Cadeau du dimanche: un nouveau chapitre! L'histoire avance. On se centre sur le triangle qui prend forme. Mais avant, séance "réponses aux commentaires des chapitres 4 &5".

Jolieplante: Une explication Delena arrivera. Damon est têtu, ça peut prendre du temps. Et puis une explication ne veut pas dire qu'il va avoir un comportement "normal" envers elle. Monsieur est obsédé par Véritas, il n'a que cette propriété dans la tête. Mais il pense de plus en plus à Elena. Bonne chose? Mauvaise chose? Je te laisse te faire ton avis. En tout cas merci pour tes commentaires & ravie que mes chapitres t'aient plu. Bises & à bientôt.

Dray86: Petite parenthèse, sur le chapitre 3, j'ai eu des commentaires anonymes, dont il y avait peut-être le tient. Fin de la parenthèse. Je sais, ce n'est pas très instructif et intéressant d'écrire "fin de la parenthèse". Bref n'épiloguons pas sur le sujet. Elena montre qu'elle a du cran en interrompant la fête de Damon. Et c'est ce qui plait à Damon. Elle n'a rien d'un fille lisse, elle est surprenante et elle a du caractère. Rien à voir avec les filles qui lui tournent autour. La scène où Damon confie à Elena qu'il ne la déteste pas, c'est une scène qui montrait un peu d'humanité chez cette tête de mule et qui désoriente Elena, puisque le lendemain matin, rebelote, Damon recommence à lui mener la vie dure. Mais c'était une scène que je jugeais importante. Il en dit peu, mais il en dit beaucoup. C'est confus pour elle, pour lui aussi. Il ne la déteste pas. Au contraire? En tout cas, elle l'attire un peu plus chaque jour. C'est aussi possible qu'elle plaise à Stefan. Elena est - en grande partie à cause de Giuseppe - le fruit défendu dans le jardin d'Eden. Convoité mais intouchable. Pourtant... Rien n'est à écarter. Jamais en littérature, au cinéma ou à la télévision. En tout cas merci pour tes commentaires & ravie que mes chapitres t'aient plu. Bises & à bientôt.

Tina-chan: L'histoire avance. On va faire un petit bon d'une semaine. Ce n'est pas tout rose pour Elena de se retrouver avec Damon alors qu'il est si méchant. C'est un peu ce qui rythme les chapitres. L'arrivée d'Elena et la méchanceté de Damon à son égard. Mais tôt ou tard, elle saura le faire se mettre à table. Ce n'est qu'une question de temps. Rassure toi. En tout cas merci pour tes commentaires & ravie que mes chapitres t'aient plu. Bises & à bientôt.

En tout cas, j'espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture, dévorez le moi!


Chapitre 6

Voilà une semaine qu'Elena était arrivée à Véritas et Stefan assistait à une énième dispute entre elle et Damon. Dés que leur père avait le dos tourné, son frère se montrait le plus désagréable possible, il ne cessait de faire des réflexions à la jeune fille, de la rabaisser avec mépris et violence. Cependant, contre toute attente, il n'impressionnait pas leur invitée. Au contraire, Elena ne se laissait pas abattre par Damon et lui tenait admirablement tête. Cette jeune femme était extraordinaire, elle n'avait rien à voir avec les insipides filles que Stefan a eu l'occasion de rencontrer. Elle ressemblait plutôt à une de ces héroïnes de romans contemporains; c'était comme si Jane Austen, Nathaniel Hawthorne ou encore Victor Hugo avaient créé cette fille. Elle avait l'esprit d'Elizabeth Bennet, la force d'Hester Prynne et la beauté d'Esméralda. Cette fille était simplement unique, tellement extraordinaire qu'elle en devenait irréelle.

Le jeune homme songeait bien à se rapprocher d'elle, mais tout l'en empêchait. Les projets de son père, d'un part. Et bien sur Damon! Stefan était censé supporter son frère dans le plan «expulsons la fille», ce n'était certainement pas en se liant d'amitié avec elle qu'il sera un allié digne pour Damon.

«Ça vous plait de me persécuter ainsi? Vous êtes persuadé que vous m'atteignez, n'est-ce pas? Mais je vais vous dire une bonne chose, monsieur le grand sadique, je n'ai aucune considération pour l'homme que vous êtes, par conséquent, vous ne réussirez jamais à m'abattre! Déclara Elena avec le plus de froideur possible.»

C'était difficile pour une personne si lumineuse et transparente, une personne douce et chaleureuse, de ne pas afficher ses sentiments. Mais Elena s'entêtait à ne pas vouloir donner satisfaction à son bourreau. Il était hors de question que Damon gagne ce combat! Il était hors de question qu'elle fonde en larmes devant lui.

Damon… Songea-t-elle tristement. Pourquoi était-il si cruel envers elle? Que lui reprochait-il? Pour qu'il soit si hargneux, la jeune femme en était venue à penser qu'il y avait une raison. Elle le connaît, elle le connaît bien. Elle n'a jamais voulu l'avouer à son époque, parce que Damon à une certaine réputation et parce qu'elle était censée être «la copine de Stefan», mais tous les deux, ils ont un lien. Elle l'a toujours vu tel qu'il est, avec ses défauts et ses cicatrices. Elle a vu le pire de Damon, elle vit actuellement la tyrannie de l'humain, mais elle a aussi connu sa vulnérabilité, sa bonté et sa tendresse. Il aurait sacrifié sa propre vie pour elle ou pour Stefan. Damon a été plus d'une fois prêt à mourir pour elle et il était prêt à laisser Klaus le tuer à Chicago pour que Stefan rentre au bercail et dans le droit chemin.

C'était ce Damon là qui manquait à Elena. C'était son fidèle ami, l'homme avec lequel il lui arrivait de flirter ou d'échanger des baisers passionnés qu'elle voulait retrouver ici. Non pas pour recommencer leur petit jeu du chat et de la souris, mais simplement pour retrouver celui qui s'est toujours montré présent pour elle. Son point d'ancrage. Son protecteur. Son meilleur ami. Elle se sentait tellement seule ici, elle avait besoin de quelqu'un sur qui s'appuyer. Quelqu'un qui la comprenne, une personne capable de connaître, par un simple regard, ses plus profonds désirs. Damon Salvatore.

Il est vrai, qu'au premier abord, tout le monde croit que c'est avec Stefan qu'elle a le plus de points communs, et les apparences le démontraient. Mais au fond, c'était pourtant avec «le vrai Damon» qu'elle a le plus d'atomes crochus. Lui la comprenait parfaitement, il arrivait à connaître ses secrets les plus sombres. Il était exaspérant, il mettait son nez de partout, mais lorsqu'elle avait un secret inavouable, ou bien un idée derrière la tête, lorsqu'elle était anxieuse ou tracassée, c'était le premier à le savoir. Au fond, Elena et «Damon du vingt-et-unième siècle» étaient pareils, aussi bornés l'un que l'autre, aussi passionné l'un que l'autre. Les mêmes, si différents en apparence, si similaires en profondeur.

Damon, «son» Damon, lui manquait. Il lui manquait tellement. Cet homme face à elle n'était pas «son» Damon. Il était cruel, tellement différent de celui qu'elle appréciait dans le futur.

Pourtant, dans le fond, il restait le même. Si son regard ne laissait transparaitre aucune émotion, si son attitude et sa posture étaient froides, au fond de lui, au fond de son cœur, le jeune homme mourrait d'envie de se racheter auprès d'elle. Il souhaitait de tout son cœur lui montrer qu'il n'est point le mauvais bougre qu'elle s'imaginait. Cette fille était tellement belle, tellement forte, tellement intelligente… Si impressionnante… À chaque fois qu'il se montrait horrible envers elle, au lieu de fondre en larmes ou de subir, elle trouvait la force de s'opposer à lui, de lui tenir tête. Et plus elle le faisait, plus l'attirance qu'éprouve le jeune homme à son égard grandissait. Et plus il était perdu dans ses sentiments. À cause d'elle. À cause de cette fille, angélique et diablesse tout à la fois.

«Tu devrais arrêter Damon, murmura Stefan, après le départ de la jeune fille. Tu vois bien qu'elle ne partira pas. Tu as beau tout faire, tu ne l'impressionnes pas. Elle n'a pas un mauvais fond, elle t'a protégé face à Père et elle m'a aussi sauvé la mise alors qu'on se comporte comme des monstres envers elle.

- Alors on fait quoi le génie, on laisse faire? Répliqua sarcastiquement l'ainé. Oui elle a du cran de nous supporter, elle a du cran d'oser lutter contre moi, elle est… qu'importe, on ne peut pas perdre Véritas!»

Mais le jeune homme ne pouvait s'empêcher de se demander si la technique mise en place était la bonne. Après tout, il s'en prenait constamment à cette pauvre Elena mais elle encaissait toujours les coups qu'il lui donnait. Elle restait forte, elle restait digne, elle ne se laissait pas atteindre par ses médisances. Peut-être que lui rendre la vie infernale ne servait finalement à rien avec elle? Peut-être qu'il devait revoir son plan «expulsons la fille»?

«Je vais au bar! Ronchonna-t-il. Que personne ne m'attende Steffy!»

Le cadet soupira. D'ici quelques heures, il allait être obligé d'aller récupérer son frère, ivre, au Mystic Grill. C'était toujours la même chose avec Damon. Lorsqu'il était contrarié, il noyait son chagrin dans l'alcool et Stefan se trouvait forcé d'aller le récupérer avant qu'il ne finisse chez le sheriff pour s'être laisser aller à faire un scandale.

Face à son miroir, Elena s'examina dans les moindres détails. Elle vérifiait que ses pupilles ne soient pas rougies par les larmes qu'elle a versé dés sa fuite du salon.

Face à Damon, elle restait digne, dés qu'elle se trouvait seule, elle cédait aux larmes.

La jeune femme soupira un grand coup. Elle n'avait pas envie de se laisser abattre. Inutile de recommencer à pleurer à cause de «monsieur le bouffon sans cœur».

Tout en se remaquillant, elle repensa à la tendresse de «son» Damon. Elle se remémora leurs baisers, la passion qui les consumait… Que ça lui manque aujourd'hui! Aujourd'hui, coincée dans le passé, elle réalisa à quel point elle tient à Damon Salvatore. Plus qu'elle n'a jamais voulu l'admettre, plus que ce qu'elle ne le croyait. Peut-être même plus qu'elle ne tenait à Stefan!

«Miss Elena, vous êtes prête? Demanda gentiment Cordélia.

- Oui, sourit la jeune femme. Merci d'avoir accepter de m'accompagner en ville.

- Monsieur Damon vous a encore fait des misères, comprit la gouvernante. Ce garçon n'est pas méchant, croyez moi il sait se montrer adorable, mais… Écoutez, moi je ne peux pas vous parler, mais vous êtes une jeune femme intelligente, confrontez monsieur Damon, poussez le à vous parler. Ce jeune homme est une véritable tête de mule mais vous avez de la poigne. C'est ce qu'il lui faut, quelqu'un qui sache lui tenir tête. Ça lui fait du bien de vous avoir face à lui. Aller, ce n'est pas tout, mais il est tant que nous y allions, déclara Cordélia en changeant de sujet.»

Voir Mystic Falls au dix-neuvième siècle impressionna Elena. La ville était si différente avec les Confédérés qui la sillonnait. Mais deux ou trois choses sont restés inchangées en prés de cent-cinquante ans. Certains immeubles sont les mêmes et certains abritent toujours les mêmes commerces ou administrations. Il y avait la mairie, lieu de pouvoir pour des générations de Lockwood et de justice pour la famille Forbes, avec le bureau du sheriff. La boutique de vêtements des Fell se trouvait toujours en face du Mystic Grill qui avait ouvert ses portes un an auparavant. Au fond, les têtes restaient les mêmes: les Lockwood à la tête de la ville, les Forbes y faisant régner l'ordre et un Fell par génération s'employait à faire tourner la boutique fondée par Honoria.

Mystic Falls sera toujours Mystic Falls, qu'importe l'époque. Les mêmes familles, aux mêmes endroits.

Ainsi, Elena n'était pas trop déboussolée. Certes l'époque et les mœurs n'étaient pas les mêmes. Les gens face à elle étaient différents eux aussi. Ce n'était les têtes auxquelles elle était habituée et ils ne portaient pas les vêtements de son époque. La ville aussi était différente. Elle n'était encore qu'au stade de la construction, mais l'esprit qui régnait à Mystic Falls demeurait le même.

«Ça fait plaisir de vous voir si détendues miss Elena, souria la gouvernante en constatant que la jeune fille retrouvait un certain bien-être en essayant des robes.

- Cordélia, aidez-moi. Je ne sais pas laquelle choisir. La violette ou la verte?

- Les deux vous vont à merveille miss Elena, déclara la gouvernante. À vrai dire vous me rappelez madame Marie, la défunte maman de monsieur Damon et monsieur Stefan. Elle aussi me demandait toujours de l'accompagner choisir ses robes et elle était toujours indécise pour son choix final. C'était souvent ses garçons qui choisissaient pour elle. Les deux petits en pointaient certaines du doigt, et madame Marie choisissait en fonction de l'avis de ses fistons. Oh si elle voyait ses garçons aujourd'hui, si elle voyait la manière dont ils vous traitent… Croyez-moi, madame Marie, elle les recarderait ces deux-là. Avec elle, monsieur Damon arrêterait vite fait de vous embêter. Ah ce garçon, parfois il est compliqué!»

Elena esquissa un léger sourire. Compliqué correspondait bien à Damon. Avec sa logique très personnelle et sa vision des choses un brin excentrique, le personnage a toujours été un cas à part. La seule différence remarquable entre celui qu'il était en 1863 et celui qu'il sera en 2012, c'était que celui du futur manquait terriblement à Elena alors que celui du passé lui était détestable.

Peut-être avait-il, lui aussi, les qualités du vampire? Peut-être était-il, lui aussi, bon dans le fond? Peut-être que le Damon humain abordait, lui aussi, un masque? Peut-être bien. Mais Elena l'ignorait. Tout ce qu'elle voyait en lui était un monstre. Pour elle, le jeune homme n'était qu'un bourreau, qui, chaque jour, s'appliquait à lui enfoncer des couteaux en plein cœur. À cause de Damon, chaque journée était une lutte pour garder sa dignité et ne pas fondre en larmes lors de leurs violentes confrontations. À cause de Damon, chaque jour Elena se sentait de plus en plus seule. Sans Cordélia, elle n'aurait personne. La gouvernante est la seule qui lui adresse la parole, c'est la seule qui lui accorde du temps.

Enfin excepté Giuseppe Salvatore, mais sa présence terrifiait la jeune femme. En effet, dés qu'elle se trouvait avec lui, Elena sentait l'angoisse grimper en elle. Tout un coup, l'air devenait irrespirable, un mauvais sentiment s'emparait de tout son corps. Ses poils se hérissaient, elle se sentait en danger. Le vieil homme avait un tel regard pervers sur elle, c'était comme s'il la déshabillait du regard et chacune de ses paroles avaient une résonnance diabolique, à tel point que la jeune femme en venait à regretter les vampires les plus maléfiques, tels que son sosie ou les Originels. À côté du vieux Salvatore, tous passaient pour des anges.

«Je crois que je vais attendre l'arrivée de nouvelles robes dont Honoria nous a parlé, déclara soudainement Elena. De plus, ce sera l'occasion de prévoir une prochaine balade en ville.

- Vous avez raison, acquiesça la gouvernante. Vous aurez l'embarras du choix, et je suis persuadée qu'elles vous iront toutes à merveilles! Allez miss Elena, je vous propose d'aller au salon du thé du Mystic Grill, nous empiffrer de cupcakes!

- Vous lisez dans mes pensées Cordélia!»

Le salon de thé du Mystic Grill se trouvait dans le prolongement de l'établissement, dans ce qui, au vingt-et-unième siècle, sera les vestiaires du personnel et le bureau de la direction. D'un côté il y avait le Mystic Grill, le même Mystic Grill qu'à l'époque d'Elena, si ce n'est que la décoration, l'agencement de la salle, ainsi que la fréquentation – des hommes, des soldats et des filles assez légères – ne sont pas les mêmes qu'en 2012. Et de l'autre côté du mur – avec seulement une porte permettant au personnel de faire la navigation entre les deux parties, bien différentes, de l'établissement –, les dames, dans leurs beaux habits, sirotaient leur petit thé et s'affairait à manger délicatement leurs petites pâtisseries. C'était comme si ces deux mondes n'étaient pas destinés à se rencontrer! Ce genre de mœurs était tellement dix-neuvième! Les dames, fines fleurs fragiles et délicates, devaient être préservées du monde bestial et brutal des hommes. Seules les filles de joie étaient autorisées à se mêler au client du Mystic Grills. En aucun cas une femme d'un certain rang ne viendrait s'aventurer sur le terrain des hommes.

Cependant, Elena franchit cette porte interdite… Pour sauver Damon. Cet idiot, fort ivre, s'est vanté, avec l'arrogance qui le qualifie, de financer l'Union… devant les soldats sudistes! Résultat, les confédérés ont tenté de s'en prendre à lui, mais fort heureusement, l'arrivée d'une lady a calmé tout les hommes de la pièce, bien trop surpris par cette visite pour se battre devant elle.

«Cet homme est un traitre mademoiselle! Cria un des soldats.

- Mais non! S'offusqua Elena. C'est juste un abrutis, ivre, qui a voulu faire l'intéressant. C'est sa spécialité. Il est idiot. Regardez-le, à part picoler, il ne fait rien! Comment pourrait-il financer l'ennemi? Et pourquoi le ferrait-il alors qu'il est sudiste? Ce n'est pas logique! Messieurs, je sais que vous avez les idées brouillées par l'alcool, mais réfléchissez deux secondes!

- Elle dit n'impooorte quoi! Se défendit un Damon qui ne tenait plus sur ses jambes.

- Vous, plus un mot, siffla presque méchamment la jeune femme. On rentre. Je vous ramène. Idiot inconséquent!»

Puis, la jeune femme s'empressa de sortir le jeune homme du Mystic Grill. Avec tout les regards incendiaires qu'ils essuyaient – lui pour avoir prit position pour l'ennemi, elle pour avoir pénétrer dans l'antre des homme –, il était grand temps qu'ils s'en aillent, qu'importe les protestations incohérentes de Damon.

Après tout, c'était lui que les soldats étaient sur le point de pendre sur la place publique? Au lieu de continuer son numéro, il devrait se taire et la remercier de lui avoir sauver les miches! Mais apparemment c'était trop lui en demandé.

«Vous êtes vraiment idiot! S'énerva Elena. Quelle idée d'aller raconter une telle chose à des soldats confédérés!

- Mademoiselle Gilbert s'inquiéterait-elle pour moi, alors que je m'efforce à lui rendre la vie impossible? La provoqua-t-il avec sournoiserie.

- NON! Je me fiche de vous! Vous n'êtes… Les soldats auraient pu vous tuer! Se justifia-t-elle.»

Pure mensonge. Elena aimerait bien ne pas avoir à se soucier de Damon, mais elle n'y arrivait pas. Elena n'a pas pu le laisser se faire tabasser par une horde de soldats ivres.

Oui, il est vrai que l'humain ne lui a donné aucune raison valable de l'aider, mais le vampire… Combien de fois «son» Damon a volé à son secours? Elle lui devait bien cela. Et puis, si les soldats avaient tué Damon, elle ne l'aurait jamais connu dans le futur. Et elle ne pouvait pas imaginer sa vie sans Damon. Elle l'a donc sauvé. Sans regret, bien au contraire.

Ah, si il y a bien quelqu'un capable de s'attirer les foudres d'une armée entière, c'était bien Damon Salvatore! Aller se vanter de financer l'union alors que le sud haït les yankees plus que jamais parce qu'ils gagnent de plus en plus de terrains… qui d'autre, à part Damon, pouvait le faire.

Bien sur, Elena n'a aucun doute, elle sait qu'il finance l'union! Le vampire ne lui en a jamais parlé, mais elle connaît Damon, elle sait très bien lorsqu'il ment et lorsqu'il dit la vérité. Et puis elle connaît ses idées, elle connaît Damon Salvatore. Elle sait qu'il finance l'Union. C'est un démocrate, qui prône la liberté, peu étonnant qu'il soit le mécène de ceux qui luttent contre l'esclavage.

Finalement l'humain ressemblait au vampire. Elena sut, dés lors, qu'elle devait s'acharner à percer la carapace du cette tête de mule, et comme Damon est plus loquasse ivre, elle prévoyait de lui faire passer un petit interrogatoire sur le chemin du retour. Après tout, il était grand temps qu'elle sache pourquoi il la déteste tant!


Note de l'auteure: Alors ce chapitre, il vous a plus? Que pensez-vous de Stefan, songeant à se rapprocher d'Elena et l'admirant? Du fait qu'il tente de raisonner son frère? D'Elena, désespérée de chercher à comprendre Damon? De «son» Damon qui lui manque? Que pensez-vous de la promenade Elena/Cordélia? De leur complicité? De Cordélia qui essaye de trouver des excuses à Damon et Stefan? Du moment où elle parle de la mère des garçons à Elena? Que pensez-vous aussi d'Elena qui va au Mystic Grill sauver Damon? Du Delena?

Comme toujours j'attends vos avis et vos théories sur la suite avec impatience.

Bises & à bientôt.

Amandine.

PS: Explications des références littéraires de Stefan: Elizabeth Bennet, c'est l'héroine d'Orgueil et Préjugés de Jane Austen. Hester Prynne c'est celle de Nathaniel Hawthorne dans La lettre écarlate. Et Esméralda, c'est le personnage de Victor Hugo dans Notre Dame de Paris. Esméralda à la beauté, tout le monde la convoite pour cette beauté. Hester et Elizabeth, sont plus modernes. Elles ont l'esprit et la force.

Pour plus de renseignements sur ces citations, il y a google. Le mieux c'est de lire ces livres, ils sont supers. Sinon à défaut regardez les films. La version d'Orgueil et Préjugés avec keira Knightley est plutôt bien. Quant à l'adaptation cinématographique de La lettre écarlate, le titre est Les amants du nouveau monde.