Bonsoir !

Oui je publie enfin Fuite. Non je n'ai pas galéré... Ok, je charie, madame l'inspiration s'est dit qu'elle allait se casser quelques jours en vacances. Keuquine va !

Plus sérieusement, en parlant de ce drabble, il se situe bien avant le retour de l'équipe Tenrou. Notre Gégé national sait très bien qu'Erza is alive. Oui je parle d'elle, pas besoin de faire de suspens inutile. De toute façon j'avais besoin de planter le décor. Enfin, vous comprendrez bien. Et j'ai enfin intégré un bout de la chanson qui m'a inspirée le titre, Hijo de la Luna. A écouter, elle est vraiment belle ! Et vive la culture de Melody05 (oui j'dénonce !), j'ai appris des choses.

Ah et ce thème est un peu dédié à Lou Celestial, parce que discussion sur Gégé = GerZa, nah.

Aux courageuses qui m'auront laissé une petite review, je vous répond à la fin, quand j'aurais tout posté. ET MEEEEEEERCI ! :D

Thème : Fuite


Fuite


« Et les soirs où l'enfant joue et sourit, de joie aussi la Lune s'arrondit.

Et lorsque l'enfant pleure, elle décroit pour lui faire un berceau de lumière. »

A longueur de journée, il n'avait qu'une idée en tête. La voir, juste un instant. Pouvoir lui parler, échanger de simples mots, des choses anodines. Il parlait alors de la pluie et du beau temps, de Fairy Tail, de Crime Sorcerer, du futur. D'eux, quand il se prenait à fantasmer. Il rêvait alors, et plus rien n'avait d'importance. Il s'endormait comme ça, se berçant d'illusions trop lumineuses pour son cœur si pourri. Et la Lune l'observait, là-haut dans le ciel, triste et nostalgique, voulant se souvenir du sourire de l'un de ses enfants.

Ses chimères n'avaient pas de noms, pas de réelles profondeurs. Il rêvait juste de deux êtres qui s'aimaient, se liaient, et se déchiraient. Le tout était si rapide qu'il avait à peine le temps de respirer. Erza était là, et puis plus rien. Elle l'aimait, et l'instant d'après, le fuyait, le laissant faible et tremblant. Il s'en voulait de tant de faiblesse. Parce que le temps d'un rêve, il avait le temps de croire qu'Erza l'aimait, rien qu'un peu, et qu'il parvenait à la rendre heureuse. Pour un moment. Mais alors, il se réveillait, à l'instant le plus heureux, et le rêve l'abandonnait, fuyant lui aussi dans les abysses de son esprit torturé.

Et alors il n'était plus lui. Il avançait, tel un automate, et oubliait son rêve. Mais il pensait toujours à Erza. Il oubliait juste qu'il aurait voulu plus qu'une conversation usuelle. Il oubliait qu'elle pouvait le fuir à tout instant. S'en souvenir, c'était souffrir un peu plus de son absence déjà trop longue. Alors il pensait juste à elle, à son sourire et à leurs discussions.

Et dans ces moments-là il souriait, aux filles et à lui-même. A la Lune aussi, parce qu'elle était belle. Pas autant qu'Erza, certes, mais à ces occasions là il ne le savait pas.