Bonsoir !

Je viens juste de terminer ce drabble et je vous le poste. Je n'y croyais pas, sérieusement, j'ai eu du mal à l'écrire, mais finalement, le voici, et je suis assez contente de moi. Après il y a peut-être des fautes, je me suis vraiment relue en coup de vent. J'ai écouté à mort La Lune de Notre Dame de Paris (oui oui, il y a de la référence aujourd'hui !) en l'écrivant.

Et aussi, pour le thème précédent, vu que je n'ai pas eu le temps de répondre aux reviews, (déjà merci BEAUCOUP !), non, Meldy ne faisait pas partie des enfants de la Tour du Paradis, c'est juste que je la voyais y avoir fait un tour avec sa Guilde, vu que les Guildes Noires sont toutes en contacts. Voilà, explication vite faite, désolée, j'en parlerai en MP avec les reviews sous les yeux, promis. Et les filles, demain je file lire vos week ! :D

Thème : Famille


Famille


Encore une fois, de nuit, se joue une amusante scène, sous le sourire tendre de Dame la Lune.

Ultear n'en pouvait plus. Elle avait beau tout faire pour ignorer le temps qui défilait, inlassablement, elle ne pouvait pas passer à côté du seul fait important de la journée : ils ne revenaient pas. Ils n'étaient pas là, et leur absence crevait le silence qui, quelques heures plus tôt, apaisait encore la mage.

Jellal et Meldy étaient partis acheter de quoi subvenir à leurs besoins pour les jours à venir. C'était une habitude entre eux, une routine qui s'était installée au cours des derniers mois. Ils étaient censés revenir en fin de journée, mais la nuit était déjà tombée. Et Ultear attendait, attendait, se posant mille et une questions au clair de Lune.

Evidemment, elle était inquiète de ne pas voir Meldy revenir. Bien plus qu'une sœur, plus fort qu'une fille, elle était ce qu'elle avait fait de mieux sur cette pauvre Terre, son unique fierté. Elle l'avait élevée, vu grandir et mûrir, affronté la tristesse. Elles avaient affronté l'inconnu ensemble. Elle n'avait aucun secret l'une pour l'autre. Alors bien sûr elle était inquiète de ne pas voir revenir la jeune mage.

Mais Jellal… Jamais elle n'aurait cru s'inquiéter autant pour lui. Elle aurait pu se mentir, et se dire qu'elle était inquiète pour lui parce qu'il était avec Meldy, et que ses craintes ne tournaient qu'autour d'elle. Mais ce n'était pas ça. Elle avait vraiment peur pour lui. Pas de la même façon qu'elle avait peur pour Meldy. C'était comme savoir un frère longtemps ignoré près de soi, et ne pas pouvoir le toucher, ni même lui parler. C'était un horrible sentiment, elle avait la sensation de ne pas lui avoir dit ce qu'elle avait à dire. Elle ne s'était jamais excusée. Et elle regrettait que ses dernières paroles furent un simple grondement lorsqu'il avait voulu la déranger lors de sa sieste, avant de partir.

A tous les deux, elle aurait tellement voulu dire. Ses derniers mois de route et d'épreuves avaient noué des liens entre eux, plus fort que les liens du sang eux-mêmes. Avec eux elle se sentait bien. Elle oubliait le froid de son cœur, et regardait l'océan le rire à la bouche, berçait de rêves aux rythmes des embruns. Ils étaient sa famille, son ancre à laquelle elle s'était désespérément rattachée alors qu'elle allait sombrer. Les sourires de Meldy, qu'elle voyait chaque jour se transformer, et celui de Jellal, qui leur disait mille fois merci, à chaque fois.

Sans eux elle n'était rien, sans eux la vie perdait de sa saveur. Et maintenant elle…

-Ultear, c'est nous ! appela une petite voix chantante.

-Le Conseil est sur les dents en ce moment, on a dû faire détour sur détour… expliqua une voix plus grave.

Quelle ne fut pas la surprise des deux mages lorsqu'ils arrivèrent dans leur petit antre – une caverne ouverte agrémentée d'un petit ruisseau d'eau courante. Ils découvrirent Ultear, assise par terre, s'arrachant à moitié les cheveux, le visage envahi de larmes. Sans parler de la surprise qu'ils pouvaient lire dans ses yeux, donnant à son visage une expression grotesque saisissante.

Les deux nouveaux arrivants se regardèrent, d'abord incrédules, puis, peu à peu, le rire leur échappa, naturellement. Ils se tordaient de rire, sans pouvoir s'arrêter, sous les yeux d'une mage devenue furibonde.

-Pour qui vous vous prenez tous les deux, vous imaginez à quel point j'étais inquiète ?! hurla-t-elle soudain, créant de nouveaux rires.

Elle se leva, stoppant net les soubresauts hystériques qui animaient ses deux compagnons. Pourtant, elle ne criait plus. Elle ne parlait pas non plus. Non, elle pleurait, plus encore qu'avant. Elle s'avança vers eux, hésitante. Elle se baissa, doucement, et finit par les prendre dans ses bras, tous les deux, les serrant de toute ses forces, ne voulant pas les laisser partir.

-Ne me laissez plus jamais, vous deux…

Là-haut dans le ciel, Dame la Lune sourit.