J'espère que ce troisième chapitre vous plaira, je répondrai à vos commentaires au prochain, aujourd'hui je n'ai pas le temps.


Chapitre 3

Voilà deux bonnes heures que les Salvatore cheminaient les forêts alentours et aucun d'eux ne pipa un seul mot. Stefan songea à, oh combien, son frère s'était montré froid envers leur invité. Méritait-elle vraiment d'être traitée avec autant de méchanceté? Après tout, elle n'a rien fait de mal! C'était Giuseppe. C'était Giuseppe et Jonathan Gilbert qui ont fait leur petite affaire ensemble, cette miss Elena n'était certainement pas au courant.

Elle semblait tellement innocente! Stefan se souvenait de la manière dont elle les avait observé Damon et lui. Il avait pu observé dans son regard un désir de se lier d'amitié avec eux. Après tout, elle venait d'arriver à Mystic Falls, elle n'y connaissait personne, elle avait probablement envie de s'y faire des amis de son âge. Mais Damon l'a blessé. Comme à son habitude, il s'est comporté en goujat. C'était toujours le même refrain avec l'ainé des Salvatore. En général il commençait par le flirt, puis, lorsque la fille le décevait ou le lassait – c'est à dire au bout de deux jours maximum – il la jetait avec une violence inouïe. Là il a juste commencé par ce montré détestable. Miss Elena est sa bête noire. Il ne veut pas d'elle à Véritas. Il n'a probablement rien contre la personne qu'elle est – d'ailleurs il ne la connaît pas – il la voit simplement comme celle à cause de qui ils allaient, tôt ou tard, perdre Véritas.

Damon se montrait dure mais au fond, c'était un grand sensible. Il voulait juste préserver l'héritage de sa mère. Il l'adorait. Depuis sa naissance, l'ainé des Salvatore a toujours été le «fifils à sa maman». Il souhaitait simplement préserver l'héritage laissé par sa mère et il détestait la nièce de Jonathan Gilbert pour être celle qui leur volera, certes involontairement, – à lui et à Stefan –, ce qui leur revenait de droit.

Cependant, le jeune homme n'arrivait pas à se montrer insensible envers la jeune femme. Lorsqu'il s'était aperçu de la douleur qu'il lui a causée par ses paroles virulentes, son cœur s'était serré. Il s'en était voulu lorsqu'il avait lu tant de tristesse dans ses petits yeux de biches. Mais il s'était souvenu que cette jeune fille, belle et attirante, serait celle qui un jour lui volerait son héritage. Alors, même si elle ne le laissait point indifférent, Damon s'était fait violence en se montrant le plus horrible possible. La jeune Gilbert devait comprendre qu'elle n'est pas la bienvenue à Véritas.

«Steffy, fait taire ta culpabilité, finit-il par gronder son frère cadet. Tu n'as pas à te sentir désolé de protéger ce qui t'appartient!

- On a été horrible avec elle, Damon. Elle n'y est pour rien et…»

Damon n'avait pas besoin d'une leçon de moral. Il n'avait pas besoin d'entendre Stefan lui dire qu'il s'était comporté en goujat envers une inconnue à laquelle il ne cessait de penser.

Non seulement elle était belle, mais elle dégageait quelque chose d'étrange. D'attirant. Elle n'avait à priori rien de commun avec les jeunes idiotes des alentours. Les filles de Mystic Falls ne tournaient autour de lui que parce qu'il appartenait à la famille Salvatore, une des famille les plus aisée de la ville. Tout ce que ces filles voulaient était mettre le grappin sur un bon parti. Elles s'habillaient de manière grotesque, se maquillaient comme des clowns, se mouvaient avec grossièreté et tentait de se mettre en avant avec un tas d'artifices. C'était pathétique!

Elena, elle, n'avait rien à voir avec ces sangsues. Tout chez elle était naturel. Aucun chiquet, tout était simple chez elle. Elle portait une magnifique robe bleue pastel, qui soulignait parfaitement ses courbes mais elle ne cherchait pas à attirer les regards sur elle. Sa démarche était simple autant que ses postures, ses sourires, éblouissants, n'étaient pas feints, son maquillage, sa coiffure étaient simples et ses yeux brillaient de sincérité. Elle était si pure… jamais Damon n'avait rencontré une fille qui lui semblait si charismatique.

Mais il ne pouvait pas penser à elle comme une jeune femme qui l'attire. Il ne devait pas! Il ne devait pas se sentir attiré par elle! Il devait se faire violence, lutter contre l'envie de se laisser attendrir par ce visage d'ange et ses allures tentatrices. Il devait se montrer fort et dure pour ne pas succomber au charme de la jeune femme.

«Stefan, Véritas est à nous! Se ressaisit-il. Maman a toujours dit que Giuseppe n'était pas chez lui ici. C'est chez nous et quand notre cher père aura mit son plan à exécution et que la fille dont tu prends la défense sera notre belle-mère et mettra au monde les autres bâtards de Giuseppe, toi et moi on sera à la rue! Songe-y avant de te laisser attendrir par ses petits yeux de biche! Gilbert n'est pas notre amie Stefan, elle est notre ennemie!»

Le jeune homme tenta lui aussi de s'en convaincre. Il ne devait pas être attiré par cette fille, elle n'était pas son amie. Elle allait lui voler Véritas, elle était son ennemie. Aussi belle puisse-t-elle être, son visage d'ange et ses allures de déesses ne devaient pas le faire s'égarer de la voix qu'il venait d'emprunter. Sans cela, il perdra ce que sa mère lui a laissé. Et cette idée lui était inenvisageable.

Elena eut du mal à reprendre le dessus après son face à face d'avec les Salvatore. Les paroles de Damon l'ont tellement blessées et le silence de Stefan… Ils la détestent. Damon est franc, il le lui a fait comprendre sans ménagement. Stefan est plus délicat, mais son silence a été très éloquent et à remplacer les mots. La vérité était là, les deux Salvatore la détestaient sans aucune raison apparente.

La jeune femme soupira en se laissant tomber sur son lit, les larmes souillant son doux visage. Elle qui s'était promise de ne pas pleurer à cause de la méchanceté dont Damon et Stefan venaient de faire preuve, versait malgré elle toutes les larmes de son corps.

Elle détestait tellement se retrouver dans une telle situation. Être la fille qui pleure à cause d'un garçon l'a toujours énervé. Mais avec Damon, elle n'en est pas à ses premières larmes et ce n'était certainement pas ses dernières. C'était toujours la même chose avec lui! Il allait la rendre folle! Le Damon vampire était capable de briser le cou de Jeremy juste par désespoir, parce qu'il s'auto-persuade qu'il n'a pas besoin d'amour et qu'il ne mérite pas d'être aimé. Et maintenant, le Damon humain se montrait aussi violent que ne pouvait l'être celui du vingt-et-unième siècle.

Décidément, qu'importe l'époque, jamais Damon Salvatore ne lui faciliterait la tache en lui évitant d'être «la fille pathétique qui pleure à cause d'un garçon»!

Au vingt-et-unième siècle, prostré à l'entrée du salon des Salvatore, Jeremy Gilbert observait Bonnie Bennett continuer de tenter de pénétrer l'esprit des deux vampires endormis. Et ce n'était absolument pas une entreprise facile pour la jeune sorcière! Il s'agissait peut-être d'une puissante sorcière mais les deux frères n'étaient pas simples à pratiquer. En effet, même grimper au sommet de l'Everest serait plus aisé! Entrer dans l'esprit des deux frères… C'était quasi impossible! Entre un Stefan trop faible à cause de son «régime Bambi» et un Damon, qui même comateux, se murait dans les ténèbres, il y avait de quoi faire pour cette pauvre Bonnie. Cependant, la jeune Bennett ne baissait pas les bras. Elle avait comprit que les deux bellâtres endormis détenaient les réponses à ses questions. Restait juste à trouver le moyen de savoir ce qu'ils avaient dans la tête.

«Ils sont impossibles! S'énerva la jeune sorcière. Ils m'énervent! Je n'arrive à rien avec eux!

- On doit retrouver Elena! Déclara avec inquiétude le jeune Gilbert. Bonnie, ma sœur a disparue! Elle a disparu et moi je reste ici sans rien pouvoir faire pour elle! S'énerva-t-il. C'est ma sœur! C'est ma grande sœur et…»

Jeremy laissa sa phrase en suspens. Il songeait forcément au pire. Avec Elena, il fallait toujours s'attendre au pire! Elle était un double Petrova. Elle attirait le surnaturel comme le miel attire les abeilles. Les vampires, exceptés les Salvatore, veulent la tuer ou se servir d'elle pour créer une armée d'hybrides. Jeremy ne pouvait donc que s'imaginer les pires des scenarii la concernant.

Peut-être est-elle enfermée dans une lugubre cave? Peut-être a-t-elle peur? Elle attend certainement que les deux idiots endormis n'accourent à sa rescousse comme a leur habitude et arrachent la tête de son ravisseur.

D'ailleurs qui a bien pu l'enlever? Katherine? Klaus? Pourquoi? Katherine l'aurait-elle fait par vengeance, parce que ses deux joujoux lui préfèrent Elena? Klaus l'aurait-il fait par nécessité? Et si aucun d'eux n'était coupable? Qui d'autre aurait intérêt à enlever Elena? Serait-ce un ennemi des Salvatore? Un ennemi de Klaus? Qui a bien pu enlever Elena?

C'était à en devenir fou! Jeremy se posait tellement de questions qu'il crut que sa tête allait exploser. Le jeune homme avait besoin de sa sœur, il avait besoin de serrer Elena dans ses bras et de savoir qu'elle allait bien. Il avait besoin de savoir Elena en sécurité!

Quand on a plus qu'une seule personne à qui se raccrocher, on devient fou à l'idée de la perdre à jamais.

Il doit retrouver Elena! Il doit la retrouver au plus vite et s'assurer que personne ne lui a fait de mal!

«Bonnie qu'est-ce que je peux faire pour t'aider? Demanda la vampiresse pour échapper à sa mauvaise conscience.

- Rien, ronchonna la sorcière. Il faut… Damon est celui qui pourrait m'aider, Stefan est trop faible pour le faire. Le problème avec son cher frère, c'est qu'il a dressé une tonne de barrières qui rendent son esprit impénétrable! C'est Fort Knox cet endroit! Mais je n'abandonnerai pas. On va retrouver Elena!»


Note de l'auteure: Alors ce chapitre, il vous a plus? Que pensez-vous des Salvatore, de leur état d'esprit? D'Elena qui pleure à cause d'eux?

Comme toujours j'attends vos avis et vos théories sur la suite avec impatience.

Bises & à bientôt.

Amandine.