l'idée qu'on ne réussisse pas à se débarrasser des parties du Seigneur des ténèbres, de perdre Harry, Ron, ou Ginny… A ce qu'il n'y ait pas d' « après » me rongeait.
-A quoi tu penses Hermione ? Me dit Drago, sourcils froncés.
Je ne m'étais même pas rendue compte que nous nous étions arrêtés pour faire honneur au paysage.
-Euh… A trop de choses. Concluais-je.
-Trop compliquées pour que je comprenne apparemment. Dit-il exaspéré.
-Survivra-t-on, tout simplement ?
-Il le faut. Y croire et ce, jusqu'au bout, parce que, si même nous nous n'y croyions pas alors, c'est foutu.
Cette seule phrase réussit à calmer ma peur, étonnant n'est-ce pas ? Drago savait se montrer rassurant. Il me regarda, hagard, je devais certainement être dans un état second… Cela m'arrivai souvent en sa présence. Parfois, je repensais à ce que je me disais sur le blond, ou plutôt sur l'image que je me faisais de lui, car il n'était plus celui que j'avais « connu » en première année, c'était juste impossible ! Incroyable. Inimaginable. Impensable ! Dépourvu de sens.
Je me retourna, voulant respirer, puis vis une statue haute d'à peu près trois mètres, représentant une femme éclatant de rire, que je reconnusse (ou reconnus) comme étant l'une des fondatrices de Poudlard : Helga Poufsouffle. Elle s'apprêtait à lancer une Bombabouse avec son bras droit, alors que dans sa main gauche elle tenait une coupe. Cette coupe ! La coupe. Celle de mon rêve. Je prévins Drago de ma nouvelle découverte et il se rappela soudainement l'avoir déjà vu en possession de sa tante. Bellatrix. Voilà un autre défit…
-Maintenant il faut avertir Harry. Dis-je.
-Tout à fait d'accord.
-M'avertir de quoi ? Dit une silhouette à l'entrée du corridor.
-Harry ! Tu tombes merveilleusement bien ! Dis-je en le reconnaissant.
Nous expliquâmes d'une traite toute l'histoire à Harry. Au début, il était heureux de voir que nous tenions quelque chose, mais il parut nettement moins enthousiaste à la fin de notre récit… Nous parlâmes tout de même de Bellatrix Lestranges ! Vipère dans toute sa « splendeur », s'évertuant à faire de Lord Voldemort sa conquête ultime... Enfin, à mon simple avis ! Mais la peine que j'aperçus dans les yeux de mon meilleur ami n'était pas causée par la détermination de Bellatrix auprès de Voldemort, non… Cette harpie n'était pas que ça. Meurtrière. Bien sûr qu'elle était une meurtrière, mais elle était la meurtrière. Elle avait tué un être qui nous était tous très cher. Endeuillé de son parrain, Harry avait plus d'une mission. Celle, qui était la plus évidente, vaincre Lord Voldemort, mais aussi, venger la mort de son tuteur.
Ce qui forçait l'admiration que l'on ressentait naturellement pour Harry, c'était la rage qu'il avait, cette ténacité qui ne l'abandonnait pas. Jamais. J'étais étonnée que l'on soit ami, nous n'avions presque rien en commun… J'eus des parents aimants, et je fus toujours gâtée. Il fut vrai qu'il passait plus de temps avec Ron, mais je ne pouvais lui en vouloir, il restera éternellement mon meilleur ami. Toujours.
-Bon… Je vous laisse, je vais voir Dumbledore pour l'en informer. Dit Harry avec un sourire triste.
Sa tristesse était contagieuse, alors se fut avec élan que je le prenais et serrais dans mes bras. Il referma les siens sur moi et me chuchota un « Merci Hermione » à peine audible pour que je fusse la seule à l'entendre. Je le relâcha sous les yeux attentifs de Drago.
-Que c'est émouvant… Dit Malefoy ironiquement en essuyant une larme imaginaire.
-Je me contrefiche de ce que tu peux penser !
-Tu crois que je pense à quoi quand je vois ça ? Questionna Drago avec son sourire en coin.
-T'es sourd, je viens de te dire que je me fichais de ton avis !
-Pourquoi ? Tu n'as pas encore compris que Potter allé se mettre avec Lovegood ? Dit-il en s'emportant. Tu dois laisser tomber maintenant.
-Mais laisser tomber quoi ?! Commençais-je.
-On voit bien que tu as un faible pour Potter. Dit-il avec condescendance.
-Je… QUOI ?! Tu ne peux pas juste comprendre qu'il n'a PERSONNE, quand je dis « personne » c'est vraiment personne qui peut le réconforter ou au moins essayer ?! Ah oui… Excuse-moi, c'est vrai que toi tu ne peux pas savoir ce que ça peut faire…
-Attention à ce que tu vas dire. Prévint-il.
-Ecoute Drago, tu n'as peut-être pas le meilleur père au monde, mais Harry il n'a pas de famille à part ces abominables de Dursley, alors franchement, ta remarque désobligeante tu peux te la garder. Dis-je plus calmement en partant. Tu vois, je n'ai rien dis sur ta mère, ajoutais-je sans me retourner.
Je l'entendis rire à mes derniers propos. Un rire qui fut enfantin, encore… Finalement, découvrir que je n'étais pas une sorcière banale avec lui avait été plus amusant que je n'aurais bien voulu le croire… A nous deux nous pouvions réduire à néant Lord Voldemort et offrir une vengeance digne de ce nom à Harry et à tous les autres.
Chers lecteurs :
Bonjour à toutes et à tous, je suis heureuse de vous présenter mon treizième chapitre, déjà… Pour la légende de la malchance pour le chapitre treize, elle existe vraiment ! Cela faisait bien trop longtemps que je n'avais pas publié et je m'en excuse ! C'est avec un chapitre pour le moins court que je reviens, j'espère que vous me lisez toujours et que mes écrits vous ont plu. Merci à Rosinettedu26 qui m'a corrigé ! Pleins de kissouilles à elle ! Je vous laisse à vos commentaires !
Salutations,
Thelittlefeather.
