Y'a plus personne ? Je mets malgré tout la suite. Nos héros du passé doivent changer leurs plans pendant qu'on se triture le cerveau dans le présent.
Pour les besoins de la fic, j'ai écrit que Junon et Clara se sont déjà rencontrées.
Bonne lecture !
Rebecca était la première levée ce matin-là. Elle alla préparer un peu de café. Pendant que la machine faisait son œuvre, elle laissa ses yeux balayer les alentours. C'est ainsi qu'elle découvrit son collègue endormi à un bureau.
« Shaun ? Shaun réveille-toi !» appela-t-elle en le secouant.
« Hmmm ! Quoi ? Quelle heure il est ?» demanda le châtain en se redressant.
Rebecca aperçut la pomme en cristal qui avait causé la disparition de Clara, rouler devant Hastings.
« Ouille mon dos !» gémit celui-ci.
Il réajusta ses lunettes.
« Bon où en étais-je ?» reprit-il en attrapant la pomme qu'il ramena vers lui.
A côté, des croquis, des notes noircissaient des pages.
« T'as passé toute la nuit sur cette chose ?» s'étonna Rebecca.
« Il faut bien comprendre comment ça fonctionne, si on veut pouvoir ramener Clara.» répondit Shaun.
La brune le regarda les yeux ronds. Lucy fit son entrée à cet instant, puis alla se prendre une tasse de café.
« Bonjour.» dit-elle à sa collègue.
« Salut. Figure-toi que Shaun a passé la nuit à étudier la pomme.»
« Ah bon ? »
« Ouais. Il doit vraiment l'avoir dans la peau, la miss Miles.»
A ce sujet …
Clara et Ezio se trouvaient devant la porte de La Volpe. L'homme avait besoin de son aide. La Volpe du reste, se trouvait à l'extérieur. Il devina sans peine la raison de la venue d'Ezio. Le chef des voleurs ne s'attendait toutefois pas à ce qu'il soit accompagné. Après les présentations d'usage, La Volpe fit part d'une nouvelle inquiétante : leur confrère Machiavelli serait un traître. Ezio n'y croyait pas. Volpe l'enjoignit alors à le rejoindre pour espionner l'homme, dont il venait d'apprendre le rendez-vous avec un soldat.
« Clara, toi qui viens du futur peux-tu me dire si La Volpe a dit vrai pour Machiavelli ?» interrogea Ezio sur le chemin.
« Hmmm … Machiavelli, Machiavelli … la date de son décès est pour dans plusieurs années encore. Si vraiment c'est un traître comme le soupçonne La Volpe, on peut imaginer qu'il ne va pas le laisser vivre longtemps.» dit Clara.
« En effet. Il est donc innocent. Reste à le prouver.»
« Cette rencontre avec un garde … Machiavelli peut tout à fait l'avoir corrompu afin d'obtenir des informations. Ou bien lui faire croire qu'il est de leur côté.» suggéra Clara.
« Si, c'est pas bête. Mieux vaudrait en parler à Volpe.»
Les deux Assassins rejoignirent leur camarade sur le toit d'une maison à moitié en ruines. Tandis qu'ils observaient l'échange entre les hommes, Ezio lui fit part des remarques de Clara. La Volpe convint que c'était plausible, mais qu'il fallait rester vigilant.
« Dites !» intervint Clara.
Elle désigna la scène en bas. Des voleurs venaient d'attaquer les soldats. Un des hommes se fit blesser.
« Merda, il va se faire tirer dessus !» lança Ezio.
Fiiiiit ! Un premier garde s'effondra.
« Bien joué bambina !» s'exclama Ezio.
Il lança illico un couteau vers le second.
« Tu vois que j'ai bien fais de te demander un arbalète !» lança la brune en rechargeant.
La Volpe alla se charger d'un autre garde. Ezio sauta pour atterrir dans l'herbe. S'ensuivirent quelques entrechats avec les gardes, une cascade, une pirouette plus une flèche et rideau. Auditore s'approcha du blessé. Clara déchira un pan de sa tenue pour en faire un bandage. Ensuite, tous deux escortèrent le jeune vers son père.
« Viens Clara, nous allons retrouver La Volpe. Il nous faut des chevaux.» annonça Ezio.
« Euuuh … jamais monté à cheval moi.» avoua la brune.
« Ah bon ? Mais comment se déplace-t-on à ton époque ?» s'étonna Ezio.
« Sans animaux. Nous utilisons des machines. Je t'expliquerais en route.»
Pour le trajet, il la fit monter derrière lui. Auditore tâcha ensuite de comprendre ce qu'était une voiture.
Temps présent.
Shaun froissa une nouvelle boulette de papier qu'il envoya par-dessus de son épaule. Il se prit la tête entre les mains. Pourquoi les artefacts de la première civilisation étaient-ils si compliqués ? Il fallait impérativement qu'il comprenne ce qui s'était produit. L'historien refusait de croire que cette pomme de cristal avait pulvérisé Clara.
« Elle me manque … j'ai besoin de la voir, de l'entendre même si c'est pour me lancer des piques. Au moins, j'occupe toutes ses pensées. Bon sang !» pensa-t-il.
Son cœur tambourina douloureusement. Il se doutait qu'elle ne devait pas partager ses sentiments, mais lui la voulait. Il devait la retrouver.
« Shaun, tu devrais faire une pause.» suggéra Lucy.
« Non. J'ai encore trop de travail.»
« Mais si tu es trop fatigué tu ne pourras pas raisonner correctement.» objecta doucement Lucy.
Shaun considéra l'argument. Il lui fallait avoir les idées claires pour percer le mystère de cette pomme.
« Entendu.» soupira Hastings.
Il accepta une tasse de café de Rebecca, puis sortit prendre l'air.
« T'inquiètes pas, on va la retrouver.» dit la brunette en le rejoignant.
« J'espère. Déjà qu'on a pas beaucoup de temps pour découvrir où se cache la pomme d'Eden. Mais bon dieu pourquoi a-t-il fallu qu'elle y touche ?!»
Rebecca lui tapota l'épaule.
« Ce que je trouve curieux moi, c'est que depuis silence radio.»
« Que veux-tu dire ?»
« Eh bien, la pomme n'a réagi qu'au contact de Clara. On a eu beau la retourner dans tous les sens, elle n'a pas émis la plus petite étincelle.»
Shaun sentit son inquiétude monter d'un cran. Et si Clara était la seule capable de s'en servir ? Voyant la tête de son collègue, Rebecca réalisa sa bourde.
« Mais ça ne veut rien dire hein ! C'était peut-être simplement le mauvais moment, Clara n'a peut-être rien à voir avec tout ça.» s'empressa-t-elle de dire.
Shaun poussa un profond soupir. Pourvu qu'en effet ce n'aie été qu'un hasard que la pomme se soit mise à briller. Il avala rapidement son café et retourna à son bureau. Rebecca tendit une main, qu'elle laissa retomber.
« Bravo ma vieille, ça c'était bien joué. »
Clara et Ezio rencontrèrent Machiavelli dans le repaire de l'île Tibérine. Ce dernier possédait des informations concernant Cesare.
« D'après ce que j'ai appris, il serait à la recherche d'un autre artefact.» commença Nicolas.
Ezio fronça les sourcils. La pomme d'Eden ne lui suffisait donc pas ?
« Cela ressemblerait à une pomme d'Eden exception faite qu'elle est en cristal. Je suppose qu'elle possède des pouvoirs différents, et que Cesare pourrait la désirer afin de mieux appréhender l'autre pomme par la suite. Ou d'accroître son pouvoir.» raconta Machiavelli.
En cristal ? Le regard noisette d'Ezio croisa les orbes noires de sa descendante, dans un regard entendu.
« Et cette info te vient d'un soldat ?» lança Auditore.
« Oui.» dit Machiavelli un peu surpris.
Ezio le remercia puis prit congé en compagnie de Clara. Ils sortirent du repaire, puis se rendirent à la Rose Fleurie afin de réfléchir. Claudia trouva curieux qu'il invite Clara -dont elle avait fait connaissance- dans sa chambre. Quoique … connaissant son grand-frère.
« Bene. Voilà qui devient intéressant.» commença Ezio.
« Oui. Il y a fort à parier qu'il s'agit de la même pomme qui m'a envoyé ici. Ce qui pose un très grave problème.» répondit Clara.
Ezio eut peur de comprendre. Aussi la laissa-t-il développer.
« Parce que si jamais le pouvoir de cet objet est de faire voyager dans le temps, imagine ce qui se passera si Cesare le découvre ? Corrompu comme il m'a l'air d'être.»
« Il pourrait aller dans le passé pour favoriser le développement des Templiers. Notamment en détruisant l'ordre des Assassins. Ce serait facile, avec les armes de maintenant.» renchérit Ezio.
« Ou il pourrait tout aussi bien tuer les fondateurs de cet ordre. Dans tous les cas, c'est vraiment mauvais pour nous.» continua Clara.
« Tu as raison bambina. Nous devons absolument trouver cette pomme avant lui. Et c'est certainement là le moyen de rentrer chez toi.»
« En plus. En tout cas je crois réellement Machiavelli innocent de toute traîtrise.»
« Perché ?»
« Il a avoué bien tranquillement d'où il tenait son info. Si tu étais vraiment un traître, n'aurais-tu pas cherché à démentir à sa place ?»
« Excellent bambina. Tu fais un bon Assassin.» la félicita Ezio.
Clara fit mine de tomber à la renverse.
« Doucement Ezio ! J'ai pas l'habitude des compliments venant de ta part. C'est perturbant quoi ! Préviens la prochaine fois.» dit-elle.
Il se contenta de rouler des yeux avec un sourire. Pour continuer sur une note plus sérieuse, ils devaient déterminer un point pour commencer leurs recherches.
« Je crois que nous allons laisser les espions de Volpe s'en occuper. Je dois encore retrouver Caterina.» décida Ezio.
« Surtout qu'ils sont plus nombreux, ils auront davantage de chance de glaner une info. Mais nous pouvons toujours envoyer une recrue ou deux en renfort.» suggéra Clara.
« J'y avais songé. Je vais de ce pas aller en choisir. Retrouve-moi devant le repaire.»
Une fois là-bas, Machiavelli informa Ezio que Caterina venait d'être capturée. Elle serait conduite au château Saint-Ange, demeure des Borgia. C'est devant le pont menant au château que la rouquine fut montrée au peuple.
« C'est qui la dinde blonde ?» interrogea Clara.
« Lucrezia Borgia. La fille du pape.» informa Machiavelli.
« Purée mais quel pot de peinture.»
Ils écoutèrent ensuite le discours du pot de peinture, avertissant le peuple de ce qui les attendait s'ils défiaient sa famille. Ezio pressentait le danger qui attendait la veuve Sforza.
« Tu dois d'abord t'occuper de Cesare et Rodrigo, ne l'oublie pas.» rappela Machiavelli.
« Oh ? Alors selon vous on doit laisser tomber son allié quand il en a le plus besoin ? Rappelez-moi de ne jamais vous appeler au secours dans ce cas.» commenta Clara.
« Clara a raison. Nous devons lui venir en aide, elle nous retournera certainement la faveur un jour.» approuva Ezio.
Machiavelli soupira, sachant qu'il ne le ferait pas changer d'avis. Les deux Assassins s'éloignèrent.
« Nous pourrions nager jusque là-bas, mais nos vêtements et nos armes risquent de nous entraîner vers le fonds. Nous allons passer sur le côté, je vois des piliers qui nous permettrons de rejoindre l'intérieur du château.» annonça Ezio.
« Bon plan. On est partis.»
Ils s'avancèrent en direction du pont, puis traversèrent côté fleuve. S'accrochant à un pan de mur du palais, ils débouchèrent dans une petite cour. Tous deux se mirent en devoir d'éliminer discrètement les gardes y patrouillant. Plus haut, ils entendirent la voix de Cesare.
« Je dois me rendre à Venise. Des indices sur cette nouvelle pomme s'y trouvent.» annonça-t-il à ses gens.
« On n'est vraiment pas venus pour rien.» commenta Ezio.
« Oui. Nous connaissons à présent notre prochaine étape. Mais pressons, sans quoi il aura une trop grande avance.» répondit Clara.
Ils reprirent leur ascension du château. Quelques cadavres et mètres plus tard, ils arrivèrent devant la fenêtre de la cellule où était retenue Caterina Sforza. Cette dernière reçut une visite de courtoisie de la part de Lucrezia.
« Mais quelle famille de tarés.» murmura Clara.
Maintenant en tout cas, ils savaient où se trouvait la prisonnière. Une fois à l'intérieur, il ne leur resta plus qu'à descendre aux geôles. Ezio logea deux couteaux dans la tête des gardes devant la cellule de Caterina.
« Ezio ! Mais que fais-tu là ?» s'exclama Caterina.
« Je visite. Sais-tu s'il y a une autre clé ?» demanda-t-il.
« Non, Lucrezia la garde sur elle.»
« Bougez pas, je dois pouvoir crocheter cette serrure.» annonça Clara en approchant.
Elle prit deux outils à sa ceinture, et s'attela à l'ouvrage. Deux minutes plus tard, la serrure émit un clic et s'ouvrit.
« Et voilà !»
« Celle-là va falloir que tu me l'apprennes.» commenta Ezio.
« Tu travailles en équipe maintenant, Ezio ?» demanda Caterina.
« Temporairement. Tu peux marcher ?»
« Hélas non.»
Ezio la prit donc dans ses bras. Clara se chargerait des gardes sur leur chemin.
« Y'a un tas de paille en bas.» annonça-t-elle plus tard, devant une trappe.
Ezio s'approcha, Caterina dans les bras.
« Tu ne vas pas oser ?» demanda la rousse.
Pour toute réponse, Ezio la largua sans plus de manière, avec un ricanement en prime.
« Que tu es délicat !» reprocha Clara.
« Du calme bambina. Elle ne risquait rien. Et c'était plus simple et plus rapide ainsi.»
Il sauta à son tour, suivi par la brune un instant après. Caterina ne manqua pas d'insulter son sauveur en sortant de la paille. L'évasion se poursuivit. Le trio parvint jusqu'à des chevaux, puis s'élança hors du palais.
« Clara ! Escorte Caterina jusqu'à notre repaire !» ordonna Ezio.
« Et toi ?»
« Je vais distraire les gardes.»
Caterina pria Ezio de revenir en un seul morceau. Clara pour sa part, eut droit à son premier galop. Auditore lui avait donné quelques leçons, mais elle passait au cran supérieur. Elles arrivèrent sans encombre au repaire. Clara aida Caterina à descendre, puis l'amena dans le repaire.
« Merci de votre aide miss.» sourit la rousse.
« Clara, Clara Marques. Et de rien.»
Clara se chargea d'aller chercher un médecin, et également Machiavelli. Elle trouva l'un, mais pas l'autre.
« Ah te revoilà Ezio.» constata la brune en revenant.
La Volpe était présent aussi. Machiavelli arriva un rien après.
« Clara et moi partons pour Venise. Cesare doit déjà s'y trouver. Je veux que vous deux, Claudia et Bartolomeo profitiez de son absence pour diminuer l'influence des Borgia ici à Rome. Tâchez également de recruter davantage d'Assassins.» annonça Ezio.
« Venise ?» s'étonna La Volpe.
« Si. Une autre pomme s'y trouve et il est parti la chercher.»
« Je vois. Si jamais il entre en possession de deux pommes personne ne pourra l'arrêter.» convint Volpe.
« Aussi nous vous laissons.»
Ezio profita du départ de Machiavelli pour faire un signe au chef des voleurs.
« Quoi qu'il se passe, je veux que tu me promettes de ne rien tenter contre Machiavelli avant mon retour, d'accord ?» glissa-t-il.
« Hmmm … entendu, tu as ma parole.»
« Grazie.»
Ezio quitta le repaire et conduisit Clara au port, après avoir prit quelques affaires à la Rose Fleurie.
« Venise … mine de rien c'est plutôt pas mal de voyager dans le passé, de découvrir les monuments et lieux tels qu'ils étaient.» commenta Clara.
« J'imagine qu'en effet cinq siècles plus tard ce n'est plus pareil. Au fait, excellent travail au château, bambina.»
« Merci, bambino.»
« Tiens ? Pas de compliments sur mon âge ?» sourit Auditore.
« Je te laisse un répit pour cette fois, Olditore.»
« C'était trop beau.»
Ezio acheta les billets d'embarquement. Il rejoignit Clara sur le pont, débarrassé tout comme elle de son encombrante tenue.
« Alors, ça fait quoi de retourner à Venise ?» demanda la brune.
« Je compte justement sur des connaissances pour trouver cette fichue pomme. En revanche, je dois t'avertir qu'il y a une odeur épouvantable dans la cité.»
« Ah oui ? Chic alors.»
« Autrement c'est une belle ville.»
Pendant un moment, tous deux laissèrent leur regard errer sur la mer scintillante.
« Je me demandais ...»
« Quoi donc bambina ?»
« Ça te fais quoi à toi, d'être un Assassin ?»
Ezio tourna la tête vers elle.
« Bonne question. Depuis que j'ai compris que Minerve s'adressait à une personne du futur, et donc que les deux ordres s'affrontaient encore cinq cents ans plus tard, j'ai parfois l'impression de tourner en rond dans ma lutte. Mais comme tu l'as dis, ça aura au moins le mérite de retarder leur projet, ce qui est mieux que rien.»
« C'est sûr, autant agir. À moi aussi ça me paraît une danse sans fin. Encore que, selon Junon il se pourrait qu'on arrive à un tournant.» dit Clara.
« Junon ?» releva Ezio.
« Le même genre que Minerve, une de Ceux qui était là avant. Cependant je dois t'avouer que … elle a quelque chose dans le regard qui me dérange. Une sorte … d'avidité. Mon instinct me dit qu'elle manigance quelque chose.» confia Clara.
« Tu crois qu'elle nous utilise alors ?» questionna Ezio.
« Peut-être. Mais même s'ils n'avaient pas pris contact avec nous, les artefacts sont toujours capables de fonctionner. Donc ce combat aurait eu lieu d'une manière ou d'une autre.»
Ezio regarda à nouveau la mer. Quand il pensait à toute cette histoire, il se sentait des pointes de découragement.
« Et euh … comment es-tu devenue un Assassin toi ?» demanda-t-il à son tour.
« Pas par choix. Comme tu sais, nous sommes capables de lire les souvenirs de nos ancêtres, mais seuls nos deux ordres possèdent cette technologie. En ce qui me concerne, je n'avais vraiment pas envie de devenir une meurtrière, en dépit de ce qu'avait raconté mon père sur notre histoire. Me suis donc enfuie à l'adolescence. J'ai pu trouver du travail, un logement et commencer à être indépendante. Bon, c'était pas fabuleux mais j'aimais ce que je faisais. Et un jour, me suis fais enlever par les Templiers.» raconta Clara.
Son regard s'assombrit à se souvenir. Elle avait eut l'impression de s'être fait piéger comme une idiote. Ezio entrouvrit la bouche en apprenant la nouvelle.
« Ils m'ont ramené dans les locaux d'une société servant de couverture aux yeux du monde, et installée sur l'animus. Là, j'ai visionné les souvenirs d'Altaïr au douzième siècle.» reprit-elle en chassant une mèche.
« Quoi ? Attends, ça veut dire que tu es apparentée au grand Altaïr ?» s'étonna Ezio.
« Je suppose, étant donné que j'ai ses gènes en moi.»
« Donc … je dois l'être aussi vu que tu possèdes également les miens.» en déduisit l'Italien.
« Désolée de te décevoir, mais non. Altaïr est plutôt la branche de ma mère. Tu viens de mon père.»
« Oh. Boh c'est pas grave. Et donc ?»
« Et donc, Altaïr a été en possession de la pomme d'Eden et c'est cela que les Templiers cherchaient. Savoir où il l'avait mise. J'en suis sortie grâce à la trahison -pour eux du moins- d'une des leurs. En réalité c'était un Assassin infiltré. C'est après ça que nous nous sommes attaqués à ta vie, toi le prophète.»
« Je vois. Cela confirme ce que je commence à croire : notre vie à nous Assassins semble faite de douleur.» dit Ezio en croisant les doigts devant son visage.
« Je crois aussi, après avoir vu vos deux vies.»
Une souffrance qu'il leur fallait endurer afin que l'humanité conserve sa faculté de choisir.
« Allez fais pas cette tête. Certes on souffre, mais on le rends bien à nos ennemis. Pense plutôt à tes retrouvailles avec tes camarades.» reprit Clara en lui tapotant l'épaule.
Ezio sourit. Elle paraissait toujours savoir comment lui remonter le moral. Un détail qu'il appréciait bien chez la demoiselle.
Perché = pourquoi
