Bonjour, bonsoir à toutes et à tous.
Y-a-t'il encore quelqu'un qui suive cette fic ?
Dans le doute je termine sa publication. L'été approche et je boucle toutes mes fics en cours. Pour en poster de nouvelles. Ca fourmille à plein régime là haut et pour tout vous avouer oui j'écris vite. Mais j'ai huit bras comme les poulpes, on peut dire que ça aide grandement… xD
Trêve de plaisanterie, nous allons retrouver nos deux bêtes à écaille préférées pour qu'elles puissent se mettre sur la tronche.
God save Rhadaniou !
PerigrinTouque.
Chapitre 4
Rages contenues
Saga trouva son frère dans un état déplorable. Encore une fois c'est lui qui devait ramasser les pots cassés, le réconforter. Kanon n'eut pas la force de répéter son histoire, il partit se coucher dans sa chambre pour tenter ne de plus penser à rien. Il dormit ainsi toute la journée.
C'est à l'entrainement que le premier jumeau eut le fin mot de l'histoire, Aphrodite lui raconta tout. Ainsi c'était donc ça, la cause du blues de son frère. Il aurait voulu faire quelque chose mais la seule action qu'il pouvait faire, c'était de prendre soin de son cadet et attendre qu'il guérisse de ses blessures. En son fort intérieur cependant, Saga exultait satisfait du départ de la Whyverne. Bon débarras et ne reviens pas ! Il n'avait jamais pu piffrer son « beau-frère », ne le trouvant pas assez bien pour Kanon. Sa nouvelle mission fut toute trouvée ; s'occuper de son jumeau et lui faire reprendre goût à la vie. Par contre, il n'irait sûrement pas aux Enfers tenter de raisonner l'autre lézard rampant. Hors de question.
Le pauvre Kanon portait la misère du monde sur ses épaules, il perdit l'appétit, sa joie de vivre, ses facéties qui irritaient ou ravissaient les autres. Personne ne le reconnaissait. Il passait son temps à s'entrainer pour endormir son esprit, bloquer ses pensées noires. Jusqu'à être à bout de force. C'est bien simple, il n'y avait plus que le travail dans sa vie et l'exercice physique. A ce stade il allait devenir encore plus balaise que Cassios et encore plus ennuyeux que Shura.
Son frère s'inquiétait beaucoup de le voir s'éreinter comme ça. Bien évidement le dragon des mers n'adressa plus la parole à ce traître de Sorrente. Il lui avait fait confiance et il avait abusé de lui. Il ne connaissait toujours pas le fin mot de l'histoire, mais il se doutait bien qu'il y avait une histoire d'alcool là-dessous… Parce qu'avec les idées claires et le corps saint, jamais il n'aurait succombé à un autre homme.
Finalement, la sirène maléfique ne gagna rien dans l'affaire. Certes, il avait éprouvé encore les caresses de son ex amant, puis après ? Plus rien, du dépit, un vide encore plus grand résidait dans son cœur, puisqu'il avait perdu l'amitié de Kanon ainsi que la considération qu'il lui portait. La seule chose de bien dans cette histoire, fut la rencontre amicale avec Aphrodite. Il ne regrettait absolument pas cette rencontre, une grande complicité naquit entre eux.
Aphrodite qui le soutenait dans cette histoire, ne pensait aucunement que son ami était responsable de quoi que se soit. Il n'avait rien fait de mal, les deux hommes s'étaient laissés emporter par leurs pulsions, voilà tout, pas la peine d'en faire un drame. Il portait Sorrente aux nues, il n'imaginait pas qu'il puisse faire quelque chose de répréhensible.
Il tenta tant bien que mal de le réconforter, lui disant qu'avec le temps, Kanon oublierait son juge d'enfer parce que lui, son ami était tellement mieux, plus beau, plus spirituel, plus raffiné. Pour une fois que le chevalier des Poissons encensait quelqu'un d'autre que sa propre personne, c'était à peine croyable. Il n'a pas un mauvais fond, les autres ne le connaissent pas à sa juste valeur, rien que ça… En amitié il se révèle fidèle et loyal.
Son ami quant à lui masquait de plus en plus mal sa culpabilité, c'était sa faute, c'est lui qui avait mit en œuvre ce plan sournois pour faire tomber Kanon dans ses griffes… Il avait mauvaise conscience, il voulait alléger son esprit. Il tenta de tout divulguer à Aphrodite.
— Aphro… lui dit timidement la sirène.
— Moui ?
— Il faut que je te dise un truc…
— Quoi donc ?
Ce dernier était occupé à faire de la composition florale, un de ces passe-temps préféré. Il coupait des tiges pour créer un bouquet.
— C'est important…En fait j'ai fait quelque chose de mal… Je ne me sens pas bien…
— Toi ? Quelque chose de mal ? Ca m'étonnerait Sorrente, tu es la personne la plus respectueuse que je connaisse.
— Si je te le dis, tu me promets de ne pas m'en vouloir ?
— Mais bien sûr ! Je ne pourrais jamais t'en vouloir de quoi que se soit voyons, nous somme amis non ?
— Et bien en fait, si Kanon a cédé à mes avances c'est par ma faute… Je l'ai forcé à boire ton filtre d'amour que tu cachais dans ton abri de jardin. Pardonne-moi Aphro je n'aurai pas du fouiller partout !
Stupéfait par la nouvelle, Aphrodite lâcha son ciseau et laissa tomber au sol les fleurs qu'il tenait à la main. Il fixa son interlocuteur l'air étonné et quelque peu amusé. Il répondit.
— Alors ça… Si quelqu'un d'autre me l'avait dit, je ne l'aurai pas cru ! Toi, tu as fait ça ?
— Ne m'en veux pas s'il-te-plait ! J'ai honte…
Le poisson rit de bon cœur à la confidence et l'air ennuyé de son ami.
— Mais ne t'inquiète pas, je ne suis pas fâché, mais… Si tu voulais ce filtre, il suffisait de me le demander… Finalement, on se ressemble plus que ce je n'aurai cru… J'adore ! Tu es capable des mêmes crasses que moi.
— Mais tout de même, je me sens mal maintenant par rapport à Kanon… Je n'ais pas réfléchi sur le moment.
— Oh mais il va s'en remettre va, ne t'en fais pas… C'est un grand garçon. Mais tu vas faire quoi maintenant ?
— Je ne sais pas, je devrais aller tout lui dire, mais il va encore essayer de m'étrangler…
— Ah oui c'est possible… Tu veux que j'aille le voir à ta place ? A moi il ne me fera rien… Enfin, je pense.
— Euh… Oui je suis d'accord, merci Aphro.
— Mais tout d'abord, il faut que j'aille planquer mes filtres restant, on ne sait jamais, il pourrait avoir envie de tout casser ici.
Enlevé d'un poids, Sorrente remercia son ami pour son aide précieuse. Il n'espérait pas que son ex amant lui pardonne, vu la faute grave commise mais au moins il saurait toute la vérité. Lui pourrait peut être tenter d'aller de l'avant. Recommencer sa vie, enfin après toutes ces années d'attente inutile. De toute manière maintenant il fallait faire une croix sur lui pour de bon.
Ce n'est que peu rassuré que le chevalier d'or du Poisson s'apprêtait à aller affronter en face à face un dragon qu'il présumait remonté. Sorrente décida de ne pas l'abandonner et de l'accompagner malgré sa peur. Tous deux se rendirent au troisième temple main dans la main pour se donner du courage. On a avait vu de quoi était capable une Whyverne en colère, mais un Dragon des mers hors de lui, ça donnerait quoi ?
Aphrodite s'annonça timidement dans le hall d'entrée. C'est une voix cinglante qui leur répondit depuis le fin fond du temple.
— Qu'est-ce qu'il veut ? Pourquoi il vient ici ?
Aphrodite répondit mal assuré.
— Kanon, je suis avec Sorrente, nous venons… Hum… Nous venons pour te parler… Est-ce qu'on peut entrer ?
Puis une deuxième voix retentit.
— Kanon pose ce couteau !
Des sueurs froides et des bouffées de chaleurs s'emparèrent d'eux. Ce n'était probablement pas une bonne idée… Puis la deuxième voix leur donna la permission d'avancer. Quand ils arrivèrent dans la cuisine, Kanon était entrain d'éplucher des pommes, il venait de s'entailler le doigt à l'annonce des deux visiteurs. Et dire qu'Aphrodite avait pensé qu'il aurait tenté de les assassiner avec ce couteau… Enfin, en examinant la mine bourrue du dragon des mers, ses présomptions n'étaient qu'à moitié fausses… Il enchaina avec un ton sec et cassant.
— Bon qu'est-ce qu'il fout là celui-là ? Il vient contempler son œuvre ? Tu peux être content Sorrente… Rhadamanthe est parti, il m'a quitté.
Ce dernier se cachait derrière le dos de son poisson. Les yeux baissés, honteux. Aphrodite prit les devants.
— On devrait aller s'assoir sur le canapé… Kanon… Pose ce couteau d'abord, tu vas encore te blesser…
Il jeta un coup d'œil à Saga pour lui faire comprendre de rester, au cas où.
Les quatre personnages s'assirent sur ce fameux canapé, Saga tout en bout aux côtés de son jumeau, prêt à le contenir en cas de forte rage et Sorrente de l'autre bout, toujours collé au poisson protecteur. Aphrodite prit son courage à deux mains pour résumer toute l'histoire d'une traite. Heureusement qu'il avait tout prévu, en effet Saga dut intervenir pour le maintenir de toutes ses forces, l'empêchant ainsi de se jeter au cou de la sirène maléfique – qui à cet instant portait remarquablement bien son nom. Et celle-ci apeurée, recroquevillée derrière le dos de son ami, se tassait de plus en plus, bientôt il se transformerait en une boule informe rose au fond du canapé.
Kanon aboyait prit au piège des mains de son frère.
— Retiens-moi Saga parce que sinon… Sinon… Je vais le tuer ! Le déniaper, l'encastrer contre le mur… Je vais lui arracher ses yeux de fouine, ses boyaux, tout ! Je vais le trucider, l'éventrer, le brûler vif, le noyer… Oui c'est ça je vais te noyer sale ordure ! Ah tu caches bien ton jeu !
On ne l'arrêtait plus, il devint intarissable quant à la manière d'assassiner son persécuteur. Saga leur intima l'ordre de partir avant qu'il ne puisse plus le contrôler, il commençait sérieusement à s'agiter dans ses bras. Puis l'ainé lança à Aphrodite avant qu'il ne franchisse le pas de la porte.
— Et pensez bien à vous enfermer à double tour… Ainsi que les fenêtres, le soir… Et au cas où, prends quelques roses avec toi dans ta chambre, on ne sait jamais.
En tout les cas ça c'était fait comme on dit !
L'aveu avait été balancé, ouf ! Le résultat ne serait probablement pas mieux, mais Kanon avait le droit de connaître la vérité. Il n'avait pas céder à la tentation, ce n'était pas un salaud au contraire. Mais son histoire elle était gâchée, et rien de ce qu'il pourrait dire à son juge inflexible n'y pourra changer grand-chose.
Il fallait réparer les dégâts, prendre ses responsabilités. Aphrodite regarda son ami dans les yeux et lui dit.
— Tu sais ce qu'il te reste à faire maintenant…
— J'ai peur de comprendre Aphro.
— Assume tes actes… Moi je t'ai aidé mais je ne peux rien faire de plus, tu le sais.
— Oui tu as raison, soupira Sorrente. Tu peux avoir confiance en moi, je ferai ce qu'il faut.
Dans la demeure des gémeaux l'ambiance demeurait quelque peu électrique. Kanon voulait toujours poursuivre Sorrente pour le trucider sur place, exultant toute sa haine. Une fois de plus, leur temple fut saccagé. Mais cette foi-ci par un autre dragon, et encore une fois, la vitrine de Saga prit bon. Sa collection de petits moutons en verre, cristal, porcelaine, faïence, encore étalée sur le sol avec parmi eux des bibelots cassés.
Angelo qui était entrain de fumer sur sa terrasse, aperçut au loin un objet non identifié valdinguer par la fenêtre et entendit des bruits fracassants sortir de là.
Kanon était déchainé, décidément il n'était pas de bon ton de vivre avec des dragons… Mû avertit par le taureau se précipita à l'intérieur de l'antre maudite pour voir accroupi au sol, Saga qui se prenait la tête entre les mains et qui se lamentait sur ces bijoux brisés. Et Kanon entrain de tout détruire autour de lui. Il en resta coi.
Au bout d'une heure ou deux enfin calmé – plutôt épuisé de toute cette ardeur – Kanon se laissa tomber sur le restant de canapé. Mû lui apporta une tasse de thé bien chaude pour l'apaiser, ainsi qu'à son frère mortifié d'avoir perdu sa si jolie collection de mouton.
Lui ne répétait que « Mes moutons, mes si jolis moutons… J'ai mis tant de temps à les rassembler, ils sont tous cassés… »
Quant à Kanon il continuait de pester contre la sirène rose. Le gentil mouton aida Saga à tout remettre en ordre et lui promit d'essayer de réparer ses précieuses reliques. En tous les cas il ne pouvait pas en vouloir à son frère, il devait faire face à une sacrée nouvelle. Il le laissa en paix, mais le surveilla d'un œil pour vérifier qu'il ne tente pas de s'échapper pour attaquer le douzième temple.
Sorrente tournait en rond, dans tous les coins de la maison zodiacale. Il se rongeait les ongles en pensant à ce qu'il allait faire. Il ne se reconnaissait pas, par pur égoïsme il avait manigancé un piège pour amener un autre homme à faire ce que lui désirait. Cela ne lui ressemblait pas, l'amour le rendait fou. Se faire pardonner ? Le mal était fait, on ne revient pas en arrière, juste, agir en homme et assumer ses actes comme disait Aphrodite. Il pouvait au moins faire ça pour Kanon.
La sirène océanique prépara ses valises et les déposa dans l'entrée. Il appela son nouvel ami et confident pour lui dire au revoir, sa place n'était plus ici. Il devait partir pour laisser tranquille les habitants et surtout un de ce lieu saint. Le poisson l'interrogea.
— Mais ça veut dire quoi ça ? Tu ne va pas…
— Si Aphro, je pars. Je retourne chez Poséidon, ma place n'est pas ici, j'ai fais trop de mal autour de moi. Et puis, je te mets en danger en restant chez toi. Si on se fait attaquer par Kanon, tu prendras autant que moi, et ça je ne le permettrai pas.
— Mais je ne veux pas que tu partes moi ! Non reste !
— La seule chose de bien dans cette histoire c'est de t'avoir rencontré, je me souviendrai toujours de toi et de ton accueil si chaleureux…
— On ne va pas se quitter comme ça ? Je vais m'ennuyer sans toi, Sorrente… Si je te cache, ça peut le faire ? On s'en fiche de Kanon, qu'il se débrouille !
— Mais on s'écrira, et puis tu peux toujours venir me voir. Poséidon ne refusera pas, il adore avoir de la visite, il y a très peu de monde qui s'aventure dans son sanctuaire… Il paraît que ça sent la marée, moi je n'y ais jamais prêté attention.
— Oui je viendrai te voir et bientôt ! Je ne veux pas qu'on se perde de vu. Tu reviendras me voir aussi ?
— Quand cette histoire sera réglée, promis je reviendrai. Et je te préparerai ma fameuse forêt noire. Mais je dois faire un détour avant…
— Tu vas me manquer, mon temple sera bien vide sans toi.
Les deux amis s'étreignirent une dernière fois avant que la sirène maléfique ne parte pour de bon. Il avait perdu un amour mais gagné un ami. Au moins, il l'aurait toujours auprès de lui.
OOoOO
Aux Enfers la situation était catastrophique depuis plusieurs semaines. Rhadamanthe était revenu de son escapade grecque complètement chamboulé. Il se renfermait sur lui, ne sortant plus de son tribunal, juste pour aller de ce lieu à son palais. Il ne parlait à personne, de peur d'envoyer tout promener.
Surtout qu'Hadès lui fit des remontrances sur sa façon d'être, ses colères monumentales, il en avait marre de devoir refaire tout le mobilier du premier tribunal à chaque crise de son subordonné. Et de retrouver ses spectres prostrés à chaque coin de couloir. Il fallait qu'il se calme un peu, tout le monde en avait par-dessus la tête de ses crises à répétition. Donc, Rhadamanthe fut obligé de se tenir à carreau pour contenir toute la haine, la déception qui déferlait en lui.
Il ressassait sans arrêt cet épisode malheureux en boucle dans sa tête. Son seul échappatoire avait été la fuite. La fuite pour ne pas déverser son agressivité sur Kanon et sur l'autre là. Pourquoi avait-il fait ça ? Il ne lui convenait plus ? Il c'était lassé de lui ? Parce qu'il n'était pas assez doux, affectueux, comme l'autre larve collante ? Il ne lui montrait pas assez son amour ?
Certainement, car quand l'anglais prenait Kanon, c'était par la force. Non pas pour l'humilier ou le soumettre, mais parce qu'il ne connaissait que cette façon. Personne ne lui avait montré l'attention, la tendresse. Durant sa vie mortelle, il devait imposer la crainte, tenir son rang de roi, puis en étant premier juge des Enfers tous l'épiaient, n'attendant qu'un faux pas de sa part pour prendre sa place, surtout Minos qui briguait le nom de « premier juge » depuis des millénaires… Donc, il se devait d'inspirer la terreur à tous, d'en imposer par sa stature et par conséquent de garder un caractère de conquérant, de dominateur. Faire trembler tous les spectres quand il arpente les couloirs et les prisons des Enfers. Et aussi pour pouvoir faire face à l'Empereur des Ténèbres en personne. Il n'est pas facile de tenir une conversation avec sa noirceur… Mais dans les bras de Kanon pourtant, il aurait pu… Il aurait pu apprendre à devenir plus délicat, parce que Kanon représentait le soleil de sa vie obscure. Avec lui, il aurait pu faire tomber ses barrières de rudesse. Parce qu'il le voulait tout simplement.
A chaque fois qu'il se mettait à rêvasser à son « ex » amant, ses poings se serraient, sa mâchoire se crispait, ses tempes frémissaient sous l'impulsion des veines gorgées de sang. Sa tête se transformait littéralement en marteau géant.
Il finit de classer les dossiers du jour pour quitter le tribunal, sa journée achevée.
Il regagnait le chemin pour rentrer dans son palais quand il fut intercepté par Zélos qui lui apprit que sa majesté désirait le voir promptement. Il se rendit à la Giudecca sur le champ. Devant le trône, un genou à terre il attendait que son dieu prenne la parole. Celui-ci s'éclaircit la gorge avant de prononcer.
— Je t'ai convoqué urgemment Rhadamanthe parce qu'un invité inopportun c'est incrusté aux Enfers en exigent de te parler, sans ça il ne partira pas. Tu comprendras que cela me place dans l'embarras le plus complet, car même si actuellement nous ne sommes plus en guerre, il est néanmoins inapproprié pour les chevaliers ou autre de venir ici comme ça leur chante… Alors je te demanderais de t'en occuper immédiatement et de régler cette affaire… Que cela ne trouble pas la quiétude de mon domaine.
»Ce visiteur t'attends dans ton palais, fais lui bon accueil et reconduit le au plus vite hors d'ici quand tu auras terminé de t'expliquer. Est-ce compris Rhadamanthe ?
— Oui, oui… Veuillez m'excusez pour la gêne que je vous ai causé, je n'étais pas au courant qu'un chevalier était venu me voir… Je vais régler ça au plus vite.
— Bien, tu peux disposer.
Tout le long du retour le juge se demanda qui était-ce « cet invité mystère ». Il espérait au plus profond de lui que ce fût Kanon, son Kanon qui venait pour s'excuser, s'expliquer en face. Cela ne pouvait être que lui. A moins… A moins que cela ne soit Saga qui venait pour le défier et lui dire sa façon de penser. Ou encore pour le punir de l'avoir confondu avec son frère, le jour où il était rentré pour faire la surprise à son cher et tendre. Maintenant qu'il n'était plus avec le dragon, rien n'empêchait à son ainé de lui faire la peau.
Il s'avançait un pincement au cœur au fur et à mesure qu'il se rapprochait de sa demeure.
« Pourvu que ça soit lui qui soit venu… »
(suite...)
NdA :
La suite arrivera plus vite que ce chapitre-ci.
