Allez, je poste encore un chapitre, puisque j'en ai le temps... Petits veinards ! ^^
DISCLAIMER: Je ne suis pas la seule à travailler sur cette fiction, n'oublions pas Camille, qui écrit également à titre tout aussi important :) Les personnages de Pandora Hearts appartiennent à leur maman, Jun MOCHIZUKI, sauf les cinq OC, qui ne sont rien de plus que le reflet de certaines personnes à l'humour débordant...
GENRE: Humour / Amitié
RATING: K+, même avec le semblant de guerre en fin de chap'...
On se retrouve au bout ^^
CHAPITRE 11 : La vie est un combat perpétuel
-Hein? Quoi? En retard? Répéta Vincent, encore hagard.
-Allez! Magnes! Lui ordonna Gilbert en lui jetant à la figure les premiers vêtements qui lui tombaient sous la main.
Aussitôt dit, aussitôt fait, les deux frères sautèrent dans leurs habits de jour, mirent dans leurs sacs toutes les affaires qui trainaient à droite à gauche, et se précipitèrent en courant dans les couloirs. Une fois dehors, le noiraud demanda à son frère, toujours en sprintant:
-On va en quoi, là?
-Physique! Répondit le garçons aux yeux vairons en faisant un dérapage contrôlé à l'angle des haies.
Dérapage si bien contrôlé qu'il rentra en plein dans le pauvre Gilbert, qui tomba sur le sol détrempé de pluie. Le pauvre noiraud soupira, trop las pour se lever:
-Journée de merde qui s'annonce…
Mais bon, rassures-toi, Gilbert! Tu n'es pas seul dans ton malheur! Car si nous allions dans la classe de physique, nous pourrions voir un bon nombre de personnes qui sont dans ta situation!
Il y a d'abord Camille, à côté de la fenêtre, qui fixait le prof, puisqu'elle dormait les yeux ouverts d'ennui. Puis il y avait Typhanie et Victoria, qui faisaient un morpion, bien que Typh' soit complètement déprimée par cette histoire de Glen. Sans oublier Florine, qui était carrément larguée, à tel point qu'elle n'arrivait plus à articuler le moindre mot avec sa voisine. Et, pour finir, on avait Chloé, qui entamait une énorme déprime à cause de ce qu'elle a fini par considérer comme son abrutit de voisin.
-Je ne sais pas toi, Emily, mais je commence à m'ennuyer ferme…, était en train de palabrer Break, les coudes sur la table et la tête sur les mains, tout en fixant sa poupée d'un air absent.
-Et si tu regardais à ta droite? Conseilla Emily. Tu y trouverais sûrement une bonne source d'inspiration…
L'albinos obéit, et tourna fatalement la tête vers sa voisine. Un large sourire l'éclaira alors, et il déclara avec entrain:
-Tout juste, très chère! Voilà là une belle source de distraction! Hé hé…
Et comme, généralement, ce petit rire était signe d'ennuis pour toutes personnes présentes dans un rayon d'au moins cinq mètres, Chloé décida de prendre les devants, et se tourna vers son très cher voisin, un peu beaucoup exaspérée.
-Avant que tu te lances dans ton délire, j'ai le droit de savoir ce qui m'attend, Xerxes?
-C'est un S-E-C-R-E-T, Miss! Expliqua le blandinet en guise de réponse.
-Tu n'as donc pas à regarder les affaires qui ne te concernent pas, stupide binoclarde! Renchérit Emily.
-C'est marrant, mais tu es la seule personne à m'appeler par mon prénom, en dehors des profs et de quelques autres cas spécifiques! ^^ Remarqua Break en mettant une petite pichenette sur le nez de sa voisine, qui fit un bond sur sa chaise, aussitôt sur la défensive.
Mais elle fronça les sourcils dans une expression délicatement machiavélique, et elle répliqua en regardant la poupée:
-Je suis désolée, Emily, mais tu as tout faux. Cette histoire ME concerne puisque c'est moi que tu as désigné à Xerx… Break, tout à l'heure. Par conséquent, je ne fait que me mêler de ce qui ME regarde…
Elle accompagna cette preuve de bon sens par un sourire ironique, et l'albinos souffla à son acolyte de chiffon:
-On dirait bien qu'on a trouvé là une adversaire de taille, ma petite Emily. Notre plan d'en faire notre serviteur numéro 1 tombe à l'eau, je crois…
Chloé soupira, et retrouva un semblant de normalitude. Mais elle restait tout de même sur ses gardes, avec ces deux phénomènes juste à côté d'elle…
En parlant de phénomènes, c'en furent justement deux qui débarquèrent dans la salle de Physique en ouvrant violemment la porte, si bien que Liam fit un bond de trois mètres.
-Mais… Mais qu'est-ce qui vous est arrivé? Questionna le pauvre professeur, la main appuyée sur son cœur, signe que oui, il y avait eu choc.
En même temps, il y avait de quoi, après réflexion: Vincent et Gilbert, les fameux nouveaux arrivants, étaient couverts de boue de la tête aux pieds, avaient des morceaux de feuilles et autres végétaux dans les cheveux, et tous les deux étaient trempés.
-On a eu un petit problème d'orientation…, grommela le noiraud en allant s'asseoir à sa place, fusillant son frère du regard.
Celui-ci, penaud, alla se mettre à l'autre bout de la classe, sans une explication de plus. Liam alla refermer la porte, puis redressa ses lunettes sur son nez, avant de clamer:
-Bon! Je remarque que certain de vous ne sont pas attentifs du tout! Je crois qu'il serait temps pour vous de…
-! Sonna soudain la cloche de l'établissement.
-… sortir, finit alors le pauvre professeur, au bord de la crise de nerfs alors que ce n'était que le début d'année.
-Mais qu'est-ce qui vous est arrivé? Demanda Camille (la moins exténuée de toute la bande) à Gilbert, une fois dans la cour.
Le noiraud soupira, trop épuisé pour se lancer dans un grand récit. Aussi déclama-t-il d'un ton monocorde:
-Mon très cher frère a oublié de mettre le réveil en route, hier soir… Résultat, on a dû courir pour venir… manque de chance, il pleut, et on a glissé, et…
Il sembla soudain prendre conscience du fait qu'il était en train de déballer son sac à Camille, et il rougit immédiatement. La jeune fille le fit également, ne comprenant pas ce qui mettait Gil dans cet état. Ce dernier s'exclama d'ailleurs aussitôt:
-Oh, tiens, je vois Oz, là-bas! À plus tard!
Et il s'enfonça aussitôt dans la masse d'élèves, laissant Camille toute seule, alors qu'elle ne comprenait pas du tout ce qui venait de se passer.
-Qu'est-ce que j'ai fais? Se demanda-t-elle à voix haute, alors qu'elle était rejointe par ses quatre amies.
-Tu en fais, une de ces têtes! Commenta Victoria.
-On dirait un zombie! Ajouta Typhanie avec sa franchise habituelle.
-Hé! Merci ! -'
-De rien ! ^^
Après cette récréation, les élèves de la 2nde 3 se rendirent en musique, ce nouveau cours qu'ils n'avaient pas eu le Vendredi.
-Au fait, Sharon, je me demandais…, commença Florine, la prof s'appelle Mrs Rainsworth, et c'est ton nom de famille… Vous êtes parentes?
-C'est ma mère, répondit la jeune fille, avec un grand sourire.
Mais si il y avait une personne qui ne souriait plus du tout, c'était bien Break, qui se trouvait juste derrière les filles. Il se pencha par-dessus l'épaule de Sharon, et lui glissa:
-Serait-il possible que tu dises à ta mère que je me suis bien occupé de toi, Miss? J'ai bien peur de perdre mon œil restant si jamais Mrs Rainsworth apprenait…
-C'est bon, Break! Déclara la jeune fille en coupant l'albinos.
-Merci bien, Ojou-sama !
-Hein? S'exclama Chloé. Attends, je viens bien d'entendre que tu as été chargé de veiller sur Sharon, toi? Mais alors, ça veut dire que tu es…
Mais Break ne lui laissa pas le temps de finir, et il la plaqua contre le mur en lui mettant la main sur la bouche, tout cela avec un regard impétueux.
-Oui, tu as entendu…, siffla-t-il entre ses dents, sa bouche à deux centimètres de l'oreille de la jeune fille, qui se débattait furieusement. Sauf qu'un groupe de lycéens n'est pas vraiment un bon endroit pour en parler!
Et il s'écarta tout aussi brusquement, au moment où la porte s'ouvrit sur la professeur. C'était une femme d'un certain âge, qui gardait les vestiges d'une grande beauté. Elle ressemblait beaucoup à sa fille, Sharon, et avait un sourire bienveillant lorsqu'elle pria ses élèves d'entrer dans la salle.
Les tables étant disposées en « U », les cinq amies se mirent à un des deux bouts du demi-rectangle, et tous le reste des élèves se plaça plus où moins suivant ses affinités avec les autres. Mrs Rainsworth s'avança, et se présenta brièvement, avant de parler du programme. Et comme je suis sympa, je vous épargne les détails…
-Bien! Conclu-t-elle après un quart d'heures de palabres. Il est maintenant temps d'entamer notre premier chant!
Et elle alla s'installer au piano, en invitant ses élèves à venir se mettre en arc de cercle autour d'elle. Elle réprimanda deux-trois gus qui parlaient trop, puis joua quelques notes, pour vérifier le bon état du piano. Elle commença ensuite à jouer pour de bon, et dès les premières paroles, les adolescents reconnurent ''Vois sur ton chemin'', du film ''Les Choristes''. Et comme la plupart des jeunes connaissait déjà les paroles, ils accompagnèrent la professeur, qui avait une voix douce et claire. Celle-ci hocha la tête en voyant les efforts que tout le monde fournissait, et avait l'air assez satisfaite du résultat.
La suite du cours se passa toujours autant dans la bonne humeur générale, et lorsque Mrs Rainsworth libéra ses élèves, ne demandant qu'à sa fille et Break de rester quelques instants, tout le monde chantonna joyeusement pour se tendre dans le double-cours suivant, à savoir Histoire...
-Deux heures de Rufus Barma! Se lamenta Florine.
Ses quatre amies la regardèrent, surprises. Florine était celle de la bande qui rechignait le moins contre le travail, et le fait qu'elle critique le prof d'Histoire était assez... inhabituel.
-Il m'énerve! S'expliqua-t-elle. J'ai l'impression qu'il pense savoir tout sur tout... avec ses airs supérieurs... grrr...
-Halàlà, on sent une nouvelle histoire d'amour qui démarre entre élève et prof..., fit Victoria avec la main sur le cœur et les yeux rivés au ciel. Pas vrai Chloé?
Cette dernière opina, de vagues souvenirs lui revenant en mémoire... Mais elle fut interrompue dans ses réflexions par Camille, qui la questionna:
-Au fait, c'était quoi cette histoire avec Break, tout à l'heure? Pour voir si on pense à la même chose...
Chloé regarda autour d'elles, afin de voir si ce sale clown ne rodait pas dans les parages, et elle raconta à voix basse:
-Il me semble que, d'après le fait que Break appelle Sharon ''Ojou-sama'' et qu'il ait promis à Mrs Rainsworth de veiller sur sa fille (cette dernière chose n'étant qu'une supposition), j'en arrive à la conclusion que ce cher Xerxes n'est en fait rien de plus que le valet de Sharon.
Ses quatre amies hochèrent la tête, confirmant ce à quoi pensait Camille. Typh' rajouta même:
-Belle déduction, Sherlock!
-Élémentaire, mon cher Watson!
-Mais quand même, Break au service de quelqu'un, qui l'aurait cru! Souligna Florine.
-Sincèrement, je ne le vois pas obéir à qui que ce soit! Dit Camille. Ça doit pas être une affaire très simple...
-Raison de plus pour lui demander...
-Mais tu as fini de te mêler de ce qui te regarde pas, Typh'? S'énerva Victoria.
-Maieuh! J'ai toujours adoré connaître toutes les petites histoires compliquées qu'il y a entre tout le monde...
Et ce fut sur ces paroles de bon sens que la petite troupe entra dans la salle 15. Comme à son habitude, le professeur Barma passa une bonne partie de son temps à raconter beaucoup de chose, avec plein de détails. C'est sûr, il connaissait plutôt bien le sujet, et on pouvait lui poser n'importe quelle question, il en avait la réponse… mais bon, à la longue, comme le soulignait Florine, ça commençait à devenir chiant… Le cours d'Histoire s'écoula, tranquille et monotone, Mr Barma ayant juste faillit renouveler l'épisode de l'éventail lorsque Break arriva avec quarante-cinq minutes de retard par le placard, bien que lui et Sharon étaient partis en même temps de chez Mrs Rainsworth. Ce fut le seul moment de distraction durant ces deux heures un poil soporifiques, et tout le monde fut bien content de sortir pour aller manger, surtout Typhanie et Alice, bien qu'on aie étrangement pas beaucoup entendu cette dernière depuis ce matin…
Encore une fois, il fallu faire des tables de huit, et ce furent cette fois-ci Oz, Alice et Gilbert (qui avait réussi à se débarrasser de son frère) qui vinrent avec les cinq amies. Au menu: couscous!
-Dites, c'est quoi cette sauce? Demanda le blondinet en pointant un bol avec un liquide rougeâtre.
-N'Y TOUCHE PAS! Hurla Florine en voyant que Alice voulait en gouter une pleine cuillère.
Tout le monde à la table la regarda, l'air interrogateur. Elle s'expliqua:
-Ça, c'est de l'harissa! C'est fait à base de piment rouge, et il y a dans une cuillère de quoi te faire sauter la cervelle!
-Dis, tu dramatises pas un peu, là? Fit remarquer Typhanie. Celle du collège n'a jamais tué personne!
-Mais celle du collège était diluée dans beaucoup d'eau! Alors que ça, c'est du super concentré de piments, ça se voit!
Et, pour prouver cette affirmation, elle trempa une carotte dans la sauce et la ressorti aussitôt. Lorsqu'elle le posa sur le bord de son assiette, le pauvre légume commença à devenir flasque et à se désagréger. Les sept autres élèves fixaient le reste de la carotte, avec un regard comme si ils venaient d'être témoins d'un meurtre.
-Ils cherchent à nous tuer ou quoi? S'exclama Gilbert en repoussant la sauce à l'autre bout de la table.
-Ils se disent peut être que, comme ça, ça fera moins de bouches à nourrir et de personnes à loger…, tenta Oz, en se resservant de la semoule.
Mais l'harissa, que personne n'avait touché et qui se trouvait dorénavant devant Camille, venait de générer une idée machiavélique dans l'esprit d'une personne présente à la table.
-Passe-moi cette sauce, Victo…, demanda soudain Typhanie, avec un regard trèèèèès explicite.
-C'est bon, Typh' en a marre de vivre…, ironisa Chloé, alors que le bol fumant arrivait devant son amie.
Mais cette dernière répliqua avec un sourire qui oscillait entre celui d'Abyss ou celui d'un grand requin blanc:
-Pas du tout… Ce n'est pas pour moi…
Et elle éclata d'un rire digne des plus grands films d'épouvante, en se saisissant de son flan à la vanille, accompagné d'un petit pot avec du caramel. Mais au lieu de mettre le caramel sur le dessert, elle y mit de l'harissa. Enfin, son plan se dessinait aux yeux du public.
-Fais gaffe, Typh'…, lui conseilla Florine, en voyant très bien où la savante folle voulait en venir.
-Tu ne pense pas que tu y vas un peu fort? Lui demanda Chloé, avec un rictus dérangé.
Typhanie se tourna vers son interlocutrice, les yeux grands ouverts.
-Attends, mais c'est pas toi qui te fais maltraiter par ce sale clown depuis le début de l'année?
-Crois-moi, je considérais ça comme de la maltraitance, il serait déjà mort et enterré depuis longtemps…, déclara froidement la jeune fille, en ajoutant néanmoins rien de plus.
-Tu pense qu'il se laissera abuser par ça? Questionna Camille.
-Evidemment! Regarde!
Et elle prit le flan de Victoria, qui avait déjà mis du caramel dessus. Effectivement, on ne remarquait pas du tout de différences entre les deux. La sauce avait exactement la même couleur.
-Alors, convaincus? Fit Typhanie en rendant son dessert à Victoria.
Tous acquiescèrent, avec plus ou moins d'enthousiasme face à la mauvaise blague de la jeune fille. Celle-ci laissa son dessert bien en évidence sur la table, ce qui n'allait pas rester inaperçu bien longtemps…
-Tiens donc, la Miss Typhanie ne veut pas de son dessert?
Qu'est-ce qu'on vous disait?
-Non, j'ai plus faim…, mentit la jeune fille. Mais tu peux le prendre si tu veux.
Break se saisit aussitôt de l'assiette, avec un grand sourire. Mais Emily avait l'air de trouver bizarre le fait que son propriétaire s'en sorte si facilement, car elle déclara:
-Fais attention! Cela me semble bien trop simple! C'est peut-être un piège!
-Allons, ma petite Emily, qu'est-ce que tu me racontes là? Rit l'albinos. La Miss ne serait pas capable d'une telle cruauté! Il n'y a que nous, et éventuellement la binoclarde, qui sommes capable de tant de machiavélisme!
Typhanie se contenta de promettre qu'elle était d'une honnêteté sans faille, et Chloé ne fit que répondre par un sourire au sarcasme (elle commençait à en avoir l'habitude). Le blandinet s'enfila alors le flan entier d'une seule traite, et resta quelques instant à observer la table de ses voisins, avec un air poliment intrigué que tout le monde le regarde comme ça.
-Je sais que je suis d'un charme irrésistible, mais qu'est-ce que vous avez à me fixer comme ça? Finit-il par demander, sa cuillère toujours dans la bouche.
-Non, rien…, firent les autres en s'en retournant à leurs desserts respectifs.
-Impossible! Jura Typhanie entre ses dents. Pourtant, j'y ai mis la dose!
-C'est vrai! Approuva Victoria en commençant à manger.
-Il a des capacités surhumaines, ce type! Lâcha Florine, impressionnée.
-Je savais que l'estomac de Break n'est pas normal, mais à ce point…, soupira Gilbert.
Un silence passa, seulement rompu par le bruit des cuillères qui raclaient les assiettes. Soudain, Oz demanda:
-Victoria, ça va?
Non, ça n'allait pas du tout: l'ado était devenue rouge cramoisi, et elle tremblait, ses cheveux se hérissant sur sa tête. Alice, qui semblait voir d'où venait le problème, servit un verre d'eau à la jeune fille, qui le but immédiatement d'une traite. Histoire de ne pas perdre de temps, Alice lui donna carrément la cruche entière, que Victoria vida cul sec. Elle put enfin respirer convenablement, et elle reprenait doucement des couleurs naturelles. Typhanie se pencha sur le flan de son amie, et le renifla un instant, avant de se mettre la main devant la bouche.
-Merde! S'exclama-t-elle. J'ai inversé celui de Vic' et celui de Break!
-Effectivement, il n'y avait aucun moyen de se laisser abuser par ta technique…, ricana Chloé sous cape.
Tout le monde était en train de s'excuser auprès de la pauvre Victoria, même ceux qui n'avaient rien fait. La jeune fille, elle, se tourna très lentement vers Typhanie, et sans prévenir, se jeta sur elle en lui hurlant:
-Cette fois-ci, tu vas me le payer! Je vais te tuer!
Et Victoria, si placide d'habitude, commença à marteler Typhanie à coups de manteau furieux. Cette dernière tentait tant bien que mal de se protéger le visage. Mais leurs amis ne leur laissèrent pas le temps de plus se taper dessus, car ils se précipitèrent pour les séparer. Gilbert réussi à coincer Victoria avec beaucoup de difficultés, car c'était elle qui se débattait le plus, et Chloé et Florine retenaient Typhanie.
-Mais enfin, Vic' qu'est-ce qui te prend? Lui demanda cette dernière.
-Tu as voulu me tuer, alors j'ai fais pareil! Répondit dignement Victoria, toujours aussi furieuse.
-Hé, calme! Essayait désespérément Camille, complètement paniquée. Vous allez pas faire un massacre pour une blague qui a pas marché?
Mais loin de les calmer, cela ne fit que les énerver encore plus, si bien que Typhanie commençait à frapper un peu dans tous les sens. Et, comme la veille, ce qui devait arriver arriva…
-Aïe…
Cette exclamation provenait de Chloé, qui se tenait à présent l'œil droit, en ayant par conséquent lâché Typhanie. Mais, heureusement, Florine tenait toujours fermement son amie. Enfin bon, heureusement… pas si sûr, en fait…
-MAIS C'EST QUOI TOUT CE BORDEL? Hurla une voix dans toute la cantine.
Bon, on aurait pu s'en douter, l'affrontement avait attiré tous les regards vers la table concernée, même celui de Lottie. C'était d'ailleurs elle qui avait crié.
-Qu'est-ce qui vous a prit? Leur demanda-t-elle, plus furax que jamais.
-Oh, rien qu'une petite altercation sans gravité! Tenta vainement Oz. Ce n'est rien!
-Rien? S'étrangla la pionne.
Bon, d'accord, entre Victo et Typh', qui avaient les cheveux en pétard et qui se lançaient des regards meurtriers, Chloé qui se tenait l'œil droit, et le reste de la petite bande qui essayait désespérément de s'interposer entre les deux filles, on avait quand même un peu de quoi s'inquiéter. Mais juste un peu…
-Qui est votre professeur principal? Finit par questionner Lottie.
-Mlle Abyss…, répondirent les élèves en maugréant.
-Ça tombe bien, elle est dans sa salle à cette heure là! Déclara la surveillante. Cela ne vous dérange pas si on lui rend une petite visite?
Cette fausse question tétanisa les adolescents. Ils allaient en prendre plein la gueule, c'était sûr! Au bout du deuxième jour de cours, quand même! Penauds, les huit élèves suivirent la surveillante.
-Ça va bien? Fit Florine à Chloé une fois à l'extérieur du réfectoire.
-Super…, grommela-t-elle. Mis à part que je ne vois plus rien de l'œil droit, tout va super bien! Je pense même que c'est la plus belle journée de ma vie!
Florine demanda à son amie de lui montrer son globe oculaire, et elle grimaça en voyant qu'il était entièrement rouge sang. Effectivement, elle s'était pris un super coup…
-Tu veux pas aller à l'infirmerie? Lui proposa l'adolescente.
-Non, répondit-elle. C'est impressionnant, mais ça guérit parfaitement si on y touche pas… Je vais juste pas voir de cet œil pendant quelques jours, c'est tout…
-C'est vrai, ironisa Florine en soupirant. Aucune raison de s'inquiéter…
Mais l'adolescente ne pensa pas cela très longtemps, surtout au moment où Lottie frappa à la porte de la salle 18...
By moi...
Nos ados vont-ils périr fusillés (du regard) ? Vont-ils purger une peine sans nul précédent ? Vous saurez tout ça... ben... quand ce sera publié, ha ha ^^
-Breakzel : Gomen, mais la fic est déjà écrite à un stade plus avancé que ce qui est posté ici, et Camille et moi-même ne pouvons pas tout changer... ==" Mais rassure-toi : c'est pas pour tout de suite, et on a pas l'intention que ce soit trop... gniangnian et normal, si tu vois ce que je veux dire XD Quant à Reim (qu'on appelle Liam dans la fic, car on a pris cette habitude après avoir lu les scans anglais), il aura son heure de gloire bientôt, don't panic ^^
-breaksama : tiens, je suis pas la seule à avoir un prof d'histoire canon, dans mon Lycée ? XD
