La relation entre Ezio et Clara s'affine. Mais ce n'est pas du goût de tout le monde.
Merci pour vos commentaires et bonne lecture ^^
Clara Miles poursuivait périodiquement ses échanges avec Ezio Auditore. Elle parvenait à présent à entrer en contact un peu plus vite que lors de ses premiers essais. Par contre, le prix à payer était toujours le même. Jusque là elle l'ignorait, mais c'était toujours Shaun qui gardait un œil sur elle. Rebecca s'en amusait beaucoup, intérieurement cependant. Le voir interagir avec la jolie brune serait certainement très intéressant à voir. D'ailleurs, l'historien se trouvait devant le fauteuil de l'animus. Ses collègues en profitaient pour faire une pause. Shaun tendit une main hésitante, puis attrapa une mèche de cheveux qu'il fit glisser entre ses doigts.
« Pourquoi tiens-tu tant à lui parler ? Qu'est-ce qu'il a de si intéressant ?» se demanda-t-il.
Les voir se taquiner avait tendance à le faire grincer des dents. Bon, ça n'irait pas plus loin ils ne pouvaient pas s'atteindre de toute manière. M'enfin bon. Entendant les filles revenir, Shaun gagna prestement son poste.
« Comment va-t-elle ?» questionna Lucy.
« Toujours au même point.» répondit laconiquement Hastings.
Rebecca et Lucy gagnèrent elles aussi leur ordinateur. Un peu plus tôt, Rebecca avait confié à Lucy ce qu'elle pensait avoir repéré. Aussi la blonde décida-t-elle d'observer un peu mieux le jeune homme. Effectivement, elle surprit quelques regards dans la direction de leur protégée. Rebecca lui adressa une expression complice. Mouahahaha.
Dans l'Italie de la Renaissance, dans une chambre à la Rose Fleurie Ezio se tenait sur une chaise, une jambe par-dessus un accoudoir. Il avait défait sa chemise, largement ouverte sur son torse. Ses mains étaient jointes devant son visage. Un visage à l'air particulièrement sombre.
« Eh bien, en voilà une tête de masque de tragédie grecque.» lança une voix familière.
Ezio leva la tête, pour découvrir le reflet de Clara. Elle lui adressa un signe de la main.
« Buon giorno bambina.» soupira-t-il en laissant ses mains retomber.
« Que t'arrive-t-il ?»
« Of … c'est simplement qu'aujourd'hui est une date … amère.»
Clara fronça les sourcils.
« Désolée, mais je ne sais pas quel jour on est chez toi.»
« C'est la date anniversaire du jour où j'ai perdu la moitié de ma famille.» précisa Ezio, tête en arrière.
« Ah. Oui. Ce jour-là.»
Ezio reporta ses mirettes noisette sur elle. Le chagrin avait aussi atteint son visage. Ce qui le surprit.
« Pourquoi es-tu triste bambina ? C'est ma famille qui a été touchée, non la tienne.»
« J'y étais figures-toi. J'ai tout vu en même temps que toi. Et si, quelque part c'est aussi ma famille. C'était … vraiment affreux.» répliqua Clara en plantant ses yeux noirs dans ceux de son ancêtre.
Ezio ouvrit la bouche. Puis la referma aussitôt. Effectivement, elle devait savoir ce qu'il avait traversé. Le chagrin, l'amertume qui l'avaient frappé ce jour maudit. Clara avait assisté à son impuissance à les sauver, en dépit de tous ses efforts. Elle avait vécu sa quête de vengeance à ses côtés, d'une certaine manière.
« Je te remercie de ta sollicitude bambina.»
« C'est bien normal. Mais … tu ne devrais pas être avec ta mère et ta sœur, justement aujourd'hui ? » questionna Clara.
« Non je … je préfère être seul en principe.»
Clara le fixa un instant. Il lui sembla vraiment vulnérable en cet instant, la tête penchée sur le côté avec cet air chagrin si loin de son assurance habituelle. En cet instant elle aurait souhaité pouvoir franchir ce miroir pour aller le consoler.
« Tu devrais pourtant les rejoindre. S'il y a une chose que j'ai compris avec tes débuts d'Assassin … c'est qu'on ne sait jamais combien le temps passé ensemble peut encore durer. Alors va.»
Ezio la regarda, soudain un peu honteux de s'isoler ainsi. Elle n'avait pas tort … autrefois son frère Federico et lui avaient formulé le souhait que leur vie reste telle quelle. Une vie qu'ils auraient ensuite partagée avec Petruccio lorsqu'il aurait été en âge. Mais tout avait été brisé par la faute d'un seul homme, qui les avait trahis. Il pensa à sa mère et à sa petite sœur, qui devaient elles aussi endurer ce jour. Ezio ne bougea pas pour autant. Qu'allait-il leur dire ? Que feraient-ils tous les trois ? Ne devait-il pas respecter leur chagrin ?
« Peut-être que ...» commença-t-il.
Clara leva les yeux. Elle venait de revoir la pendaison des trois Auditore. Dire que Petruccio n'était encore qu'un enfant … cela l'avait vraiment choquée.
« Peut-être qu'elles veulent être seules, aussi.» hasarda Ezio.
« Tu ne sauras que si tu leur demande. C'est même probablement toi qui a le plus besoin d'une présence.» répondit Clara.
« Pourquoi ça bambina ?» s'étonna Ezio.
Il avait au contraire pensé qu'il devait être fort.
« Parce que tu as vu. Parce que c'est toi qui a tout essayé. Toi qui te sens le plus coupable.»
Ezio sentit une déchirure lui traverser le cœur. En effet. C'était lui qui avait vu sa famille pendue. Qui avait tenté de les libérer.
« As-tu seulement prit la peine de pleurer au moins ?» demanda Clara.
« Je ne sais pas chez toi, mais chez moi les hommes ne pleurent pas, bambina.» répliqua-t-il.
« Que c'est idiot. Ta famille mérite pourtant des larmes.»
Mais c'est qu'elle allait réellement arriver à les lui tirer, ces larmes ! La nuit suivant l'exécution, il s'était senti tellement coupable et surtout en colère qu'Ezio n'avait pas pensé à libérer son chagrin. Pas plus que pendant les années de sa traque.
« Ça ira. Ce n'est qu'une journée à passer.» dit-il avec un soupir.
« T'as de la chance que je sois derrière un miroir, Ezio. Sans quoi je peux te garantir que je te secouerais comme un prunier.» lança Clara.
« Cosa ? Non mais dis ...»
« Va … rejoindre … ta mère et ta sœur … espèce de tête de pioche croisée avec une mule doublée d'une tête de bûche !»
Ezio fut soufflé par son toupet. Mais enfin de quoi se mêlait-elle ?
« J'irais si bon me semble !»
« Mais tu as donc oublié que tu as encore perdu quelqu'un récemment ? Ah il serait fier ton oncle ! Il t'en faut encore combien dis-moi, avant que tu réalises que la famille c'est précieux ? » s'exclama Clara.
Ezio lui lança un regard noir, puis sortit de sa chambre en claquant la porte. Clara soupira. Ezio marcha d'un pas rageur dans le couloir de la maison close. Non mais franchement ! De quel droit osait-elle lui dire ce qu'il devait faire ou non ce jour-là ?! Ne pouvait-il donc pas être tranquille au moins pour la journée ? Bon sang ! S'apercevant soudain que sa chemise flottait, il s'empressa de la refermer. Il dut s'y reprendre à deux fois. Vraiment s'il y avait un jour il ne fallait pas l'énerver c'était bien celui-ci ! L'Assassin descendit prestement les escaliers et sortit prendre l'air. Durant un moment il déambula dans les rues, pestant contre sa descendante.
Une demi-heure plus tard ses pas l'avaient ramené à la Rose Fleurie. Il entra. Sa sœur Claudia vint alors à lui. Elle était un peu pâle.
« Ezio, est-ce tout va bien ? Tu es parti d'ici assez énervé.» dit-elle.
« Si, j'avais juste besoin de prendre l'air. Mais toi, tu es un peu pâlichonne.» remarqua le brun.
« Oui … ce n'est pas un jour de joie pour les Auditore. Bon, je vais rejoindre maman, elle est allée prier ce matin et elle est rentrée un peu avant toi.» informa Claudia.
Le malaise qu'Ezio avait ressenti un peu plus tôt refit son entrée. Il regarda sa sœur monter, puis toquer à une chambre. L'Assassin réfléchit un moment, puis décida de la rejoindre. Il toqua timidement à la porte.
« Oh Ezio c'est toi mon fils.» s'étonna Maria, assise sur son lit en compagnie de sa fille.
« Si madre. Je … je me demandais si … si je pouvais me joindre à vous, pour aujourd'hui.» dit-il.
Maria et Claudia échangèrent un regard surpris, connaissant la tendance du jeune homme à s'isoler pour cette date particulière.
« Bien sûr mon petit. Viens t'asseoir près de nous.» répondit Maria en désignant une place à côté d'elle.
Ezio vint se placer. Sa mère posa sa main sur la sienne.
« Qu'est-ce qui t'as décidé à te joindre à nous ?» interrogea-t-elle curieuse.
« Un savon.»
Eh ? Un … un savon ? Ezio leur fit un petit sourire en haussant les épaules. Un instant plus tard, la famille évoquait ses souvenirs, certains amusant qui les firent rire, d'autres nostalgiques. Ils parlèrent pendant deux heures. Maria étreignit ses deux enfants, annonçant prier Dieu pour les garder aussi longtemps que possible. Ezio posa sa tête contre celle de sa mère. Ses yeux balayant la chambrée rencontrèrent soudain un miroir, dans lequel se trouvait une Clara des plus émues. Ezio la vit s'essuyer un œil. Il lui adressa un sourire reconnaissant. La jeune femme se détourna du miroir.
L'Assassin passa le reste de la journée avec sa famille. Toutes deux exprimèrent leur joie de l'avoir eu près d'elle. Ezio inclina la tête, puis regagna sa chambre. Il s'adossa à la porte, observant le psyché non loin. Il approcha.
« Clara ? Tu es encore là bambina ?» appela-t-il.
Elle sortit sur le côté, comme on se présente à une porte. Ezio s'humecta les lèvres.
« Ascolta … je … je suis désolé d'être parti comme un rustre tout à l'heure.» commença-t-il.
« Je peux comprendre. Tu dois être à fleur de peau aujourd'hui.» sourit-elle avec douceur.
« Si. Mais tu avais raison. C'est le jour où nous devons être ensemble. Tant que nous le pouvons encore. Je … j'avoue ça m'a fais du bien de ne pas être tout seul. Alors grazie pour tes conseils.» continua Ezio.
Il s'était encore rapproché du miroir et avait posé une main dessus. Clara de son côté y mit la sienne, en un geste de soutien et de pardon.
« Dis-moi ...»
« Hm ?»
« Tu …»
« Cosa bambina ?»
« Tu pourrais me parler un peu de tes frères et de ton père ?»
La question l'étonna. Clara vit un léger sourire se former sur son visage, avant qu'il ne s'écarte pour prendre une chaise. Il revint près du psyché, installa la chaise tout près puis lui demanda ce qu'elle souhaitait savoir.
« Ce qui te passe par la tête.»
Clara elle, s'appuya contre ce qui délimitait le cadre du miroir. Ezio parla de ses souvenirs d'enfance avec son grand frère, comment il lui avait apprit l'escalade, leurs jeux puis les sorties nocturnes, les escapades de l'un ou l'autre chez une fille. Il revivait ces moments bénis, emplis de lumière, ayant l'impression d'entre le rire de chacun. L'arrivée ensuite de Claudia puis Petruccio. Il s'arrêta au moment où il avait collecté des plumes pour son petit frère.
« Enfin ça, tu as dû le voir.» termina-t-il.
« Oui … en tout cas tu m'as l'air d'être un sacré outil.»
« Hé ? Ça veut dire quoi ça ?»
« Un sacré numéro si tu préfères. Ta mère m'a bien faire rire lorsqu'elle t'as suggéré d'avoir des hobbies … autres que les vagins.»
Ezio ne put s'empêcher de pouffer de rire.
« Ezio ? Tu parles encore tout seul ?» entendit-il depuis la porte.
La poignée se tourna. Dans un réflexe idiot, Ezio se leva d'un bond et renversa le miroir.
« Eeeek !» s'exclama Clara.
Encore une chose qu'elle n'aurait pas cru possible : elle se retrouvait la tête contre le haut du miroir, tout le reste du corps ramené contre elle. La brune entendit Ezio dire à sa sœur qu'il venait juste de se rappeler une chose comique, puis s'empresser de la congédier. Il soupira de soulagement, appuyé contre sa porte. Ceci fait, Clara l'entendit revenir.
« Bambi... mais qu'est-ce que tu fais ?» dit-il interloqué, en la découvrant ainsi à l'envers.
« Je teste une nouvelle façon de m'envoyer en l'air, ou de prendre mon pied c'est selon. À ton avis stupido ? Qu'est-ce qui t'as pris de retourner le miroir, tu sais bien que personne ne peut me voir !»
Ezio ricana, puis doucement remit la glace à l'endroit. Clara glissa durant le processus, manquant de s'étaler faute de prises de son côté.
« J'avais oublié que moi seul pouvais te parler. Mais je ne pensais pas que tu … euh te retournerais de la sorte.» dit-il.
« Moi non plus. Décidément cet animus me réserve bien des surprises. En tout cas toi, veille à me parler plus bas à l'avenir. Pas envie de me mettre la tête à l'envers encore.»
« Mi scuso.»
« Deux fois dans la même journée ? Eh bien, je dois être la seule à voir ça !» ironisa Clara.
« Oh c'est drôle ça vraiment. Je ne suis pas un rustre tu sais.» rétorqua Ezio.
Clara lui retourna un regard à moitié convaincu.
« Quoi è la verità !»
« Rustre non, mais paon sur les bords en revanche ...»
« Pour le coup je vais t'emprunter ta phrase : t'as de la chance d'être derrière un miroir.» reprit Ezio faussement menaçant.
« Oui, ce serait ballot que tu te coinces le dos à ton âge.» riposta la brune.
Ezio frappa doucement le miroir avec le côté de son poing, retenant un rire.
« Je ne tape pas sur les fillettes, de toutes manières.» reprit-il.
« Ni moi sur les vieux machins.»
Ezio tapota la glace de ses ongles, sans se départir de son amusement.
« Hai finito ?»
« Ça dépends de toi.»
Ezio secoua la tête, puis se rassit. Dehors le soleil avait presque finit de se coucher.
« Bon, il commence à se faire tard. Je vais te laisser.» annonça Clara.
« Bene bambina. Bonne nuit et à un de ces jours.» fit Ezio avec un salut.
« Toi aussi, tu passes quand tu veux.»
Ezio sourit plus largement, et regarda le reflet se brouiller.
« Tiens.» fit sèchement Shaun au réveil de Clara.
Il lui tendit une assiette pleine, causant un mini-séisme parmi les aliments.
« Oooh Shaun, ton amabilité si chaleureuse m'a manqué.» lança Clara en prenant le plat.
Shaun ne répondit rien et lui tourna le dos.
« C'est sa fin du mois ou quoi ?» lança Clara à Rebecca.
La brunette haussa les épaules en signe d'incompréhension. Lucy décida d'entrer en scène.
« Tu as l'air de bien t'entendre avec Ezio.» commença-t-elle en s'asseyant à côté.
Histoire de capter les réactions de Shaun.
« Ouais il est sympa comme tout ce garçon. Bourriquet mais gentil.»
« Bourriquet !» pouffa Rebecca.
« Sûr. Vous êtes devenus plutôt proches en fait.» reprit Lucy qui termina d'ausculter la jeune femme.
« Effectivement. Bon, se parler qu'à travers une glace n'est pas toujours simple et c'est un peu casse-pied à la longue. Enfin, c'est mieux que rien.»
Rebecca et Lucy virent Shaun se crisper. Clara poursuivait son repas sans s'en rendre compte. Ce fut l'autre brune qui enfonça le clou :
« Si tu pouvais passer de l'autre côté du miroir, tu le ferais alors ?» s'enquit Rebecca.
« Ah oui.»
« Non mais n'importe quoi ! Tu crois que tu peux voyager dans le temps ? Faut arrêter la science-fiction, on est là pour un truc sérieux je te rappelle !» siffla Shaun.
Clara le fixa, fourchette en bouche et yeux ronds. Lucy et Rebecca se regardèrent avec amusement.
« Sans rire vous l'avez recruté sur quels critères ? Bonne humeur générale et constante ? Boute-en-train caractérisé ?» interrogea Clara en le désignant du pouce.
Shaun soupira, secouant la tête et roulant des yeux dans le même temps avant de se tourner vers son écran. Manquait plus qu'elle veuille le rejoindre. Pourquoi fallait-il qu'une des mémoires les plus intéressantes soit celle d'un beau gosse ? Tout était pourtant très bien allé au départ. Clara l'avait trouvé bien fichu comme elle avait dit, mais c'était tout. Et voilà qu'à présent elle lui parlait et se rapprochait de lui ! Shaun savait qu'il avait des sentiments pour Miles. Il l'avait petit à petit réalisé alors qu'ils exploraient la vie d'Ezio tous ensemble. Il cachait son intérêt derrière des remarques sarcastiques habituelles chez lui. Mais … il ne pouvait arriver à dissimuler la jalousie qui pointait depuis quelque temps. Clara de son côté, termina son repas. Boouuh que ce tangage était pénible ! Pourvu que ça n'affecte pas son estomac. Jusqu'à présent, elle était arrivée à garder chacun de ses repas. Elle ferma les yeux en attendant que ça se calme.
Plus tard, Shaun profita d'une pause de ses collègues pour s'approcher de Clara, qui dormait.
« Dis-moi Clara, qu'est-ce que je dois faire pour que tu me remarques ? Pour attirer ton attention ?»
Il soupira. Il se mit à côté sur une chaise, à califourchon. Une fois encore, il prit une de ses longues mèches noires. Shaun avança sa main. Ses doigts étaient tout près de son visage … quand un bip bip en provenance de son ordinateur le fit sursauter. Hastings pesta contre la machine, avant de se lever prestement pour aller voir de quoi il s'agissait.
« Il se passe quelque chose ?» questionna Clara en se levant.
Eh bien ! Heureusement qu'elle ne s'était pas éveillée un instant plus tôt, songea Shaun les joues rouges.
« Eh bien j'ai reçu un signal de ...»
Encore prise de vertiges, Miles trébucha. Shaun se précipita dans un réflexe et la reçut dans les bras. Clara se cogna le nez contre son épaule.
« Ah désolée. J'ai encore ces vertiges.» s'excusa Clara en s'écartant.
« C'est rien.» fit un Shaun tout raide et écarlate.
« Tu disais sinon ?»
« Hein ? Ah oui ! J'ai reçu un signal concernant une source d'énergie. Cela correspond à la signature des temples qu'on reçoit par moment.» dit-il en se tournant vers sa machine.
« Oh. Et donc il va falloir aller la chercher.» devina Clara.
« Oui, mais tu n'es pas en état. On s'en chargera avec Lucy.» répliqua Shaun.
« On ? Qui ça on ? Tu vas y aller peut-être ?» lança la brunette.
« Et pourquoi pas ? Je suis un Assassin moi aussi je te rappelle !» rétorqua Shaun piqué.
« C'est ça. T'assassine l'ambiance à merveille, je confirme.»
Clara bascula contre une étagère. Elle posa une main contre sa tête. Puis profitant d'une accalmie elle regagna le fauteuil de l'animus.
« Tiens tu es debout Clara ?» lança Lucy au moment où Shaun allait répondre.
« C'est un bien grand mot.» répondit Miles.
Elle parvint à s'asseoir. Shaun de son côté, informa les filles de ce qu'il venait de découvrir. Lucy annonça prendre l'affaire en main.
« Je te suis.» décida Shaun.
« Quoi ?»
« Allez ! On n'a pas beaucoup de temps.»
Il ne lui laissa pas le temps d'argumenter davantage. Lucy lui emboîta donc le pas, quelque peu surprise.
« Becca ?»
« Ouais ?»
« T'as pas l'impression qu'il se passe un truc bizarre avec Shaun ?» interrogea Clara.
« Pourquoi cette question ?» demanda prudemment Rebecca.
« Je n'ai pas l'impression qu'il soit du genre à aller sur le terrain.»
La technicienne de l'animus pensa alors qu'il essayait certainement d'impressionner Miles.
Buon giorno = bonjour
Ascolta = écoute
Mi scuso = je m'excuse
è la verità = c'est vrai
Hai finito = tu as fini
Bene = bien
