Salut à toutes et à tous ^^

Ci-dessous, vous trouverez le chapitre 14 de notre fiction, et j'essayerais de poster le 15 demain matin... Camille et moi sommes toujours aussi contentes de vos commentaires, et nous vous remercions de votre soutien !

Tant que j'y suis, je préfère vous le préciser maintenant : ma fidèle associée et moi-même ne tenons pas compte des récents évènements parus dans les scans de Pandora Hearts, surtout par rapport aux relations qui unissent réellement certains personnages... Ben oui, parce que sinon, on ne serait pas sorties de l'auberge... (je suppose que certains comprennent parfaitement la difficulté de l'opération ^^ )

Allez, je vous laisse à votre lecture, en espérant que cela vous plaira !

DISCLAIMER: Je ne m'attribue pas tout le mérite, car j'ai une formidable coéquipière du nom de Camille, sans qui cette histoire n'aurait jamsi vu le jour ! Tous les personnages de Pandora Hearts appartiennent à Jun MOCHIZUKI, qui a créé des sujets très intéressants à maltraiter... -SBAF!- Par contre, les cinq OC appartiennent à leurs propriétaires éponymes et ô combien sympathiques :)

GENRE: Humour / Amitié

RATING: K+

Bonne lecture !


CHAPITRE 14 : De longues explications…

Et voici un week-end mélangeant pluie et beau temps... Hélas, nos héroïnes n'ont pas pu aller se balader au village, car il pleuvait. En gros, elles sont allées un peu partout dans le lycée à la recherche d'activité et de quoi s'occuper. Ce fut à ce moment que le groupe d'étudiantes découvrit le "foyer", une salle où se tenait avant des clubs de dessins et toutes autres choses du genre qui maintenant, étaient à l'abandon. Les cinq étudiantes décidèrent d'en faire un lieu de réunion.

Puis le dimanche vint assez vite. Dans l'après-midi, Chloé, Camille, Typhanie, Victoria et Florine se rendirent au foyer et commencèrent à jouer au...

-Et merde ! rétorqua Victoria, les mains sur la tête.

-Et oui, tu es chez moi et tu me dois 2000 francs ! ajouta Typhanie en souriant de toutes ses dents.

-C'est quoi ce vieux Monopoly de merde ! Ca va faire onze ans qu'on est passé à l'euro, non ?

-Mais si ça se trouve cela fait onze ans que ce jeu traine dans le placard, continua Florine en lançant ses dés.

-Faudrait demander au borgne de service, grogna Chloé temporairement borgne elle aussi. Bon à mon tour.

Chloé lança ses dés et fit un joli dix avec deux cinq. Toutes les filles la regardèrent avec ébahissement tandis que la jeune fille à lunette avançait son pion jusqu'à la case... Parc gratuit !

-Non ! hurlèrent en chœur Typhanie, Florine et Victoria. Comment tu as fait !

-Hé hé ! ricana Chloé en s'appropriant tout l'argent se trouvant au centre du plateau de jeu. C'est un secret ~

-Sadique ! grogna Typhanie en lançant des regards remplis d'éclair. Bon c'est à toi, Camille !

L'interpelée ne répondit pas. Elle avait son visage caché derrière sa mèche et il y avait comme des rancunes qui dansaient autour d'elle. Typhanie, qui se trouvait à côté d'elle, en eut des sueurs froides.

-Ca va Camille ? demanda Chloé en se tournant vers son amie.

-'sais pas... se contenta de répondre Camille avant de s'emparer des dés et de les jeter sur le plateau.

Elle avança à son tour son pion et atterri sur une case "chance"... Enfin, si on peut appeler cela "chance"... Camille prit la carte se trouvant en haut de la pile et la lu de tête. Elle devint encore plus blanche que d'habitude. Elle posa alors la carte sur la table face cachée et alla s'isoler dans un des quatre coins de la pièce. Curieuse, Victoria prit la carte et lu à haute voix.

-"Allez directement en prison, ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 20 000 francs", lu Victoria avec un soupçon de pitié pour sa camarade.

-Encore ! s'exclama Florine. Mais c'est la quatrième fois depuis le début qu'elle y va !

-Malheureusement, c'est le jeu, se contenta de dire Chloé avant se de lever de table. e Bon, c'est pas que j'en ai marre de gagner, mais on pourrait pas faire autre chose ?

-C'est-à-dire ? questionna Typhanie

-Je ne sais pas, moi ! répliqua Chloé. Un jeu, une activité, quelque chose !

-Tu sais quoi, continua Typhanie, je vais aller voir ce qu'il y a d'autre dans l'armoire. On devrait trouver de quoi s'occuper jusqu'à qu'il soit 4h.

-Ah, le 4 heures…, renchérit Victoria. On reconnait bien là une grande morfale...

-Bah quoi ! répliqua la fillette avant d'ouvrir le placard. J'aime bien manger donc j'aime bien manger !

Typhanie ouvrit la porte et se pencha pour voir ce qu'il pouvait y avoir dans le meuble. Mais quelque chose l'attrapa au cou et la fit tomber, tête en premier, dans l'armoire. Les autres filles écarquillèrent les yeux, mise à part Camille, toujours dans son coin, qui ne faisait qu'entendre la scène. Florine et Victoria s'approchèrent du meuble, en prenant le soin de bien rester sur leurs gardes. Florine poussa la porte qui s'était refermée au moment où Typhanie était tombée dans la commode. Avec Victoria, elle vit... une Typhanie confuse dans les bras de... Vincent ?

-Qu'est-ce qu'il fout là celui là ? s'exclama Victoria en regardant le blondinet qui avait l'air aux anges.

-Argh ! se lamenta Typhanie. Au secours ! Je n'arrive pas à me détacher de son étreinte !

-Je vois que les étaux se resserrent, ricana Chloé en regardant de son œil gauche Typhanie se lamenter.

-Onii-chan… ~ Marmonna Vincent en serrant un peu plus la fillette contre lui. Reste avec moi Gil-kun… ~

-Débile ! Je ne suis pas Gilbert ! répliqua Typhanie en se débâtant.

Mais la jeune fille se débattait avec tellement de fureur qu'elle finit par donner un coup de boule très violent dans le pif du blond. Ce dernier sursauta à cause de la douleur et lâcha Typhanie, non ! L'éjecta du placard pour être plus précis. Chloé s'apprêtait à attraper Typhanie, mais... Elle s'en abstint et se contenta d'esquiver la jeune fille qui s'écrasa lamentablement sur le sol. Au même moment où la jeune fille se levait pour étriper Chloé, Vincent sortit du placard en se bouchant le nez. Il regarda autour de lui et prit la parole.

-Tiens ? Je ne suis pas dans ma chambre ?

-Et tu t'en rends compte que maintenant ? hurla Typhanie, les poings bien serrés, prête à frapper.

-Comment tu as atterri dans ce placard ? questionna Chloé, assez intriguée

-Bonne question, ajouta le jeune homme aux yeux vairons, je n'en ai pas la moindre idée.

-Cool... soupirèrent les cinq jeunes filles.

-Ce n'est pas tout, mais on a deux blessés, fit Camille qui venait de s'incruster en regardant Typhanie puis Vincent. Je vous rappelle que vous saignez du nez tous les deux...

-A bon ! s'exclama Typhanie en s'essuyant le nez. Merde, je pisse le sang !

Sans plus attendre, Florine, Camille, Victoria et Chloé accompagnèrent Typhanie et Vincent à l'infirmerie. Après quelques minutes d'attente, les deux jeunes gens sortirent de l'infirmerie avec tous les deux un pansement dans le pif. Chloé et Victo ne purent s'empêcher d'éclater de rire tandis que Florine et Camille essayaient de ne pas rigoler en se mordant la langue. Rougissant violemment, Typhanie se jeta sur ses amies pour leur régler leur compte. Puis l'heure du 4 heures sonna, et les étudiantes accompagnées du blond se dirigèrent vers le réfectoire. Tout le monde était là et encore une fois, tout le monde se regroupa autour d'une table. Les pansements de Vincent et Typhanie ne passèrent pas inaperçu.

-Quelque chose t'est arrivé, Vince ? s'inquiéta Gilbert

-Je me suis pris un coup de boule, rien de grave, sourit Vincent en regardant son frère et en le serrant dans ses bras. J'oublie la douleur quand je suis auprès de toi !

-Euh... rougit Gilbert. Tant... Tant mieux, alors...

-Toi aussi Typhanie ! s'étonna Alice en mangeant deux gâteaux d'un coup. Qu'est-ce qui s'est passé ?

-C'est assez gênant à expliquer...

-Ah ouiiiiiiii ?

Et voilà une Sharon des plus curieuse qui, avec sa chaise s'était approchée d'une traite. Alice et Typhanie sursautèrent sur le coup. La petite noble avait des cœurs à la place des yeux, une main près de sa poitrine et l'autre portant une tasse de thé.

-Qu'est-ce qui est gênant ?

-Euh…, hésita Typhanie en rougissant violemment avec un sourire bête. Rien de grave, on parlait juste des professeurs Jack et Glen...

-Ah bon ? demanda Alice

-Oui bien sûr ! continua la jeune fille en donnant des grosse tapes dans le dos d'Alice, qui ne manqua pas de s'étouffer.

-Tiens à ce sujet, s'incrusta Florine, qu'est-ce qu'il vous a dit le prof d'histoire à propos de ces deux là, jeudi ?

-Désolée Flo, répliqua Victoria, mais c'est un secret.

-Mais vous pouvez nous donner des indices non ? demanda Camille, qui prêtait l'oreille à la conversation.

-Bah on verra plus tard, alors…, répondit Typhanie.

Le reste du 4 heures se passa sans trop de problème, mise à part les moqueries de Break au sujet des deux nouveaux blessés. Quelques heures passèrent et les cinq amies se rendirent au foyer pour enfin savoir se qui se passait entre Jack et Glen.

-Donc.., commença Typhanie en tendant une de ses mains. Vous allez nous poser des questions, et Victo et moi, on répondra par oui ou par non, ok ?

-Ca marche, répondit directement Florine en prenant la main de Typhanie pour affirmer le "marché conclu".

-Bon, qui commence ? demanda Victoria en souriant.

-Venons-en à l'essentiel... réfléchit Chloé. Est-ce que Jack et Glen sont en couple ?

Victoria et Typhanie répondirent non à cette question. On entendit à ce moment un long soupir de soulagement venant de Florine et Camille.

-Mais alors que s'est-il passé au moment où Typhanie a entendu un bruit bizarre de la part de Jack et Glen ? questionna à son tour Camille.

-On ne répond que par oui ou par non, j'ai dit ! ajouta Typhanie, toute contente de casser la réponse de Camille. Question suivante !

-Bon... fit Florine. Et si je vous demande : Typhanie, est-ce que tu sais si Jack et Glen se sont... Hum... Embrassés ?

-Euh... Comment dire... Oui mais non...

-Ils ne se sont pas vraiment embrassés, ajouta Victoria en regardant le plafond l'air gêné.

-Qu'est-ce qu'ils ont fait alors ! s'exclama Florine en devenant pâle, très pâle.

-On ne répond que par oui ou par non ! ricana Victoria. Question suivante !

-Grr...

Camille et Chloé méditaient sur la question à poser tandis que Florine râlait tout en réfléchissant un minimum. Puis une question qui pourrait, selon Camille, être évidente, lui vint à l'esprit.

-Est-ce que par hasard, commença-t-elle, Jack et Glen sont amis, mais depuis longtemps ?

Typhanie et Victoria, qui rigolaient de bon cœur, se turent et devinrent blêmes. Apparemment, Camille avait tapé dans le mille. Avec un peu d'hésitation, les deux filles hochèrent la tête positivement.

-Tu as vu juste...

-C'est incroyable, s'étonna Victoria, comment tu as deviné !

-A vrai dire, continua Camille, j'ai un peu répondu du tac au tac, mais cela me semblait être une solution à ne pas exclure...

-Ta perspicacité m'étonne de jour en jour, ajouta Chloé.

-Maintenant, vous pouvez nous raconter l'histoire en détail ? demanda Florine en s'essayant sur une chaise. Cette fois c'est une question qui demande un oui ou un non.

Les deux ados n'avaient plus le choix. Elles s'assirent à leur tour sur des chaises, suivi de Camille et Chloé et finalement racontèrent ce que M. Barma leur avait expliqué :

Jack et Glen sont des amis très proches qui, malgré les apparences, se confiaient tout et étaient toujours ensemble. Leur amitié datait du collège et elle n'était pas prête d'être brisée. M. Barma avait aussi ajouté que ces derniers temps, M. Baskerville n'était pas dans son assiette, mais il ne le savait pas pourquoi. A vrai dire cela ne le gênait pas autant. Le professeur d'histoire ne voulait pas qu'il y est des rumeurs autour de ces deux-là, car, bizarrement, ils ne voulaient pas montrer leur amitié au grand jour. La preuve, seulement quelques professeurs étaient au courant de cette camaraderie.

Et ce fut sur ces explications brèves que les étudiantes se rendirent au réfectoire puis dans leur chambre pour dormir et être en forme pour cette deuxième semaine de cours.

Personne n'était au courant ? Pas si sûr...

Le lendemain matin, les cinq filles, accompagnées d'Alice et Sharon, se rendirent au réfectoire. Alice avait l'air normal, mais Sharon était... bizarre. On la surprenait à rire pour un rien et dans le vide. Mais à quoi donc pensait-elle ?

Le groupe d'ados arriva enfin dans la salle du réfectoire. Chacun s'assit sur une chaise et commença à manger le p'tit déj'. Tout le monde avait la tête un peu ailleurs... En fait tout le monde était bizarre ce lundi-ci. Au moment de retourner au dortoir pour ensuite aller en cours, les cinq amies chopèrent au passage Gilbert, pour avoir quelques informations sur ce qui se passait.

-Hein ? s'exclama Gilbert, c'est que...

-Qu'est-ce qui se passe à la fin ! rétorqua Typhanie en boudant un peu. Tout le monde est bizarre aujourd'hui !

-Vous voulez vraiment savoir ?

Les cinq filles hochèrent la tête en total synchro, elles voulaient absolument savoir ce qui se tramait. Gilbert soupira et finalement, répondit à l'attente des ados.

-Tout le monde est au courant...

-Au courant de quoi ? demanda Camille à son tour. Il s'est passé quelque chose de grave ?

-C'est que... hésita Gilbert, bon allez je le dis ! Tout le monde est au courant pour Jack et Glen !

Il y eut un gros blanc, très pesant. Les jeunes filles s'échangèrent des regards pleins de soupçons. Il y avait une traîtresse parmi elles, mais qui ? Chloé se tourna vers le noiraud afin d'avoir plus d'info.

-Et qui te l'a dit ?

-En fait, si j'ai bien compris, commença Gilbert, Florine aurait parlé pendant son sommeil...

A ce moment, tout le monde envoya des éclairs à la pauvre Florine.

-... Echo l'aurait entendu, continua le noiraud en devenant de plus en plus gêné, puis elle l'a rapporté à Vincent, qui est venu me le dire. Et vous savez, un tel secret, je n'arrive pas à le garder pour moi ! Alors, je l'ai dit à Oz, qui l'a rapporté à Alice, et ainsi de suite...

-En gros, soupira Chloé, toute la classe est au courant...

-Désolé...

-Voyons Gil, répliqua Camille, ce n'est pas de ta faute, ni celle de Florine, ni celle de personne d'autre ! Sans le vouloir, nous avons pris connaissance d'un gros secret qui risque d'être lourd de conséquence, mais... Il faut se serrer les coudes et espérer qu'aucun prof ne sera au courant de ce secret.

-N'en sois pas si sûr, Miss !

Et voilà... Et voilà une voix qui fit frissonner de terreur les six ados. Des paroles qui voulaient tout dire. Break se tenait derrière Camille, une sucette à la main et un parapluie à l'autre. Les ados ne comprenait pas pourquoi Break avait cet ustensile… Le ciel était gris, certes, mais il ne pleuvait pas. C'était décidément un cas des plus étrange...

-Que veux-tu dire par là, Xerxes? s'inquiéta Chloé en remontant ses lunettes sur son pif avec un doigt.

-Hé, hé ! ricana l'albinos en s'approchant de la brunette. J'aimerais faire un marché.

-Un marché ! s'exclamèrent tous les ados, même Gilbert.

-Oui un marché ! répéta Break en se tournant vers les autres, l'air de dire "vous êtes bouchés ou quoi !"

-Et c'est quoi ? demanda Typhanie en s'avançant vers le borgne.

-En échange de mon silence pour ce secret, je voudrais que vous soyez mes esclaves pendant une semaine.

-Une semaine ? s'exclamèrent de nouveau les ados en chœur.

-Oui... -z'êtes vraiment bouchés ma parole...-

-Tu ne veux pas raccourcir ? demanda timidement Camille.

-Bon, puisque tu me le demande et que je vous apprécie bien…, réfléchit Break sous les yeux énervé de Gilbert, prêt à lui bondir dessus s'il sortait une ânerie. Dans ce cas, je raccourcis à une journée !

-Et pourquoi pas à 0 jours ? tenta Victoria de façon sadique.

-Dans ce cas, je dirai tout à M. Baskerville ou Mlle Abysse, je vous laisse le choix...

-Aucun ! répliquèrent les filles en choeur.

-Dans ce cas, ricana Break en prenant de l'avance, demain fera l'affaire. Vous serez officiellement mes esclaves pendant 24 heures !

-Je sens qu'on va bien s'amuser, caqueta Emily tandis que Break lui donnait une pichenette.

-Voyons, ne dis pas de telles choses, même si elles s'avèrent être vraies, hé hé...

Les ados pâlirent d'un coup. Ce gars était un sadique pur et dur...

Puis les premiers cours passèrent sans trop de problèmes. Ce fut à partir des deux heures d'histoire que les ados, non la classe entière, aurait tué le borgne. Puis vint le cours de français... Catastrophique ! Break sortait des trucs qui n'avaient aucun rapport avec le cours : il se prit une heure de colle. Mais bon, une heure de colle, ce n'était rien quand on était pensionnaire... Puis vint le cours fatidique : l'anglais. Beaucoup auraient été tentés de se jeter sur le borgne et le faire taire à jamais.

-Bien, commença Glen devant des cœurs et des têtes craintives, nous allons étudier le...

-Monsieur ! coupa Break en se levant de sa chaise sans autorisation. Je voudrais savoir quelque chose.

-Quoi donc ? demanda Glen en voyant le blandinet s'approcher.

-Je vais être direct, monsieur !

-Non, ne dis rien, rien... pensa fortement Typhanie en croisant les doigts.

Alors que tout le monde retenait son souffle en sachant que la connerie de Break aurait des conséquences, beaucoup croisaient les doigts ou faisaient des prières vite dites. Le borgne pris une profonde inspiration et lança d'une traite :

-What did you do Yesterday ?

On entendit une vague de "hein ?" et quelques soupirs de soulagements. Le professeur, lui, ne comprenait vraiment pas où voulait en venir Break. Ce qu'il avait fait hier ne le regardait pas.

-Je ne sais pas si tu es au courant, mais c'est moi qui fait les cours ici...

-Oh ! s'exclama faussement le borgne en cachant son sourire derrière sa manche. Je vous laisse donc continuer votre cours si important…

Break retourna à sa place et Glen continua son cours. Une demi-heure plus tard, le blandinet n'avait pas pris la parole et cela rassurait le groupe d'adolescentes. Certaines comme Camille ou Typhanie venait de relâcher leur garde. Mais... Break finit par se manifester, ce qui ramena très vite les jeunes filles sur la défensive.

-M'ssieur !

-Quoi encore, Break ? questionna Glen, un livre d'anglais à la main.

-Vous savez que vous iriez bien avec Ja...

Et voilà, cela devait arriver à un moment ou un autre... Break ne pouvait plus tenir sa langue ! Sharon, qui se trouvait assise à côté du borgne, préparait un éventail avec lequel elle était sûre de le tuer.

-...cky Chan !

-Jacky Chan ? s'exclamèrent la classe entière, y compris Chloé et Glen.

-Quel est le rapport entre mon cours et cet acteur ? demanda Glen, reprenant peu à peu son apparence impassible

-Aucun ! répliqua Break, son sourire de démon toujours sur visage. C'est juste que vous iriez bien ensembles !

-Mais bien sûr, marmonna la classe en choeur.

-Bien, reprenons...

Après cet intermède, Break se tint à carreau. La sonnerie retentit et tout le monde sortit dans un boucan pas possible, sauf Victoria et Camille qui prenaient leur temps pour prendre leurs affaires et sortir. Enfin en dehors de la salle, les deux ados virent la prof de français, Abysse entrer dans la salle de Glen. Camille devint blanche en la voyant : elle venait de se rappeler de cette soirée où elle avait vu Glen et Abysse se tenir la main. Au final, une seule partie de ce secret était révélée... Jack et Glen n'étaient en fait que des amis d'enfance, mais alors pourquoi Glen n'était pas dans son assiette et surtout, pourquoi traînait-il avec Abysse ? Encore des questions sans réponse...

Mais Victoria ramena Camille à la réalité en la tirant par le bras.

-Bon, tu viens ! grogna-t-elle. Je commence à avoir faim, moi !

-Oui, oui ! J'arrive !

Les deux ados descendirent les escaliers pour se rendre au réfectoire. Les heures continuèrent à défiler et la nuit tomba. Seule Camille n'arrivait pas trop à fermer l'œil, trop de questions s'entrechoquant dans sa tête.

Puis vint enfin le lendemain, avec un grand soleil qui fit sourire pas mal de personnes. Seule Camille, encore songeuse et pas dans son assiette, tirait une tête à faire peur.

-Ca va Camille ? s'inquiéta Oz en voyant la jeune fille la tête dans ses bras posés sur la table du réfectoire.

-Bof... répondit faiblement la jeune fille.

-C'est parce qu'aujourd'hui tu es l'une de mes servantes que tu fais une mine pareille ? demanda Break en piquant le croissant de la jeune fille.

-Ce n'est pas vraiment ça... Vous savez si Glen est amoureux de quelqu'un ?

-Pourquoi cette question ? demanda Victoria.

-Quoi ! s'exclama Typhanie en renversant son jus d'orange sur la table. Glen aime quelqu'un ? Qui ? Qui !

-J'en sais rien, je ne fais que des suppositions, répliqua Camille en voyant Typhanie s'approcher avec des flammes ardentes à la place des yeux.

-Bah raconte-nous ce qui ne va pas, fit Chloé avant de prendre une gorgée de chocolat chaud.

-Eh bien, je veux juste être sûre d'une chose… Typhanie, quand tu as entendu Glen et Jack se faire un "bisou" est-ce que tu as entendu autre chose ?

-J'ai cru entendre des pleurs... répondit Typh' en redevenant normale.

-Bon, dans ce cas, je crois que j'ai compris toute l'histoire... soupira Camille en se levant de table. Venez, je vous dirais tout dehors.

Le déjeuner passa (et oui, tout passe très vite dans ce lycée...), et les quatre ados accompagnées malheureusement de Break sortirent du réfectoire et commencèrent à papoter.

-Bon, allez, dis ce que tu as "compris" ! râla Typhanie en finissant un croissant au chocolat.

-Donc... Il est possible qu'Abysse et Glen sortent ensemble... tenta d'expliquer Camille en rougissant violemment.

Tout le monde pâlit, surtout Typhanie. Non ! Elle, elle était plutôt toute rouge. Break quant à lui n'exprima aucune émotion, même s'il était certainement un peu surpris. Camille tenta de continuer, mais on lui coupa de nouveau la parole. Sauf que cette fois, ce n'était pas Break...

-Je n'étais pas au courant de telles informations.

Camille, ainsi que les autres ados, sursautèrent et se tournèrent vers un homme aux cheveux de feu, leur professeur d'histoire, j'ai nommé Rufus Barma.

-Oups ! Je dérange à ce que je vois, fit le prof en souriant (oui, bon, c'est dur à imaginer, mais faîtes comme si !).

Les filles devinrent encore plus blanches. Tout le monde sauf lui ! Pas Rufus Barma ! Non ! Maintenant il savait que Typhanie et Victoria n'étaient plus les seules détentrices de ce secret !

Le Barma cacha son amusement derrière son éventail et s'en alla, laissant les étudiants en plan.

-Il ne nous puni pas ? demanda Victoria, anxieuse. Il est parti sans rien dire !

-Faut croire, ajouta Chloé. Il est parti, certes, mais vous avez vu le sourire de sadique qu'il affichait ?

Les filles avalèrent leur salive.

-Ce n'est pas que je m'ennuie, mais je m'en vais ! annonça Break en prenant la direction du bâtiment de cours d'un air purement innocent.

-C'est ça ! Casse-toi ! hurlèrent en total synchro Typhanie et Chloé.

Les cinq ados attendirent quelques instants, puis se résolurent à croire que le professeur ne reviendrait pas. Ce qui était vrai. Ce ne fut pas Rufus qui vint les rejoindre, mais Jack... Un Jack qui n'affichait pas le même sourire que d'habitude. Celui là était… comment dire… un peu plus plat...

-M. Barma est venu me dire que vous êtes au courant de choses normalement secrètes, fit le blond à la longue tresse. C'est vrai ?

Contre leur gré, les fillettes se virent obligées d'être honnêtes envers leur professeur. Ce dernier leur accorda un petit sourire et les invita à venir dans son atelier. Les ados acquiescèrent. Après tout, c'était la récréation, et elles avaient du temps devant elles.

Jack s'assit à son bureau, les élèves étant contraintes à rester debout à cause du manque de chaises devant le pupitre.

-Bien, commença-t-il. Dites-moi tout ce que vous savez !

-Euh...

-En fait, fit Typhanie avec tout le courage dont elle disposait, je vous ai entendu... Vous et le professeur Glen... Dans la cour… Quelqu'un pleurait… Et j'ai entendu aussi un bruit... un bruit d'em... d'em...

-D'embrassade, dit d'une traite Chloé en regardant le prof surpris d'une réponse aussi brutale.

-Et puis, enchaîna Camille, je vois les professeurs Glen et Abysse... Souvent ensembles...

-En gros, expliqua Jack, vous avez les pièces du puzzle, mais pas mises dans le bon sens...

-Hein ? s'exclamèrent les ados.

-Bien, je vais tout vous raconter... Du début à la fin...

Et il ajouta avec un clin d'œil complice :

-De cette façon, je ne risquerais plus de surprendre des rumeurs abracadabrantes à mon sujet et à celui de Glen-kun…

Flash Back :

C'était un dimanche midi, Jack flânait dans les jardins et regardait les belles fleurs qui poussaient encore sur les buissons. Il marchait entre les arbres pour enfin arriver dans un endroit non-loin du réfectoire. Il s'arrêta dans sa balade et prêta l'oreille à des bruits qui venaient troubler le calme des lieux. Il entendait comme des plaintes, et il se dirigea alors vers leur origine. Et après avoir dépassé un buisson, il vit Glen, tout seul sur un banc. Il avait la tête dans ses mains et disait des choses incompréhensibles. Jack s'approcha et Glen le remarqua. Il laissa tomber ses mains et cacha son visage derrière ses mèches noires d'ébène. Le blondinet à la longue tresse s'assit à côté de son meilleur ami et le regarda, l'air dépité. Glen évita son regard, mais Jack réussit tout de même à voir son visage. Un visage pale parsemé de multiples larmes. Jack voulut l'approcher pour lui faire un "câlin réconfortant" comme il le faisait dans leur enfance, mais Glen le repoussa.

-Quelque chose ne va pas, Glen ?

-Je ne sais pas...

-Tu sais, tu peux tout me dire ! annonça Jack en tapant son buste avec l'un de ses poings. Nous sommes amis, après tout !

-Peut-être, mais cela ne te regarde en rien...

-Arrête, tu me fais pitié ! ricana faussement Jack en espérant avoir un sourire de la part de son camarade, mais en vain.

Le noiraud ne répondit rien et son regard devenait de plus en plus sombre. Même si c'était contre son gré, Jack enlaça Glen et lui fit son "câlin réconfortant". Le noiraud ne put que se laisser faire et posa sa tête sur l'épaule de Jack.

-Aller, dis-moi tout... murmura Jack à l'oreille de son camarade.

-J'ai peur... Peur de me faire rejeter, répondit finalement Glen en ne bougeant pas d'un pouce.

-Mais qui donc pourrait te rejeter ?

-Celle que j'aime...

Il y eut un instant de silence. Jack ne savait pas quoi dire pour réconforter son ami.

-Pardonne ma curiosité, mais... Qui aimes-tu ?

-Une personne pure... Blanche et douce comme la neige malgré un caractère poussé...

-Abysse, je présume...

-Bien joué, chuchota Glen en adressant un petit sourire à son ami. Je ne devrais pas t'embêter avec de telles absurdités...

-Mais, non... Tu verras, tout va s'arranger... Et quoi qu'il arrive, je serais toujours là pour te soutenir et t'aider... Il n'y a que toi, et uniquement toi, qui occupe une place aussi particulière dans mon cœur...

-Arrête, tu vas me faire rougir, rit Glen en enlevant sa tête de l'épaule du blond.

-Laisse-moi finir ma phrase... rétorqua Jack en approchant sa tête près du front du noiraud. Tu as une place dans mon cœur en tant qu'ami et personne ne pourra te remplacer.

Jack déposa un léger baiser sur le front du noiraud avant de se lever du banc. Il tendit sa main à Glen et l'aida à se lever. Puis il passa son bras gauche autour du cou du professeur d'anglais et de sa main libre lui mit une légère pichenette sur le pif tout en rigolant.

-Allez ! On lui en parle ce soir ! proposa le blondinet.

-Au fond tu as raison, le plus tôt sera le mieux...

-Bon, je suppose que tu as faim, allons casser la croute !

Et ce fut sur ces paroles joyeuses que les deux meilleurs amis se rendirent discrètement au réfectoire, par cette belle journée ensoleillée.

Fin du Flash Back

-En effet, c'est assez surprenant… Commenta Chloé. Qui y aurait cru...

-Au fait, Camille comment tu as deviné que Glen sortait avec Abysse ? questionna Florine en regardant bizarrement son amie.

-C'est que... Je les ai vus se tenir la main, voilà tout...

-Seulement ? demandèrent Florine, soutenue de Typhanie et de Victoria.

-Puisque je vous le dis !...

A ce moment là, on entendit quelqu'un frapper à la porte de l'atelier. Camille alla ouvrir et vit un Break joyeux, avec son éternel sourire jusqu'aux oreilles.

-Bien, mes serviteurs adorés ! commença-t-il de façon trèèès sadique. On a une journée bien remplie aujourd'hui, et je ne voudrais pas perdre la moindre seconde, hé, hé...

-C'est clair ! renchérit Emily, j'espère que tu vas leur en faire baver ! clac ! clac !

-Vilaine ! Voyons ! Je vais faire bien pire ! Hi hi !

Break alors sortit de l'atelier tout en contredisant sa poupée, tandis que les cinq ados étaient pâles comme des linges.

Ainsi, voici la morale notable de cette fin de chapitre riche en découvertes :

Passer un marché avec Break, c'est se suicider sans le savoir...

Chapter by Cami-kun...


Voilà pour ce chapitre ! Je ne vais pas m'attarder plus sur les détails, si ce n'est que le prochain arrivera demain, et qu'il portera sur un évènement sportif... Allez, je suis sûre que vous avez deviné ;)

Bien entendu, un p'tit commentaire n'est toujours pas de refus, M'sieurs/Dames ! ^^

à + !

Chloé