Coucou ! Rapide blabla pour vous dire qu'en fait, je ne ferais pas 100 mots. Trop d'inspirations, 100 ça me coupe les pattes :)

Et aussi, avant d'avoir la flemme d'en rajouter plus...

Si si, j'ai la flemme :D

Thème : Péchés


Péchés


Les trois silhouettes avaient fini de marcher. Meldy, Ultear et Jellal se réchauffaient autour d'un feu qui avait pourtant grande peine à les éclairer. Encore une fois, personne ne parlait. Aucun d'eux n'en avait envie. Aujourd'hui, encore une fois, ils avaient vu les malheurs qu'avaient causés leurs erreurs.

Jellal se souvenait d'une journée à la Tour du Paradis. Elle n'avait rien à envier aux autres pourtant, mais ce jour-là il avait fait la connaissance d'une jeune fille assez particulière. Elle avait un visage qu'elle s'attachait à laisser paraître inexpressif, mais qui pourtant regardait le monde autour d'elle avec une horreur grandissante. Elle avait peur de ce qu'elle voyait, mais ne voulait surtout pas que celle dont elle serrait la main avec ferveur le voit. Mais ses yeux parlaient pour elle, mieux qu'elle. L'enfant observait avec un apparent détachement les esclaves empiler pierre après pierre, toujours plus, jusqu'à toucher les cieux. Mais ses yeux, eux, hurlaient la vérité. Ils étaient fous, de penser pouvoir égaler les dieux et invoquer Zeref. Fous de se penser invincibles. Fous de tuer tant d'hommes pour un rêve sans queue ni tête. Oui, pour la petite Meldy, Jellal était un fou. Peut-être même le roi, qui sait.

Mais à l'époque il ne l'avait pas compris. Il n'avait vu que la peur dans les pupilles émeraudes de la gamine. Il entendait les rires entre Ultear et la jeune mage, mais ne voyait que la peur de deux yeux trop petits pour connaître le monde, d'après lui.

Aujourd'hui, autour de ce feu, il se dit qu'elle avait sans doute raison, cette enfant. Ils étaient fous, à l'époque. En voulant surpasser les Dieux, ils avaient souillé leur cœur d'un noir d'encre qui ne s'effacerait pas, même avec le temps. Ils s'étaient rendus coupable de crimes impardonnables. Et ils avaient entraîné des enfants là-dedans, innocents et purs, et pourtant à ce jour aussi pourris qu'eux. Meldy en faisait partie, à son plus grand malheur.

Il ne l'avait jamais vraiment vu sourire. Oh bien sûr, ses lèvres s'étiraient souvent en une grimace qui mimait à la perfection la joie ou le bonheur. Mais ses yeux mentaient toujours pour elle. Ils étaient ternes et brumeux, et les larmes qui se cachaient au fond d'eux étaient comme des aiguilles dans son cœur.

De tous les péchés dont il s'était rendu coupable, il n'y en avait qu'un dont Jellal ne pourrait sans doute jamais se pardonner. Avoir contribué à la disparition d'un si beau sourire, celui d'une enfant innocente.

Et en ce jour, sous les yeux de la Lune, Meldy observe son ami, oubliant ses anciennes peurs, apprenant à sourire à la vie.